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Infocéans
Bulletin d'information de la région du Québec
Volume 11 – Numéro 1 – Février - Mars 2008



Le gouvernement du Canada se dessaisit du quai de Portneuf-sur-Mer

Le 1er février dernier, le gouvernement du Canada a annoncé le dessaisissement du quai fédéral de Portneuf-sur-Mer. L’entente de principe conclue avec la municipalité permettra à cette dernière d’assurer la gestion et le développement du quai pour le bénéfice de ses citoyens.  Un montant de 600 000 $ sera remis à la municipalité afin de permettre la réhabilitation des installations. 

Le dessaisissement, qui découle d’une étroite collaboration entre Pêches et Océans Canada et la municipalité, favorisera le développement touristique de la région. Ce projet a été entrepris dans le cadre du Programme de dessaisissement de Pêches et Océans Canada administré par la Direction générale des ports pour petits bateaux du Ministère.

Photo - Martin St-Gelais, Jean-Marie Delaunay, Denis Lebel, Gervais Bouchard
Martin St-Gelais, directeur Secteur Côte-Nord, monsieur Jean-Marie Delaunay, maire de Portneuf-sur-Mer, monsieur Denis Lebel, député de Roberval-Lac-Saint-Jean, qui a procédé à l'annonce, et monsieur Gervais Bouchard, directeur régional des Ports pour petits bateaux à Pêches et Océans Canada. - MPO M. Loiselle

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Une première mondiale en matière de dispersion d'hydrocarbures dans les eaux encombrées de glace

Par Martin Blouin, Bernard Doyon et Nathalie Letendre

Du 27 janvier au 1er février dernier, au large de Matane, une expérience inédite a été menée à partir du NGCC Martha L. Black. En effet, un groupe de scientifiques de la Garde côtière canadienne et de Pêches et Océans Canada a déversé 600 litres de pétrole brut dans les eaux glacées de l’estuaire! Cet exercice visait à tester sur le terrain une méthode novatrice d’intervention qui minimise l’impact des déversements d’hydrocarbures dans des eaux encombrées de glace en diminuant les risques de pollution de l’environnement.

Cette méthode accélère les processus naturels de biodégradation et permet de disperser des hydrocarbures (pétrole brut de type léger) sous forme de particules très fines en n’utilisant que des produits non toxiques et neutres pour l’environnement. Ces particules, appelées agrégats pétrole-argile, sont généralement constituées de gouttelettes de pétrole recouvertes de minéraux fins qui préviennent la reformation de la nappe d’hydrocarbures à la surface de l’eau. La formation des agrégats par de fortes vagues le long des côtes est un processus naturel bien connu. Lors de l’exercice au large de Matane, on a tenté d’accroître la formation d’agrégats par un déploiement d’énergie venant de l’action des hélices du brise-glace, combiné à l’ajout de minéraux argileux fins.

Les résultats de l’étude seront connus dans quelques mois mais les premières observations confirment qu’il y a eu formation d’agrégats pétrole-argile. La Garde côtière canadienne cherche à améliorer ses méthodes d'intervention en cas de déversements d'hydrocarbures. Le succès de cette expérience laisse présager une percée internationale en matière d’intervention environnementale dans les eaux couvertes de glace morcelée.

Des scientifiques avaient constaté que dans certains cas, les hydrocarbures déversés près des côtes interagissent avec des particules en suspension et, avec le temps, sont dispersés naturellement par le déferlement des vagues. Le procédé naturel était connu, encore fallait-il tenter de l'utiliser de façon opérationnelle, et c'est ce que la Garde côtière canadienne a fait.

Photo - Récupération des instruments de mesures (compteur de particules et turbidimètre) et de la caméra sous-marine.
Récupération des instruments de mesures (compteur de particules et turbidimètre) et de la caméra sous-marine. - MPO M. Blouin

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Consultations LEP pour poissons d'eau douce

Pêches et Océans Canada étudie actuellement la pertinence de protéger deux espèces de poissons d’eau douce, la lamproie du Nord et l’esturgeon jaune, en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP). Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a recommandé que la lamproie du Nord soit inscrite comme espèce préoccupante. Pour ce qui est de l’esturgeon jaune, le COSEPAC a désigné 8 populations dont deux se retrouvent au Québec. Il a recommandé que la population des Grands Lacs et de l’ouest du fleuve Saint-Laurent soit inscrite comme espèce menacée et que celle de la baie d’Hudson et de la baie James soit inscrite comme espèce préoccupante. Lorsqu’une espèce menacée est ajoutée à la Liste de la Loi sur les espèces en péril, certaines interdictions s’appliquent et un programme de rétablissement doit être développé dans les deux années suivant l’inscription. Lorsqu’une espèce préoccupante est inscrite, un plan de gestion doit être préparé dans les trois années suivant l’inscription.

Nous vous invitons à nous faire part de votre avis sur la pertinence de protéger la lamproie du Nord  et l’esturgeon jaune en vertu de la Loi sur les espèces en péril. Pour de plus amples renseignements ou pour nous faire parvenir vos commentaires, procurez-vous les guides de consultation sur le site www.registrelep.gc.ca  ou communiquez avec :

Bureau de coordination des espèces en péril
Pêches et Océans Canada
Courriel : especesperilqc@dfo-mpo.gc.ca
1-877-775-0848

Veuillez nous faire parvenir vos commentaires d’ici le 25 avril 2008  

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Les rapports du MPO en ligne

Le Conseil des bibliothécaires de Pêches et Océans Canada est fier d’annoncer que plus de 1000 rapports ministériels ont été numérisés et sont maintenant disponibles en ligne! Pour une liste complète de ces rapports, consultez le www.dfo-mpo.gc.ca/ et cliquez sur « Bibliothèques » dans la barre de menu verticale à gauche.

Séries de rapports numérisés :

  • Rapports canadiens à l'industrie sur les sciences halieutiques et aquatiques

  • Rapports manuscrits canadiens des sciences halieutiques et aquatiques

  • Rapports statistiques canadiens des sciences halieutiques et aquatiques

  • Rapports statistiques canadiens sur l'hydrographie et les sciences océaniques

  • Rapports techniques canadiens des sciences halieutiques et aquatiques

  • Rapports techniques canadiens sur l'hydrographie et les sciences océaniques  

Pour plus d’information, veuillez communiquer avec Christine Lemay, Bibliothèque de l’Institut Maurice-Lamontagne :

  418-775-0551 ou Christine.Lemay@dfo-mpo.gc.ca

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Nouveaux avis scientifiques sur Internet

Les avis scientifiques suivants sont maintenant disponibles sur le site du Secrétariat canadien de consultation scientifique, dans la section “Publications’’,  série 2007 : www.dfo-mpo.gc.ca/csas

• Évaluation du potentiel de rétablissement du chevalier cuivré        (Moxostoma hubbsi) (2007/043)

• Évaluation du stock de flétan du Groenland du golfe du Saint-Laurent (4RST) en 2006 (2007/044)

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Condamnations en vertu de la Loi sur les pêches

Par Martin Bourget

Pêches et Océans Canada (MPO), région du Québec, rend public le nom de pêcheurs condamnés pour diverses infractions à la Loi sur les pêches. Le MPO continue d’appliquer avec rigueur sa politique de tolérance zéro à l’égard des contrevenants. Le Ministère, dont le mandat est de protéger et de conserver les ressources halieutiques, surveille de très près les activités de pêche.
 

Pêches et Océans Canada encourage la population à signaler tout acte de braconnage en composant le 1-800-463-9057 . Les appels sont confidentiels. 

Contrevenant

 

Domicile

Infraction

Date de la sentence et amende

Juge

Guylain Cloutier

Dominique Cloutier

Gaspé

Cueillette de mollusques dans une zone fermée.

3 décembre 2007

200 $ chacun

Julie Dionne

Robert Y. Arsenault

Bonaventure

Cueillette de mollusques dans une zone fermée.

18 décembre 2007

300 $

Luc Marchildon

Keaven Hovington

Sainte-Anne-
de-Portneuf

Avoir pêché des myes dans une zone fermée.

7 janvier 2008

300 $

François Kouri

Guy Lafrance

Alain Poitras

Forestville

Possession de mye de taille inférieure à la limite permise de 51 mm.

7 janvier 2008

300 $ chacun

François Kouri

André Parent

Cap-Chat

Avoir pêché le flétan du Groenland avec des filets dont le maillage était inférieur à la grandeur permise.

9 janvier 2008

500 $

Luc Marchildon

Rosaire Ross

Matane

Dérogation de ses conditions de permis de pêche au buccin pour l’année 2007 pour avoir pêché avec des casiers à buccins sans étiquette.

10 janvier 2008

700 $ + confiscation des 23 casiers à buccin

François Kouri

Dérogation de ses conditions de permis de pêche au buccin pour l’année 2006 pour avoir gardé des buccins de taille inférieure à la limite permise de 70 mm.

10 janvier 2008

700 $ + confiscation de 556,57 $, représentant le pourcentage des buccins illégaux, soit 67%

François Kouri

Patrice Cyr

Chandler

Possession de homard de taille inférieure à la taille légale.

28 janvier 2008

750 $

Luc Marchildon

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Pêches commerciales maritimes au Québec - Faits saillants de la saison 2007

Par Richard Lessard

À la fin d’octobre 2007, la valeur des débarquements toutes espèces confondues dans les ports du Québec atteignait 137 millions de dollars, une hausse de 18 % par rapport à la même période l’an dernier. Le volume total des débarquements s’élevait quant à lui à environ 53 000 tonnes, soit une diminution de 9 %. La croissance de la valeur s’explique principalement par une hausse des prix au débarquement du crabe des neiges et du homard. La baisse du volume découle d’une diminution des captures de plusieurs espèces dont le crabe des neiges, la crevette du golfe, les mollusques et les poissons pélagiques.

Le Bilan des pêches 2007 est disponible sur www.qc.dfo-mpo.gc.ca

Tableau - Blian des pêches

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Découvertes sous-marines dans le Saint-Laurent

Par Karina Laberge

Menée d’avril à décembre 2007, la campagne des travaux de levés bathymétriques réalisée par des équipes d’hydrographes du Service hydrographique du Canada a permis de découvrir des entités topographiques sous-marines très intéressantes ainsi que plusieurs nouvelles épaves. 

La découverte des vestiges sous-marins d’un glissement de terrain près de Saint-Joseph-de-la-Rive est très probante. Ce glissement a laissé ses marques jusqu’au milieu de l’estuaire.

Quatre épaves ont été découvertes près de l’île aux Coudres et de Saint-Roch-des-Aulnaies. Une d’elles serait la Donnacona no 1, une barge transportant du bois, disparue avec 6 membres d’équipage dans des circonstances mystérieuses le 29 octobre 19 42. Située à environ 3,5 milles marins (6,5 kilomètres) au large de Saint-Roch-des-Aulnaies, elle mesure environ 45 mètres de long par 10 mètres de large et repose à une profondeur de 17 mètres. La taille et la position de l’épave correspondent bien à ce qui a été rapporté dans différents documents historiques, mais on ignorait, jusqu’à récemment, l’endroit précis du naufrage. Les trois autres épaves n’ont pas encore été identifiées, mais elles ont été rapportées au Receveur des épaves de Transports Canada.

Enfin, le Service hydrographique du Canada a pu observer que la proue de l’épave du Nipigon s’était déplacée sur une distance d’environ 25 mètres par rapport à sa position initiale. Le Nipigon est un destroyer de la marine canadienne qui a été volontairement sabordé en 2003 au large de Sainte-Luce, dans le Bas-Saint-Laurent, pour créer un récif artificiel.

Plusieurs de ces découvertes ont été faites dans le cadre du projet de cartographie des fonds marins du Plan d’action du Canada pour les océans, mené conjointement par Pêches et Océans Canada et Ressources naturelles Canada. Les relevés ont été faits à partir du navire scientifique Frederick G. Creed et de la vedette hydrographique Guillemot. Ce projet vise à mieux connaître le milieu marin et à identifier les zones à protéger.

Photo - Bateau
MPO R. Côté

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Proposition de programme de rétablissement du rorqual bleu

Par Hugues Bouchard

Photo - Rorqual Bleu
MPO J.F. Gosselin

Un programme de rétablissement du rorqual bleu sera bientôt disponible, pour commentaires, sur le registre de la Loi sur les espèces en péril. Développé par l’équipe de rétablissement du rorqual bleu, qui comprend une douzaine de membres provenant de différents ministères et organisations, ce programme identifie ce qui doit être réalisé pour arrêter ou inverser le déclin de l’espèce. Le but de ce programme de rétablissement est d’atteindre une population d'au moins 1000 rorquals bleus matures.

La population de rorquals bleus de l’Atlantique Nord-Ouest a été inscrite sur la Liste de la Loi sur les espèces en péril (LEP) à titre de population en voie de disparition en janvier 2005. On estime qu’à l’heure actuelle, le nombre d’animaux matures de cette population n’excède pas 250. La chasse commerciale historique à la baleine dans l’Atlantique a réduit la population initiale d’environ 70 %; au moins 1500 rorquals bleus ont été tués avant les années 1960 dans les eaux de l’est du Canada.

Outre la chasse historique et les mortalités d’origine naturelle (i.e., emprisonnement dans la glace et prédation), neuf menaces au rétablissement des rorquals bleus ont été répertoriées dans ce programme. Étant donné la petite taille de la population, même les activités affectant un faible nombre d’individus peuvent avoir une incidence importante sur la survie de l’espèce.

Le programme de rétablissement a identifié plusieurs mesures pour arrêter le déclin du rorqual bleu. En voici quelques-unes :

• S’assurer que toutes les activités humaines faisant appel à des sources sonores intenses (p. ex., exploration sismique, opérations militaires, explosions, forages) soient soumises à des examens rigoureux pour évaluer leurs impacts directs et indirects sur les rorquals bleus, et mettre en place des mesures d’atténuation le cas échéant;

• Identifier les zones de superposition entre les voies maritimes et les aires de concentration des mammifères marins et évaluer les options afin de minimiser l’exposition des rorquals bleus au bruit des navires et au risque de collision;

• Favoriser le maintien du moratoire sur les espèces fourragères jusqu’à ce que de meilleures connaissances soient disponibles sur la capacité du milieu à soutenir la population de rorquals bleus;

• Mettre en place un programme de nécropsie des carcasses de rorqual bleu dans l’est du Canada afin d’identifier systématiquement les causes de mortalité.

Pour commenter la proposition de programme de rétablissement, visitez le www.registelep.gc.ca ou communiquez avec le Bureau de coordination des espèces en péril, au 1-877-775-0848 ou especesperilqc@dfo-mpo.gc.ca

 

MENACES

Parmi les menaces identifiées, deux pourraient présenter un risque élevé pour la population de rorquals bleus, que ce soit en raison de leur probabilité d’occurrence ou de la gravité de leur effet théorique :

•Le bruit provenant d’activités humaines qui modifie potentiellement l’habitat et le comportement du  rorqual bleu;
•La disponibilité de la nourriture.

Trois menaces pourraient présenter un risque moyennement élevé:

• Les contaminants marins persistants;
• Les collisions avec les navires;
• Le dérangement causé par l’observation des baleines à des fins touristiques ou scientifiques.

Quatre menaces pourraient présenter un risque moins élevé :

• Les dommages physiques causés par le bruit;
• Les prises accidentelles dans les engins de pêche;
• Les épizooties;
• Les déversements de produits toxiques.

Épizootie

On parle d’épizootie lorsqu’une maladie touche une espèce animale ou un groupe d’espèces dans son ensemble dans une région plus ou moins vaste. L’épizootie se définit comme une épidémie qui frappe les animaux.

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Infocéans

Février -  Mars 2008
Volume 11 - numéro 1

Publié par :
Pêches et Océans Canada
Région du Québec
Direction des communications
104, rue Dalhousie
Québec (Québec) G1K 7Y7
Téléphone : 418-648-7747 


Directrice : 
Caroline Hilt

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Coordonnateur visuel :
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