Contenu archivé

L’information archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.


Logo d'Infocéans
RSS
BULLETIN D'INFORMATION DE LA RÉGION DU QUÉBEC
AOÛT - SEPTEMBRE 2010/VOLUME 13/NUMÉRO 4
Accueil Dépêches Nouvelles publications
  Condamnations   Cartouche   Archives
NIVEAUX D’EAU EXCEPTIONNELS
DANS LE SAINT-LAURENT


MPO  GC-1205A

Les niveaux mensuels moyens ont été exceptionnellement bas ce printemps dans le Saint-Laurent. C'est généralement à la fin de l’été que sont enregistrés des niveaux d'eau aussi bas, ce qui rend la saison 2010 exceptionnelle.

Le Service hydrographique du Canada a enregistré au port de Montréal des niveaux d’eau moyens de 0,60 m en avril, de -0,15 m en mai et de -0,22 m en juin, par rapport au zéro des cartes. Le niveau du mois de mai est un record pour la période d’enregistrement (1913-2010). Pour juin, il n’y a qu’en 1965 où les niveaux observés ont été plus bas.

L’impact des bas niveaux d’eau se fait sentir principalement dans la section du fleuve Saint-Laurent entre Trois-Rivières et Montréal et dans le lac Saint-Louis. C’est la section où la marée n’a pas d’influence. Plus en aval, la marée vient compenser les bas niveaux pendant une partie de la journée et donne une marge de manœuvre pour la navigation.

Cette situation est le résultat des températures douces et de la faible accumulation de neige l’hiver dernier. Ces conditions ont atténué la crue printanière, ce qui a eu un effet direct sur le niveau des cours d'eau. Toutefois, comme le niveau d’eau est étroitement lié aux conditions météorologiques, des pluies soutenues sur le bassin des Grands Lacs et de la rivière des Outaouais pourraient changer les prévisions et ramener la situation à la normale dans le Saint-Laurent.

Des niveaux d'eau situés sous le zéro des cartes touchent à la fois les plaisanciers et les navigateurs, et peuvent présenter des risques pour la sécurité des personnes et de l'environnement. Pour la navigation commerciale, de bas niveaux d’eau se traduisent également par une obligation de réduire le chargement des navires. Les plaisanciers, quant à eux, doivent s’assurer de naviguer dans des chenaux plus profonds.

Le Service hydrographique du Canada est responsable des mesures de profondeur d’eau, du monitorage et de la prédiction des niveaux d'eau, de l'établissement du zéro des cartes et de la cartographie des eaux navigables.

Conseils pour naviguer en sécurité

Une navigation sécuritaire débute par une bonne préparation. Avant de partir, il est recommandé de :

  • S’informer des niveaux d'eau sur le Web ou au 1-877-775-0790;
  • Avoir des cartes marines à jour à bord de l’embarcation et les utiliser;
  • Mettre à jour vos cartes marines grâce aux avis à la navigation et aux avis aux navigateurs;
  • Corriger quotidiennement les profondeurs indiquées sur les cartes marines en tenant compte du niveau d'eau actuel. La valeur des niveaux d’eau doit être ajoutée ou déduite (lorsqu’elle est négative) de la profondeur indiquée sur la carte;
  • Prendre en compte que les faibles niveaux d’eau peuvent modifier le positionnement des bouées. Dans ces conditions, les bouées ne peuvent suffire à déterminer avec précision une zone de navigation ou un chenal sécuritaire pour certaines embarcations;
  • Ne pas vous aventurer dans des zones inconnues sans avoir pris connaissance des obstacles et des obstructions;
  • Réduire la vitesse de votre embarcation lorsque le courant le permet;
  • Connaître le tirant d’eau de votre embarcation.

Denis Lefaivre
Sciences