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Bulletin d’information pour le Québec
Août - septembre 2013/volume 16/numéro 4

Viking : une nouvelle génération de bouées océanographiques

La première bouée Viking
La première bouée Viking

Il y a une dizaine d’années, une équipe de l’Institut Maurice-Lamontagne (IML) élaborait et construisait la première bouée scientifique équipée de capteurs optiques, océanographiques et météorologiques devant contribuer, entre autres, à la validation et à l’interprétation de données satellitaires et au suivi des conditions océanographiques en temps réel. Toutefois, avec des signes évidents de vieillissement de la structure, il était temps de passer à un tout nouveau modèle de bouée scientifique qui profiterait de l’expérience acquise au cours de ces dix ans. C’est ainsi qu’une bouée de deuxième génération, baptisée Viking à cause de sa robustesse, fut conçue.

Développée à 90 % par une équipe de l’IML, la bouée possède un contrôleur électronique réalisé en collaboration avec la compagnie Multi-Électronique de Rimouski. Ce contrôleur gère l’acquisition, l’archivage interne et la transmission des données. Multi-Électronique s’est également chargée de l’assemblage de la nouvelle bouée. La compagnie Genimeto de Rimouski a, quant à elle, construit la structure en acier inoxydable et la tour en aluminium.

Caractéristiques de la bouée Viking
Caractéristiques Hauteur Diamètre Poids
Première génération 3,6 m 1,7 m 450 kg
Bouée Viking 4,5 m 2,1 m 1000 kg

Une grande innovation avec cette bouée est la présence d’un capteur de vagues qui a été pensé et réalisé en partie à l’IML. Le potentiel de la bouée Viking est d’ailleurs loin d’être entièrement exploité. En effet, la bouée a une flottabilité fortement positive de sorte que l’ajout, par exemple, d’un profileur CTD automatique dans les 50 à 100 premiers mètres pourrait être envisageable.

La nouvelle bouée Viking a également été créée afin de récupérer et d’intégrer tous les capteurs de la première génération de bouées. Elle est plus facile à transporter et toutes ses composantes mécaniques peuvent être inspectées et remplacées au besoin, selon les exigences requises par la Garde côtière canadienne. De plus, sa structure est faite de matériaux qui nécessitent un minimum d’entretien.

Hors de l’eau : Station météo, réflecteur radar, lanterne marine, antenne de transmission et contrôleur principal, 4 panneaux solaires, gestion d’alimentation et batteries, GPS, radiomètre et capteur de luminosité (PAR)
Sous l’eau : Profileur de courants marins, modem acoustique, radiomètre, fluorimètres et capteur CTD (salinité et température de l’eau)
Composantes de la bouée Viking

La première bouée Viking a été mise à l’eau par le NGCC Martha L. Black le 8 mai 2013 à la station Rimouski.

Mise à l’eau de la bouée Viking à partir du Martha L. Black
Vidéo sur YouTube, 30 secondes, Pêches et Océans Canada, région du Québec

Les gens qui passeront par l’Institut Maurice-Lamontagne (à Mont-Joli) pourront voir une maquette de la bouée Viking (à l’échelle de 1/6) de même qu’un affichage électronique en temps réel d’une partie des données mesurées par les différents capteurs.

Bernard Pettigrew et Roger Pigeon
Sciences

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