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BULLETIN D'INFORMATION DE LA RÉGION DU QUÉBEC
AOÛT - SEPTEMBRE 2011/VOLUME 14/NUMÉRO 4
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Aides à la navigation
des besoins en constante évolution
Système d'aides à la navigation Système d'aides à la navigation

MPO M. Carrier

Vous vous interrogez sur les raisons qui motivent la Garde côtière canadienne (GCC) à installer des bouées et des structures surmontées de lanternes pour aider les navigateurs?

Sachez que les techniciens aux aides à la navigation de la GCC suivent une méthodologie qui est citée en référence par l’Association internationale de signalisation maritime (AISM). Celle-ci leur permet de concevoir et de réviser les systèmes d’aides à la navigation en fonction d’une grille d’analyse de risques spécifiques à un emplacement et aux types de navires qui le fréquentent.

Les systèmes d’aides assurent une navigation sécuritaire, mais ne devraient jamais suppléer les pratiques normales et prudentes de navigation. Ils sont conçus en considérant que les navigateurs ont à bord des cartes marines à jour, un compas, une boussole et des publications nautiques.

Les aides à la navigation peuvent :

  • signaler les abords des havres;
  • signaler les chenaux et les routes recommandées;
  • mener à des quais gouvernementaux et des ports de pêches;
  • identifier des dangers à proximité de ces voies navigables;
  • guider les navigateurs dans des zones bien cartographiées;
  • permettre l’approvisionnement de collectivités isolées.

Le Ministère n’est toutefois pas tenu de fournir des aides dans les situations suivantes :

  • emplacements pour lesquels il manque des cartes adéquates;
  • au profit d’un seul utilisateur;
  • aux endroits où il existe des ententes avec d’autres autorités;
  • aux endroits où les niveaux de fiabilité visés pour les aides ne peuvent être maintenus.

Les systèmes d’aides sont révisés en moyenne aux cinq ans, principalement selon :

  • la fréquence des incidents;
  • les changements dans le trafic ou les activités;
  • les changements dans les risques;
  • les changements technologiques;
  • l’entretien ou le remplacement pour des raisons de fiabilité.

La révision des systèmes d’aides comprend quatre étapes auxquelles s’ajoute une consultation en continu avec les usagers.

La première étape est l’analyse de l’emplacement. Pour chaque site, le technicien recueille des données sur la météo (vents, vagues, visibilité), sur la bathymétrie et sur les conditions de marées et de courants. Il valide ensuite ces données auprès des utilisateurs. Le technicien compile également les caractéristiques des navires et les trajets empruntés, le volume du trafic et les particularités du rivage. Chaque système d’aides est conçu de façon à être perceptible au moins 75 % du temps au cours du pire mois de la saison de navigation.

La deuxième étape consiste à dresser une liste préliminaire des risques tels que la distance d’un danger ou du passage d’un autre navire, la largeur minimale du chenal ou les angles de virage, puis à leur attribuer une importance.

Lors de l’analyse des besoins, la troisième étape, le technicien évalue l’effet cumulatif des risques afin de mesurer la capacité du système actuel à les atténuer, et cherche à améliorer l’efficacité des systèmes.

La dernière étape, l’analyse opérationnelle, détermine la combinaison et le type d’aides requis (la portée visuelle en milles nautiques, sa couleur, son utilisation de jour ou de nuit, sa fonction comme marqueur de virage, de mouvement latéral et de marqueur de danger sur la route de navigation, etc.). C’est également à cette étape que les coûts des propositions envisagées sont analysés.

Au terme de l’analyse, des recommandations sont présentées aux navigateurs du secteur à l’étude. Leurs commentaires sont pris en compte et examinés pour trouver la meilleure solution.


Daniel Lefebvre
Garde côtière canadienne
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