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Bulletin d’information pour le Québec
Février - mars 2013/volume 16/numéro 1

Dépêches

La Garde côtière canadienne étend ses horizons

Le territoire de la nouvelle région du Centre et de l’Arctique, qui englobe maintenant le Québec, reflète l’important corridor de navigation Saint-Laurent–Grands Lacs et de la grande région arctique. Les services offerts aux navigateurs par la Garde côtière canadienne sont donc indispensables à ces voies navigables clés qui passent entre des rives peuplées et des écosystèmes fragiles. En outre, notre mission dans l’Arctique évolue et se diversifie en raison des changements spectaculaires des conditions climatiques et glacielles dans l’environnement nordique. Cette zone reçoit une attention accrue sur le plan national et international.

NGCC Henry Larsen
Au cours de la saison hivernale, vous avez sans doute remarqué la présence plus fréquente des NGCC Louis S. St-Laurent, NGCC Griffon et NGCC Henry Larsen dans les eaux où ils n’intervenaient qu’occasionnellement par les années passées. Ces déploiements font partie de l’amélioration des services émanant de la nouvelle structure organisationnelle.

À compter de l’automne 2013, la région du Centre et de l’Arctique déménagera ses bureaux administratifs dans de nouveaux locaux situés au 5e étage du 105, rue McGill, dans le Vieux-Montréal. Les employés du bureau du commissaire adjoint, du Centre des opérations régionales, du Bureau des glaces, du Bureau des Avis aux navigateurs (NOTMAR) ainsi que l’équipe de direction de la flotte y seront logés. Cependant, depuis le début de février 2013, des bureaux temporaires sont installés à Place Bonaventure, à Montréal, de manière à favoriser une transition progressive.

En vue d’assurer un service continu et de qualité, l’ensemble du personnel technique responsable de la prestation des services d’aides à la navigation, de communications et de régulation du trafic maritime (SCTM), de recherche et sauvetage, d’intervention environnementale, ainsi que de gestion des voies navigables demeurera toutefois en poste aux bases de Québec et de Sarnia ou dans les centres opérationnels répartis sur le territoire. Les navires demeureront aussi à leur base respective habituelle, bien qu’ils puissent être déployés dans la grande région.

Mario Pelletier, commissaire adjoint
Garde côtière canadienne

Utiliser la technologie pour communiquer avec les élèves des collectivités isolées

Salle de vidéoconférence

Depuis plusieurs années, les agents des pêches de la Côte-Nord offrent un programme d’enseignement pour les élèves des nombreuses écoles de la Côte-Nord. En raison de l’emplacement isolé de certaines communautés situées entre Blanc­Sablon et Kegaska, il leur est parfois difficile de se rendre dans quelques écoles, de façon régulière. Dans le but de contourner cet obstacle, l’agent Guy Thibault a mis en place une nouvelle approche en travaillant étroitement avec les représentants des écoles de Chevery et de Harrington Harbour ainsi qu’avec le directeur du Centre d’éducation des adultes de Blanc­Sablon.

Le 17 janvier 2013, une présentation a été donnée simultanément à 15 élèves de l’école de Harrington Harbour et à 28 élèves de l’école Netagamiou de Chevery, par vidéoconférence. Préalablement, des articles de familiarisation avaient été envoyés aux enseignants afin qu’ils puissent initier leurs élèves aux thèmes abordés. La présentation était axée sur la biologie, l’habitat des espèces marines de la Basse-Côte-Nord et sur les espèces en péril. Elle traitait aussi du mandat et du rôle des agents des pêches, de l’importance de la conservation et de la protection des ressources marines, ainsi que des possibilités de carrière à Pêches et Océans Canada.

Les élèves et les enseignants ont grandement apprécié la présentation ainsi que les efforts déployés pour communiquer avec eux.

Dean Flynn
Secteur Côte-Nord

Bonnes nouvelles pour les espèces en péril

Loup de mer
MPO R. Larocque
Loups de mer
En 2003, le loup tacheté, le loup à tête large et le loup Atlantique ont été protégés par la Loi sur les espèces en péril (LEP) en raison du déclin de leur population. Ces baisses étaient causées par la surpêche lors de pêches ciblant d’autres espèces de poissons de fond. Les mesures de conservation imposées en vertu de la LEP exigent maintenant la remise à l’eau des prises accessoires de loups de mer. Même si leur abondance est encore inférieure à celles observées dans les années 1970, les trois espèces montrent des signes récents de rétablissement à la suite de la mise en place de mesures de protection et de gestion. Lors de la dernière réunion d’évaluation du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada, le loup tacheté et le loup à tête large ont été évalués comme espèces « menacées », et le loup Atlantique comme espèce « préoccupante ».

Bars rayés
J. L. Courteau
Bar rayé du Saint-Laurent
La population de bar rayé du Saint-Laurent a été évaluée, en 2004, comme étant « disparue du pays ». La réintroduction de l’espèce amorcée dans le début des années 2000 donne des résultats étonnants, et une reproduction en milieu naturel a été confirmée. Depuis, une plus grande abondance et une bonne répartition du bar rayé ont été observées et sont des signes encourageants. Un réexamen du statut a fait passer la population de « disparue du pays » à « espèce en voie de disparition », en novembre 2012.