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Bulletin d’information pour le Québec
Décembre 2013 - janvier 2014/volume 16/numéro 6

Les bélugas du Saint-Laurent passent des tests de grossesse!

Le député Gourde avec des représentants de l’Organisme de bassins versants de la zone du Chêne.
MPO J.P. Sylvestre

Un tout nouveau projet de recherche sur les bélugas du Saint-Laurent a débuté à la fin de l’été 2013 et s’échelonnera sur trois ans. Cette étude vise principalement à faire passer des tests de grossesse aux bélugas du Saint-Laurent afin de déterminer si leur taux de reproduction est normal. La chercheuse Véronique Lesage de Pêches et Océans Canada mène le projet en collaboration avec les experts Robert Michaud, du Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM), Greg O’Corry-Crowe, du Harbor Branch Oceanographic Institute situé en Floride et Tim Frasier, de l’Université Saint Mary en Nouvelle-Écosse. L’équipe s’intéresse à l’une des préoccupations soulevées en 2007, lors d’une revue du statut du béluga du Saint-Laurent, qui portait sur une possible faiblesse du recrutement chez cette population.

Pour obtenir des données, les chercheurs mèneront, chaque année pendant trois ans, une campagne intensive sur le terrain afin de prélever des échantillons de peau et de lard (gras) de manière aléatoire sur une quarantaine de bélugas. La progestérone, une hormone sécrétée en grande quantité chez les femelles gestantes, sera dosée dans le lard des bélugas afin de déterminer la proportion des femelles gestantes en toute fin d’été (septembre) dans le groupe échantillonné. Comme le béluga se reproduit une fois aux 3 ans, on s’attend à ce que cette proportion avoisine les 33 % si le taux de gestation est normal. L’analyse de l’ADN de la peau permettra de déterminer le sexe de l’animal.

L’échantillonnage de la peau et du gras des bélugas offre également la possibilité de s’attaquer à diverses questions intéressantes. Il sera notamment possible de mener des études comparatives avec des populations de bélugas plus nordiques et moins exposées aux activités humaines. Ces études permettront de découvrir les niveaux de certaines hormones de stress, ou l’expression de certains gènes pouvant nous informer sur la santé générale de cette population menacée. Un projet de recherche à suivre…

Sylvi Racine
Communications

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