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Bulletin d’information pour le Québec
Juin-juillet 2016/volume 19/numéro 3

Lutte à l’ascidie jaune aux Îles-de-la-Madeleine

Ascidie jaune
Inventaire sous-marin d’ascidies jaunes

À l’automne 2013, le Comité ZIP des îles-de-la-Madeleine entreprenait, en étroite collaboration avec Merinov et Pêches et Océans Canada, un projet d’intervention ciblée pour lutter contre la dispersion et l’établissement de l’ascidie jaune aux Îles-de-la-Madeleine.

Pour le moment, ce tunicier envahissant a été observé seulement au quai de Cap-aux-Meules, en grande abondance, fixé sous les quais flottants. Cet animal à l’aspect inoffensif a toutefois causé d’importants dommages à l’industrie mytilicole à l’Île-du-Prince-Édouard. C’est pourquoi il est important d’éviter qu’il se disperse et s’établisse ailleurs sur l’archipel.

Le dessous du quai flottant est envahi par des ascidies jaunes
Le dessous du quai flottant est envahi par des ascidies jaunes.

C’est pour tenter de l’éliminer que 40 quais flottants, situés au quai des pêcheurs à Cap-aux-Meules, ont été traités avec une peinture antisalissure. L’intervention a commencé par un inventaire en plongée sous-marine afin de déterminer l’abondance de l’ascidie jaune sous les structures. Les quais ont ensuite été retirés de l’eau, puis nettoyés afin de les débarrasser de toutes les salissures présentes. Ils ont finalement été recouverts de peinture antisalissure avant d’être remis à l’eau.

Jusqu’à présent, les observations laissent croire en des résultats prometteurs. En effet, aucune ascidie jaune n’a été observée sur les surfaces traitées et très peu d’autres salissures s’y sont installées.

En complément à ces travaux, un volet de sensibilisation visant les utilisateurs des ports et marinas de l’archipel (plaisanciers, pêcheurs et gestionnaires) a été mis en place afin de démontrer l’importance et l’efficacité d’un bon entretien des structures, qu’il s’agisse de quais ou d’embarcations. De nombreux carnets d’identification des espèces envahissantes ont été remis aux utilisateurs rencontrés au cours du projet. De l’information sur les déplacements et l’entretien des bateaux de ces utilisateurs a pu être recueillie, permettant ainsi de détecter ou de suivre les activités d’éventuelles sources d’introduction ou de propagation d’espèces envahissantes sur le territoire madelinot.

Cette initiative a été mise en œuvre grâce à la contribution du programme Interactions communautaires lié au Plan d’action Saint-Laurent 2011-2026 des gouvernements du Canada et du Québec, et avec l’aide de nombreux autres partenaires financiers et techniques : le Centre local de développement des Îles, la Conférence régionale des élus Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, les caisses populaires Desjardins des Îles, Pêches et Océans Canada, Merinov, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (Innovamer et bureau local) ainsi que la Municipalité des Îles-de-la-Madeleine.

La première espèce envahissante observée aux Îles-de-la-Madeleine fut l’algue codium fragile, en 2003. Depuis, d’autres se sont introduites dans l’archipel, dont l’ascidie jaune (Ciona intestinalis) originaire d’Europe du Nord que l’on a recensée pour la première fois en 2006. Ces organismes indésirables sont habituellement introduits par les bateaux commerciaux et de plaisance qui les transportent dans leurs eaux de ballast ou accrochés à leur coque.

L’ascidie jaune, Les envahisseurs aquatiques : Carnet d’identification


Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine
Pêches et Océans Canada
Merinov

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