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BULLETIN D'INFORMATION DE LA RÉGION DU QUÉBEC
JUIN - JUILLET 2010/VOLUME 13/NUMÉRO 3
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LE GOLFE DU SAINT-LAURENT
EXCEPTIONNELLEMENT CHAUD
L’équipe d’échantillonnage en mars 2010. La sonde utilisée est au centre du groupe. L’équipe d’échantillonnage en mars 2010. La sonde utilisée est au centre du groupe.

MPO  M. Samson

L’hiver 2010 a été particulièrement doux sur le golfe du Saint-Laurent. Les températures de l’air enregistrées à neuf stations situées à proximité du golfe ont été les plus chaudes depuis 1945 (date du début de la série), soit de 5,1 °C au-dessus de la normale. Les glaces de mer ont aussi été presque absentes dans le golfe; le Service canadien des glaces a enregistré le plus faible couvert de glace depuis le début de ses observations, en 1969.

C’est dans ce contexte climatique que le relevé annuel héliporté des conditions océanographiques physiques s’est fait en mars 2010. Ce relevé est effectué chaque hiver depuis 15 ans à partir d’un hélicoptère de type Bell 212 de la Garde côtière canadienne. Pendant que l’appareil se maintient en vol stationnaire à une altitude de 30 à 50 m au-dessus de l’eau, une sonde est descendue dans l’eau jusqu’à 200 m de profondeur pour mesurer la température et la salinité, et ce, à plus de 85 points dans le golfe du Saint-Laurent.

Les conditions océanographiques physiques de la couche hivernale de mélange étaient exceptionnellement chaudes en mars 2010, du jamais vu depuis que le relevé héliporté est effectué. La figure ci-jointe montre la température de la couche mélangée de surface pour les relevés de mars 2010 et de mars 2009 (une année typique) pour comparaison. Habituellement, la température de la couche mélangée hivernale se situe près du point de congélation presque partout dans le golfe. Cependant, en mars 2010, cette couche était en moyenne de 1 °C plus chaude, et même plus par endroits (au-dessus de 0 °C dans le nord-est du détroit de Cabot et dans l’estuaire).

Température des eaux de surface selon les relevés de mars 2009 et 2010

Température des eaux de surface selon les relevés de mars 2009 et 2010

Les eaux froides de la couche de surface hivernale ont des effets qui persistent pour le reste de l’année, créant un noyau froid sous la surface qui peut demeurer sous 0 °C en plein été. Les eaux chaudes observées en mars 2010 (comparativement à un hiver normal) annoncent que le noyau d’eau froide de l’été 2010 devrait être le plus chaud jamais observé depuis 30 ans.


Peter Galbraith
Sciences