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Bulletin d’information pour le Québec
Octobre-novembre 2017/volume 20/numéro 5

La collaboration en science : un élément essentiel pour accroître les connaissances scientifiques

Photo de trois hommes sur la glace; deux tiennent un gros vilebrequin, le troisième une carabine
© Laetitia
Activités de recherche dans l’Arctique, à l’ombre de l’Amundsen.

Depuis 30 ans, les équipes de l’Institut Maurice-Lamontagne côtoient d’autres équipes scientifiques d’ici et de partout dans le monde afin de partager des connaissances et tirer parti de ce qui se fait ailleurs. Ces échanges permettent de bonifier nos programmes de recherche et de monitorage et de dégager une idée juste des tendances de l’environnement et de la biodiversité dans le monde.

Des réseaux dynamiques
Bon nombre de nos chercheurs sont membres de réseaux tels que Québec Océan, un regroupement de scientifiques en océanographie, Ressources aquatiques Québec, un regroupement de chercheurs pour le développement durable de l’industrie aquacole et des pêches au Québec, ou encore le Réseau Québec maritime, qui anime la recherche et l’innovation dans les différents domaines liés au secteur maritime. Des chercheurs participent également au Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, au North Atlantic Right Whale Consortium en Nouvelle-Angleterre ainsi qu’au Canadian Healthy Oceans Network (CHONe). Les projets de recherche coopératifs de ces réseaux créent une base scientifique solide en appui aux efforts de conservation marine du Canada.

La grande majorité de nos chercheurs sont aussi professeurs associés dans des universités comme l’Université du Québec à Rimouski, l’Université Laval ou l’Université McGill, et supervisent des étudiants qui poursuivent des études supérieures en sciences. Plusieurs projets de recherche sont également menés conjointement avec des centres universitaires. C’est le cas avec l’Institut des sciences de la mer de Rimouski ou des organismes tels que le Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins ou la Station de recherche des îles Mingan.

Partenariats internationaux
À l’échelle internationale, la recherche menée par nos équipes contribue :

  • à l’identification et à la protection des écosystèmes marins, des communautés, des espèces et des habitats vulnérables;
  • à une meilleure connaissance de la variabilité des océans et des effets des changements climatiques;
  • à la gestion durable des stocks de poissons qui chevauchent des frontières et des stocks de poissons grands migrateurs dans l’océan Atlantique;
  • à la pratique de pêches durables et à des stratégies de récolte qui tiennent compte de l’approche de précaution.
Photo du pont d’un navire en pleine mer
MPO L. Lefrançois
Plusieurs projets de recherche ne pourraient pas se réaliser sans le partage des ressources des organisations impliquées, comme les navires de recherche.

Pour réaliser leur mandat, nos scientifiques ont tissé des liens étroits avec l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer, qui contribue à la connaissance des océans et de leurs ressources, à la surveillance du milieu marin et du littoral de même qu’au développement durable des activités maritimes. Ils ont également collaboré avec la National Oceanic and Atmospheric Administration, une agence américaine qui s’intéresse principalement aux changements climatiques et au partage des connaissances pour protéger les écosystèmes marins et les ressources et qui veille à une gestion durable des pêches. Dans le but d’assurer la sécurité du transport maritime, notre équipe du Service hydrographique du Canada collabore aussi avec des experts internationaux afin de demeurer à la fine pointe en matière de services et de renseignements aux navigateurs.

Toutes ces collaborations donnent accès à de l’expertise complémentaire de même qu’à un plus vaste choix de plateformes d’opération et d’équipements ou de données. Nous mobilisons ainsi les ressources, nous bénéficions d’une méthodologie scientifique améliorée et nous perfectionnons le transfert des connaissances et des développements technologiques.

Tracer la route
Les données recueillies pour surveiller nos océans sont partagées avec d’autres pays et font partie des produits et services offerts pour la météorologie, la gestion des situations d’urgence et la sécurité maritime. Nos scientifiques appuient le programme Argo bouée flottante qui donne un aperçu du rôle des océans dans le climat. Ils entreprennent aussi des recherches visant à comprendre les changements climatiques et à s’y adapter. Ils ont influencé le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat et contribuent encore aujourd’hui aux travaux de ce groupe. Nos équipes jouent également un rôle essentiel en tant que membres d’organisations scientifiques internationales, notamment auprès du Conseil international pour l’exploration de la mer, et au sein des projets de surveillance et de gestion de données à grande échelle orchestrés par la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO. De plus, le Service hydrographique du Canada est membre de l’Organisation hydrographique internationale. Des activités scientifiques bilatérales avec les États-Unis et le Danemark ont également été entreprises en appui à la souveraineté du pays en vertu de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer.

Des avis scientifiques indépendants et publics sur les pêches et sur des questions environnementales sont élaborés par nos scientifiques afin d’orienter les décisions en matière de pêche et de protection de l’environnement aquatique. Ces avis sont affichés sur le site Web du Ministère tandis que plusieurs données sont également diffusées sur le portail de l’Observatoire global du Saint-Laurent (OGSL).

Guy Cantin
Sciences

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