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BULLETIN D'INFORMATION DE LA RÉGION DU QUÉBEC
OCTOBRE - NOVEMBRE 2009/VOLUME 12/NUMÉRO 5
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Baliser le Saint-Laurent
en toute saison
Baliser le Saint-Laurent en toute saison L'équipage du NGCC Tracy doit déglacer les anneaux de levage de cette bouée d'été lumineuse avant de la hisser à bord. Elle sera remplacée par l'espar d'hiver (sur le pont).

MPO

Au printemps et à l'automne, la Garde côtière canadienne s'affaire aux opérations de balisage, communément appelées le mouillage et l'enlèvement des bouées sur le Saint-Laurent.

Opération à risques

Puisque les bouées sont installées aux limites sécuritaires des chenaux, près de dangers à la navigation, le balisage constitue une opération à risques. Il faut savoir manouvrer le navire dans toutes les conditions, tout en considérant le risque encouru par l'équipage. Surtout lorsque le pont est glacé, que l'eau dégouline des bouées et que le navire est en mouvement, la sécurité de l'équipage doit demeurer une priorité.

Spécialité de certains navires

De Beauharnois à Blanc-Sablon, des côtes de la Gaspésie jusqu'aux Îles-de-la-Madeleine, en passant par les rivières des Outaouais, des Prairies, Richelieu, Saguenay, les lacs des Deux Montagnes et Saint-Louis, la Garde côtière canadienne procède, deux fois l'an, à l'installation, à l'enlèvement ou à la vérification de la position d'environ 1200 bouées.

Cinq unités de la Garde côtière canadienne réalisent ces opérations de balisage, soit le NGCC Martha L. Black, le NGCC Tracy, le NGCC Île Saint-Ours, le VCA Sipu Muin et le VCA Mamilossa. Les équipages se doivent de respecter les limites imposées par les conditions météorologiques et par les glaces, tout en composant avec les bris d'équipements. Ils doivent aussi répartir leurs efforts sur un vaste territoire et sur une période de temps très courte.

À chaque unité de balisage correspond des capacités spécifiques à ses opérations. Le NGCC Tracy et les aéroglisseurs ont en commun leur faible tirant d'eau, leur franc-bord plus bas qui leur permet de charger et de décharger aisément les bouées, et leur stabilité en mer. Les navires NGCC Martha L. Black et NGCC Tracy ont un pont spécialement conçu pour faciliter les manouvres et possèdent des grues de capacités supérieures.

Bouées spécifiques à la saison

Au Québec, les conditions hivernales obligent un cycle de remplacement des bouées. Les espars d'hiver sont des bouées non lumineuses de forme allongée spécialement conçues pour résister aux impacts de la glace et pour remonter rapidement à la surface de l'eau lorsque la glace les submerge.

Quant aux bouées d'été, elles ont des structures et des systèmes plus sophistiqués. Sur la voie navigable du Saint-Laurent, la plupart des bouées sont lumineuses et dotées de réflecteurs radar intégrés. Elles peuvent être munies, selon le secteur, d'équipements tels que des aides sonores - des cloches ou des sifflets pour les secteurs de pêche, des balises répondeuses radar (RACON) pour les secteurs de navigation commerciale.

Activités de balisage sur Internet

Vous pouvez maintenant connaître les dates de changement de bouées au printemps et à l'automne. Il suffit de consulter le site de la Garde côtière canadienne, dans la section État d'avancement du balisage. Les données sont mises à jour quotidiennement. De plus, grâce au Sommaire des activités, vous pouvez voir, pour chacun des secteurs de travail, l'avancement des opérations saisonnières du balisage.

Saviez-vous que...

La voie navigable compte plus de bouées en été (363) qu'en hiver (252). Les espars d'hiver sont positionnés aux endroits stratégiques où le risque et les besoins de repères sont les plus grands. Par ailleurs, l'hiver certains secteurs et plans d'eau sont fermés à la navigation.


Ghislaine Gendron, Danielle Fortin et Claude Lapierre, Garde côtière canadienne
Nathalie Letendre, Communications