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Bulletin d’information pour le Québec
Août-septembre 2017/volume 20/numéro 4

Opération de conformité pour la pêche au homard aux Îles-de-la-Madeleine

Photo montrant une patrouille se dirigeant vers un bateau de pêche
L'opération a permis au Ministère de démontrer sa capacité d'intervention, peu importe le secteur à couvrir.

Aux Îles-de-la-Madeleine, c’est bien connu, l’industrie de la pêche au homard est d’une importance capitale pour l’économie. La ressource, bien qu’abondante, est scrupuleusement surveillée par la Direction de la conservation et de la protection de Pêches et Océans Canada. Ce qui est peut-être moins connu, c’est la migration qu’entreprend chaque année le homard des Îles entre les récifs plus éloignés et les côtes de l’archipel, entraînant avec lui les pêcheurs qui sont à sa poursuite.

Initialement, un grand nombre de casiers sont déployés sur des fonds rocheux situés à bonne distance des ports de débarquement – soit entre 18 et 36 km –, avant d’être rapprochés des côtes plus tard en saison. Cette particularité de la pêche au homard rend l’accès difficile aux fonds éloignés et au grand nombre d’engins de pêche qui s’y trouvent pour la Direction de la conservation et de la protection. Le déploiement des équipements, le temps de transit requis et la nature même des tâches à accomplir sur place (mesurage, inspection, etc.) limite le nombre de bateaux qu’il est possible de vérifier à chaque sortie.

Photo montrant deux agents des pêches dans une embarcation se dirigeant vers un navire de la Garde côtière canadienne
Au total, douze agents des pêches ont pris part à l'opération en juin dernier.

C’est pour pallier ce problème qu’est née l’idée d’effectuer une opération de vérification de la conformité des engins de pêche dans ce secteur. Deux patrouilleurs semi-hauturiers ont ainsi été déployés autour de l’archipel dans la nuit du 14 juin 2017. Positionnés à l’ancre, près des zones de pêche du Corps-Mort et de l’Île Brion, ces navires ont servi de base mobile, permettant aux équipes d’être présentes sur place dès le début des activités de pêche à 5 h. Les embarcations rapides de Pêches et Océans Canada, ainsi que le NGCC Paul L. Montreuil, ont également été mis à contribution pour cette opération. Des vols de reconnaissance ont en outre été effectués avec l’avion de surveillance du Ministère, en vue de repérer les concentrations de bouées et d’identifier les secteurs les plus propices à couvrir. En tout, ce sont 12 agents des pêches sur 4 embarcations rapides, 1 bateau de secteur, 2 patrouilleurs semi-hauturiers et 1 avion de surveillance qui ont pris part à cette opération tenue les 15 et 16 juin dernier.

Les résultats de l’opération se sont avérés excellents. Quarante-quatre bateaux ont été arraisonnés pendant les deux jours et des inspections minutieuses d’un grand nombre de leurs engins de pêche ont été effectuées. Sept infractions à la Loi sur les pêches ainsi que dix avertissements écrits ont été signifiés. Vingt-deux casiers non conformes ont également été saisis.

La forte couverture médiatique qu’a connue ce déploiement a permis de démontrer publiquement la capacité d’intervention du Ministère, peu importe le secteur à couvrir. C’est aussi un constat positif qui a été fait sur le terrain, compte tenu du haut taux de conformité de la majorité des pêcheurs rencontrés. L’excellent travail accompli par toutes les équipes ayant participé à cette intervention et le professionnalisme démontré par chacun a joué un important rôle dans l’atteinte de ces résultats.

Simon Richard
Gestion des pêches

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