Le Réseau des observateurs du capelan a été mis en place dans le but de mieux connaître les plages et les autres sites de fraie de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent afin de favoriser la reproduction de l’espèce.
Combien y a-t-il de sites de fraie? Lesquels sont utilisés chaque année ou seulement occasionnellement? Y a-t-il des changements dans les habitudes de fraie du capelan? Qu’est-ce qui influence l’utilisation d’une plage plutôt qu’une autre? Le ROC contribue à répondre directement à ces questions par l’acquisition de données échelonnées sur plusieurs années. La connaissance des sites de fraie permet également d’éviter que ces habitats soient perturbés par des activités humaines (comme des travaux en rive) pendant la période critique de reproduction du poisson. Il est bon de savoir que les activités de pêche récréative et commerciale au Québec ne sont pas considérées comme une menace pour le capelan, car les quantités récoltées sont faibles relativement à l’abondance de l’espèce.
Les informations recueillies grâce au ROC pourraient éventuellement contribuer à la compréhension de l’impact des changements climatiques, de l’érosion des berges, ou des modifications des plages sur les habitudes de vie du capelan. Indirectement, cela améliorera la connaissance que nous avons du fonctionnement général de l’écosystème du Saint-Laurent.
Les efforts pour suivre la fraie du capelan ont débuté en 2002 sur la Côte-Nord. En 2003, Pêches et Océans Canada (MPO) et différents partenaires, tels des comités ZIP (Zones d’intervention prioritaire) et des comités côtiers, ont développé un réseau de contacts pour recueillir des données précises sur l’activité de reproduction de cette espèce dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent.
De 2002 à 2009, le nombre d’observateurs et d’observations du Réseau a été en constante augmentation, ce qui a permis d’avoir un aperçu de la distribution des aires de reproduction du capelan en milieu riverain. Cependant, la saison 2010 a été moins riche en informations. Durant la saison 2011, le nombre d’observations et d’observateurs tendent à remonter avec 66 observateurs signalant 184 observations. De plus, une nouvelle zone d’observation, soit celle de Terre-Neuve et Labrador a été ajoutée au bilan pour tenir compte des observations obtenues en 2011.
