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BULLETIN D'INFORMATION DE LA RÉGION DU QUÉBEC
OCTOBRE - NOVEMBRE 2012/VOLUME 15/NUMÉRO 5
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Garde côtière canadienne
50 ans de changements au rythme de la société
Une officier de navigation à la timonerie du NGCC Pierre Radisson vers 1978. Une officier de navigation à la timonerie du NGCC Pierre Radisson vers 1978.

MPO C. Emery

En 50 ans, bien des choses ont changé à la Garde côtière canadienne (GCC).

Pour les membres d’équipage, par exemple, partir en mission signifiait ne revenir à quai qu’au terme des missions des navires. Pour les voyages en Arctique, cela voulait dire partir en juin pour ne revenir qu’à la fin octobre. Maintenant, pour ces mêmes missions, les membres d’équipage sont affectés à un brise-glace durant six semaines et ont ensuite droit à une période de repos de six autres semaines. Parallèlement, les changements d’équipage peuvent maintenant se faire sans dépendre du retour à quai du navire, car c’est plutôt l’équipage qui se rend jusqu’à ce dernier, là où il se trouve, grâce à une coordination de la GCC et aux moyens de transport modernes.

Avec de si grandes distances à parcourir et de si longs mois d’absence, rester en contact avec ses proches n’a pas toujours été chose facile. Mais de nos jours, le courrier électronique est à la portée de tous. Même si le système n’est pas parfait, il permet tout de même à l’équipage de communiquer avec la terre ferme. Il n’y a pas si longtemps, lorsqu’un navire de la GCC accostait à un port, il fallait voir les interminables files de marins qui attendaient leur tour pour utiliser les cabines téléphoniques publiques. Aujourd’hui, là où les réseaux sans fil le permettent, ils utilisent leur téléphone cellulaire personnel. Ils ont aussi accès aux téléphones satellites mis à leur disposition à bord des navires.

D’autres évolutions

En 1976, la GCC a connu une importante transformation sociale avec l’arrivée de la première femme à bord d’un de ses navires. En 2012, les femmes composent plus de 10 % des équipages. On les retrouve dans tous les corps de métier, comme commandant, officier logistique, électricien ou chef mécanicien.

Et que dire du bond gigantesque observé dans le domaine de la santé et de la sécurité au travail? En 1962, repeindre un navire n’exigeait que de la peinture et un pinceau, sans plus. En 2012, en fonction du type de travail, de la peinture recommandée et de la méthode choisie, le même ouvrage peut aussi nécessiter l’utilisation de sarrau, de gants, de lunettes de protection et de masque de protection des voies respiratoires.

De plus, il y a 50 ans, travailler en hauteur exigeait de ne pas avoir le vertige et d’être pourvu d’un bon sens de l’équilibre. Aujourd’hui, la même tâche requiert, notamment une formation de travail en hauteur, un harnais relié à un système de limitation de chutes, un casque de protection et des bottes de sécurité.

En 50 ans, la Garde côtière canadienne a su naviguer dans toutes sortes de mers et suivre le courant des transformations, tant maritimes que sociales!

Nathalie Letendre
Communications
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