Les bonnes pratiques pour l’observation des mammifères marins au Québec

Baleines

  • Bonnes pratiques générales pour l'observation des baleines
  • Les espèces en péril
  • Les marsouins et les dauphins

Phoques

  • Observation des phoques sur les échoueries
  • Mesures préconisées pour les jeunes phoques échoués sur les rives

Note : Des activités de recherche sur les mammifères marins ont cours dans le Saint-Laurent. Les responsables doivent obtenir un permis auprès des autorités responsables. Certaines approches adoptées lors de ces activités peuvent différer des bonnes pratiques décrites ici afin d’atteindre les objectifs de recherche.

Baleines

Les mesures suivantes sont associées à l’observation des baleines en mer. N’oubliez pas que de très belles observations peuvent aussi se faire à partir de la rive et qu’il est certain que celles-ci n’ont aucun impact négatif sur les animaux.

Bonnes pratiques générales pour l’observation des baleines

  • Informez-vous des règlements et codes d’éthique en vigueur dans les territoires visités car les dispositions qui leurs sont associées peuvent être plus restrictives.
  • Évitez de vous approcher à moins de 100 m de toute baleine ou de vous placer sur son chemin.
  • Si votre embarcation se trouve par inadvertance à moins de 100 m d'une baleine, Arrêtez-vous ou gardez le bateau stationnaire et laissez passer l’animal.
  • Ralentissez. Réduisez votre vitesse à l'approche des baleines. Évitez les changements brusques de vitesse et de direction.
  • N’approchez pas un animal au repos (qui flotte à la surface ou près de la surface sans bouger).
  • Effectuez des approches en oblique (plutôt que de face, perpendiculairement ou par derrière) en conservant toujours une distance appropriée. 
  • Évitez de vous approcher d'une ou de plusieurs baleines lorsque plus de quatre bateaux sont déjà présents.
  • Lorsque plusieurs bateaux sont présents, n'encerclez pas les animaux. 
  • Limitez votre temps d’observation à 30 minutes. Vous minimiserez ainsi l’impact cumulatif des observations et donnerez une chance à d’autres personnes d’observer les mammifères marins. 
  • Ne nagez pas et ne plongez pas en compagnie des baleines et ne les nourrissez pas.
  • N'approchez pas les mammifères marins à l’aide d’un aéronef.

Le règlement sur les activités en mer dans le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent prescrit une distance de 200 m (exception faite des entreprises qui détiennent un permis pour l’observation, pour qui la limite est de 100 m).

Carte du territoire

Schéma - Directives d'approche selon la distance

Les espèces en péril

Les baleines qui ont un statut en vertu de la Loi sur les espèces en péril, particulièrement celles qui sont menacées ou en voie de disparition, doivent être protégées de façon particulière. On ne devrait donc pas les rechercher pour l’observation. Le béluga, le rorqual bleu et la baleine noire sont trois espèces qui détiennent actuellement ce statut et qui sont régulièrement ou occasionnellement rencontrées dans le Saint-Laurent.

Si vous rencontrez l’une de ces espèces :

  • RALENTISSEZ en évitant les changements brusques de vitesse ou de direction.
  • CONTOURNEZ-LES lentement et à distance.
  • NE LES APPROCHEZ PAS. Respectez une distance de 400 m.
  • Si votre embarcation se trouve par inadvertance à moins de 400 m d'une baleine arrêtez-vous ou gardez le bateau stationnaire et laissez passer l’animal.

Espèces aquatiques en péril au Québec

Les marsouins et dauphins

  • Respectez les bonnes pratiques pour l’observation des baleines.
  • Ne passez pas à travers un groupe de marsouins ou de dauphins.
  • Si des dauphins ou des marsouins décident de nager dans votre vague d’étrave, Réduisez votre vitesse progressivement et évitez les changements rapides de cap.

Phoques

Observation des phoques sur les échoueries

Photo de phoques sur une échouerie
J.F. Gosselin

Les lieux où les phoques s’attroupent hors de l’eau sont appelés des échoueries. Il peut s’agir d’îles, d’îlots, et même de rochers (cayes) et de battures. Plusieurs de ces échoueries sont utilisées pour des activités essentielles à la survie des phoques, notamment la mise-bas, l’allaitement et la mue.

Les comportements à adopter pour l’observation des phoques sur les échoueries sont les suivants :

  • Ne débarquez pas sur ou à proximité des sites d’échouerie.
  • Ralentissez.Réduisez votre vitesse à l’approche des échoueries. Évitez des changements brusques de vitesse et de direction.
  • Respectez une distance raisonnable autant lors des observations en mer qu’à partir de la rive. En ce sens, éloignez-vous au moindre signe d’agitation chez les animaux. S’ils démontrent des signes de nervosité et commencent à plonger à l’eau, c’est que les phoques sont déjà dérangés. Privilégiez l’usage de jumelles.
  • Ne nagez pas et ne plongez pas en compagnie des phoques et ne les nourrissez pas.

Dans l’estuaire du Saint-Laurent, l’état de la population du phoque commun est inquiétant. Les échoueries y sont également en nombre limité et ne bénéficient actuellement d’aucune protection.

L’observation des phoques du Groenland sur les banquises dans le golfe du Saint-Laurent est une situation particulière. Référez-vous au bureau de secteur de Pêches et Océans Canada aux Îles-de-la-Madeleine pour plus d’information : 418-986-2390.

Mesures préconisées pour les jeunes phoques échoués sur les rives

Si vous découvrez un jeune phoque et qu’il paraît seul et en détresse, Pêches et Océans Canada recommande les actions suivantes :

  • Gardez vos distances. Sa mère n’est probablement pas loin.
  • Ne tentez pas de le manipuler. C’est un animal sauvage. Il peut vous mordre et il y a possibilité de transmission de maladies infectieuses de la bête vers l’humain et vice-versa. La mère peut abandonner son petit s’il est associé à l’odeur ou à la présence humaine.
  • Ne tentez pas de le remettre à l'eau. Les phoques passent normalement de grandes périodes hors de l’eau pour se reposer. Il ne faut pas les déranger.
  • Gardez vos animaux domestiques à distance.
  • N'ignorez pas la situation. Si le jeune est blessé ou s’il semble malade (respiration bruyante, toux, écoulement nasal), ou si vous découvrez un phoque mort, n’y touchez pas et signalez-le au Réseau québécois d’urgences pour les mammifères marins (1-877-722-5346).

Ces mesures sont tirées du dépliant sur le phoque commun produit par le Réseau d’observation de mammifères marins. Elles devraient également être appliquées en cas de rencontres avec des phoques du Groenland sur les rives du Saint-Laurent en hiver.