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BULLETIN D'INFORMATION DE LA RÉGION DU QUÉBEC
JUIN-JUILLET 2012/VOLUME 15/NUMÉRO 3
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Valorisation des sédiments
aux Îles-de-la-Madeleine
Opération de dragage de sédiments

Opération de dragage de sédiments

MPO  L. Bouffard

Si vous connaissez bien les Îles-de-la-Madeleine, vous savez sans doute que cette belle région est aux prises avec un problème bien particulier, soit celui de l’érosion des berges et ses conséquences sur les activités côtières.

En effet, l’archipel, situé en plein centre du golfe du Saint-Laurent, doit affronter quotidiennement vents et marées d’intensité variable. Combinés aux courants marins, ces phénomènes contribuent à l’accumulation de sédiments dans les ports, notamment ceux sous la juridiction de Pêches et Océans Canada. Pour assurer la sécurité des déplacements des bateaux de pêche dans ces havres, des opérations de dragage doivent fréquemment avoir lieu, plus précisément au printemps, de la fin mars au début juin.

Depuis mars dernier, une opération bien particulière a lieu. Au lieu de rejeter en mer les sédiments dragués comme auparavant, les sédiments recueillis à la suite du dragage des sites de Millerand et Point-Basse sont utilisés par Transports Québec. Ceux-ci servent à protéger la route 199, souvent attaquée par les processus d’érosion, ainsi qu’à construire les approches d’un nouveau pont érigé près du village de Havre-aux-Maisons.

L’opération se déroule de la façon suivante : après avoir été recueillis en mer et apportés sur la grève par des chalands spécialisés, les sédiments subissent une décantation de 24 heures afin d’être asséchés, ce qui rend leur manipulation plus facile. Ils sont ensuite transportés par camion aux différents lieux de construction.

En raison de la fragilité de l’environnement et de la vulnérabilité géomorphologique des Îles-de-la-Madeleine, le sable nécessaire aux différents travaux de construction sur l’archipel est de plus en plus rare. « Étant donné qu’il n’y a pas d’ouverture de nouvelles sablières prévue dans un avenir rapproché, le sable produit par les activités de dragage, lorsque non contaminé, devient donc une excellente source d’approvisionnement de remplacement! », précise Louis Bouffard, technicien adjoint de projets à la Direction régionale des ports pour petits bateaux (DRPPB) située aux Îles. Des sédiments recueillis en mer pourraient ainsi être éventuellement conservés dans les sablières désaffectées, pour une utilisation future.

Une telle opération est-elle possible dans d’autres secteurs? « Bien
sûr », répond Alex Harvey, technicien de projets et responsable des activités de dragage pour la DRPPB. « L’an dernier, nous avons réalisé deux projets relativement similaires sur la Côte-Nord, soit à Baie-Trinité et à Rivière-au-Tonnerre. Mais un projet de l’envergure de celui des Îles-de-la-Madeleine est une première pour le Ministère », ajoute-t-il.

En effet, lorsque possible, sur les plans environnemental et économique, la pratique traditionnelle de disposition du sable dragué est de plus en plus remplacée par une valorisation des sédiments, comme la recharge de plages ou la réutilisation à des fins de construction comme aux Îles-de-la-Madeleine. La valorisation est d’ailleurs la voie privilégiée pour la protection de l’habitat du poisson.

Vidéo présentant les opérations décrites dans l’article


Lyne Beaumont
Ports pour petits bateaux
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