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BULLETIN D'INFORMATION DE LA RÉGION DU QUÉBEC
AVRIL - MAI 2012/VOLUME 15/NUMÉRO 2
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Les eaux du golfe scrutées à la loupe
Rosette

MPO 
R. Pigeon

Dans le cadre du Programme de monitorage de la zone atlantique, chaque année, des équipes de l’Institut Maurice-Lamontagne de Pêches et Océans Canada scrutent le golfe du Saint-Laurent, par mer et par air, afin de faire l’état de ses conditions d’océanographie physique. Quatre fois par année et à la grandeur du golfe, ces équipes recueillent différents échantillons qui leur permettent de faire des constats et des prévisions, notamment sur les conditions, la température et la salinité de l’eau.

Une des grandes caractéristiques du golfe en été est sa couche intermédiaire froide formée des eaux froides de l’hiver précédent. Son analyse est très utile pour les biologistes qui évaluent les stocks de poissons, puisque le cœur de la couche intermédiaire froide constitue pour plusieurs organismes un habitat vital et, pour d’autres, un passage obligé. Pour la majorité des espèces pêchées commercialement, le temps de résidence dans la couche intermédiaire froide est une étape cruciale. Les résultats d’analyse deviennent un outil de gestion des ressources marines et contribuent, par exemple, à la recommandation d’ajustement de quotas de pêche mieux adaptés aux conditions environnementales.

Les résultats pour 2011

Les conditions d’océanographie physique qui ont prévalu dans le golfe du Saint-Laurent en 2011 ont été caractérisées dans l’ensemble par des températures au-dessus de la normale pour les couches de surface et intermédiaires, et des températures près de la normale pour les eaux profondes.

Les températures moyennes de l’air de janvier à mars ont été supérieures à la normale, après un mois de décembre 2010 qui battait un record de chaleur vieux de plus de 65 ans. Par ailleurs, en mars 2011, une grande partie de la couche océanique de surface a eu des températures de 0,5 à 1 oC au-dessus du point de congélation. C’était la deuxième fois en 16 ans de monitorage hivernal que de telles conditions étaient observées, et elles ont grandement limité la formation de la glace de mer. En effet, le couvert de glace en 2010-2011 a été plus faible que la normale, soit tout près du record minimum établi un an plus tôt.

Par ailleurs, au cours de l’été 2011, la couche intermédiaire froide était comparable aux conditions observées en 2006, soit l’année la plus chaude depuis 1983. En septembre 2011, sur le plateau madelinien, la température de l’eau à proximité du fond n’est pas passée sous 0 °C, et ce, pour un troisième été consécutif.

Bien que dans l’ensemble les températures des eaux profondes se soient situées près de la normale, des eaux très chaudes ont occupé le détroit de Cabot à 250 m, tandis que des eaux froides occupaient l’estuaire. Il est à prévoir que l’anomalie chaude située au détroit de Cabot se propagera vers l’estuaire d’ici les 2 ou 3 prochaines années.

Les analyses ont également montré que l’apport d’eau douce mesuré à Québec lors de la crue printanière a été le plus élevé en 35 ans. À cela s’ajoute la salinité de surface dans l’estuaire du Saint-Laurent, la plus basse depuis au moins 1991.

Plus de détails sur les résultats de ces recherches seront disponibles sous peu sur le site Web du Secrétariat canadien de consultation scientifique.

Secrétariat canadien de consultation scientifique


Peter S. Galbraith
Sciences
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