Abonnez-vous Courriel RSS
Logo d'Infocéans

Bulletin d’information pour le Québec
Décembre 2015-janvier 2016/volume 18/numéro 6

Le phare de l’île aux Perroquets

Le phare de l’île aux Perroquets
Le phare vers les années 1970.

En janvier 2015, Pêches et Océans Canada a complété la cession du phare de l’île aux Perroquets. Cette aide à la navigation est toujours active, mais grâce à la rénovation récente des bâtiments de la station de phare et à la possibilité de passer la nuit dans l’une des maisons de l’île, ce site est maintenant devenu un des points d’attraction importants du Parc national du Canada de l’Archipel-de-Mingan.

Lors des travaux de décontamination effectués sur le site, les archéologues ont réalisé des fouilles qui ont permis de mieux connaître l’histoire de cette station. Ils ont notamment mis au jour les fondations de la première maison-phare construite en 1888. Et puisqu’il n’y avait aucune source d’eau potable sur l’île, saviez-vous qu’il était essentiel d’accumuler l’eau de pluie? Les fouilles ont dévoilé la présence d’une citerne sous le bâtiment, qui était raccordée aux gouttières de la maison. L’analyse des photographies du site prises au tournant du siècle montre également des barils raccordés aux gouttières des autres bâtiments, garantissant ainsi qu’aucune goutte d’eau ne soit perdue.

Vue aérienne de l'île Perroquets.
Vue aérienne de l'île aux Perroquets.

La maison-phare a été démolie après la construction, en 1951, du phare actuel et des maisons du gardien de phare et de son assistant. Aujourd’hui, seule sa fondation est présente. Heureusement, les travaux archéologiques ont permis non seulement de documenter ces vestiges, mais aussi de s’assurer qu’ils ne soient pas détruits par des travaux de décontamination trop agressifs.

L’histoire des phares vous intéresse? Jetez un coup d’œil à nos photos historiques disponibles sur Flickr.

île aux Perroquets
MPO N. Lefebvre
Macareux moine.

Pourquoi l’île aux « Perroquets » alors que l’on est à des milliers de kilomètres de leur habitat naturel? Simplement parce que le macareux moine, un oiseau qui niche dans les falaises, habite cette île. À l’époque de Samuel de Champlain, qui a relevé ce secteur en 1613, le macareux moine s’appelait perroquet de mer à cause de son bec coloré qui ressemble au bec d’un perroquet.

 

 

 

 

 

Jean Pineault,
Biens immobiliers, environnement, sécurité et santé

Partager | Partager sur Facebook Partager sur Twitter