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Bulletin d’information pour le Québec
Octobre-novembre 2015/volume 18/numéro 5

Drame évité pour quatre kayakistes

Les quatre kayakistes en sécurité à bord du NGCC A. LeBlanc.
Des kayakistes enfin en sécurité.

Une expédition en kayak de mer aurait pu tourner au drame le 26 août 2015 sans l’intervention de la Garde côtière canadienne.

Tout a commencé lorsque quatre personnes, embarquées sur trois kayaks de mer (deux simples et un double), ont quitté Port-Menier vers l’ouest. Rendus à la pointe ouest de l’île d'Anticosti, de forts vents (20-25 nœuds) et un courant de marée ont poussé ces kayakistes vers le large. Des proches, qui les suivaient à vélo sur la berge, se sont vite aperçus qu’ils étaient en difficulté et incapables de rejoindre le rivage.

Les kayaks de mer sont des embarcations très vulnérables. Lorsque le vent et le courant poussent dans la mauvaise direction, même le plus athlétique des kayakistes ne saurait pagayer assez fort pour progresser vers sa destination ou vers un lieu sûr.

Rapidement, un appel de détresse est fait au Centre secondaire de sauvetage maritime de Québec qui, lui, transfère l’appel au centre des Services de communication et de trafic maritimes des Escoumins afin qu’il diffuse un relais de détresse sur les fréquences de la radio maritime. Bientôt, les témoins à terre perdent les kayakistes de vue.

Aussitôt le relais de détresse émis, trois navires de la Garde côtière canadienne, le NGCC Cap de Rabast, le NGCC Teleost et le NGCC A. LeBlanc, partent vers le lieu de recherche. Comme ces navires sont à plusieurs heures de navigation du site, la Défense nationale est demandée en renfort. Un avion Hercules et un hélicoptère Cormorant sont dépêchés sur les lieux.

En quelques heures, les kayakistes avaient dérivé à 4,5 milles nautiques au nord-ouest de la Pointe-aux-Anglais, en plein milieu du corridor de navigation commerciale du détroit de Jacques-Cartier. Lorsque le pilote de l’avion repère les kayakistes, il signale leur présence, par une marque fumigène, à un navire marchand qui se trouve dans les environs.

Les trois navires de la Garde côtière canadienne convergent vers la position des kayakistes. C’est le NGCC A. LeBlanc qui les trouve, toujours à bord de leurs kayaks et déshydratés. Ils sont secourus, nourris et ramenés à terre, trois heures et demie après l’appel de détresse, à leur grand soulagement et à celui de leurs proches.

  • Le Centre secondaire de sauvetage maritime de Québec est responsable de coordonner les opérations lors d’incidents en mer ou sur les eaux surveillées par la Garde côtière canadienne.
  • Le centre des Services de communication et de trafic maritimes des Escoumins fait l’écoute des fréquences d’urgence et de détresse sur la bande radio maritime. Il est responsable de contrôler les communications maritimes, y compris lors d’opérations de recherche et sauvetage. Lorsqu’une situation de vie ou de mort survient en mer, il diffuse un message, appelé relais de détresse, par ses antennes situées partout sur le littoral. Les navires qui reçoivent ce message sont alors tenus de répondre et de converger vers les coordonnées du lieu de la détresse.

Victor Chiasson-LeBel
Garde côtière canadienne

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