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Bulletin d’information pour le Québec
Juin - juillet 2013/volume 16/numéro 3

L’hydrographie en appui à l’économie bleue

Un hydrographe effectue un relevé bathymétrique d'un secteur peu profond d’un havre de pêche.
Un hydrographe effectue un relevé bathymétrique d'un secteur peu profond d’un havre de pêche.

Depuis 2006, le 21 juin est décrété, par les Nations Unies, Journée mondiale de l’hydrographie. En 2013, le thème retenu par l’Organisation hydrographique internationale est « L’hydrographie à l’appui de l’économie bleue ».

Ce thème démontre l’importance de l’hydrographie pour le développement économique de nombreuses activités liées au monde maritime, notamment le transport. Des études révèlent que les investissements en hydrographie sont très profitables et peuvent engendrer des bénéfices jusqu’à dix fois plus importants. Cela permet de comprendre l’apport de l’hydrographie au transport maritime, un des modes de transport les plus économiques et écologiques si l’on considère la quantité de marchandise transportée. Cette plus-value de l’hydrographie est principalement liée à l’amélioration de la sécurité des voies navigables et à la possibilité qu’elle offre aux navigateurs de maximiser leurs déplacements en profitant des meilleures routes et de toute la profondeur disponible.

En effet, une meilleure connaissance des fonds et des niveaux d’eau aide les transporteurs à mieux gérer leur chargement. Sachant que chaque 15 cm de profondeur supplémentaire dans un chenal de navigation permet, en moyenne, de transporter 1000 tonnes de plus de marchandise, cette connaissance peut améliorer grandement l’efficacité du transport. Le Québec est d’ailleurs à l’avant-garde dans ce domaine grâce à la collaboration du Service hydrographique du Canada et de la Garde côtière canadienne en navigation électronique.

Au Québec, quelque 46 hydrographes du Service hydrographique du Canada alternent entre le travail sur le terrain et au bureau. L’évolution des technologies les amène à se perfectionner continuellement et à rendre leur travail encore plus efficace. Afin de produire des cartes et des documents précis et à jour, les hydrographes sont en contact avec la Garde côtière canadienne, l’industrie du transport maritime, de la navigation de plaisance et de la pêche, les gestionnaires de ports et plusieurs autres intervenants. À la belle saison, ils se déploient sur le territoire, qui s’étend d’Ottawa à Blanc-Sablon, en passant par les Îles-de-la Madeleine, pour mesurer les niveaux d’eau, identifier les obstacles et les hauts-fonds dispersés dans les chenaux ainsi que dans les havres de pêche. Le travail de l’hydrographe en est un d’équipe qui permet d’assurer la sécurité des navigateurs, de fournir des données aux scientifiques, à l’industrie de la pêche et aux firmes d’ingénierie et ainsi, de soutenir l’économie bleue.

Le Centre interdisciplinaire de développement en cartographie des océans, un partenaire de longue date du Service hydrographique du Canada, tiendra un colloque les 20 et 21 juin 2013 à Rimouski. Ce colloque portera sur une nouvelle application de l’hydrographie, soit l’utilisation des technologies optiques et acoustiques pour l’inspection des infrastructures sous-marines. On y soulignera aussi la Journée mondiale de l’hydrographie.

Robert Dorais
Sciences

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