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Infocéans
Bulletin d'information de la région du Québec
Volume 9 – Numéro 3 – Juin - juillet 2006



L'AGENT DES PÊCHES JEAN-YVES BERNATCHEZ DÉCORÉ PAR LA GOUVERNEURE GÉNÉRALE

Par Richard Lessard

 

Photo - Jean-Yves Bernatchez et Michaëlle Jean
Jean-Yves Bernatchez, agent des pêches du secteur Gaspésie-Bas-Saint-Laurent a reçu des mains de la Gouverneure générale du Canada, Son Excellence la très honorable Michaëlle Jean, la Médaille pour services distingués des agents de la paix. 

Cinq autres agents des pêches provenant d’autres régions du pays ont aussi reçu cette prestigieuse décoration au cours d’une cérémonie spéciale tenue à Rideau Hall le 12 mai dernier.  

La Médaille a été créée en 2004 pour rendre hommage aux agents de la paix qui ont consacré au moins 20 ans de leur carrière à la sécurité et à la protection du public au Canada et qui se sont distingués dans l’exercice de leurs fonctions.  

«Depuis le début de sa carrière, a souligné le ministre Loyola Hearn, M. Bernatchez s’efforce d’offrir les meilleurs services possibles en favorisant le travail d’équipe et l’efficacité. Il donne des cours d’autodéfense et de maniement des armes à feu. Son dévouement ainsi que ses accomplissements dépassent de loin le simple sens du devoir.»  

Jean-Yves Bernatchez a débuté sa carrière en tant qu’agent des pêches en 1981. Il travaille aujourd’hui au bureau de Gaspé de Pêches et Océans Canada.

 

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TRAVAUX DE DRAGAGE EN GASPÉSIE ET AUX ÎLES-DE-LA-MADELEINE

Par Richard Lessard

Photo - port
MPO  M. Papageorges

 Pêches et Océans Canada a récemment annoncé un investissement fédéral de 731 000 $ pour des travaux de dragage d’entretien annuel à huit ports de pêche de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine.  

En Gaspésie, 275 000 $ seront investis pour des travaux de dragage aux ports de pêche de L’Anse-à-Beaufils, de Gascons (Ruisseau Chapados), de Sainte-Thérèse-de-Gaspé et de Saint-Godefroi.  

Aux Îles-de-la-Madeleine, 456 000 $ seront consacrés à des travaux de dragage aux ports de pêche de Grosse-Île (Cap du Dauphin), d’Île d’Entrée, de Millerand, et de Pointe-Basse.  

Les travaux ont commencé en avril et se poursuivront au cours des prochains mois. Un échéancier des travaux a été remis aux Administrations portuaires qui pourront informer les pêcheurs des dates prévues des travaux de dragage à chacun des ports concernés.  

Ces travaux sont entrepris par Pêches et Océans Canada dans le cadre du Programme des ports pour petits bateaux, en collaboration avec les Administrations portuaires, qui gèrent et exploitent les installations au profit des utilisateurs locaux. Cette collaboration avec les clients permet au gouvernement fédéral de continuer de fournir aux pêcheurs commerciaux un réseau fonctionnel de ports et d’installations portuaires dans l’ensemble du Canada.

 

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ÉTAT DES STOCKS

Par Karina Laberge  

Les scientifiques de Pêches et Océans Canada évaluent régulièrement l'état des ressources halieutiques canadiennes. Les espèces de poissons, de crustacés ou de mollusques qui sont exploitées le plus intensément font l'objet d'un suivi annuel afin de s'assurer du maintien à long terme des populations. Les rapports sur l'état des stocks servent de base scientifique à l'établissement des plans de pêche.  

Les rapports sur l'état des stocks sont disponibles sur le site Internet du Secrétariat canadien de consultation scientifique à l'adresse suivante : www.dfo-mpo.gc.ca/csas/  

Il est également possible de se les procurer en écrivant au Bureau régional des évaluations de stocks, Pêches et Océans Canada, Institut Maurice-Lamontagne, C.P. 1000, Mont-Joli (Québec), Canada, G5H 3Z4.  

 

 Homard des Îles-de-la-Madeleine (ZPH 22)

 •   En 2005, les débarquements et les prises par unité d’effort (PUE) sont demeurés élevés.  

•     Les tailles moyennes et les poids moyens se sont stabilisés depuis la fin de l'augmentation de la taille minimale de capture qui a été portée à 83 mm en 2003. La taille est de 7 % plus grande et le poids supérieur de 22 % à ce qui prévalait avant 1997, alors que la taille minimale de capture était de 76 mm.

•     On observe des différences marquées entre les structures de taille des mâles et des femelles liées, entre autres, à un ralentissement de la croissance des femelles au moment de l'atteinte de la maturité sexuelle, et au fait que les femelles qui font une ponte entrent dans la pêche un an plus tard que les mâles.  

•     Les taux d'exploitation calculés pour 2004 sur les mâles de la fraction commerciale étaient de 74 %, tant au sud qu’au nord des Îles-de-la-Madeleine. Un niveau de mortalité par la pêche moins élevé est souhaitable.  

•     L'abondance des femelles oeuvées est significativement plus grande qu’elle ne l’était avant l'augmentation de la taille minimale de capture, et au cours de la même période, l’indice de la production d'oeufs a doublé. Le nombre de femelles multipares a aussi augmenté, mais leur proportion relative aux femelles primipares n'a pas changé significativement entre 1996 et 2005.

•     Les indices d’abondance des prérecrues et des juvéniles provenant du relevé au chalut aux Îles-de-la-Madeleine suggèrent le maintien d’un bon recrutement à moyen terme.  

•     Afin de diminuer les taux d'exploitation, des mesures de réduction de l’effort de pêche de 12,5 % ont été proposées à l’industrie. Ceci permettrait de réduire la dépendance de la pêche sur le recrutement annuel, d’augmenter le niveau de production d’oeufs par recrue, d'accroître la proportion de femelles multipares dans la population et d'assurer leur succès reproducteur en gardant des rapports des sexes équilibrés.

 

 Buccin des eaux côtières du Québec

Picture - Whelk of the Coastal Waters of Quebec

•     Des 264 détenteurs de permis de pêche au buccin, 99 ont pêché en 2005.  

•     Les débarquements de buccins de 2005 sont en baisse de 28 % sur la Côte-Nord, en hausse de 80 % et de 127 % dans le secteur du Bas-Saint-Laurent - Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine respectivement par rapport à la moyenne de la série 2001 à 2004.  

•     Malgré l’imposition d’une taille minimale de capture de 70 mm pour l’ensemble des zones de pêche, près de 30 % des buccins ayant une taille inférieure à la taille légale ont été observés dans les débarquements des zones 1, 2 et 8. Nous recommandons le maintien de cette taille dans toutes les zones. Nous recommandons, de plus, l’utilisation d’engins de pêche qui minimisent la capture des prérecrues afin de réduire, voire éliminer, la mortalité incidente causée par la pêche.  

•     La baisse importante des débarquements et celle des taux de capture dans plusieurs zones de pêche indiquent que l’effort de pêche et les taux d’exploitation sont trop élevés dans ces zones. Nous recommandons de contrôler directement l’effort de pêche effectif dans toutes les zones de pêche.  

•     Pour les zones 4, 5, 7, 8, 11, 12 et 13, il est recommandé de limiter l’effort de pêche de façon à ce qu’il ne dépasse pas le niveau le plus bas observé depuis 2003. Toutefois, dans les zones les plus critiques 1, 2, 3 et 6, l’effort devra se situer en deçà de ce niveau. Pour la zone 15, incluant la sous-zone 15A, l’effort total ne devra pas être supérieur à celui de 2005.

 

 Mactre de Simpson des eaux côtières du Québec

 •   La région du Québec compte 10 zones de pêche à la mactre de Stimpson, soit huit sur la Côte-Nord et deux aux Îles-de-la-Madeleine. En 2005, dix permis permanents et huit permis exploratoires ont été émis au Québec.  

•     Les débarquements ont été de 882 t en 2005, soit une hausse de 5 % par rapport à 2004. Ces débarquements provenaient à 99 % de la Côte-Nord.  

•     En 2005, le quota a été atteint dans les zones 1A, 1B et 4A et dépassé dans la zone 4B. Les zones 4C et 5A n’ont pas été exploitées en 2005.  

•     Les taux moyens de capture ont varié entre 162 et 799 kg par heure de pêche pour un trait de 1 m de large selon les zones. Ces moyennes demeurent variables d’année en année dans la plupart des zones.  

•     La taille moyenne des mactres capturées demeure stable sur les principaux gisements exploités.  

•     Toute nouvelle augmentation des contingents devra se faire avec prudence car le faible taux de croissance et la sédentarité de la mactre font en sorte qu'il serait facile de surexploiter certains sites. En pratique, une telle approche pourrait correspondre à une augmentation maximale de 10 % des captures par palier de 5 ans, en autant que le contingent soit atteint de façon régulière. Ce délai permet de voir les effets de cette augmentation.  

•     Étant donné que les contingents ont été atteints et que les indices commerciaux sont stables depuis 2001, les contingents pourraient être augmentés de 10 % dans les zones 1A, 3B et 4A. Le statu quo est toutefois recommandé dans les autres zones.

 

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DERNIÈRE HEURE ! POISSON DE FOND

Zone 2J3KL : L’Initiative des recherches sur la morue du Nord et d’intendance des pêches permettra d’acquérir une meilleure compréhension du stock de cette zone. Elle comprend de nouveaux projets de recherche scientifique d’une valeur de 1,2 million de dollars, ainsi qu’un projet pilote de pêche côtière à petite échelle qui sera réalisé sur une période d’un an par Terre-Neuve-et-Labrador.

Pêche récréative : Le Ministère a annoncé qu’il y aura une pêche récréative partout au Canada atlantique où les pêcheurs commerciaux ont accès au poisson de fond, notamment à la morue.  Les détails de la pêche récréative seront déterminés et annoncés sous peu dans les régions.

Pêches commerciales : Les totaux autorisés de capture de 2006-2007 pour la pêche à la morue du nord du Golfe (3Pn, 4RS) a été fixé à 6 000 t, et celui de la morue du sud du Golfe (4TVn), à 4 000 t. Les modalités de partage actuelles seront maintenues.

À ce jour, le Ministère a investi plus de 1,8 million de dollars dans le rétablissement de la morue au Canada atlantique.

 

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LA CHINE AU PREMIER RANG DES EXPORTATIONS DE PRODUITS MARINS

Par Thomas Larouche

Les exportations chinoises de produits marins ont connu entre janvier et octobre 2005 une croissance exceptionnelle de 16,5 % par rapport à la même période l’année précédente. En 2004, elles s’élevaient à plus de 7 milliards de dollars américains.

Les produits marins sont les exportations agroalimentaires chinoises les plus importantes depuis 2000, dont une proportion importante est attribuable à la transformation d’aiglefin, de goberge et de morue provenant principalement de la Russie, de la Norvège, du Canada et des États-Unis. La valeur de ces réexportations atteignait 1,3 milliard de $US en 2004, soit près du double de 2001. Ce niveau élevé place la Chine au premier rang mondial dans le secteur de la transformation, grâce à ses coûts de main d’œuvre très faibles, à la qualité de ses infrastructures et, dans une certaine mesure, à la levée des quotas sur les importations chinoises dans plusieurs pays (depuis l’accession de la Chine à l’Organisation mondiale du commerce en 2001). Des pays comme la Norvège, le Canada et l’Islande, où la transformation des poissons de fond se faisait traditionnellement sur place, expédient une part de plus en plus importante de leurs captures en Chine.

Exportations canadiennes de produits marins vers la Chine

Graphique - Exportations canadiennes de produits marins vers la Chine

Les exportations canadiennes de produits marins à destination de la Chine ont connu une croissance importante depuis 2002. En 2005, la valeur totale de ces exportations était de 317 millions de $CAN, en hausse de 5 % par rapport à 2004. Cette croissance est toutefois moins élevée qu’en 2004, où les exportations avaient augmenté de 15 % relativement à 2003. La valeur des exportations canadiennes globales de produits de la mer a nettement diminué en 2005, surtout en raison de la chute du prix du crabe des neiges. Le crabe des neiges et la crevette sont les principales espèces exportées en Chine, avec 60 % de la valeur totale des exportations canadiennes à destination de ce pays. Les poissons de fond congelés viennent au second rang, avec une part de 15 %. Au Québec, la valeur des exportations à destination de la Chine atteignait 6 millions de $CAN en 2005, dont 75 % de crabe des neiges et 15 % de crevette nordique. La très grande majorité des exportations canadiennes et québécoises de crabe des neiges en Chine et est transformée en Chine pour être réexportée directement au Japon.

Exportations québécoises de produits marins vers la Chine

Graphique - Exportations québécoises de produits marins vers la Chine

Le marché pour les produits de la mer est en effervescence en Chine. La demande pour les produits marins importés évolue avec la forte croissance des revenus de la classe moyenne, actuellement estimée à environ 95 millions d’individus. La revue Intrafish prévoit que d’ici 2008, cette classe moyenne dépasserait le cap des 200 millions d’individus. On rapporte même qu’un supermarché est ouvert à chaque jour en Chine, tant la croissance de la demande est rapide et importante. Les importations suivent cette tendance, notamment les importations de saumon, qui ont connu une hausse de 34 % en 2005 par rapport à l’année précédente. Pour le moment, la Russie et les États-Unis sont les deux plus importants fournisseurs sur le marché chinois (le Canada est le premier fournisseur de crevette nordique). À l’avenir, cette croissance impressionnante de la demande et des importations chinoises devrait également favoriser les exportations canadiennes de produits marins.

Toutefois, il y a toujours la possibilité que le régime autoritaire ou les disparités croissantes entre les Chinois des villes côtières et ceux de l’intérieur entraînent des troubles politiques importants qui menaceraient la vigueur de l’économie chinoise. Si, par contre, le régime poursuit sa politique d’ouverture et de réformes entamée depuis 15 ans, la Chine connaîtra probablement une autre décennie de croissance, autant au niveau de l’économie en général que des importations et exportations de produits marins.

 

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NOUVEAUX FASCICULES D'INSTRUCTIONS NAUTIQUES POUR LE GOLFE DU SAINT-LAURENT

Par Karina Laberge

Deux nouveaux fascicules d’instructions nautiques couvrant la portion sud-ouest du golfe du Saint-Laurent (ATL 108) et la portion nord-est (ATL 109) viendront prochainement remplacer le livre Golfe du Saint-Laurent, édition 1992.

Les deux nouvelles publications intègrent tous les Avis aux navigateurs émis depuis 1992, de nouveaux plans, des photographies et les données de terrain les plus récentes. Ils couvrent les lignes des traversiers, les dessertes côtières, les principales routes pétrolières, les ports à haut risque, les ports de pêche, les ports de desserte de régions éloignées et d’intérêts régionaux, avec, pour les plus importants, l’information spécifique s’y rapportant.  

 

Sud-Ouest du golfe (ATL 108)

Le fascicule Sud-Ouest du golfe présente des cartes à grande échelle pour neuf ports de pêche ou de plaisance. On y présente les parcs Forillon et de l’Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé, un port privé, les accès au chantier maritime de Gaspé, les parcs d’hivernage ainsi que les deux bandes autochtones liées à la pêche. Les ports de plaisance y sont indiqués avec la liste de leurs services.

Ce fascicule sera disponible en juillet  auprès des détaillants autorisés de cartes marines.

 

Nord-Est du golfe (ATL 109)

Le fascicule Nord-Est du golfe couvre des centaines d’îles, d’îlots et d’écueils présents dans les nombreux archipels de la Côte-Nord et des détails de navigation côtière importants. Il présente les accès aux parcs d’hivernage de Blanc-Sablon et de La Tabatière et une carte à grande échelle du port de pêche de Tête-à-la-Baleine.

Ce fascicule sera disponible en juillet  auprès des détaillants autorisés de cartes marines.

 

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PÊCHEURS ! LA TORTUE LUTH EST UNE ESPÈCE EN VOIE DE DISPARITION - VOUS POUVEZ L'AIDER !
Photo - Tortue luth

La tortue luth est non seulement beaucoup plus grosse que toutes les autres tortues marines du monde, elle est le plus gros reptile de la planète! Elle peut atteindre une longueur de plus de 2 mètres et un poids de plus de 900 kg.  On peut apercevoir des tortues luth en été, dans nos eaux côtières, lorsqu’elles se nourrissent de méduses près de la surface.

Cette espèce de tortue est en voie de disparition. Les engins de pêche constituent un danger pour cet animal et même une cause importante de mortalité. N’ayant jamais acquis la capacité de nager à reculons, la tortue luth ne peut pas reculer quand elle rencontre des filets de pêche, des cordages et d’autres débris en mer. Lorsqu’elle s’enchevêtre dans des engins de pêche ou s’accroche à des cordages, elle ne peut plus nager correctement et n’arrive ainsi plus à se nourrir.

Si une tortue luth se prend dans vos engins de pêche, aidez-la à s’en sortir et signalez cette situation à votre bureau local de Pêches et Océans Canada. Si vous observez une tortue luth en mer ou en trouvez une échouée sur la plage, communiquez également avec le Ministère. Tous les signalements de tortues contribueront à mieux connaître la distribution de cette espèce en voie de disparition.

Pour plus de renseignements sur la tortue luth, visitez le site des espèces en péril à l’adresse suivante :

www.especesaquatiquesenperil.gc.ca

 

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NOUVELLES BRÈVES

Comité côtier sur la Haute Côte-Nord – Expérience réussie!

Une décennie après avoir créé le premier Comité côtier au pays, Pêches et Océans Canada se félicite des résultats obtenus. L'objectif du projet était de confier la gestion intégrée d'une partie de la zone côtière du Saint-Laurent à un organisme géré par des représentants locaux. Selon Jean Morisset, biologiste du secteur Côte-Nord, la Haute-Côte-Nord a été choisie en 1996 parce qu’elle se prêtait très bien à ce type d'expérience en raison de la variété des activités locales comme l'observation des baleines, la pêche, la cueillette de myes et la diversité des habitats. Pour la direction du Comité, le plus grand défi a été de concilier les intérêts souvent très divergents des utilisateurs de la zone côtière. Le Comité côtier est notamment à l'origine de la création d'une association de cueilleurs de myes professionnels et a largement contribué à la refonte des règlements fédéraux en matière de cueillette de ce mollusque.  

Nouvelle saison de levées hydrographiques

Le Service hydrographique du Canada (SHC), de Pêches et Océans Canada, a débuté sa saison 2006 de levées hydrographiques sur les plans d’eau navigables du Québec. Les levées de cet été viseront particulièrement le lac Saint-Louis, l’ensemble du chenal maritime du Saint-Laurent, les secteurs de Montmagny et Cacouna, la baie des Chaleurs ainsi que la Basse Côte-Nord. Les levées se font à bord de vedettes hydrographiques équipées d’échosondeurs et de systèmes électroniques de positionnement très précis. L’exercice permet de déceler les hauts-fonds et de mettre à jour les publications nautiques et les cartes marines officielles produites par le SHC de façon à rendre la navigation plus sécuritaire.

Les navigateurs sont invités à aviser le SHC lorsqu’ils découvrent un danger (ou apparence de danger) à la navigation ou des changements observés par rapport aux cartes marines actuelles. Des hydrographes verront à valider et positionner avec précision les renseignements fournis. Afin de faciliter cette vérification, il est important de signaler tous les détails du danger : sa nature, sa position, la date et l’heure d’observation, etc. L’information peut être transmise par téléphone au (418) 775-0502 ou par courriel au shcinfo@dfo-mpo.gc.ca

Hareng 4TVn

Pour la pêche du printemps, le TAC a été fixé à 9 000 tonne, soit une baisse par rapport au quota de 11 000 t de 2005. Le TAC tient compte de l'état faible de ce stock tout en préconisant une approche visant le rétablissement de la composante du printemps tel que recommandé par le MPO et la majorité des intervenants.  Pour la pêche d’automne, le TAC a été fixé à 68 800 t. Ceci représente également une baisse par rapport au quota de 70 000 t de 2005 et correspond au taux d'exploitation de référence établi avec les intervenants.

Morue 3Ps et autres poissons de fond

Le TAC pour la morue 3Ps est fixé à 13 000 tonnes en 2006, alors qu’il était de 15 000 tonnes l’an dernier. Cette réduction était nécessaire pour assurer la pérennité de la pêche à la morue dans la zone 3Ps. Le TAC demeure conservateur, mais il sera possible de vérifier dans une certaine mesure les affirmations de l’industrie selon lesquelles des TAC plus élevés pourraient être fixés pour ce stock. Le TAC sera réparti selon les ententes de partage actuelles.

Pour ce qui est des autres poissons de fond, le TAC passera de 8 000 à 8 500 tonnes pour le sébaste de l’unité II. Cette augmentation de 500 tonnes servira à des évaluations scientifiques. Les quotas pour la plie grise (650 tonnes) et la raie (1 050 tonnes) demeurent les mêmes en 2006-2007 et le moratoire sur la plie canadienne 3Ps demeure en place.

Carcasses de baleines – Ouvrez l’œil!

On peut à l’occasion trouver le long du Saint-Laurent des mammifères marins morts échoués sur la grève. Les carcasses de ces animaux contiennent des informations précieuses pour la recherche scientifique. Selon l’espèce et l’état de la carcasse, des échan-tillonnages seront effectués par des experts du Réseau québécois d’urgences pour les mammifères marins ou de Pêches et Océans Canada, s’il s’agit de bélugas. Toute personne découvrant une carcasse de mammifère marin est priée de la signaler rapidement au Réseau au 1-877-7baleine (1-877-722-5346).

Plan Saint-Laurent

Le site Internet du Plan Saint-Laurent pour un développement durable est désormais accessible. Il renseigne le visiteur sur la mise en œuvre de la quatrième entente Canada-Québec sur le Saint-Laurent, laquelle se poursuivra jusqu’en 2010. On peut visiter le site à l’adresse suivante :

 www.planstlaurent.qc.ca

Plan de gestion intégrée pour la baie de Cascapédia

Le Comité des usagers de la baie de Cascapédia, parrainé par le Comité ZIP baie des Chaleurs, dévoilait récemment le Plan de gestion intégrée de la baie de Cascapédia, fruit du travail de concertation entrepris en 2001 . En plus de contenir un portrait détaillé du territoire qui regroupe la municipalité de Maria, la communauté de Gesgapegiag et la ville de New Richmond, le document décrit les principaux enjeux ainsi que les problèmes reliés à la zone côtière. On y propose également une série d’actions à mettre en œuvre pour assurer le développement durable de la baie de Cascapédia.

Une douzaine d’initiatives de gestion intégrée, auxquelles participe Pêches et Océans Canada, sont en place ou en cours de développement dans le Saint-Laurent marin. Les premières expériences menées sur la Haute Côte-Nord et dans la baie des Chaleurs remontent à 1996.

Journée mondiale d’hydrographie

Pêches et Océans Canada célébrera le 21 juin la première Journée mondiale de l’hydrographie instituée par L’Assemblée générale des Nations Unies. Cette journée bien spéciale vise à souligner le travail des hydrographes et à accroître la visibilité de l’information hydrographique à l’échelle inter-nationale.  Le thème de cette année est « La sécurité de la navigation ».

Le Canada est une figure de proue dans le domaine de la cartographie marine. Depuis la création du Service hydrographique du Canada il y a plus cent vingt ans, les hydrographes ont joué un rôle fondamental dans le développement de technologies permettant de mieux naviguer dans le monde. L’Organisation hydrographique internationale travaille quant à elle avec ses 76 états-membres à produire des cartes électroniques de navigation à la fine pointe de la technologie.

 

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Infocéans

Juin - Juillet 2006
Volume 9
Numero 3

Publié par :
Pêches et Océans
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