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BULLETIN D'INFORMATION DE LA RÉGION DU QUÉBEC
AOÛT - SEPTEMBRE 2012/VOLUME 15/NUMÉRO 4
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Les 25 ans de l’Institut Maurice-Lamontagne
Réalisations pour des voies navigables sécuritaires
Hydrographe sur un zodiac. Un hydrographe réalise un relevé bathymétrique sur la Basse-Côte-Nord à bord d'un zodiac.

MPO R. Côté

Depuis les 25 dernières années, plusieurs événements ont marqué l’histoire de cet important centre de recherche francophone de Pêches et Océans Canada. Les équipes de l’Institut Maurice-Lamontagne ont su combiner leur expertise afin de relever de nombreux défis. Elles ont aussi développé un savoir-faire enviable, notamment au chapitre de la navigation et des pêches durables. Une série d’initiatives dans l’un et l’autre de ces domaines d’activités a permis d’améliorer considérablement la précision de l’information essentielle à la prise de décisions.

Voici quelques exemples qui illustrent bien ces résultats :

Mieux comprendre la circulation océanique pour prédire les trajectoires

La mise en place de SINECO, un réseau de stations de mesure de niveaux d’eau en temps réel, de Montréal au golfe du Saint-Laurent, et le développement des connaissances hydrodynamiques ont permis de concevoir des modèles de circulation océanique. Ces modèles permettent, par exemple, d’appuyer la Garde côtière canadienne dans la prévision de la dérive de naufragés ou de nappes d’hydrocarbures déversés.

La production de l’Atlas des courants de marée pour l’estuaire est une autre belle réalisation des équipes scientifiques de la région. Cet outil de navigation donne une vue d’ensemble, d’heure en heure, de la force et de la direction des courants de marée que l’on rencontre dans l’estuaire du Saint-Laurent, du cap de Bon-Désir jusqu’à Trois-Rivières. Les plaisanciers qui naviguent sur les eaux parfois tumultueuses du Saint-Laurent, entre autres à l’embouchure du Saguenay, apprécient grandement ce produit.

Les niveaux d’eau au bout des doigts!

Une autre avancée technologique a porté ses fruits pour le transport maritime : la mise au point de SPINE, le système de prévisions interpolées des niveaux d’eau élaboré par le Service hydrographique du Canada. Ce système qui intègre les débits d’eau en amont du lac Ontario et de la rivière des Outaouais, les débits des affluents latéraux et les prévisions de niveaux d’eau entraînés par la marée et les vents, fournit des données précises des niveaux d’eau en temps réel, en tout point du chenal de navigation entre Montréal et Saint-Joseph-de-la-Rive, en aval de Québec. Il fournit également des prévisions sur une période allant jusqu’à 30 jours. Ce faisant, les navigateurs et armateurs qui empruntent le Saint-Laurent peuvent valider le niveau d’eau et ainsi optimiser le chargement des navires en tenant compte du dégagement sous la quille de leur bateau, à un moment et à un endroit précis.

Des explorateurs du 21e siècle

Les hydrographes du Service hydrographique du Canada situé à l’Institut Maurice-Lamontagne ont été les premiers à utiliser les sondeurs multifaisceaux pour sonder les fonds marins, repérer les hauts-fonds et mettre à jour les cartes marines. Les images produites fournissent une représentation détaillée du fond marin. Cette technologie est utilisée non seulement pour accroître la précision des cartes marines, mais aussi pour cartographier l’habitat de différentes espèces de poissons, mollusques et crustacés. Ainsi, ces dernières années, on a pu acquérir des données sur l’habitat du crabe, du homard et de la mactre de l’Atlantique. On a aussi cartographié le site du banc des Américains en Gaspésie. Cette technologie qui définit plus précisément la morphologie des fonds marins est graduellement introduite pour les opérations de sondage du chenal du Saint-Laurent. Son arrivée permet déjà d’améliorer l’information servant à la prise de décision, par exemple, pour les activités d’entretien du chenal de navigation.

Le développement de la carte électronique a marqué le monde de la navigation tout comme l’avènement du radar. L’équipe d’hydrographes a largement contribué au développement de la navigation électronique en collaboration avec la Garde côtière canadienne, les corporations des pilotes, les armateurs, les ports du Saint-Laurent et les manufacturiers. Elle influence positivement l’évolution des normes afin de rendre la navigation électronique plus dynamique, efficiente, tout en permettant d’en assurer la sécurité.

Au cours des 25 dernières années, plusieurs découvertes importantes sur les ressources vivantes et l’environnement aquatique ont marqué le travail des équipes de l’Institut Maurice-Lamontagne de Mont-Joli. Nous vous les ferons découvrir tout au long de l’année!


Andrée Bolduc
Sciences
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