Contenu archivé

L’information archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.

Infocéans
Bulletin d'information de la région du Québec
Volume 9 – Numéro 4 – Août - septembre 2006



LA GOUVERNEURE GÉNÉRALE NOMMÉE COMMISSAIRE EN CHEF HONORAIRE DE LA GARDE CÔTIÈRE CANADIENNE

Le 8 juillet dernier, Son Excellence la très honorable Michaëlle Jean, Gouverneure générale du Canada, a été investie du titre de commissaire en chef honoraire de la Garde côtière canadienne au cours d’une cérémonie à St. John’s, Terre-Neuve-et-Labrador. L’investiture était la septième depuis que ce titre a été institué en 1976.

« C’est un privilège pour la Garde côtière que d’avoir la Gouverneure générale Michaëlle Jean, commandante en chef du Canada, comme présidente d’honneur » a dit l’honorable Loyola Hearn, ministre des Pêches et des Océans.

Le rôle de commissaire en chef honoraire a été institué en 1976 avec l’investiture à Rideau Hall du très honorable Jules Léger. Les gouverneurs généraux qui lui ont succédé ont tous porté ce titre.

La Gouverneure générale du Canada, Son Excellence la très honorable Michaëlle Jean, en compagnie du commissaire de la Garde côtière canadienne, M. George Da Pont.

Retour

 

DEUX AGENTS DES PÊCHES SAUVENT QUATRE PÊCHEURS

Par Michel Leblanc

Les agents des pêches Dean Flynn et Marc Lavallée, du district de Blanc-Sablon, ont rescapé, le 14 juin dernier, quatre pêcheurs qui avaient passé une nuit glaciale sur la coque de leur navire chaviré au large de la Basse Côte-Nord. Leur grande connaissance de la navigation, des zones de pêches et des habitudes des pêcheurs ont grandement contribué à la réussite du sauvetage.

L’histoire débute le mardi 13 juin 2006 vers 22 h 30. Le Centre de sauvetage maritime de la Garde côtière canadienne à Québec reçoit alors un appel indiquant que le bateau de pêche TREECHAN, un pétonclier de 45 pieds de Blanc-Sablon, avec à son bord quatre personnes, n’est pas rentré au port en fin de journée comme prévu.

La Centre de sauvetage alerte aussitôt le capitaine d’un navire de la Garde côtière, le NGCC E.P. Québécois. D’autres effectifs prendront également la mer pour tenter de retracer le TREECHAN : des bateaux de pêches de la région, le brise-glace de la Garde côtière NGCC Martha L. Black qui se trouve dans le secteur, ainsi qu’un aéronef de recherche et de sauvetage Hercules de la Défense nationale.

Après une nuit de recherche, les personnes sont toujours manquantes. Les agents Flynn et Lavallée décident alors de participer aux recherches à l’aide de leur embarcation de type Zodiac. Partis très tôt au lever du jour, ils aperçoivent vers 5 h 30, à environ douze kilomètres de Blanc-Sablon, la coque renversée du bateau de pêche chaviré, avec les quatre membres d’équipage trempés et exténués qui s’y cramponnent. Tous les quatre sont alors récupérés sains et saufs et reçoivent les soins appropriés.  Deux d’entre eux souffrent d’hypothermie après cette nuit froide passée en plein golfe du Saint-Laurent.

L’expérience et la connaissance de ce territoire marin particulier et des zones de pêche exploitées par le TREECHAN que possèdent les agents Flynn et Lavallée, et leur analyse de la direction des vents, de la marée, des courants et de la hauteur des vagues leur ont permis d’examiner promptement la situation, de mettre le cap vers le bon endroit, de retracer rapidement le bateau en perdition et de rescaper les pêcheurs, pour qui le temps était compté.

Retour

 

ÉTAT DES STOCKS

Par Karina Laberge

Les scientifiques de Pêches et Océans Canada évaluent régulièrement l'état des ressources halieutiques canadiennes. Les espèces de poissons, de crustacés ou de mollusques qui sont exploitées le plus intensément font l'objet d'un suivi annuel afin de s'assurer du maintien à long terme des populations. Les rapports sur l'état des stocks servent de base scientifique à l'établissement des plans de pêche.

Les rapports sur l'état des stocks sont disponibles sur le site Internet du Secrétariat canadien de consultation scientifique à l'adresse suivante : www.dfo-mpo.gc.ca/csas/

Capelan de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent (divisions 4RST)

•  Les débarquements ont augmenté entre 2004 et 2005, passant de 6 975 t à 8 585 t. La plupart de ces débarquements ont été réalisés par une flotte de petits et de grands senneurs dans les zones unitaires 4Ra, 4Rb et 4Rc de la côte ouest de Terre-Neuve.

•  Le capelan est une prise régulière des crevettiers. Au printemps, et dans certaines régions, les prises de capelan sont relativement importantes. En 2005, les données recueillies par des observateurs ont permis de déterminer qu’environ 178 t de capelan avaient été capturées par des crevettiers.

•  Au cours des années 1990, la ponte, et donc la pêche, ont été retardées relativement aux années 1980. Une certaine stabilité s’est produite par la suite. La situation observée en 2005 s’apparente à celle de la fin des années 1980.

•  Sur la côte ouest de Terre-Neuve, la taille du capelan capturé par les petits et les grands senneurs a nettement diminué entre le milieu des années 1980 et la fin des années 1990. L’inverse s’est produit depuis 1999 et en 2005, ces longueurs étaient similaires à celles mesurées à la fin des années 1980.

•  Pour l’ensemble du golfe, l’indice de dispersion présente une tendance nette à la hausse depuis 1990. Cependant, une telle tendance n’est pas observée pour la côte ouest de Terre-Neuve.

•  Présentement, les totaux admissibles de capture (TAC) en vigueur sont de nature préventive seulement (11 200 t pour 4R et 1 800 t pour 4ST). Cependant, même s’il est généralement reconnu que la pêche commerciale ne prélève qu’une très faible proportion de la biomasse totale, toute augmentation des TAC devrait se faire prudemment et par étapes, en raison du rôle de premier ordre du capelan dans l’écosystème marin et d’un manque de connaissances sur l’écologie et la biologie de l’espèce. Toute augmentation des TAC devrait aussi être suivie d’une vigilance scientifique accrue.

Maquereau bleu du nord-ouest de l’Atlantique (sous-régions 3 et 4)

•  Les débarquements ont légèrement diminué de 2004 à 2005, passant de 53 365 t à 51 918 t. Malgré cette baisse, les débarquements de 2005 sont plus que deux fois supérieurs à la moyenne de 25 323 t calculée pour la période 1990 - 2004.

•  Les débarquements réalisés en 2005 représentent 70 % du TAC de 75 000 t. Cependant, le quota attribué aux petits senneurs (<65’) et aux engins fixes (60% du TAC ou 45 000 t) a été dépassé d’environ 2 000 t. Ce dépassement représente une première depuis l’instauration, en 1987, d’un TAC pour le maquereau des sous-régions 3 et 4.

•  La hausse prononcée des débarquements sur la côte est de Terre-Neuve (divisions 3K et 3KL) représente le principal fait marquant des dernières saisons de pêche au maquereau. En 2004 et 2005, les débarquements dans ces deux zones ont été respectivement de 16 419 t et 26 589 t. La présence du maquereau à cet endroit et en quantité aussi importante est inhabituelle.

•  De 2004 à 2005, les débarquements des pêcheurs commerciaux américains sont passés de 
53 652 t à 41 594 t. Pour tout le nord-ouest de l’Atlantique (sous-régions 2 à 6 de l’OPANO), les débarquements préliminaires de 2005 sont de 93 512 t. Des tonnages supérieurs à cette valeur n’ont été observés qu’en 2004 avec 107 532 t et lors de la pêche hauturière des années 1970.

•  Depuis le début des années 2000, les captures de maquereau ont été fortement dominées par les poissons de la classe d’âge de 1999. Entre 2000 et 2004, les poissons de cette classe d’âge ont compté pour 45 % à 77 % de toutes les captures en nombre, du jamais vu pour une seule classe d’âge depuis le début de la série des données (1968). En 2005, les débarquements étaient dominés par les classes d’âge de 2003 et de 1999 avec respectivement 32 % et 30 % des captures.

•  Selon le relevé des œufs, la biomasse reproductrice évaluée en 2005 serait de 86 487 t, ce qui constituerait une baisse importante depuis 2002 et un minimum historique. Cette baisse d’abondance serait le résultat des conditions environnementales particulières (eaux froides) qui prévalent depuis quelques années dans l’aire traditionnelle de ponte du maquereau.

•  La proportion du TAC qui est réellement capturée pourrait s’avérer plus importante que nous le croyons en raison des débarquements qui ne sont pas comptabilisés. De plus, les prises en eaux américaines associées à du maquereau qui proviendrait du golfe du Saint-Laurent ne sont pas incluses dans les débarquements canadiens. Compte tenu de ces imprécisions, de l’augmentation récente de l’effort de pêche et de l’incertitude reliée aux résultats des derniers relevés des œufs, le niveau actuel du TAC pourrait être réévalué à la baisse au cours de la prochaine année.

Retour

 

VIVRE AU BORD DE L'EAU

Par Viviane Haeberlé

Une affiche sur les bonnes pratiques en matière d’aménagement riverain est disponible depuis peu.

Intitulée Vivre au bord de l’eau !, elle s’adresse aux municipalités riveraines et aux propriétaires vivant le long des cours d’eau.  Elle est le fruit d’une collaboration entre le Regroupement des associations pour la protection de l’environnement des lacs et des cours d’eau de l’Estrie et du Haut-Bassin de la rivière Saint-François et Pêches et Océans Canada.

Cette affiche démontre clairement ce qu’il faut faire et ne pas faire lorsqu’on aménage les rives d’un cours d’eau ou d’un lac attenant à sa propriété. À l’aide d’illustrations simples, on y compare une propriété riveraine qui tient compte de la protection du milieu aquatique et de l’habitat du poisson avec une autre, dont l’aménagement de type « urbain » entraîne des effets désastreux sur le même environnement. Dix des impacts les plus importants sur le milieu aquatique y sont d’ailleurs représentés. Le verso de l’affiche contient d’autres renseignements importants touchant l’aménagement des berges.

On peut se procurer gratuitement l’affiche Vivre au bord de l’eau ! auprès de Pêches et Océans Canada en composant le 418-775-0726 ou par courriel à l’adresse : habitat-qc@dfo-mpo.gc.ca

Image - Affiche vivre au bord de l'eau

Retour

 

CONDAMNATIONS EN VERTU DE LA LOI SUR LES PÊCHES

 Par Michel Plamondon

Pêches et Océans Canada (MPO), région du Québec, rend public le nom de pêcheurs condamnés pour diverses infractions à la Loi sur les pêches.

Le MPO continue d’appliquer avec rigueur sa « politique de tolérance zéro » à l’égard des contrevenants à la Loi sur les pêches. Le Ministère, dont le mandat est de protéger et de conserver les ressources halieutiques, surveille de très près les activités de pêche. Le Ministère encourage également la population à signaler tout acte de braconnage en composant le 1-800-463-9057 . Les appels sont confidentiels.

Contrevenant Domicile Infraction Date de sentence Amende Juge
Langlois, Alain Grande-Entrée Pêche au homard sans permis, pêche dans une lagune et possession de homards inférieurs à la taille légale.
Un an de probation lui interdisant de se retrouver dans une lagune des Îles-de-la-Madeleine sauf dans le cadre de son travail.
7 mars 1 500 $ Dominique Wilhelmy
Pealey, Joel Grande-Entrée Pêche au homard sans permis, pêche dans une lagune et possession de homards inférieurs à la taille légale.
Un an de probation lui interdisant de se retrouver dans une lagune des Îles-de-la-Madeleine sauf dans le cadre de son travail.
7 mars 500 $ Dominique Wilhelmy
Renaud, Raynald Bassin Possession de homards inférieurs à la taille légale. 14 mars 500 $ Jean-Paul Décoste
Langford, Émile Havre-aux-Maisons Pêche au homard sans permis et pêche dans une lagune.
Un an de probation lui interdisant de se retrouver dans une lagune des Îles-de-la-Madeleine sauf entre 5 h et 17 h pour transiter entre le quai de la marina de Havre-aux-Maisons et l'extérieur de la lagune.
14 mars 1 000 $ Jean-Paul Décoste
Chiasson, Paul L'Étang-du-Nord Refus de laisser un observateur à quai monter à bord de son navire. 14 mars 575 $ Jean-Paul Décoste
Cyr, Denis Grande-Entrée Pêche avec un cul de chalut dont le maillage était inférieur à la taille réglementaire et exploitant non autorisé. 14 mars 750 $ Jean-Paul Décoste
Cyr, Alphonse Grande-Entrée Pêche avec un cul de chalut dont le maillage était inférieur à la taille réglementaire et exploitant non autorisé. 14 mars 750 $ Jean-Paul Décoste
Bénard, Germain Grande-Entrée Débarquement de crabe des neiges en l'absence d'un observateur à quai. 14 mars  500 $ Jean-Paul Décoste
Bénard, Adrien Grande-Entrée Débarquement de crabe des neiges en l'absence d'un observateur à quai. 14 mars  500 $ Jean-Paul Décoste
Ouellet, Jean-Marc Grosses-Roches Dérogation aux conditions de son permis en pêchant du poisson de fond. 3 mars 250 $ Lucie Morissette
Bouchard, Clément Les Méchins Pêche du flétan du Groënland (turbot) sans qu'il ne soit autorisé à pêcher cette espèce 3 mars  200 $ Lucie Morrissette
Anctil, Robin Kamouraska Dérogation aux conditions de permis:
  • Utilisation de filets maillants inférieurs à 152 mm.
  • Utilisation de filets maillants sans étiquettes valides.
10 mars 2000 $ Julie Dionne
Pelletier, Georges-Guy Sainte-Anne-des-Monts Complot et infractions à divers articles de la Loi sur les pêches 30 janvier 40 748,72 $ Jean-Paul Décoste
Poissonnerie Rimouski-Est Rimouski Complot et infractions à divers articles de la Loi sur les pêches. 8 février 40 748,72 $ Richard Côté
Vallée, Jean-Guy Sainte-Anne-des-Monts Complot et dérogation aux conditions de permis. 30 janvier 12 198 $ Jean-Paul Décoste
Bouchard, Clément Matane Exploitant non autorisé. 3 mars 200 $ Lucie Morissette
Dion, Alain Matane Dérogations aux conditions de permis. 27 février 1 200 $ Lucie Morrissette
Mansbridge, Russell La Tabatière Pêche avec des casiers à crabe sans étiquettes.
Pêche sans permis.
Entrave: Fausse déclaration.
22 février 750 $
500 $
200 $
Confiscation des engins de pêche.
Gabriel Lassonde
Driscoll, Eldon Saint-Augustin Pêche au turbot sans étiquettes valides sur les filets. 22 février 500 $ Gabriel Lassonde
Letemplier, Victor Blanc-Sablon Dépassement de quota de morue. 20 février 1 000 $ Gabriel Lassonde
Mclean, Bruce Rocky Harbour, TN Utilisation d'un bateau de pêche sans autorisation. 20 février 300 $ Gabriel Lassonde
Dumas, Germain Lourdes-de-Blanc-Sablon Dépassement de quota de morue. 20 février 1 000 $ Gabriel Lassonde
Morneau, Jacques Les Escoumins Dérogation à ses conditions de permis pour la pêche au turbot:

Maillage inférieur à la limite permise.
Filet à turbot sans étiquette valide.

13 février 500 $
300 $

Saisie du poisson pour une valeur de 548,25 $

Gabriel De Pokomandy
Simoneau, Roberto Portneuf-sur-Mer Cueillette de myes dans une zone fermée. 13 février 400 $ Gabriel De Pokomandy
Berger, Rosaire Portneuf-sur-Mer Vente de myes sans détenir un permis. 13 février 1 000 $
Amende supplémentaire de 1 284,16 $ pour la valeur des  myes.
Gabriel De Pokomandy
Lafrance, Daniel Forestville Cueillette de myes inférieures à la taille légale de 51 mm. 13 février 100 $ Gabriel De Pokomandy
Robitaille, Yan Longue-Rive Cueillette de myes dans une zone fermée. 13 février 400 $ Gabriel de Pokomandy
Savard, Gaétan Portneuf-sur-Mer Cueillette de myes dans une zone fermée. 13 février 550 $ Gabriel De Pokomandy
Perron, Dave Longue-Rive Cueillette de myes dans une zone fermée. 13 février 300 $ Gabriel De Pokomandy
Compagnie 29730819 inc. Cap-D'espoir Dérogation à ses conditions de permis pour appel en mer. 11 avril 1 000 $ Embert Whitton
Landry, Joël Havre-Saint-Pierre Entrave au travail des agents des pêches. 10 avril 350 $ Probation d'un an: garder la paix et avoir une bonne conduite Louise Gallant
Vaillancourt, Claude Longue-Pointe-de-Mingan Utilisation de son bateau par un aide-pêcheur sans autorisation. Dépassement de quota de pétoncle. 11 avril 400 $
1 500 $
Louise Gallant

Retour

 

NOUVELLE ESPÈCE ENVAHISSANTE SIGNALÉE AUX ÎLES-DE-LA-MADELEINE

Par Karina Laberge

La présence d’une nouvelle espèce envahissante a été signalée aux Îles-de-la-Madeleine cet été. Il s’agit d’un tunicier, le botrylle étoilé, qu’on a trouvé dans la lagune de Havre-aux-Maisons et à la marina de Havre-Aubert. Cet animal, qui vit en colonie, se fixe aux structures solides (roches, algues, quais, structures aquacoles, bateaux) pour former des taches, puis des masses en formes de stalactites (minces plaques suspendues). La présence de botrylles a aussi été signalée dans les Maritimes.

Pour le moment, il existe très peu de données sur cette espèce, ni sur ses impacts sur l’écosystème et les activités humaines ou encore, sur les moyens de la contrôler.

Les scientifiques tentent d’en savoir plus sur le botrylle et ses modes de reproduction dans le but de déterminer les actions à prendre pour limiter la propagation de l’espèce. Un comité local regroupant Pêches et Océans Canada et le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec a été formé pour établir un plan d’action. Des plongeurs ont déjà parcouru les points stratégiques des Îles-de-la-Madeleine pour tenter d’identifier les baies et lagunes touchées. Une équipe sensibilise de son côté les plaisanciers, pêcheurs et aquaculteurs aux comportements à adopter pour protéger les plans d’eau et installations qui ne sont pas encore affectés.

Les gens qui circulent d’un plan d’eau à un autre sont invités à faire preuve de vigilance en nettoyant à l’eau douce ou au vinaigre leur matériel (cordages, ancre, etc.) et la coque de leur bateau et en s’assurant de bien vider l’eau de la cale et les puisards. Des actions plus précises pourraient être entreprises à l’automne, lors de l’hivernage des bateaux et des équipements de pêche et d’aquaculture.

Retour

 

RECHERCHÉS : CRABES CHINOIS À MITAINE

Environnement Canada et Pêche et Océans Canada recherchent des spécimens de crabe chinois à mitaine, une espèce envahissante trouvée récemment dans le fleuve Saint-Laurent. Ce crabe vit en eau douce mais se reproduit en eau salée. Quelques individus ont été découverts au cours des deux dernières années au Canada et aux États-Unis en eau douce et salée (dans des estuaires). Les personnes capturant un crabe chinois à mitaine sont priées de le conserver dans un contenant rempli d’eau s’il est vivant, ou au congélateur s’il est mort.  Elles sont également priées de noter l’endroit et la date de la capture et de communiquer avec Yves de Lafontaine (Environnement Canada) au 514-496-5025 ou au courriel yves.delafontaine@ec.gc.ca. Ces échantillons permettront de réaliser une étude génétique sur la provenance de cette espèce envahissante.

Image - Crabe chinois à mitaine

 

Retour

 

NOUVELLES BRÈVES

Un nouveau départ pour l’Amundsen

En août dernier, le NGCC Amundsen quittait Québec pour entreprendre sa troisième mission scientifique annuelle dans l’Arctique pour 3 mois.  À bord, des scientifiques du MPO accompagnés de ceux de différents pays opéreront les équipements océanographiques les plus sophistiqués pour étudier le réchauffement de l’océan Arctique. Ils examineront toutes les facettes de l’écosystème, des fonds marins à la stratosphère et des virus aux baleines, dans les conditions météorologiques souvent extrêmes.

Afin de garder ce navire de recherche à la fine pointe de la technologie, plusieurs équipements sont ajoutés chaque année, tel qu’un système de positionnement dynamique – la grande nouveauté de l’Amundsen. Ce système, unique au pays, permet maintenant au navire d’atteindre et de conserver une position très précise, même en présence de forts vents, grâce aux deux motrices hélices ajoutées au système de propulsion du brise-glace.

Travaux portuaires au Québec

Le gouvernement du Canada a annoncé, le 29 juin dernier, un investissement de 5,65 millions $ pour des projets d’étude et des travaux de réparations à plusieurs ports de pêche au Québec.

L’investissement de 5,65 millions $ sera réparti comme suit : 920 000 $ en Gaspésie, 
4 100 000 $ aux Îles-de-la-Madeleine et 630 000 $ sur la rive nord du Saint-Laurent.  Pour la Gaspésie, les ports visés par cette annonce sont Rivière-au-Renard, Shigawake et Mont-Louis.  Aux Îles-de-la-Madeleine, ce sont les ports d’Étang-du-Nord, Grosse-Île et Havre-Aubert et sur la Côte-Nord, ceux de Havre-Saint-Pierre, Kegaska, Baie-Trinité, des Escoumins (Basques), Chevery, Rivière-au-Tonnerre et Middle Bay.

Les travaux seront entrepris par Pêches et Océans Canada, dans le cadre du Programme des ports pour petits bateaux, en collaboration avec les Administrations portuaires, qui gèrent et exploitent les installations au profit des utilisateurs locaux. Cette collaboration avec les clients permet au gouvernement fédéral de continuer de fournir aux pêcheurs commerciaux un réseau fonctionnel de ports et d’installations portuaires dans l’ensemble du Canada.

Nouveau site du MPO sur l’aquaculture

Pêches et Océans Canada a récemment lancé un nouveau site Web national sur l’aquaculture. Ce site répond aux attentes des Canadiens qui, lors d’un sondage réalisé en 2005 par le MPO sur l’aquaculture, nous ont fait part de leur désir d’avoir accès à une information impartiale et fondée sur des données scientifiques, afin de pouvoir se faire une opinion éclairée au sujet de l’aquaculture. Ce site Web fournit des réponses simples à des questions simples. On y trouve de l’information sur l’aquaculture des poissons marins, des mollusques et crustacés, des plantes marines et des poissons d’eau douce, ainsi que des renseignements sur la recherche scientifique, sur le rôle du gouvernement et sur les impacts de l’aquaculture sur l’environnement. Le site comporte également de nombreuses statistiques sur la production canadienne en aquaculture. 

www.dfo-mpo.gc.ca/aquaculture

Protocoles d’échantillonnage d’espèces marines commerciales

Pêches et Océans Canada met à la disposition du public les protocoles de cueillette des données biologiques s’appliquant aux espèces marines capturées commercialement dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent.

Pour chacune des espèces, poissons ou invertébrés, les protocoles d’échantillonnage sont illustrés sous forme de fiches techniques abrégées. Ces fiches renferment le code de l’espèce, le type de formulaire, les lignes directrices des procédures, les critères de stratification de l’échantillonnage ainsi que les techniques de prélèvement du matériel biologique devant être analysé ultérieurement en laboratoire.

Ces protocoles d’échantillonnage sont disponibles en format PDF sur le site de l’Observatoire du Saint-Laurent, de Pêches et Océans Canada, à l’adresse :

www.osl.gc.ca/sampling/fr/index.htm

Brochure Comprendre la LEP

Une nouvelle brochure du MPO, intitulée Comprendre la LEP : Comment les espèces aquatiques sont inscrites en vertu de la Loi sur les espèces en péril du Canada, est maintenant disponible.

Cette brochure utilise l’exemple de la baleine noire de l’Atlantique Nord pour expliquer concrètement le processus d’inscription d’une espèce sur la liste de la Loi sur les espèces en péril. La section « Démêler le vrai du faux » est consacrée aux fausses perceptions au sujet de la LEP, et la section « S’impliquer » décrit ce que des Canadiens ordinaires font pour favoriser le rétablissement d’espèces en péril. Pour obtenir un exemplaire de la brochure, veuillez contacter votre bureau de secteur ou le Bureau de coordination des espèces en péril, en appelant le 1-877-775-0848, ou par courriel : especesperilqc@dfo-mpo.gc.ca

Retour

Infocéans

Août - Septembre 2006
Volume 9 - Numéro 4

Publié par :
Pêches et Océans Canada
Région du Québec
Direction des communications
104, rue Dalhousie
Québec (Québec)  G1K 7Y7
Téléphone : 418-648-7747  

Directeur intérimaire : 
Marcel-M. Boudreau

Rédactrice en chef : 
Viviane Haeberlé

Coordonnateur visuel :
Denis Chamard