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Bulletin d’information pour le Québec
Avril-mai 2017/volume 20/numéro 2

Dépêches

Changements pour les espèces en péril au Québec

bouteilles de prélèvement
ROMM  F. Gandolphe

Le gouvernement du Canada a récemment fait l’annonce de décisions concernant l’inscription d’espèces aquatiques à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril. Parmi celles-ci, trois se retrouvent au Québec.

Le béluga du Saint-Laurent obtient un statut plus précaire. La population de l’estuaire passe ainsi de menacée à en voie de disparition. Ce changement n’entraîne toutefois pas de protection supplémentaire de l’espèce puisqu’elle bénéficiait déjà de la pleine protection offerte par la Loi. Ce changement de statut s’explique par un lent déclin de son abondance observé depuis le début des années 2000.

Pour sa part, la petite population de phoques communs de la sous-espèce des lacs des Loups marins, qui vit exclusivement en eau douce, a été ajoutée dans la liste des espèces en péril du Canada avec le statut d’espèce en voie de disparition.

Après évaluation, le thon rouge de l’Atlantique n’a pas été inscrit. Des mesures de protection, autres que la Loi sur les espèces en péril, seront mises en place pour assurer une gestion durable de cette espèce.

Profil d’espèces :
Béluga (population de l’estuaire du Saint-Laurent)
Phoque commun de la sous-espèce des lacs des Loups marins
Thon rouge de l’Atlantique – population de l’Atlantique Ouest

Réouverture des bases saisonnières de recherche et sauvetage au Québec

Bateau de sauvetage

L’arrivée du printemps engendre des températures plus chaudes ainsi que le dégel de la glace ayant recouvert la plupart des voies navigables de la région au cours de l’hiver. Cette réalité se traduit chaque année, au début d’avril, par la réouverture des stations de recherche et sauvetage (R&S) de la Garde côtière canadienne. Cette dernière compte six stations de R&S situées dans des emplacements stratégiques partout au Québec. Ce sont les principales ressources d’intervention en cas d’incidents de détresse maritimes. Chaque station est dotée d’un bateau de sauvetage d’une longueur variant entre 47 et 51 pieds ainsi que d’une embarcation rapide de sauvetage.

En plus de ses six stations de R&S, la Garde côtière canadienne exploite six postes de sauvetage côtier dans l'ensemble de la province. Ceux-ci sont dirigés par des étudiants de niveau postsecondaire embauchés dans le cadre du Programme fédéral d’expérience de travail étudiant. Ils permettent notamment d’effectuer des interventions rapides dans des zones grandement fréquentées par les plaisanciers. Ils débuteront leurs activités le 31 mai.

 

Stations saisonnières de recherche
et sauvetage
(en service d’avril à novembre)

Cap-aux-Meules
Havre-Saint-Pierre
Kegaska
Québec
Rivière-au-Renard
Tadoussac

Postes de sauvetage côtier
(en service de mai à septembre)
 

Bainsville (Ontario)
Beaconsfield
Longueuil
Pointe-aux-Anglais (Oka)
Sorel
Trois-Rivières

Homme regardant une embarcation en difficulté avec des jumelles
MPO  J. Pelletier-Bureau

Le saviez-vous?
En 2013, la Garde côtière canadienne a créé un partenariat avec la Marine royale canadienne afin de permettre aux réservistes navals d’être affectés au Service d’embarcations de sauvetage côtier dans le cadre de leur formation et de leur perfectionnement professionnel. Une initiative avantageuse pour les deux organisations!

Pour obtenir du secours
Cet été, si vous avez besoin d’aide sur l’eau, communiquez avec la Garde côtière canadienne par radio VHF sur la voie 16, en composant le 418-648-3599, le 1-800-463-4393 ou *16 sur votre téléphone cellulaire. Ne partez pas sur l’eau sans ces numéros!

Des agents des pêches à la rencontre des amateurs de plein air

Un agent des pêches discutant avec des visiteurs au kiosque du Ministère

Deux agents des pêches de Pêches et Océans Canada ont pris part, du 16 au 19 mars dernier, au Salon Expert Chasse, Pêche et Camping ainsi qu’au Salon du bateau de Québec, qui se sont tenus simultanément au Centre de foires d’ExpoCité.

Durant les quatre jours, les agents ont échangé avec les visiteurs et les ont sensibilisés à plusieurs sujets tels que les espèces en péril, les mammifères marins, la cueillette de mollusques, la pêche blanche, la pêche récréative et commerciale de même que la chasse au phoque.

Le rôle d’agent des pêches a par ailleurs suscité de l’intérêt auprès des visiteurs soucieux de la protection des ressources halieutiques. Plusieurs personnes ont mentionné leur intention de visiter l’est du pays au cours des prochains mois dans le but d’y pratiquer la pêche en eau douce et en eau salée. La rencontre avec des agents des pêches leur a donc permis d’en apprendre davantage sur la réglementation applicable aux différents types de pêches.

Rappelons que c’était la 5e participation du Ministère à cet événement important, qui regroupe près de 250 exposants et attire chaque année une grande diversité d’amants de la nature. Il s’agit là d’une occasion privilégiée pour sensibiliser la population à la protection des ressources de la mer et à la nécessité de respecter la réglementation mise en place pour y parvenir.

Un groupe de travail international se penche sur la baisse d’oxygène dans les océans

bouteilles de prélèvement
La rosette sert à prendre des échantillons d’eau à différentes profondeurs. Leur analyse permet notamment de déterminer le taux en oxygène qu'ils contiennent.

Lors de son assemblée générale tenue en juin 2016, la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO a approuvé la mise en place d’un nouveau groupe de travail chargé d’analyser le problème de la désoxygénation des océans. Le GO2NE (Global Ocean Oxygen NEtwork), ou Réseau mondial d'oxygène de l’océan, poursuit les objectifs suivants :

  • Promouvoir les systèmes d’observation d’oxygène à l’échelle locale et globale;
  • Faire une synthèse des connaissances sur les conséquences d’une faible teneur en oxygène (hypoxie) sur les écosystèmes marins;
  • Sensibiliser les décideurs à l’importance de l’oxygène dissous dans les océans.

Le Dr Denis Gilbert, chercheur sur le climat océanographique à l’Institut Maurice-Lamontagne, a participé à la première réunion officielle de ce groupe en septembre 2016 à Paris. Un document de vulgarisation scientifique est présentement en cours de rédaction et sera finalisé à l’occasion d’une deuxième rencontre qui se tiendra à Monterey (Californie, États-Unis) en septembre 2017. Pendant ce temps,  la science continue de progresser, comme en fait foi un article paru (en anglais) dans le périodique Nature en février dernier et qui rapportait une baisse de 2 % dans l’inventaire d’oxygène à l’échelle mondiale depuis 1960. Cela peut sembler peu comme diminution, mais les zones complètement dépourvues d’oxygène (anoxiques) auraient quant à elles quadruplé en volume. Un commentaire (en anglais) de notre chercheur accompagnait cette étude.

Le passé en images

Photo ancienne du phare de Rivière-à-la-Martre
Phare de Rivière-à-la-Martre, vers 1906

En cette année du 150e anniversaire du Canada, Pêches et Océans Canada, région du Québec, entreprend la publication d’une série de photos historiques tirées de sa banque d’images. Nous vous invitons à la consulter pour effectuer un magnifique retour en arrière!

Pour commencer : Le phare de Rivière-à-la-Martre, plus de 9 000 ans d’histoire

Condamnations en vertu de la Loi sur les pêches

Pêches et Océans Canada, région du Québec, rend public le nom de pêcheurs condamnés pour diverses infractions à la Loi sur les pêches et continue d'appliquer avec rigueur sa politique de tolérance zéro à l'égard des contrevenants. Le Ministère, dont le mandat est de protéger et de conserver les ressources halieutiques, surveille de très près les activités de pêche.

Pêches et Océans Canada encourage la population à signaler tout acte de braconnage par son formulaire en ligne ou en composant le 1-800-463-9057. Les signalements sont confidentiels.