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Bulletin d’information pour le Québec
Février-mars 2016/volume 19/numéro 1

Bilan préliminaire des pêches commerciales, saison 2015

En 2015, les données préliminaires de la saison de pêche commerciale au Québec font état d’un total de débarquements de 57 000 tonnes (t) pour une valeur de 229,2 millions de dollars (M$). Pour la deuxième année consécutive, il s’agit d’un record historique en termes de valeur. Il importe de mentionner que la valeur des débarquements ne tient pas compte à ce moment-ci des récépissés d’achat supplémentaires (RAS) et des ristournes consenties par certains acheteurs en fin d’année. Ces données seront mises à jour au cours des prochains mois.

Débarquements totaux au Québec de 1995 à 2015.*
Débarquements totaux au Québec de 1995 à 2015.*

L’année 2015 a été marquée par une baisse de 2 % du volume des débarquements et d’une hausse de 12 % de la valeur. La baisse des débarquements est principalement attribuable à une diminution des captures de concombres de mer (-60 %), de maquereaux (-28 %), de crabes communs (-12 %) et de crabes des neiges (-5 %), et ce, malgré une hausse appréciable des débarquements de capelans (+327 %), de sébastes (+255 %), de myes (+192 %), de harengs (+17 %) et de homards (+10 %).

Quant à la forte hausse de la valeur des débarquements, celle-ci s’explique principalement par une augmentation de la valeur des débarquements de homards (+43 %) et de crevettes (+26 %) en 2015. La hausse des prix moyens au débarquement du homard (+30 %) et de la crevette (+26 %), deux des trois principales espèces maritimes capturées au Québec en termes de valeur, explique cette forte hausse de la valeur des débarquements en 2015. Dans le cas du homard, la hausse de 10 % du volume des débarquements explique également l’augmentation de la valeur des débarquements du homard.

La crevette, le crabe des neiges et le homard demeurent les principales espèces débarquées avec 68 % du volume et 88 % de la valeur. Les débarquements des poissons pélagiques suivent avec 15 % du volume et 2 % de la valeur des débarquements en 2015. Quant aux débarquements de poissons de fond, principalement composés de flétan du Groenland, ils comptent pour 8 % du volume et 7 % de la valeur des débarquements.

Ventilation des débarquements par espèce en 2015*

Volume (57 000 tonnes)

Crevette 32 %
Crabe des neiges 26 %
Homard 10 %
Poissons de fond 8 %
Mollusques 6 %
Autres 3 %
 

Valeur (229,2 M$)

Crabe des neige 37 %
Homard 32 %
Crevette 19 %
Poissons de fond 7 %
Mollusques 3 %
Autres 3 %
 

La Gaspésie est le principal secteur maritime au Québec, tant en volume qu’en valeur des débarquements. En 2015, les débarquements ont été réalisés dans une proportion de 61 % en Gaspésie, 26 % sur la Côte-Nord et 13 % aux Îles-de-la-Madeleine. En valeur, ils ont totalisé 119,2 M$ en Gaspésie (52 % du total), 59,3 M$ aux Îles-de-la-Madeleine (26 %) et 50,1 M$ sur la Côte-Nord (22 %). Comparativement à 2014, la valeur des débarquements en 2015 s’est accrue de 26 % aux Îles-de-la-Madeleine et de 15 % en Gaspésie, mais elle a baissé de 7 % sur la Côte-Nord.

Ventilation des débarquements par secteur maritime en 2015*

Volume (57 000 tonnes)

Gaspésie 61 %
Côte-Nord 26 %
Îles-de-la-Madeleine 13 %
 

Valeur (229,2 M$)

Gaspésie 52 %
Côte-Nord 22 %
Îles-de-la-Madeleine 26 %
 

Pour la période de janvier à novembre 2015, les exportations québécoises de produits marins ont totalisé 272,5 M$, soit une hausse de 6 % par rapport à la même période l’an dernier. Bon an mal an, le crabe des neiges, le homard et la crevette sont les principaux produits marins québécois exportés, comptant pour environ 80 % du total. Les États-Unis sont le principal marché de produits marins du Québec avec une part de marché de 80 %, suivis du Japon et de l’Europe.

*Notez que les données sont en date du 4 janvier 2016. Les données de 2015 sur les débarquements des poissons pélagiques sont encore préliminaires, conséquemment, elles doivent être interprétées avec prudence.

Les récépissés d’achat supplémentaires (RAS) sont tous les débarquements qui n’ont pas été signalés sur les récépissés d’achat généraux. Cette information provient d’estimations tirées de quatre sources différentes : ventes directes au public, consommation personnelle (pêcheur, famille et pêche sportive), poissons transformés par les pêcheurs et poissons utilisés comme boette.

Martial Ménard
Services stratégiques

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