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Infocéans
Bulletin d'information de la région du Québec
Volume 9 – Numéro 1 – Février - Mars 2006



NOUVEAU MINISTRE DES PÊCHES ET DES OCÉANS : L'HONORABLE LOYOLA HEARN
Photo - Loyola Hearn

 

Le 6 février 2006, le Premier ministre Stephen Harper annonçait la nomination de Loyola Hearn en tant que ministre des Pêches et des Océans.

L’honorable Loyola Hearn a été élu pour la première fois à la Chambre des communes en 2000 dans la circonscription de St. John’s South–Mount Pearl à Terre-Neuve-et-Labrador. Il a été réélu en 2004 et 2006.

Jusqu’à tout récemment, M. Hearn était porte-parole de son parti pour les pêches et les océans. Auparavant, il avait été porte-parole pour les questions liées au portefeuille du leader du gouvernement à la Chambre des communes, ainsi que pour les travaux publics et les services gouvernementaux et le patrimoine canadien.

En outre, M. Hearn a agi à titre de leader parlementaire du Parti conservateur et a siégé au sein de nombreux comités permanents et sous-comités parlementaires.

Avant d'être député au Parlement, M. Hearn a siégé à l’Assemblée législative de Terre-Neuve de 1982 à 1993 comme député de St. Mary's–The Capes, et a été ministre de l’Éducation de 1985 à 1989.

M. Hearn est né dans le village de pêcheurs de Renews, où il a fait ses premières années d’études. Après son secondaire, il a étudié à l’Université Memorial et à l’Université du Nouveau-Brunswick. En 1969, il a obtenu son diplôme de l’Université Memorial et est retourné à Renews pour y entreprendre une carrière en enseignement.

M. Hearn et sa femme, Maureen, ont deux enfants, et vivent à Renews.

 

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BILAN DES PÊCHES COMMERCIALES AU QUÉBEC : SAISON 2005

Par Richard Lessard

Photo - Crabes

 

À la fin de novembre 2005, 57 000 tonnes de poissons, de mollusques et de crustacés avaient été débarquées au Québec, pour une valeur de 140 millions de dollars. Ces résultats respectent la moyenne des 15 dernières années.

Le volume des débarquements, toutes espèces confondues, est similaire à la moyenne de 59 000 tonnes des 15 dernières années. La valeur des débarquements, atteignant 140 millions de dollars en 2005, est légèrement supérieure à la moyenne de 134 millions de dollars sur 15 ans.

Au chapitre des espèces capturées, on note des résultats positifs. La saison 2005 révèle en effet une hausse des débarquements et de la valeur de la morue, du pétoncle et du flétan de l’Atlantique. Le volume de capture du crabe des neiges a aussi connu une augmentation de 8 %.

Les prix au débarquement du homard, de la crevette, du pétoncle, du flétan de l’Atlantique, du hareng et du maquereau ont tous connu une hausse par rapport à 2004. Le prix du crabe des neiges a chuté de 43 %.

Graphique - Évolution des débarquements de l'industrie de la pêche au Québec, entre 1990 et 2005(p)

 

Résultats selon les secteurs maritimes

La Gaspésie

Les débarquements, toutes espèces confondues, pour la Gaspésie s’élèvent à 36 000 tonnes pour une valeur de 73 millions de dollars. Ceci constitue une baisse du volume et de la valeur par rapport à la saison 2004, dont les résultats étaient de 40 000 tonnes pour une valeur de 108 millions de dollars. Cependant, volume et valeur sont supérieurs à la moyenne des 15 dernières années.

En 2005, 64 % de toute la ressource marine récoltée au Québec a été débarquée dans des ports gaspésiens. Les débarquements en Gaspésie sont constitués à 45 % de crevette et à 27 % de crabe des neiges. Près de 60 % de tout le crabe des neiges et 92 % de toute la crevette du Québec ont été débarqués dans les ports de la Gaspésie.

La valeur des débarquements en Gaspésie représente 52 % de la valeur totale des débarquements pour le Québec. Ce résultat est notamment constitué à 44 % de crabe des neiges et à 29 % de crevette.

Les Îles-de-la-Madeleine

Les débarquements, toutes espèces confondues, pour les Îles-de-la-Madeleine s’élèvent à un peu plus de 9 000 tonnes pour une valeur de plus de 44 millions de dollars. Ceci constitue une baisse du volume et de la valeur par rapport à la saison 2004, dont les résultats étaient de 11 000 tonnes pour une valeur de 55 millions de dollars. Même si le volume des débarquements est inférieur à la moyenne des 15 dernières années, la valeur quant à elle la dépasse largement de près de 8 millions de dollars.

En 2005, 16 % de toute la ressource marine récoltée au Québec a été débarquée dans les ports des Îles-de-la-Madeleine. Ce résultat est notamment constitué à 26 % de homard et à 24 % de crabe des neiges. Près de 75 % de tout le homard du Québec a été débarqué dans les ports des Îles-de-la-Madeleine.

En 2005, la valeur des débarquements aux Îles-de-la-Madeleine représente 31 % de la valeur de tous les débarquements pour le Québec. Ce résultat est notamment constitué à 73 % de homard et à 19 % de crabe des neiges.

 

La Côte-Nord

Les débarquements, toutes espèces confondues, pour la Côte-Nord s’élèvent à 11 400 tonnes pour une valeur de 24 millions de dollars. Ceci constitue une hausse du volume débarqué, mais une baisse de la valeur des débarquements par rapport à la saison 2004, dont les résultats étaient de 10 000 tonnes pour une valeur de 35 millions de dollars. Le volume et la valeur des débarquements sur la Côte-Nord sont inférieurs à la moyenne des 15 dernières années.

En 2005, 20 % de toute la ressource marine récoltée au Québec a été débarqué dans les ports de la Côte-Nord. Ce résultat est notamment constitué à 39 % de crabe des neiges et à 13 % de poisson de fond. Près de 70 % de tout le pétoncle du Québec a été débarqué dans les ports de la Côte-Nord.

Pour 2005, la valeur des débarquements sur la Côte-Nord représente 17 % de la valeur de tous les débarquements pour le Québec. Ce résultat est notamment constitué à 61 % de crabe des neiges.

Les espèces récoltées au Québec en 2005

Le Canada est demeuré le principal fournisseur mondial de crabe des neiges avec des débarquements de 95 250 tonnes, dont plus de 85 % ont été exportés vers les États-Unis. Le prix pour ce crustacée a baissé de 30 % sur le marché américain et de 25 % sur le marché japonais en raison de l’effet combiné d’une baisse de la demande et de la chute du dollar canadien.

Malgré une diminution de la valeur des débarquements de homard par rapport à 2004, l’année 2005 constitue statistiquement une excellente année. Aux Îles-de-la-Madeleine, les prix et les débarquements sont demeurés stables. En Gaspésie, le volume récolté a diminué, mais cette situation a été atténuée par une augmentation du prix au débarquement.

Malgré un total admissible de captures record, les débarquements de crevette ont diminué de 22 %. Cette baisse est attribuable à une mésentente sur le prix au débarquement survenue en mi-saison entre pêcheurs et transformateurs. La valeur du pétoncle a connu une hausse en raison notamment de la baisse des débarquements aux États-Unis. Son tonnage a lui aussi augmenté, principalement à cause d’une hausse de 72 % des débarquements aux Îles-de-la-Madeleine.

La valeur des débarquements de morue en Gaspésie s’est élevée à 1,3 millions de dollars, soit près de 64 % de la valeur totale débarquée au Québec. Sur la Côte-Nord, elle est évaluée à 606 000 $, soit près de 29 % du total québécois. Finalement, les débarquements de cette espèce aux Îles-de-la-Madeleine ont rapporté 150 000 $, ce qui équivaut à 7 % de la valeur totale débarquée au Québec.

Toujours du côté des poissons de fond, les résultats pour 2005 montrent que les 3 000 tonnes de flétan du Groenland débarquées en Gaspésie ont généré 4,8 millions de dollars, soit près de 76 % de la valeur totale débarquée au Québec. Quant au flétan de l’Atlantique, sa valeur en Gaspésie s'élève à 548 000 $, ce qui représente près de 64 % de la valeur totale débarquée dans les ports du Québec.

En ce qui a trait aux poissons pélagiques, on a observé aux Îles-de-la-Madeleine une forte baisse des débarquements de hareng alors qu’ils ont augmenté en Gaspésie. La valeur des débarquements en Gaspésie s'élève à 981 000 $, soit près de 68 % de la valeur totale pour le Québec. L’année 2005 a vu diminuer les débarquements de maquereau en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine. La valeur des débarquements dans l’archipel s'élève à 381 000 $, soit près de 69 % de la valeur totale pour le Québec.

Tableau - Bilan de la saison 2005 au Québec

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PLUS D'INFO SUR MARINFO !

Depuis quelques années, la Garde côtière canadienne, région du Québec, renforce sa présence sur Internet avec Marinfo, son portail d’information maritime, et offre encore plus de renseignements utiles à ses clientèles. Une multitude d’informations sont maintenant disponibles par ce portail, tels les avis à la navigation, les avis aux navigateurs, le programme de balisage, la position des navires de la Garde côtière ainsi que des renseignements sur les glaces. De plus, des données géoréférencées permettent d’obtenir toute cette information, en temps réel, sur fond cartographique.

Nous vous invitons à consulter régulièrement le portail Marinfo et à en faire un site de référence pour les renseignements maritimes sur le Saint-Laurent.

(P.F.)

www.marinfo.gc.ca

Image - Site Marinfo

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ENQUÊTE SUR LA PÊCHE RÉCRÉATIVE AU CANADA 2005

Le 25 janvier dernier, Pêches et Océans Canada (MPO) lançait l’Enquête sur la pêche récréative au Canada de 2005, en collaboration avec les gouvernements des provinces et des territoires. 

Cette enquête est l’évaluation la plus exhaustive de la pêche récréative à être menée au Canada. Elle est réalisée tous les cinq ans depuis 1975, et ses résultats sont la principale source d’information dont les organismes de gestion des pêches disposent sur la pêche récréative dans toutes les provinces et tous les territoires.

Au cours des semaines à venir, des organismes provinciaux et territoriaux ainsi que le MPO enverront par la poste des questionnaires à 82 000 Canadiens et pêcheurs d’autres pays. Cette enquête vise à recueillir de l’information fiable et à jour sur l’importance et la popularité de la pêche récréative au Canada. Les répondants seront interrogés sur les endroits où ils pêchent et la fréquence à laquelle ils le font, les poissons qu’ils capturent et qu’ils conservent, le montant qu’ils dépensent pour mener leurs activités de pêche et leur opinion sur des questions de gestion précises.

Selon les résultats de l’enquête de 2000, la pêche à la ligne est une activité de plein air très pratiquée au Canada. En effet, en 2000, 3,6 millions de pêcheurs adultes actifs ont effectué 48 millions de jours de pêche. Près des deux tiers des poissons capturés ont alors été relâchés. La réussite des programmes de pêche avec relâche des prises illustre l’importance que les pêcheurs récréatifs accordent à la conservation. Dans l’ensemble, on estime que ces derniers ont dépensé 6,7 milliards de dollars au Canada en 2000.

L’an prochain, un rapport final sur l’enquête de 2005 sera publié et présentera les résultats obtenus partout au Canada ainsi que dans chaque province et territoire.

Pour plus d’information sur les résultats des enquêtes précédentes sur la pêche récréative au Canada, veuillez cliquer sur le bouton Statistiques qui se trouve dans la page d’accueil du site du MPO à

 www.dfo-mpo.gc.ca

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LOI SUR LES ESPÈCES EN PÉRIL : CONSULTATION SUR L'INSCRIPTION DE LA RAIE TACHETÉE

Par Chantale Thiboutot

 

Image - Raie tachetée

Au cours des derniers mois, le COSEPAC (Comité sur la situation des espèces en péril au Canada) a recommandé au Gouver-nement d’inscrire certaines espèces à la Liste des espèces en péril. 

Pêches et Océans Canada consulte actuelle-ment en vue d’obtenir vos commentaires concernant la recommandation du COSEPAC d’ajouter les popula-tions suivantes à cette liste :

•   La population de raie tachetée de l’est du plateau néoécossais (menacée)

•   La population de raie tachetée du sud du golfe du Saint-Laurent (en voie de disparition)

Le COSEPAC justifie la désignation de ces populations en précisant que l'espèce est vulnérable à l'exploitation en raison des caractéristiques de son cycle biologique (âge tardif de maturité, longue durée de génération, faible fécondité, lent taux de croissance), ce qui réduit le taux de rétablissement de l'espèce et augmente les risques de disparition.

Le rapport du COSEPAC signale que depuis le début des années 1970, l'abondance d'individus matures aurait diminué de plus de 90 % dans l'est du plateau néo-écossais et de 98 % dans le sud du golfe du Saint-Laurent. La zone occupée par les deux populations semble également avoir diminué considérablement depuis le milieu des années 1980.

Toujours selon le COSEPAC, une des causes probables du déclin est le taux non-viable de raies capturées en prise accessoire lors de pêches dirigées vers d'autres espèces de poissons de fond (en particulier les poissons plats).

Lorsqu’une espèce est inscrite à la Liste des espèces en péril, des mesures de gestion et/ou de rétablissement sont mises en œuvre. De plus, les espèces inscrites comme étant disparues, en voie de disparition ou menacées sont automatiquement protégées par des interdictions prévues à la Loi.

D’autres consultations en cours

D’autres espèces aquatiques sont aussi en processus de consultation pour l’ajout à la Liste des espèces en péril. Notons, entre autres, la population de bar rayé de l’estuaire du Saint-Laurent (disparue au Canada); la population de bar rayé du sud du golfe du Saint-Laurent (menacée) et le chevalier cuivré (en voie de disparition).

Vous pouvez nous faire connaître votre opinion sur l’inscription de ces populations en vous procurant les cahiers de consultation sur le site du registre public (www.registrelep.gc.ca) ou en contactant le Bureau de coordination des espèces en péril, région du Québec :

Tél. :  1-877-775-0848

Courriel : especesperilqc@dfo-mpo.gc.ca

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CONSULTATION 2006 DU MPO AVEC L'INDUSTRIE DES PÊCHES

Chaque année, Pêches et Océans Canada, région du Québec, tient plusieurs rencontres de consultation avec les intervenants de la pêche dans le but d’élaborer les différents plans de pêches et mesures de gestion qui seront en place pour la prochaine saison de pêche. Le calendrier ci-dessous présente les dates et les endroits de ces rencontres.

Note : Les dates des consultations sont sujettes à changement sans préavis.  Prière de vérifier avec votre bureau local du MPO.

Espèces Comités consultatifs Responsabilité Lieu Date
         
Poissons de fond Poisson de fond du golf Régional Moncton

11-12 avril 2006

         
Pélagiques Atlantique maquereau Sectoriel N/D Avril (à détérminer)
  Petits pélagiques, Côte-Nord (hareng 4S) Sectoriel Sept-Îles Semaine du 17 avril 2006
         
Crustacés Crabe de la zone 13 Interrégional N/D À déterminer
  Crabe hyas des Îles-de-la-Madeleine Sectoriel I.M. 1er mars 2006
  Crabe commun des Îles-de-la-Madeleine Sectoriel I.M. 1er mars 2006
  Crabe des neiges de la zone 12 Interrégional Moncton 14 mars 2006
  Crabe de neiges zone F Interrégional I.M. 21 mars 2006
  Crabe commun de la Gaspésie Sectoriel Gaspé 22 mars 2006 AM
  Crabe des neiges zone E Interrégional Moncton 23 mars 2006
         
Mollusques Pétoncles des Îles-de-la-Madeleine Sectoriel I.M. Mars 2006 (à déterminer)
  Comité élargi de gestion intégrée du bassin aux Huîtres des I.M. Sectoriel I.M. Lundi, mars 06, 2006
  Buccin des Îles-de-la-Madeleine Sectoriel I.M. 7 mars 2006 PM
  Mactre de l'Atlantique, mactre de Stimpson et couteau de mer des I.M. Sectoriel I.M. 7 mars 2006 AM
         
Échinodermes Oursin de la Gaspésie Sectoriel Gaspé À déterminer
         
Espèces Autres rencontres Responsabilité Lieu Date
         
Poissons de fond Flétan du Groenland Régional + Sect. Québec Mars 2006 (à déterminer)
         
Pélagiques Atelier vision à long terme hareng et maquereau du sud du golfe Sectoriel Moncton 20 et 21 mars 2006

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NOUVELLES ÉDITIONS DE CARTES MARINES

Par Karina Laberge

Le Service hydrographique du Canada (SHC) a produit récemment de nouvelles éditions de cartes marines pour la Basse-Côte-Nord et les Îles-de-la-Madeleine :

• Carte 4473, Île de la Grande Passe aux Îles Bun

• Carte 4957, Havre-Aubert

Les nouvelles éditions mettent à jour l’ensemble des données apparaissant sur ces cartes : profondeurs au large et le long des quais, position et caractéristiques des bouées, obstacles sous-marins, toponymes et toutes autres données pertinentes pour les navigateurs. Elles incorporent des données de sondages récemment acquises par le Service hydrographique du Canada.

Les navigateurs auront donc à se procurer les nouvelles éditions qui les concernent auprès de leur dépositaire habituel. Les cartes seront maintenues à jour grâce aux Avis aux navigateurs.

Les Tables des marées et courants du Canada 2006 sont maintenant disponibles. Cette année, le phare de Pointe-au-Père à Rimouski a été choisi pour illustrer les quatre volumes des tables des marées qui couvrent l’est du Canada.

Pour plus d’information sur les produits et services du Service hydrographique du Canada, consultez le site

www.cartes.gc.ca.

 

Photo - Cartes marines - Tables des courants et marées du Canada

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Infocéans

Février - Mars 2006
Volume 9 
Numero 1

Publié par :
Pêches et Océans
Canada
Région du Québec
Direction des communications
104, rue Dalhousie
Quebec
(Québec)  G1K 7Y7
Telephone: 
418- 648-7747

Directeur intérimaire :
Marcel-M. Boudreau

Rédactrice en chef :
Viviane Haeberlé

Coordonnatrice de production :
Karina Laberge

Coordonnateur visuel :
Denis Chamard