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Infocéans
Bulletin d'information de la région du Québec
Volume 11 – Numéro 5 – Octobre - Novembre 2008



Floraison d'algues toxiques dans l'estuaire du Saint-Laurent : conclusions des experts
Photo - Algue toxique Alexandrium tamarense
Algue toxique Alexandrium tamarense
Agrandissement 4000x - Gregory Doucet

 

Les experts de Pêches et Océans Canada et des organismes qui ont collaboré au suivi de la « marée rouge » observée dans l’estuaire du Saint-Laurent au cours du mois d’août 2008 concluent que cet événement d’une ampleur exceptionnelle aurait causé la plupart des mortalités de poissons, d’oiseaux et de mammifères marins qui ont été rapportées au cours de la même période.
 

La floraison d’algues responsable de la marée rouge a été causée par Alexandrium tamarense, une algue toxique microscopique naturellement présente dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent. Les pluies abondantes à la fin du mois de juillet auraient vraisemblablement causé cette importante floraison qui a débuté dans le secteur de l’embouchure du fjord du Saguenay puis a dérivé avec les courants vers la rive sud de l’estuaire du Saint-Laurent jusque dans le secteur de Sainte-Anne-des-Monts. La marée rouge a vraisemblablement été dissipée par les forts vents qui ont sévi sur la côte nord de la Gaspésie au cours de la semaine du 18 août.
 

Durant la période de la floraison, un nombre inhabituel de mortalités d’animaux a été observé.

Les résultats de l’ensemble des analyses effectuées sur les animaux échoués appuient l’hypothèse d’une intoxication de la chaîne alimentaire marine par l’algue responsable de la marée rouge.
 

Comme cette toxine provoque des troubles neurologiques passagers qui peuvent parfois entrainer la mort, Pêches et Océans Canada a procédé à la fermeture de tous les secteurs coquilliers de l’estuaire du Saint-Laurent en raison des risques à la santé humaine. Certains secteurs coquilliers ont été rouverts depuis sur la recommandation de l’Agence canadienne d’inspection des aliments, notamment sur la Côte Nord. 

Santé Canada et l’Agence canadienne d’inspection des aliments recommandent à titre préventif de ne pas consommer le foie et les viscères de poissons et mollusques provenant de la zone où s’est produite la marée rouge. Cette recommandation s’applique pour quelques semaines, le temps que ces organismes se débarrassent naturellement de leurs toxines. Il est également recommandé d’éviter la consommation des viscères de toute capture provenant de la chasse à la sauvagine dans l’estuaire du Saint-Laurent au cours de l’automne. La consommation de la chair n’est pas une cause d'intoxication chez l'humain, et demeure donc sécuritaire. La toxine se retrouve en effet dans le système digestif des organismes contaminés (foie et hépatopancréas) et non pas dans la chair.

Des efforts conjoints importants ont été déployés au cours de ces évènements par les membres du Réseau québécois d’urgences pour les mammifères marins, notamment Pêches et Océans Canada, Parcs Canada, la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal à Saint-Hyacinthe, le Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins et l’Institut national d’écotoxicologue du Saint-Laurent, auxquels se sont joints Environnement Canada, l’Agence canadienne d’inspection des aliments et l’Institut des biosciences marines du Conseil national de la recherche du Canada, à Halifax.

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La crevette nordique du golfe du Saint-Laurent certifiée durable par le MSC

La crevette nordique (Pandalus borealis) draguée par des bateaux certifiés pourra désormais se prévaloir du label écologique bleu du Marine Stewardship Council (MSC).

Cette nouvelle certification a été attribuée à sept entreprises, dont cinq au Québec, toutes membres de l'Association québécoise de l'industrie de la pêche.

Ces entreprises ont financé le processus d’évaluation complète du MSC pour cette pêcherie. Pour la saison 2007, la quantité certifiée de crevettes nordiques s'élève à environ 26 832 tonnes métriques.

L’industrie a mis en place de nombreuses mesures afin de minimiser son impact environnemental. Par exemple, des chaluts Otter équipés avec des grilles Nordmore permettent de réduire les prises accessoires : les autres espèces passent entre les grilles et peuvent échapper au chalut. Le capitaine de chaque navire tient un registre dans lequel il note la localisation, le nombre d’heures travaillées et donne une estimation des quantités pêchées. Depuis le début des années 1990, des observateurs sont présents à bord. De plus, tous les débarquements de crevettes sont contrôlés au port. 

La certification MSC représente l'aboutissement de trois années d'efforts concertés des principaux partenaires de cette pêcherie : les pêcheurs, les transformateurs, Pêches et Océans Canada et les partenaires provinciaux. Elle permet aux consommateurs d'identifier les crevettes nordiques canadiennes pêchées de façon durable. Elle établit la traçabilité de ces produits le long de la chaîne d’approvisionnement jusqu'à la pêcherie certifiée par le MSC.

L’intégralité du rapport de certification est disponible sur le site du MSC : www.msc.org/fr

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Nomination du commissaire adjoint, région du Québec

Photo - Marc Demonceaux

Depuis le 15 septembre dernier, Marc Demonceaux occupe le poste de commissaire adjoint de la Garde côtière canadienne, région du Québec. Il était le directeur général régional (DGR) de Pêches et Océans Canada depuis mars 2006. D’ici à la nomination du nouveau DGR de Pêches et Océans Canada, région du Québec, Richard Nadeau sera directeur général régional intérimaire.

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Condamnations en vertu de la Loi sur les pêches

Par Martin Bourget

Pêches et Océans Canada (MPO), région du Québec, rend public le nom de pêcheurs condamnés pour diverses infractions à la Loi sur les pêches. Le MPO continue d’appliquer avec rigueur sa politique de tolérance zéro à l’égard des contrevenants. Le Ministère, dont le mandat est de protéger et de conserver les ressources halieutiques, surveille de très près les activités de pêche. Pêches et Océans Canada encourage la population à signaler tout acte de braconnage en composant le 1-800-463-9057. Les appels sont confidentiels. 

Contrevenant

Domicile

Infraction

Date de la sentence et amende

Juge

Yvon Chevarie

Denis Cormier

Lucien Cyr

Havre-aux-Maisons

Possession d’un homard femelle oeuvée.

6 août 2008

1000 $ (Yvon Chevarie)

1500 $ (Denis Cormier)

1000 $ (Lucien Cyr)

Jean-Paul Décoste

Guy Laflamme

Rivière-au-Renard

Avoir débarqué du crabe des neiges sans l’avoir pesé et possession d’un crabe des neiges femelle.

6 août 2008

2500 $

Jean-Paul Décoste

Philippe Richard

Grande-Entrée

Possession de homard de taille inférieure à la limite légale.

6 août 2008

1500 $

Jean-Paul Décoste

Cliffort Belvin

Saint-Augustin

Possession de homard de taille inférieure à la limite légale et possession de homard femelle oeuvée.

27 août 2008

1er chef : 500 $

2e chef : 500 $

Michel Dionne

Gaston Monger

Tête-à-la-Baleine

Avoir dérogé à ses conditions de permis pour la pêche à la morue pour l’année 2006 en dépassant son quota quotidien de 1660 livres.

27 août 2008

250 $ + 311.40 $ pour la valeur de la morue en trop.

Michel Dionne

Marc Monger

Rosaire Monger

Tête-à-la-Baleine

Avoir dérogé à leurs conditions de permis pour la pêche à la morue pour l’année 2006 en dépassant leurs quotas quotidiens de 3156 livres.

27 août 2008

250 $ chacun + 591,75 $ chacun pour la valeur de la morue en trop.

Michel Dionne

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Échantillonnage océanographique : 400e visite à la station de Rimouski

Par Claudie Dallaire

Cet été, Pierre Joly, assistant de recherche en océanographie biologique à l’Institut Maurice-Lamontagne, a effectué la 400e mission d’échantillonnage océanographique à la station de Rimouski. Cette station, située au milieu de l’estuaire entre Rimouski et Forestville, est échantillonnée depuis 1992 entre les mois d’avril et novembre, à raison d’une visite par semaine. Les sorties servent à prélever des échantillons d’eau à des profondeurs allant jusqu’à 320 mètres, à recueillir des données de salinité et de température dans la colonne d’eau à l’aide de sondes, à prendre des échantillons de plancton, etc. Les missions se font à partir du Béluga, une petite embarcation de 6,62 mètres aux capacités multiples.

Comme le Saint-Laurent est un écosystème fragile soumis à de nombreux bouleversements d’origine humaine, les chercheurs de l’Institut effectuent un suivi de la santé de l’estuaire, en partie par le biais de ces missions d’échantillonnage. La station Rimouski, qui fait partie d’un réseau de stations dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent, offre un suivi de l’évolution de l’écosystème du Saint-Laurent tant au niveau biologique (plantes et animaux planctoniques à la base de la chaîne alimentaire) que physico-chimique. Elle permet également de détecter les algues toxiques (marées rouges) et les espèces envahissantes.

Ces données à long terme sont d’une grande valeur pour de nombreux projets de recherche. Parmi ceux-ci, nommons les programmes sur les changements climatiques (acidification et hypoxie) et sur les processus contrôlant la production primaire et secondaire. Les données de la station Rimouski ont également contribué à plusieurs publications spécialisées ainsi qu’à de nombreux programmes de monitorage océanographique canadiens et internationaux.

Photo - Cueillette d'échantillonnage
Claire Bertolone, stagiaire à l’Institut Maurice-Lamontagne, recueille un échantillon de zooplancton vivant (copépodes et autres petits animaux marins) à la bouée de Rimouski. Ces échantillons serviront pour une expérience de production d'oeufs dans la salle des bassins de l’Institut. - MPO : P. Joly

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Les secrets du Saint-Laurent au Musée de la civilisation

Du 27 octobre au 2 novembre 2008 , les partenaires gouvernementaux du Plan Saint-Laurent présentent Les secrets du Saint-Laurent, un événement de diffusion de connaissances et de découverte du fleuve Saint-Laurent auquel participe Pêches et Océans Canada. Organisée en partenariat avec le Musée de la civilisation du Québec pour souligner les 20 ans de l’entente Canada-Québec sur le Saint-Laurent, cette semaine axée sur la science présentera les plus récentes connaissances disponibles sur l’état de santé du Saint-Laurent.

En 20 ans, deux gouvernements, une douzaine de ministères, de nombreux partenaires privés et des milliers de citoyens se sont engagés, au prix de quelques centaines de millions de dollars, à redonner au grand fleuve sa santé d’antan et à la population… un fleuve d’avenir.

Pour clôturer les célébrations des 20 ans du Plan Saint-Laurent, un forum sur l’implication communautaire, orgnisé avec le concours de l’organisme Stratégies Saint-Laurent, se tiendra en début décembre à Trois-Rivières.

La programmation des activités est diffuséedans le site Internet du Plan Saint-Laurent: www.planstlaurent.qc.ca

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Nouveaux avis scientifiques sur Internet

Les avis scientifiques suivants sont maintenant disponibles sur le site du Secrétariat canadien de consultation scientifique, dans la section « Publications », série 2008 : www.dfo-mpo.gc.ca/csas

• Évaluation du potentiel de rétablis-sement des populations d’esturgeon jaune (Acipenser fulvescens) des bassins hydrographiques des Grands Lacs et du Saint- Laurent (unité désignable 8) (2008/042)

• Évaluation du stock de crabe des neiges de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent (zones 13 à 17 et 12A, 12B et 12C) en 2007 (2008/043)

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Une carrière au SCTM : c'est possible!

Par Diane Caron

Vous vous intéressez à la Garde côtière canadienne? Sachez qu’une carrière dans le monde maritime est peut-être à votre portée!

Les Services de communications et de trafic maritimes (SCTM) sont les premiers à répondre aux navires en détresse et en situation d’urgence. Ils fournissent également des renseignements sur les conditions météorologiques et sur la navigation à l’aide d’équipement de radio-communication. La surveillance des appels de détresse et des fréquences d’appel est une fonction cruciale de nos services. Les SCTM assurent également le mouvement sûr et efficace du trafic et la protection du milieu marin par la régulation du trafic maritime. Ainsi, à l’aide des radars maritimes et des systèmes d’information, nous exerçons une autre fonction vitale visant à régulariser la circulation dans une zone de services de trafic maritime.

Nous sommes à la recherche de candidates et de candidats bilingues, motivés, travailleurs et désireux d’opérer dans un environnement de travail stimulant où les activités se déroulent à un rythme rapide.

À l’exception de l’Arctique, le transport maritime ne s’interrompt jamais et nous veillons sur lui 24 heures par jour, 7 jours par semaine et 365 jours par année. Par conséquent, vous devez être disponible pour travailler par postes et les fins de semaine et les jours fériés.

Si une carrière avec les SCTM vous intéresse, consultez le site internet de la Commission de la fonction publique du Canada, où un avis de recrutement sera publié prochainement : www.jobs-emplois.gc.ca. Pour plus de renseignements sur le programme de stagiaires des SCTM, prière de s’adresser à: mctsctmottawa@dfo-mpo.gc.ca. 

Photo - Contrôleur trafic maritime

Les officiers de communications et de trafic maritimes jouent un rôle crucial afin d'assurer la sécurité de la navigation et la protection de l'environnement. - MPO : P. Dionne

 

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Le programme de formation des SCTM se déroule en trois phases

Phase I : Cette phase d’introduction et d’orientation est offerte aux stagiaires débutants dans l’un des centres SCTM régionaux répartis à travers le pays. Celle-ci inclut deux cycles de travail par quart (environ deux semaines) et peut exiger des déplacements.

 

Phase II : Un cours de formation de 25 semaines est offert aux stagiaires débutants au Collège de la Garde côtière canadienne à Sydney, en Nouvelle-Écosse. Le cours comprend une partie théorique, des applications pratiques et des exercices sur simulateurs. Vous y ferez un apprentissage de base et, à la graduation, vous obtiendrez un certificat qui est reconnu par la communauté internationale.

 

Phase III : Par la suite, vous serez affecté à un centre SCTM régional afin de débuter votre formation en cours d’emploi. Sous la surveillance d’un instructeur en milieu de travail, vous apprendrez la géographie locale et les procédures locales et régionales, tout en mettant en pratique les éléments d’application nationale étudiés au cours de la phase II. La formation en cours d’emploi varie d’un centre à l’autre et dure de trois à sept mois.

 

Vous devrez voyager pour compléter les trois phases de formation. Les frais de déplacement seront assumés par la Garde côtière canadienne. Les phases I et III nécessiteront peut-être un déplacement vers un centre régional des SCTM selon votre lieu de résidence. La deuxième phase du programme de formation est dispensée au Collège de la Garde côtière canadienne à Sydney, en Nouvelle-Écosse.

 

Durant les phases I et II du programme, les stagiaires débutants reçoivent une allocation de l’ordre de 350 $ par semaine, moins les retenues sur le traitement. De plus, un montant supplémentaire de 90 $ par semaine est déduit durant la phase II pour couvrir les frais de logement et de repas.

 

Au début de la phase III du programme de la formation en cours d’emploi, les candidates et candidats sont nommés au groupe et niveau RO-01 et touchent une rémunération de 35 582 $ par année (en cours de révision).

 

Suivant la réussite de l’examen de désignation du centre, les candidates et candidats sont nommés en tant qu’officier des SCTM au groupe et niveau RO-03. L’échelle de salaire pour ce groupe et niveau est de 45 320 $ par année à 59 052 $ par année (en cours de révision).

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Dix ans de science au parc marin Saguenay - Saint-Laurent

Par Sylvi Racine

Les 2 et 3 octobre derniers, plusieurs scientifiques de l’Institut Maurice-Lamontagne ont fait le point sur l’avancement des connaissances acquises sur les écosystèmes et la biodiversité de l’estuaire du Saint-Laurent et le fjord du Saguenay lors d’un colloque scientifique organisé à l’occasion du 10e anniversaire du parc marin Saguenay – Saint-Laurent. Voici les grandes lignes de leurs conclusions.

Alimentation des baleines
Le chercheur Yvan Simard a résumé les connaissances issues de travaux d’hydroacoustique, d’océanographie et de modélisation qui ont montré que la région du parc marin est le site de la plus riche agrégation de krill documentée à ce jour pour le Nord-Ouest atlantique. Le mécanisme qui en estresponsable est le pompage, la rétention et la concentration du krill adulte provenant du golfe du Saint-Laurent, par l’énergique circulation estuarienne en deux couches du Saint-Laurent. Des caractéristiques océanographiques spéciales, rarement réunies ailleurs, se combinent dans le parc marin pour créer ce site exceptionnel d’alimentation des baleines depuis des siècles.

Le bruit et les bélugas
En identifiant les secteurs de forte résidence des bélugas et en caractérisant l'environnement acoustique de six de ces secteurs, Véronique Lesage, chercheuse en écologie des mammifères marins, a démontré que l’embouchure du Saguenay est l’endroit le plus bruyant, le plus achalandé et où la composition du trafic est susceptible d’être le plus entendu par les bélugas. Les secteurs de Cacouna et de l’Île Rouge demeurent ceux où les bruits perceptibles pour les bélugas demeurent les plus faibles.

Contamination des bélugas
Michel Lebeuf, chercheur sur les contaminants dans l’environnement, a fait le point sur une des causes probables contribuant à la précarité de la population de béluga du Saint-Laurent : l’exposition à des composés chimiques toxiques. Il a rappelé que le suivi de la contamination de cette espèce par les polluants organiques persistants (POP) est un outil précieux pour évaluer les tendances temporelles des concentrations de ces composés et que le béluga doit être considéré comme une espèce sentinelle de la présence de POP émergents dans son habitat. Il a montré que la contamination du béluga par les POP dont l’usage est règlementé au Canada est soit décroissante ou stagnante alors qu’elle augmente pour certains composés bromés émergents.

Effets des contaminants sur les poissons
Catherine Couillard, chercheuse en écotoxicologie, a résumé l’information sur les effets biologiques des contaminants obtenue à l’aide de poissons sentinelles. Les études sur l’anguille d’Amérique ont montré que les poissons migrateurs étaient des vecteurs de contaminants des eaux douces vers l’estuaire. D’autres études ont indiqué que le poulamon atlantique est plus exposé aux hydrocarbures polycyliques géno-toxiques dans l’estuaire que dans le golfe du Saint-Laurent. Elles ont aussi révélé qu’en période de jeûne, l’augmentation des concentrations de POP accumulés dans les graisses augmentait le risque d’effets toxiques. Des travaux chez les plies ont montré qu’une exposition à des sédiments contaminés de la Baie-des-Anglais causait une dysfonction immunitaire et une augmentation de la susceptibilité aux maladies infectieuses  

Analyse génétique des poissons et crustacés
Jean-Marie Sévigny, chercheur en génétique des populations, a rapporté les résultats de l’analyse de divers marqueurs génétiques sur différentes espèces de poisson de fond et de crustacés du Saguenay et du Saint-Laurent : la morue, le flétan du Groenland, le sébaste, le crabe des neiges et la crevette nordique. L’étude a démontré que les organismes du Saguenay et de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent appartiennent à la même population, mais passent la majeure partie de leur cycle vital dans des environnements différents. Considérant la très faible survie larvaire observée dans le fjord, cette revue suggère que les populations de poissons de fond du Saguenay constituent des populations puits, dont le recrutement dépend de l’apport de juvéniles depuis le Saint-Laurent. Une fois les individus installés dans le Saguenay, ils y passeraient la majorité de leur vie.

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Agents des pêches d'un jour en Gaspésie

Par Martin Bourget

À l’été 2008, quatre jeunes des écoles primaires de Sainte-Thérèse-de-Gaspé et de Saint-Siméon ont vécu une journée très spéciale. En effet, le temps d’une journée, ils se sont transformés en agent des pêches! Les élèves ont ainsi pu accompagner des agents des pêches de Grande-Rivière lors de leurs patrouilles sur mer et sur terre. Ils ont notamment effectué la vérification des prises, des journaux de bord et des conditions de permis auprès des pêcheurs.

Cette enrichissante expérience a été rendue possible grâce au Programme de Conservation et Protection, qui consiste à rencontrer durant l’année scolaire les élèves de sixième année afin de les sensibiliser à la protection de la ressource halieutique et de l’habitat du poisson ainsi qu’au travail des agents des pêches. Un tirage effectué auprès de tous les élèves rencontrés a déterminé lesquels auraient la chance de devenir agent des pêches d’un jour.

Photo - Agents des pêches
À gauche, l’agent des pêches Pierre Gagnon avec Alexandre Bujold-Mongrain, et à droite, l’agent des pêches Mario Moreau avec Sarah-Ève Poirier. (École de Saint-Siméon)  
Photo - Agents des pêches
À gauche, l’agent des pêches Allen Langlais avec Pierre-Olivier Lemoignan, et à droite, l’agent des pêches Pierre Gagnon avec Jonathan Desbois. (École de Sainte-Thérése de Gaspé)

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Infocéans

Octobre  - Novembre 2008
Volume 11 - numéro 3

Publié par :
Pêches et Océans Canada
Région du Québec
Direction des communications
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Téléphone : 418-648-7747 


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