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BULLETIN D'INFORMATION DE LA RÉGION DU QUÉBEC
FÉVRIER - MARS 2011/VOLUME 14/NUMÉRO 1
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Débordement et déferlement des eaux
Cas du 6 décembre 2010

Sainte-Luce, lors de la grande marée du 6 décembre 2010

Sainte-Luce, le 6 décembre 2010
M. Desrosiers

Les niveaux d’eau exceptionnellement élevés prévus par le Service hydrographique du Canada (SHC) ont été confirmés le 6 décembre dernier, dans l’estuaire et le nord-ouest du golfe du Saint-Laurent. À Rimouski, la marée a atteint un niveau record de 5,54 mètres, du jamais vu au cours des 110 dernières années, éclipsant le niveau de 5,44 m enregistré en 1914. Un niveau exceptionnel a aussi été observé à Québec, où les eaux ont débordé en plusieurs endroits.

La basse pression atmosphérique est la première responsable de la variation des niveaux d’eau. Cette basse pression entraîne des vents qui génèrent des vagues. Lors de la tempête du 6 décembre dernier, trois facteurs étaient réunis :

  • Nous étions à la nouvelle lune, l’une des périodes du mois où les marées sont les plus fortes, avec un alignement Soleil-Lune-Terre.
  • Une zone de pression exceptionnellement basse, soit 971 mbar, est passée à Rimouski. Une basse pression atmosphérique fait monter le niveau des eaux parce qu’il y a moins de poids au-dessus de l’eau.
  • Les vents du secteur nord ont produit un courant vers la rive sud, ce qui a contribué à augmenter le niveau d’eau et a généré de fortes vagues.
Travail d’équipe au quotidien

Le SHC fournit un service de prévision de débordement des eaux et de déferlement des vagues pouvant toucher les côtes du Québec pour les prochaines 48 heures. En collaboration avec le Service météorologique du Canada, qui produit les prévisions atmosphériques et les prévisions de vagues, le SHC apporte sa connaissance des marées pour que des avis puissent être acheminés au ministère de la Sécurité publique du Québec (MSP). À son tour, le MSP informe les groupes gouvernementaux concernés, nommément Transports Québec et les municipalités riveraines. Quotidiennement, le SHC analyse les observations de niveaux d’eau et les compare à la prédiction pour évaluer l’influence des conditions atmosphériques.

Ce sont les vagues qui causent les dommages en érodant la côte. Normalement, elles se brisent sur la plage sans faire de dégâts. Cependant, plus le niveau d’eau est élevé, plus grande est leur influence. Lorsque les niveaux d’eau sont élevés, les vagues rencontrent des obstacles inhabituels, soit de la végétation et un sol meuble, soit un mur de protection et quelquefois une résidence.

 

Niveaux d’eau et pression atmosphérique à Rimouski, le 6 décembre 2010
Niveaux d’eau et pression atmosphérique à Rimouski, le 6 décembre 2010. La ligne verte représente le niveau d’eau atteint. La grise, la prévision transmise au ministère de Sécurité publique du Québec. L'orangée correspond au niveau prédit, s’il n’y avait pas eu l’influence atmosphérique. En superposition : la variation de la pression atmosphérique.

Denis Lefaivre
Sciences
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