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Bibliographie de l'Institut Maurice-Lamontagne

Mammifères marins - Pinnipèdes / Halichoerus grypus / Phoque gris

BENOÎT, H.P., D.P. SWAIN, M.O. HAMMILL, 2011. A risk analysis of the potential effects of selective and non-selective reductions in grey seal abundance on the population status of two species at risk of extirpation, white hake and winter skate in the southern Gulf of St. Lawrence ; Une analyse de risque des effets possibles d’une réduction sélective ou non-sélective de l’abondance du phoque gris sur le statut de conservation de deux espèces à risque de disparaître, la merluche blanche et la raie tachetée du sud du golfe du Saint-Laurent. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2011/033, 34 p.

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La raie tachetée (Leucoraja ocellata) comme la merluche blanche (Urophycis tenuis) présentent des populations endémiques dans le sud du golfe du Saint-Laurent. La population de raie tachetée pourrait vraisemblablement constituer une espèce distincte, encore non décrite. Le taux élevé de mortalité naturelle (M) chez les adultes de ces deux espèces se traduit par une diminution de la population, à un point tel que la disparition pourrait survenir d’ici quelques décennies. Les résultats d'une évaluation de divers hypothèse pouvant expliquer les taux élevés de M permettent de conclure que la prédation exercée par les phoques gris semble contribuer considérablement au taux élevé de mortalité. Cependant, les estimations actuelles sur le régime alimentaire du phoque gris ne peuvent être utilisées pour affirmer que la prédation en est la cause directe. La preuve d’un effet de la prédation est par conséquent largement indirecte. On a réalisé des prévisions à l’aide d’un modèle stochastique pour les populations de raie tachetée et de merluche blanche dans le sud du golfe du Saint-Laurent afin de déterminer les trajectoires probables de la population en vertu d’un certain nombre de scénarios, y compris le statu quo et l’augmentation de la prédation exercée par les phoques gris dérivée de l’augmentation ou de la diminution de l’abondance projetée de cette espèce. On a évalué trois scénarios concernant une réduction potentielle du nombre de phoques gris : 1) enlèvements non ciblés lorsque les phoques sont regroupés dans les colonies; 2) enlèvements ciblés des phoques en quête de nourriture dans l’écosystème fréquenté par la raie tachetée ou la merluche blanche; et 3) enlèvements ciblés des phoques qui s’alimentent dans les aires de répartition de ces espèces. Selon les simulations réalisées à la lumière des nos scénarios hypothétiques voulant, entre autres, que les phoques gris contribuent considérablement à la mortalité chez l’adulte, nous avons prévu que pour obtenir une probabilité de 50 % de stabilisation de l’abondance de la raie tachetée aux bas niveaux actuels, il faudrait prélever 174 300, 44 300 ou 1 700 phoques suivant les scénarios d’enlèvement 1, 2 et 3, respectivement. Dans le même ordre d’idées, pour augmenter d’ici 2020 l’abondance de la raie tachetée âgée de plus de 3 ans pour l’amener aux niveaux observés au cours de la dernière décennie, il faudrait prélever 319 000, 79 000 ou 13 000 phoques suivant les scénarios d’enlèvement 1, 2 et 3, respectivement. On a donc présenté un cadre d’analyse du risque afin d’évaluer les conséquences possibles associées au fait d’entreprendre, ou non, une réduction de la population de phoques gris, qu’ils soient ou non les principaux responsables du taux élevé de mortalité des poissons. Dans l’ensemble, les risques écologiques concernant la merluche blanche, la raie tachetée et le phoque gris semblent être minimisés en entreprenant une réduction raisonnable de la population du phoque gris dans l’Atlantique Nord-Ouest. Cette réduction ne poserait qu’un risque minime sur le plan de la conservation de la population de phoques gris. Dans le meilleur des cas, pour les poissons, la réduction du taux de mortalité chez l’adulte mettrait un frein au déclin de la population et assurerait éventuellement le rétablissement de l’espèce. Dans le pire des cas, la disparition des populations de merluche blanche et de raie tachetée du sud du golfe du Saint-Laurent surviendrait plus rapidement.

BENOÎT, H.P., D.P. SWAIN, W.D. BOWEN, G.A. BREED, M.O. HAMMILL, V. HARVEY, 2011. Evaluating the potential for grey seal predation to explain elevated natural mortality in three fish species in the southern Gulf of St. Lawrence. Mar. Ecol. Prog. Ser., 442: 149-167.

[Résumé disponible seulement en anglais]
Despite 2 decades of very low fishing levels, numerous NW Atlantic demersal fish stocks have failed to recover from collapsed states or are presently collapsing. In the southern Gulf of St. Lawrence, adult natural mortality (M) appears to be the demographic rate that most limits population productivity in at least 3 species: Atlantic cod Gadus morhua, white hake Urophycis tenuis and winter skate Leucoraja ocellata. The causes of elevated M are not well understood, though there is indirect evidence consistent with an effect of predation by grey seals Halichoerus grypus. However, direct evidence is lacking due to uncertainty in the seal diet. Consequently, Monte Carlo simulations were undertaken using data on the spatial overlap between the seals and the fishes and a seal food-consumption model, to estimate the plausibility that different seal-diet compositions could explain observed M levels. Under the simulation assumptions, we find that predation could explain up to 20 to 50 % of M in adult white hake and cod even if these species comprise a small percentage of grey seal diets (<25 %). If seals consume some of these fish only partially, by selectively feeding on soft tissues, a predation effect becomes more plausible. Predation can also plausibly explain the observed elevated M in adult winter skate, even if they comprise a negligible (<0.1 %) percentage of the grey seal diet. Though the simulations deal with the factors that shape the potential for predation, a greater understanding of prey selection is required to conclude whether grey seals are actually adversely impacting these fish populations.©2011 Inter-Research and Fisheries and Oceans Canada

WOOD, S.A., T.R. FRASIER, B.A. MCLEOD, J.R. GILERT, B.N. WHITE, W.D. BOWEN, M.O. HAMMILL, G.T. WARING, S. BRAULT, 2011. The genetics of recolonization : an analysis of the stock structure of grey seals (Halichoerus grypus) in the Northwest Atlantic. Can. J. Zool., 89(6): 490-497.

Bien que répartis dans le passé le long de la côte nord-est des Etats-Unis (É.-U.), les phoques gris (Halichoerus grypus (Fabricius, 1791)) étaient considérés comme disparus localement jusqu’à la fin des années 1980 quand on a découvert trois colonies de mise bas rétablies naturellement. Deux importantes populations canadiennes, les phoques du golfe du Saint-Laurent (GSL) et de l’île de Sable (SI), sont des sources possibles des immigrants dans la population en voie de rétablissement aux É.-U. Afin de déterminer la structure des stocks de phoques gris dans le nord-ouest de l’Atlantique, nous avons prélevé des échantillons de tissus dans des populations canadiennes et américaines pour analyse génétique. Nous avons examiné neuf locus microsatellites très variables (n = 158; nombre moyen d’allèles par locus = 7,22). Lorsque la différenciation de population est évaluée sans présupposition a priori de sous-populations potentielles, tous les individus sont placés dans une seule population. Les valeurs appariées de FST montrent peu de différence de fréquences d’allèles entre les échantillons SI et GSL ou entre les échantillons canadiens et américains. Nous avons séquencé un segment de 319 pb de la région mitochondriale de contrôle et identifié 25 haplotypes (n = 163). La diversité des nucléotides est semblable aux sites SI, GSL et américains. D’après les haplotypes d’ADNmt, il n’y a pas de différence significative entre les populations SI et GSL, ni entre les populations canadiennes et américaines. Bien que les phoques gris soient philopatriques, notre étude démontre que la structure génétique de la population de phoques gris du nord-ouest de l’Atlantique n'est pas incompatible avec une hypothèse nulle de panmixie.©2011 NRC Research Press

THOMAS, L., M.O. HAMMILL, W.D. BOWEN, 2011. Assessment of population consequences of harvest strategies for the Northwest Atlantic Grey Seal population ; Évaluation des conséquences sur la population des stratégies de récolte pour la population de phoque gris du Nord-Ouest Atlantique. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2011/007, 11 p.

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Nous avons utilisé les résultats d'une analyse bayésienne de la dynamique de la population de phoques gris de l'Atlantique Nord-Ouest de 1977 à 2010 comme fondement pour une enquête sur les conséquences d'une gamme de stratégies de récolte éventuelles. Nous avons simulé des populations à l'aide de la répartition a posteriori d'états modèles et de paramètres du modèle adapté, puis nous avons effectué une projection stochastique de 20 ans de ces populations sous différents régimes de récolte. L'objectif de gestion était de trouver des niveaux de récolte ayant une probabilité de 80 % de maintenir la population au-dessus de 70 % de sa plus importante estimation de population à ce jour, c'est-à-dire au-dessus de 244 230. Nous avons conclu que cet objectif pouvait être atteint avec des niveaux de récolte aussi élevés que 30 000 animaux par année sur un horizon de 20 ans pour une prise composée à 50 % de jeunes de l'année et à 50 % d'animaux adultes, en supposant que la mortalité est répartie parmi les groupes d'âge, les sexes et les régions proportionnellement à l'abondance relative. Des quotas indiquant 95 % de jeunes de l'année et 5 % d'animaux adultes pourraient maintenir des niveaux totaux de récolte plus élevés, soit jusqu'à 70 000 animaux par année, et tout de même atteindre l'objectif de gestion. Des quotas plus élevés pourraient être maintenus pendant des périodes plus courtes, mais pour des espèces comme les phoques gris dont l'espérance de vie est élevée, on peut se demander si un horizon de 20 ans est suffisamment long pour nous permettre de juger de la durabilité à long terme. Il s'agit de résultats préliminaires, et une discussion plus approfondie sur les stratégies et les objectifs de gestion de récolte éventuels est nécessaire. Il est également à noter que les résultats dépendent de l'exactitude du modèle de dynamique des populations utilisé. Par exemple, nous ne prévoyons aucune marge pour une quelconque réaction comportementale des phoques par rapport à des niveaux de chasse plus élevés. De plus, la nature et l'étendue de la dépendance de la densité dans les indices vitaux sont mal comprises et peuvent varier au fil du temps. La façon dont la dépendance de la densité influe sur les indices vitaux aura une incidence sur les scénarios de récolte durable.

HAMMILL, M., D. SWAIN, 2011. A controlled experiment (Strawman draft) to test the impact of removals of grey seals on the mortality of Southern Gulf cod ; Une expérience contrôlée (St-rawman draft) pour vérifier l'impact de l'enlèvement de phoques gris sur la mortalité de la morue du sud du golfe. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2011/013, 18 p.

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Dans le sud du golfe du Saint-Laurent, le poids de la preuve suggère que la prédation des phoques gris limite le rétablissement du stock de morue de 4T ainsi que d'autres espèces comme la merluche blanc et des populations de raies. Une expérience a été décrite pour tester cette hypothèse. En vertu de l'expérience proposée, des objectifs de gestion à long termes clairs pour la morue et les phoques doivent être identifiés. Des simulations réalistes minimales de l’écosystème doivent être complétées pour déterminer les avantages et les incidences possibles. Les données doivent être récoltées pour surveiller les changements dans l'abondance et la dynamique des populations de phoques et de morues afin de s’assurer que les objectifs de gestion sont atteints et d'être en mesure d'évaluer l'efficacité de l'expérience dans la réalisation de ces objectifs.

HAMMILL, M.O., G.B. STENSON, 2011. Modelling Grey Seal abundance in Canadian waters ; Modélisation de l’abondance du phoque gris dans les eaux canadiennes. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2011/014, 31 p.

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Le modèle utilisé dans cette étude pour décrire la dynamique des populations du phoques gris du nord-ouest Atlantique est un modèle à deux paramètres qui utilise les informations sur les taux de reproduction à l'âge, la mortalité attribuable à la glace de jeunes phoques, les retraits et les estimations de la production de petits. Le modèle a été ajusté aux trois troupeaux de phoques gris: l'île de Sable, Côte est et le golfe du Saint-Laurent séparément afin d'obtenir des estimations de la production de petits et de la taille de la population. Les résultats du modèle ont été comparées à deux autres modèles qui ont été utilisés pour décrire la dynamique de population de phoques gris (Thomas et al 2007, 2008; Trzcinski et al. 2006.) et les trajectoires de population étaient similaires lorsqu' exécuté dans des conditions semblables. La production de petits dans le troupeau du golfe est très variable et est probablement associée à une mortalité variable en raison des conditions de glace fluctuantes. Une relation significative a été observée entre la production de petits sur la glace et la couverture de glace dans le sud du golfe. La population de phoques gris a augmenté considérablement au cours des 5 dernières décennies passant d'environ 13 000 (SE = 1100) à 402 700 (SE =7700) en 2010.

BOWEN, W.D., P. CARTER, M. HAMMILL, 2011. Estimated Grey seal diets near Sable Island derived from fecal samples : 1991 to 2010 ; Estimation des régimes alimentaires des phoques gris près de l’île de Sable d’après les échantillons de fèces : 1991 à 2010. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2011/024, 13 p.

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Des échantillons de fèces recueillis au fil des saisons à l’île de Sable ont été utilisés pour estimer la composition du régime alimentaire des phoques gris pendant la période s’étendant de 1991 à 1998 et à l’hiver 2010. Les phoques gris se sont nourris principalement de lançon, et ce, peu importe les saisons ou les années. Le lançon paraissait dans 77,6 % (CV 20,7 %) des fèces, en moyenne, ce qui indique que la plupart des individus composant la population se nourrissaient de cette espèce. D’une saison à l’autre et d’une année à l’autre, l’occurrence (30,9 %) et le pourcentage de morue (poids humide) dans le régime alimentaire variaient énormément, comportant des CV de 53 % et de 104 % respectivement. Divers facteurs de correction ont été appliqués pour tenter d’atténuer les biais associés à la digestion complète d’otolithes. Le pourcentage de morue dans le régime variait de 0 à 21,7 %, mais ne présentait aucune tendance au fil du temps ni de différences significatives entre les saisons. En moyenne, le régime alimentaire se composait de morue dans une proportion de 7,1 % (écart-type de 7,4).

SWAIN, D.P., H.P. BENOÎT, M.O. HAMMILL, 2011. Grey seal reduction scenarios to restore the southern Gulf of St. Lawrence cod population ; Scénarios de réduction des populations de phoques gris dans le but de rétablir les stocks de morue dans le sud du golfe du Saint-Laurent. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2011/035, 12 p.

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La mortalité naturelle (M) chez les morues plus âgées (5 ans ou +) dans le sud du golfe du Saint-Laurent était inhabituellement élevée dans les années 1990 et 2000. L'examen des preuves d’un ensemble d'hypothèses quant aux causes de cette M élevée chez la morue mène à la conclusion que la prédation par les phoques gris est un important facteur. Toutefois, en raison d'un manque de données pertinentes, il n’est pas possible d’établir la probabilité qu’une réduction donnée du troupeau mènerait à une réduction donnée de M chez les morues. Ce document décrit l'impact de la réduction du nombre de phoques gris sur le rétablissement des morues en fonction de deux approches différentes permettant de combler le manque des données. Étant donné que de nombreuses autres approches sont envisageables, ces résultats doivent être interprétés comme des simulations de scénarios portant sur l'incidence de la réduction du nombre de phoques sur la productivité de la morue, en fonction d'un ensemble d'estimations de la contribution de la prédation par les phoques sur la M chez les morues. En se basant sur une approche, on estime que la prédation par les phoques gris est responsable de seulement 10 % de la M actuelle chez les morues de 5 ans ou +. En fonction de cette estimation, la réduction du nombre de phoques ne pourrait réduire la M jusqu'à un niveau permettant le rétablissement des morues, parce que la M causée par d'autres facteurs inconnus est trop élevée pour permettre un tel rétablissement. Une deuxième approche donne des résultats plus conformes à la valeur probante des preuves selon lesquelles la prédation par les phoques constitue un facteur important de la M chez les morues. Cette approche attribue à la prédation par les phoques gris environ 50 % de la M actuelle chez les morues de 5 ans ou +. Dans le cas présent, la réduction du nombre de phoques peut réduire la M à un niveau qui permettrait le rétablissement des morues, mais la capture nécessaire de phoques serait considérable. Une réduction moins importante du nombre de phoques suffirait si les phoques gris ont un régime spécialisé et qu’il était possible de cibler ceux qui se nourrissent préférentiellement de morues. En se basant sur une analyse qualitative des risques, la réduction du nombre de phoques gris semblerait réduire le risque écologique pour les stocks de morues dans le sud du golfe sans menacer la sécurité de la population de phoques gris.

BENOÎT, H.P., M.O. HAMMILL, D.P, SWAIN, 2011. Estimated consumption of southern Gulf of St. Lawrence cod by grey seals : bias, uncertainty and two proposed approaches ; Estimation de la consommation de morue du sud du golfe du Saint-Laurent par les phoques gris : biais, incertitude et proposition de deux approches. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2011/041, 33 p.

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Un processus d'évaluation zonale sur l'incidence potentielle des phoques gris (Halichoerus grypus) sur la population de poissons de l'est du Canada s'est déroulé du 4 au 8 octobre 2010. Une composante du mandat convenu pour cette réunion était de fournir des estimations de la prédation et du régime alimentaire du phoque gris propres au stock ou à la région, et d'évaluer les sources possibles de biais et d'incertitude dans l'estimation du régime alimentaire du phoque gris. Le présent document de recherche, préparé pour aborder ces questions, se rapporte à l'alimentation des phoques gris dans le sud du golfe du Saint-Laurent (SGSL) et des régions avoisinantes, notamment en ce qui concerne la consommation de morues (Gadus morhua) du SGSL par les phoques gris. Le régime alimentaire du phoque gris dans le SGSL a été estimé à partir des parties dures des proies retrouvées dans l'estomac et l'intestin des phoques. En se fondant sur une analyse des déplacements du phoque gris basée sur des données de télémesure satellitaire, les échantillons prélevés dans l'estomac et l'intestin médians proviennent généralement de proies qui ont été consommées pas loin de 5 et 12 km de la zone d'échantillonnage, respectivement. En prenant en considération l'emplacement géographique des sites d'échantillonnage alimentaire et la répartition spatiale par taille des morues, il semblerait que le phoque gris cible les morues de plus grande taille parmi les morues consommées. En outre, la répartition géographique des sites d'échantillonnage nous amène à conclure que le régime alimentaire des phoques gris reste inconnu dans de nombreuses zones. En effet, l'absence d'estimations durant le printemps et l'été pour les zones dans lesquelles il y aurait de fortes chances de prélever des échantillons sur des phoques partis chercher leur nourriture au large empêche d'estimer de manière fiable et représentative le régime alimentaire des phoques gris dans le SGSL à partir des données disponibles. C'est la raison pour laquelle nous avons utilisé deux approches différentes pour estimer la consommation par les phoques de deux catégories de morues (morues de moins de 35 cm d'une part, et de plus à 35 cm d'autre part) pour une année ciblée, notamment 2005. La première approche reposait sur un chevauchement temporel à échelle fine entre les morues et les phoques, ainsi que sur des hypothèses concernant le régime alimentaire du phoque durant cette période. Cette approche a permis d'estimer que les phoques consommaient en moyenne entre 1 800 à 2 300 tonnes de morues de moins de 35 cm, et entre 1 600 à 2 000 tonnes de morues de plus de 35 cm, les chiffres variant en fonction des hypothèses. La seconde approche était fondée sur un chevauchement spatio-temporel à l'échelle des zones de l'Organisation des pêches de l'Atlantique Nord-Ouest, ainsi que sur des hypothèses concernant le régime alimentaire moyen des phoques gris dans ces régions. Cette seconde approche a permis d'estimer que les phoques consommaient en moyenne entre 8 200 à 9 800 tonnes de morues de moins de 35 cm, et entre 7 600 à 8 900 tonnes de morues de plus de 35 cm. Étant donné que les deux approches d'estimation du régime alimentaire reposent sur des hypothèses non vérifiées, il est impossible d'en évaluer la fiabilité. Les estimations présentées doivent donc être interprétées comme des scénarios indiquant la consommation potentielle compte tenu d'hypothèses particulières destinées à combler les lacunes statistiques, plutôt que comme des estimations fiables.

BOWEN, W.D., C. den HEYER, J.I. McMILLAN, M.O. HAMMILL, 2011. Pup Production at Scotian Shelf Grey Seal (Halichoerus grypus) Colonies in 2010 ; Production de nouveaux-nés dans les colonies de phoques gris (Halichoerus grypus) du plateau néo-écossais en 2010. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2011/066, 31 p.

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BENOÎT, H.P., D.P. SWAIN, M.O. HAMMILL, 2011. Seasonal patterns in the spatial overlap of southern Gulf of St. Lawrence cod and grey seals, with a discussion of sources of error and possible bias ; Chevauchement spatial de la morue et du phoque gris du sud du golfe du Saint-Laurent selon les saisons, incluant une discussion sur les sources d’erreur et les biais possibles. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2011/018, 20 p.

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Une évaluation zonale des répercussions potentielles de la présence des phoques gris sur les populations de poissons dans l’est du Canada a été effectuée du 4 au 8 octobre 2010. Le cadre de référence de cette réunion comprenait l’évaluation du chevauchement spatio-temporel du phoque gris et de la morue, ainsi que les sources possibles de biais et d’incertitude des estimés de la distribution saisonnière de ces deux espèces. Le présent document de recherche vise à répondre à ces questions concernant les populations de morue et de phoque gris du sud du golfe du Saint-Laurent (sGSL). Le chevauchement spatial de la morue de deux catégories de taille (>35 cm et ≥35 cm) et du phoque gris du sGSL a été examiné par mois, selon une échelle spatiale de 1 000 km2. La distribution de morue a été déterminée d’après des relevés saisonniers de chalut de fond et les variations saisonnières dans la distribution spatiale de la pêche commerciale à la morue. La distribution du phoque gris a été déterminée d’après le suivi des animaux surveillés par satellite. De grandes différences ont été signalées quant aux troupeaux, au sexe et au stade de vie dans les déplacements du phoque gris. Les phoques gris mâles, juvéniles comme adultes, des troupeaux du sud du golfe du Saint-Laurent sont à l’origine du principal chevauchement avec la morue de cette zone, soit un chevauchement par 16 % de cette population de phoques en moyenne par mois. Le chevauchement avec les phoques de l’île de Sable était moindre (> 1 %). Les déplacements de phoques sont déterminés d’après un très petit nombre de phoques marqués, d’autant plus qu’il faut tenir compte des différences relatives au sexe et au stade de vie dans les déplacements. En raison de la faible taille de cet échantillon, les zones visitées par une petite partie du troupeau risquent très probablement d’être sous-représentées dans les zones de distribution déterminées, surtout lorsqu’une résolution spatiale assez précise est utilisée. Le chevauchement entre le phoque gris et la morue peut être surestimé ou sous-estimé en fonction de la présence des populations de morue dans ces zones. Dans les périodes de concentration de morue (en hiver, période de frai, migration) en particulier, la consommation potentielle de morue par les phoques peut donc aussi être sous-estimée. Malheureusement, la taille de l’échantillon de phoques marqués est particulièrement faible pendant certaines de ces périodes. Le marquage des phoques donne aussi probablement lieu à des biais quant au site d’échouerie, ce qui peut influer sur les estimations de distribution et de déplacement des populations de phoque gris. La distribution spatiale actuelle de morue dans les mois autres qu’août et septembre ne peut être déterminée que d’après des relevés effectués il y a 15 à 20 ans. On connaît peu la distribution de morue pendant certains mois, par exemple pendant la migration. De plus, notre estimé des variations mensuelles de distribution n’est peut-être pas tout à fait exact, étant donné les variations quant à la survenue des migrations du printemps et de l’automne.

MORISSETTE, L., M.O. HAMMILL, 2011. A preliminary evaluation of the impacts of Grey Seal, (Halichoerus grypus), predation on the 4T ecosystem and possible effects of their removal on Cod (Gadus morhua) recovery ; Évaluation préliminaire des impacts de la prédation par le phoque gris, (Halichoerus grypus), sur l'écosystème 4T et des effets possible d'un abattage sur le rétablissement des stocks de morue (Gadus morhua). DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2011/016, 31 p.

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Dans ce document de recherche, nous utilisons un modèle Ecopath with Ecosim (EwE) pour examiner le rôle trophique des phoques gris dans le sud du Golfe du Saint-Laurent et se pencher sur leurs impacts directs et indirects sur les populations de morue franche et d’autres espèces y étant associées. Nous avons testé différents scénarios d’alimentation pour les phoques gris, et simulé dans quelle mesure une réduction de leur population pourrait affecter la reprise des populations de morue franche. 11 scénarios de capture ont été testés. Nos résultats suggèrent qu’un abattage de phoques pourrait aider à la reprise des populations de morues dans certaines circonstances, mais plus d’efforts sont nécessaires afin de peaufiner le modèle afin qu’il reproduise plus précisément le déclin du stock de morue dans le sud du Golfe du Saint-Laurent, pour examiner combien de temps serait nécessaire pour une éventuelle reprise, pour envisager une stratégie où les phoques situés dans des zones de grand chevauchement avec la morue pourraient être ciblés par l’abattage, pour examiner les effets de telles mesures sur les faibles stocks de merlus et de raies, et les effets potentiels sur les autres composantes de l’écosystème incluant les autres pêcheries. Des scénarios additionnels doivent être examinés afin d’explorer une gamme plus complète d’effets possibles pour différentes stratégies de réduction de la population de phoques gris.

FROUIN, H., M. LEBEUF, M. HAMMILL, M. FOURNIER, 2010. Phagocytosis in pup and adult Harbour, Grey and Harp Seals. Vet. Immunol. Immunopathol., 134(3-4): 160-168.

[Résumé disponible seulement en anglais]
Knowledge on pinniped immunology is still in its infancy. For instance, age-related and developmental aspects of the immune system in pinnipeds need to be better described. The present study examined the phagocytic activity and efficiency of harbour, grey and harp seal leukocytes. In the first part of the study, peripheral blood was collected from captive female harbour seals of various ages. Data showed an age-related decrease in phagocytosis in female harbour seals from sub-adult to adulthood. In the second part of the study, changes in phagocytosis were quantified during lactation in wild newborn harbour, grey and harp seals and in their mothers (harp and grey seals). In newborns of the same age, leukocytes of harbour and harp seals phagocytosed less than those of grey seal pups. The phagocytic activity and efficiency increased significantly from early to mid-lactation in newborn harbour seals, and from early to late lactation in newborn grey seals, which could suggest that the transfer of phagocytosis-promoting factor(s) in colostrum is an important feature of temporary protection for pups. In contrast, no changes in phagocytic activity and efficiency were observed in lactating females of the two seal species, harp and grey, examined. At late lactation, phagocytic activity in both grey and harp seal pups and phagocytic efficiency in grey seal pups were significantly higher than in their mothers. These results could reflect either the capacity of phagocytes of the newborn harp and grey seals to respond to pathogens. Results from this study suggest that the phagocytosis of the seal species examined is not fully developed at birth as it generally increases in pups during lactation. Thereafter, the phagocytic activity of seals appears to decrease throughout adulthood.©2009 Elsevier B.V.

HARVEY, V., M.O. HAMMILL, D.P. SWAIN, G.A. BREED, C. LYDERSEN, K.M. KOVACS, 2010. Winter foraging by a top predator, the grey seal, in relation to the distribution of prey ; Alimentation hivernale du phoque gris en relation avec la distribution des proies. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2010/124, 45 p.

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Identifier les aires de recherche restreinte d’un animal et les corréler à l’abondance de ressources peut aider à mieux comprendre les relations prédateurs-proies. Nous avons utilisé les données d’émetteur satellite posés sur les phoques gris entre 1993 et 2005 et les données d’abondance de poissons obtenues des relevés au chalut par navire scientifique réalisés à l’hiver entre 1994-1997 et démontrant la distribution des poissons de fond pour examiner si les déplacements des phoques étaient associés aux concentrations hivernales de plusieurs espèces de poissons dans le région du détroit de Cabot de l’Atlantique Canada. La distribution des ARS diffère entre les mâles et les femelles. Les zones de chasse des mâles se distinguent de celles des femelles par une plus grande densité de hareng, de morues de taille intermédiaire et de grande taille. La distribution de l’effort de recherche des mâles varie au cours de l’hiver. Au début de l’hiver, les mâles sont plus susceptibles d’utiliser les habitats autour de l’Île St-Paul où leurs aires de recherche restreinte sont associées à l’abondance de morue de taille intermédiaire et de grande taille. Plus tard en hiver, les mâles sont concentrés au sud-est de cette région où ils sont négativement associés au turbot de grande taille, à la morue de taille intermédiaire et à la petite plie grise. Les aires de recherche restreinte des femelles sont aussi concentrées dans cette région. Celles-ci sont négativement reliées à l’abondance de petites plies grises alors que la probabilité d’avoir un comportement de recherche restreinte le long du trajet des femelles augmente avec la densité de sébaste de taille intermédiaire et décroît avec l’abondance de grand sébastes et merluche blanche. Les différences spatiales et temporelles observées dans la distribution des ARS et des communautés de poissons recherchés par les mâles et les femelles peuvent refléter des différences dans les besoins énergétiques pour la reproduction. En concentrant leur activité dans des endroits où l’abondance des poissons de grande taille est importante au début de l’hiver, les phoques gris mâles peuvent avoir un impact sur les poissons d’intérêt commercial.

HAMMILL, M.O., 2010. Feeding of grey seals in Southern Gulf of St. Lawrence ; Alimentation du phoque gris dans le sud du golfe du Saint-Laurent. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2010/130, 31 p.

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Le régime alimentaire des phoques gris dans le sud du golfe du Saint-Laurent a été étudié grâce à l'identification des otolithes récoltés dans 470 tractus digestifs. Quarante-six taxons de proies différentes ont été identifiées. Les phoques gris se nourrissent principalement de lançon, de hareng, de merluche et de plie rouge. La morue est une proie importante tant dans la partie ouest du golfe que dans la partie est, mais elle constitue une proie de moindre importance dans la région du détroit de Northumberland. Les mâles consomment légèrement plus d’espèces, montrent une plus grande diversité alimentaire et une consommation plus égale entre les proies que les femelles et les jeunesde l'année (<6 mois). La morue est un élément important des proies pour les mâles dans certains régions, mais est beaucoup moins importante pour les femelles. La longueur moyenne des morues consommées était de 23,8 cm (SD = 11, N = 94).

HARVEY, V., M. HAMMILL, D. SWAIN, 2010. Summer overlap between a centralplace forager and its prey in the Southern Gulf of St. Lawrence ; Chevauchement estival entre un prédateur s’alimentant depuis un point central et ses proies dans le sud du golfe du Saint-Laurent. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2010/131, 52 p.

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Les prédateurs peuvent affecter les populations de proies en consommant les individus et en induisant des changements spatiaux dans leur comportement. Pour les proies, les effets indirects de la prédation peuvent être plus importants que la prédation en elle-même en affectant négativement la survie, la croissance ou la reproduction. La biomasse des poissons démersaux de grande taille de l’Atlantique Nord-Ouest s’est effondrée au début des années 1990 et n’a pas récupérée depuis alors que l’abondance de phoques gris (Halichoerus grypus) est actuellement à des niveaux historiquement élevés ce qui peut amplifier la pression de prédation qu’ils exercent sur les stocks de poissons. Nous avons utilisé des émetteurs satellite pour suivre les déplacements de 14 phoques gris autour de leur site de repos au cours de l’été dans le sud du golfe du Saint-Laurent afin d’évaluer leur chevauchement avec les poissons d’intérêt commercial dont nous avons quantifié l’abondance et la distribution spatiale à partir de données de recensement. Généralement, les phoques sont concentrés à moins de 50 km de leur site de repos et la probabilité qu’ils démontrent un comportement d’alimentation décroît avec la distance au site d’échouerie. À l’opposé de ce qui est observé où aucun site d’échouerie n’est connu, le lançon, les petites merluches blanches, les petits harengs et les petites plies rouges sont concentrés à moins de 50 km des sites de repos alors que la tanche, le capelan et le hareng de grande taille étaient plus abondants au large des côtes. En août, le chevauchement entre les phoques et les petites morues est plus important à proximité des sites de repos qu’entre 50-100 km alors que l’inverse est observé pour le lançon. En septembre, la probabilité d’avoir une aire d’alimentation dans les régions de fortes abondances de morue est plus élevée entre 50 et 100 km qu’à proximité des sites de repos. La distribution des poissons autour des échoueries de phoques gris suggère que les poissons tentent de minimiser les menaces de prédation que les phoques gris et les autres prédateurs exercent ce qui, à long terme, peut nuire au rétablissement des stocks.

FROUIN, E., L. MENARD, L. MEASURES, P. BROUSSEAU, M. FOURNIER, 2010. T lymphocyte-proliferative responses of a Grey Seal (Halichoerus grypus) exposed to heavy metals and PCBs in Vitro. Aquat. Mamm.,36(4): 365-371.

[Résumé disponible seulement en anglais]
This study investigated in vitro the effects of methylmercury chloride (CH3 HgCl), zinc chlo-ride (ZnCl2), cadmium chloride (CdCl2), lead acetate (Pb(C2H3O2)2), and PCBs (Aroclor mix-tures) on the proliferation of T lymphocytes from the thymus, lymph node, and blood from one female grey seal (Halichoerus grypus) juvenile. After exposure to heavy metals, a dose-response curve was observed with a decrease in prolifera-tion of both T lymphocytes from blood and the lymph node. Exposure to Aroclor mixtures led to a mostly reduced proliferation of thymocytes and T lymphocytes from the lymph node and blood. Lymph node cells seem less sensitive to heavy metals than peripheral blood lymphocytes. Lymph node lymphocytes are more sensitive to PCBs than peripheral blood lymphocytes but less than thymocytes. These results suggest that the sensitivity of T lymphocytes from one grey seal to contaminants may be due to inherent tissue/matrix differences in the sensitivity of these cells to con-taminants; however, an individual response cannot be excluded in the present case. That is, samples from a single individual are not extrapolated to the species as a whole in this paper but discussed rela-tive to exposure response by tissues.©2010 Aquatic mammals.

DUFRESNE, M.M., H. FROUIN, S. PILLET, V. LESAGE, S. DE GUISE, M. FOURNIER, 2010. Comparative sensitivity of Harbour and Grey Seals to several environmental contaminants using in vitro exposure. Mar. Pollut. Bull., 60(3): 344-349.

[Résumé disponible seulement en anglais]
In this study, we investigated the effects of cadmium chloride (CdCl2), mercury chloride (HgCl2), methylmercury chloride (CH3HgCl), and PCBs on lymphocyte proliferation in phocids. PBMCs isolated from harbour and grey seals were exposed in vitro to varying concentrations of contaminants. A reduction of viability occurred when cells were exposed to 10-4 M HgCl2 or CH3HgCl or to 50 ppm of Aroclor 1254. In both grey and harbour seals, T-lymphocyte proliferation was suppressed when their cells were incubated with 5 × 10-5 M CdCl2 or 10-4 M HgCl2. An inhibition of proliferation occurred with CH3HgCl from 10-6 M in grey seals and from 10-5 M in harbour seals. In grey seals, Aroclor 1254 reduced lymphocyte proliferation at 15 ppm. In both harbour and grey seals, CH3HgCl was ten times more immunotoxic that HgCl2. From IC50, chemicals were ranked in terms of toxicity as followed: CH3HgCl > CdCl2 > HgCl2 > Aroclor 1254.©2009 Elsevier Ltd.

MORISSETTE, L., M. CASTONGUAY, C. SAVENKOFF, D.P. SWAIN, D. CHABOT, H. BOURDAGES, M.O. HAMMILL, J. MARK HANSON, 2009. Contrasting changes between the northern and southern Gulf of St. Lawrence ecosystems associated with the collapse of groundfish stocks. Deep-Sea Res., Part II, Top. Stud. Oceanogr., 56(21-22): 2117-2131.

[Résumé disponible seulement en anglais]
In order to have a global view of ecosystem changes associated with the collapse of groundfish species in the Gulf of St.Lawrence during the early 1990s, Ecopath mass balance models were constructed in corporating uncertainty in the input data.These models covered two ecosystems (northern and southern Gulf of St.Lawrence; NAFO divisions 4RSand 4T), and two time periods (before the collapse, in the mid-1980s, and after it, in the mid 1990s). Our analyses revealed that the ecosystem structure shifted dramatically from one previously dominated by piscivorous groundfish and small-bodied forage species during the mid-1980s to one now dominated only by small-bodied pelagic species during the mid-1990s in both southern and northern Gulf.The species structure in the northern Gulf versus southern Gulf was different, which may explain why these two ecosystems did not recover the same way from the collapse in the early1990s. Productivity declined in the northern Gulf after the collapse but increased in the southern Gulf. The collapse of groundfish stocks resulted in declines in the mean trophic level of the landings in both the northern and the southern Gulf. Even though fishing mortality was then intentionally reduced, this part of the total mortality was taken up by predation.The temporal changes in the internal structure of both ecosystems are reflected in their overall emergent properties.©2009 Elsevier Ltd.

HAMMILL, M.O., W.D. BOWEN, W. BLANCHARD, 2009. Timing of grey seal pupping on Hay Island ; Période de mise bas chez les phoques gris de l'île Hay. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2009/091, 15 p.

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On a adopté deux approches pour examiner la distribution temporelle des naissances à l’île Hay. Dans un modèle, on a supposé que les naissances suivent une distribution normale et, pour élaborer la courbe des naissances, on a utilisé la variation de la proportion de nouveaunés à trois stades de développement liés à l’âge identifiables à mesure que la saison avance. Dans la deuxième approche, on a supposé que le taux des naissances au cours d’une année peut être adéquatement décrit par une fonction de temps continue. Les animaux passent par une série de cinq stades identifiables liés à l’âge dont la durée peut être décrite à l’aide d’un processus semi-Markov où l’intensité de la transition dépend seulement du stade actuel et de la période déjà écoulée pendant ce stade. Le modèle normal estimait que 90 % des jeunes de l’année présents dans l’île étaient sevrés au plus tard le 9 février (se = 1,7) et avaient atteint le stade de brasseurs au plus tard le 15 février (se = 3,1). Ces dates étaient légèrement plus tardives que dans le modèle à cinq stades où 90 % des animaux avaient atteint le stade de brasseurs au plus tard le 11 ou le 12 février. Le moment de la mise bas, du sevrage, de l’atteinte du stade de brasseur et de la dispersion éventuelle a été examiné globalement. Les renseignements disponibles indiquent qu’une chasse menée le 9 février ou peu après cette date rencontrerait peu d’adultes allaitant encore leurs petits, mais qu’une grande partie des brasseurs serait encore présente car un petit nombre d’entre eux seulement se serait éloigné de la colonie.

HAMMILL, M., D. BOWEN, 2009. Science advice on harvesting of Northwest Atlantic grey seals (Halichoerus grypus) on Hay Island. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Science Advisory Report, 2009/067, 8 p.

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BOWEN, W.D., M.O. HAMMILL, M. KOEN-ALONSO, G. STENSON, D.P. SWAIN, K. TRZCINSKI, 2009. Proceedings of the National Workshop on the Impacts of Seals on Fish Populations in Eastern Canada (Part 2), 24-28 November 2008, Cambridge Suites, Halifax, Nova Scotia ; Compte rendu de l'atelier national sur les répercussions des phoques sur les populations de poissons dans l'est du Canada (2ième partie), du 24 au 28 novembre 2008, Hôtel Cambridge Suites, Halifax (Nouvelle-Écosse). DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Proceedings series, ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Série des comptes rendus, 2009/020, 136 p.

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Un atelier de cinq jours a eu lieu en novembre 2008 à Halifax (Nouvelle-Écosse). Pendant cet atelier, vingt-quatre présentations ont été données sur les répercussions potentielles des phoques sur les stocks de poissons de l'est du Canada. La plupart ont présenté de nouvelles analyses ainsi que des résultats de modèles dont les besoins avaient été identifiés lors du premier atelier et que les participants avaient jugé réalisables avec les données existantes. Trente-trois écologistes et modélisateurs venant du Canada, de Norvège et de France ont été invités et ont participé à cette réunion. Se sont joints à eux des membres de l'industrie de la pêche de l'est du Canada et du nord-est des Etats-Unis d'Amérique. Les représentants de l'industrie de la pêche ont déclaré que les phoques gris représentaient une menace directe pour les stocks de morues déjà insuffisants; les phoques gris menacent aussi indirectement l'industrie en transmettant aux espèces commerciales un parasite, le ver du phoque et ce, sur une zone géogaphique de plus en plus étendue. Les pêcheurs pensent aussi que le succès reproducteur de la morue est menacé car il est plus rentable pour les phoques gris de chasser les animaux lorsqu'ils sont concentrés dans les eaux peu profondes pour la fraie. Une étude récente sur la morue du sud du Golfe du Saint-Laurent (sGSL) a montré que, contrairement aux attentes, il existe une relation positive, faible mais statistiquement significative, entre l'abondance des parasites et la condition des morues, reflétant vraisemblablement le fait qu’un meilleur succès d’approvisionnement permet aux morues d’être en meilleure condition mais implique aussi l’ingestion de plus de parasites. Cela suggère que la condition des morues est moins affectée par les effets des parasites que par les variations du succès d’approvisionnement. Aucune preuve de mortalité des morues due aux nématodes n'est ressortie des analyses des paramètres d'infection de 2007. Des simulations de Monte-Carlo ont été utilisées pour estimer les probabilités que les différentes compositions possibles du régime alimentaire des phoques puissent expliquer la mortalité naturelle (M) de la morue, de la merluche et de la raie tachetée dans le sud du golfe du Saint-Laurent. Les résultats suggérèrent que: 1) afin d'expliquer la mortalité naturelle élevée, les phoques devraient consommer des morues et des merluches de plus grande taille que ce qu'indiquent les données disponibles sur les contenus stomacaux; 2) la consommation de poissons entiers par les phoques explique vraisemblablement moins de 40% de la mortalité dans le cas de la merluche et de la morue, mais peut facilement expliquer la mortalité élevée dans le cas de la raie tachetée; et 3) si les phoques consomment des poissons de fond en effectuant des morsures ventrales, la prédation par les phoques pourrait alors expliquer une partie importante de la mortalité naturelle. Plusieurs études ont souligné l'importance de déterminer la proportion de morues dans le régime alimentaire des phoques ainsi que la fréquence relative des différentes tailles de morues mangées, afin de pouvoir mieux estimer la mortalité due à la prédation par les phoques. Le fait que la collecte d'échantillons soit restreinte à la fois dans le temps et l'espace, ainsi que les méthodes utilisées pour évaluer le régime alimentaire, peuvent avoir une incidence sur l’estimation de la proportion et de la taille des morues mangées par les phoques. Les résultats préliminaires de modèles allométriques bioénergétiques et de modèles statistiques des captures selon l’âge ont été présentés afin d'évaluer les conséquences de la prédation par des phoques, de la compétition pour la nourriture et de la variabilité environnementale sur la dynamique de plusieurs stocks de morues. Comme les modèles multispécifiques présentés par le passé, ces nouveaux modèles soulignent l'importance de prendre en compte la prédation par les phoques dans un contexte écosystémique plus large car les conséquences de la prédation sur les morues dépendent souvent de la présence de compétiteurs et de la qualité de l'environnement. La majorité des stocks de morues du Nord-Ouest de l'Atlantique se sont effondrés à la fin des années 80 et au début des années 90. Quinze ans plus tard, peu voire aucun signe de rétablissement n'est visible. Les raisons expliquant l'absence de rétablissement varient selon les stocks. Cependant, la mortalité naturelle élevée de la morue adulte est un facteur important qui concerne de nombreux stocks. La mortalité naturelle (M) de la morue adulte est très élevée dans les populations situées au sud du chenal Laurentien, soit les stocks du sud du golfe du Saint-Laurent (Division 4T de l’Organisation des pêches du Nord-Ouest de l'Atlantique - OPANO), de l'est du plateau néo-écossais (5VsW) et de l'ouest du plateau néo-écossais/Baie de Fundy (4X). On estime que la mortalité naturelle s'est accrue légèrement dans certaines populations au nord du chenal, mais elle reste cependant beaucoup moins élevée que dans les stocks au sud du chenal. Jusqu'à récemment, la mortalité naturelle très élevée de la morue du nord vivant au large était une exception; elle semble cependant avoir baissé dans les dernières années pour atteindre un niveau normal. La morue du nord dans les eaux côtières de la zone 3K fait aussi partie des exceptions avec une forte mortalité au début des années 2000. De nombreuses hypothèses existent quant aux facteurs qui limitent le rétablissement des stocks de morue en contribuant à une forte mortalité. Parmi celles- les captures non signalées (c.-à-d. la mortalité est due à la pêche et non à la mortalité naturelle), les maladies, les parasites, les contaminants, la disponibilité et la qualité de la nourriture, les changements biodémographiques, les répercussions de la prédation par les phoques, la prédation par d'autres espèces. Pour la plupart des populations de morues dont le stock ne s’est pas rétabli, la mortalité naturelle reste au-dessus de la valeur normale de 0,2. Ceci dit, la mortalité naturelle est particulièrement élevée pour tous les stocks au sud du chenal Laurentien. L'industrie est convaincue de l'importance de l’impact des phoques sur le rétablissement des stocks de morues. Cependant, l'incertitude est considérable quant aux facteurs influant sur la dynamique des morues et à l'ampleur de la mortalité due aux phoques sur chaque stock. Une étude de modélisation de la population des stocks du nord du Golfe (nGSL; morue de 3Pn4RS) sous-entend que la prédation de morues juvéniles par les phoques du Groenland pourrait, dans certaines conditions environnementales, ralentir le rétablissement des stocks. Des modèles écosystémiques antérieurs suggéraient que le rétablissement des morues du nord était limité par les phoques du Groenland; cependant, un modèle récent utilisant une approche différente, suggère que l'impact de la disponibilité des proies (capelan) est plus important que celui de la prédation par les phoques du Groenland. Sur la base des données disponibles, il est possible que les phoques gris contribuent au ralentissement du rétablissement des morues de 4T. En d'autres mots, les corrélations spatiales et temporelles entre l’abondance des phoques gris et les estimations de la mortalité naturelle des morues, soutiennent l’hypothèse selon laquelle la prédation par les phoques gris est une cause importante de l'accroissement de M, alors que d’autres hypothèses tentant d’expliquer la mortalité naturelle anormalement élevée de la morue de 4T ne sont pas soutenues par les corrélations entre M et les facteurs considérés. Les phoques gris jouent peut-être aussi un rôle important dans le rétablissement de la morue de 4VsW. L’impact de la prédation des phoques gris sur la morue de 4X est inconnu car il n'y a pas d'estimations du régime alimentaire spécifique aux phoques de ce stock; cependant, si on suppose que leur régime alimentaire est similaire à ceux de la zone 4VsW voisine, alors l’impact des phoques gris serait négligeable. Cependant, la proportion réelle de morue dans le régime alimentaire des phoques ainsi que la distribution par âge des morues mangées par les phoques, constituent deux incertitudes majeures qui reviennent dans chaque région. Pris ensemble, ces aspects du régime alimentaire ont des conséquences importantes sur les répercussions putatives de la prédation par les phoques sur la dynamique des morues. De plus, malgré son importance, le régime des phoques est extrêmement difficile à estimer, vu la difficulté d'obtenir des échantillons représentatifs de populations de phoques qui sont abondantes, mobiles et couvrent un grand territoire.

HAMMILL, M., D. BOWEN, 2009. Avis scientifique sur les prélèvements de phoques gris (Halichoerus grypus) dans le nord-ouest de l'Atlantique à l'île de Hay. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Avis scientifique, 2009/067, 8 p.

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SAVENKOFF, C., L. MORISSETTE, M. CASTONGUAY, D.P. SWAIN, M.O. HAMMILL, D. CHABOT, J.M. HANSON, 2008. Interactions between marine mammals and fisheries: implications for cod recovery FOR COD RECOVERY. Pages 107-151 in J. Chen & C. Guo (ed.). Ecosystem Ecology Research Trends. Nova Science Publishers.

[Résumé disponible seulement en anglais]
Abundance of many Atlantic cod (Gadus morhua) and groundfish stocks in the Northwest Atlantic declined to low levels in the early 1990s, resulting in cessation of directed fishing for these stocks, thus ending one of the largest and longest running commercial groundfish fisheries in the world. The stocks of the northern (nGSL) and southern Gulf of St. Lawrence (sGSL) were closed to directed cod fishing from 1994 to 1996 for the nGSL and from 1993 to 1997 for the sGSL, followed by the opening of a small directed fishery in the two systems. In the northern Gulf of St. Lawrence, the ecosystem biomass structure shifted dramatically from one dominated by demersal fish predators (Atlantic cod Gadus morhua, redfish Sebastes spp.) and small-bodied forage species (capelin Mallotus villosus, mackerel Scomber scombrus, herring Clupea harengus, northern shrimp Pandalus borealis) to one now dominated by only small-bodied forage species. The decline of large predatory fishes has left only marine mammals as top predators during the mid-1990s, and marine mammals and Greenland halibut Reinhardtius hippoglossoides during the early 2000s. Large changes also occurred in the biomass structure and ecosystem functioning of the adjacent southern Gulf of St Lawrence (sGSL) but they were not as dramatic. Although predatory fishes decreased between the mid-1980s and mid-1990s, and prey consumption by seal species increased considerably, large cod remained among the most important single predators on fish in the sGSL. The changes in top-predator abundance driven by human exploitation of selected species resulted in a major perturbation of the structure and functioning of both Gulf ecosystems and represent a case of fishery-induced regime shift. Overfishing influenced community biomass structure directly through preferential removal of larger-bodied fishes and indirectly through predation release. Species interactions are central to ecosystem considerations. In marine ecosystems, predation can be the major ecological process affecting fish populations and piscivory is often the largest source of fish removal, usually larger than fishing mortality. In both northern and southern Gulf ecosystems, predation mortality exceeded fishing mortality for most groups in recent years because fishing mortality was intentionally reduced by fisheries closures. Seals have benefited from reduced hunting (harvesting and culling/bounties) since the 1970s. Consumption of fish by marine mammals exceeded consumption by predatory fishes in the two ecosystems in the recent time periods. Since the collapse of groundfish stocks, commercial fisheries and seals have become important predators on predatory fishes-possibly slowing their recovery. In recent years, consumption by seals shifted towards species at lower trophic level (forage fishes and invertebrates), which were also the main target of fisheries. Thus, commercial fisheries and seals may have become important competitors of predatory fishes for the same resource.©2008 Nova Science Publishers, Inc.

BOWEN, W.D., M.O. HAMMILL, M. KOEN-ALONSO, G. STENSON, D.P. SWAIN, K TRZCINSKI, 2008. Proceedings of the National Workshop on the Impacts of Seals on Fish Populations in Eastern Canada (Part 1), 12-16 November 2007, Cambridge Suites, Halifax, Nova Scotia ; Compte rendu de l'atelier national sur les répercussions des phoques sur les populations de poissons dans l'est du Canada (1re partie). DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Proceedings Series ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Série des comptes rendus, 2008/021, 150 p.

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Un atelier de cinq jours a été tenu à Halifax (Nouvelle-Écosse) en novembre 2007. Durant cet atelier, quelque 31 présentations ont été faites sur des sujets liés aux répercussions potentielles des phoques sur les stocks de poissons dans l’est du Canada et ailleurs. On suppose que les effets négatifs des phoques sur leurs proies sont de cinq ordres : 1) prédation; 2) compétition; 3) transmission de parasites causant un accroissement du taux de mortalité chez les poissons; 4) perturbation de la fraie, causant une baisse du succès de la reproduction; 5) autres effets indirects sur le comportement des poissons causés par le risque de prédation par les phoques. Trente invités provenant du Canada, de la Norvège, des États-Unis et de l’Écosse ont participé à l’atelier. Un petit nombre d’observateurs de l’industrie de la pêche, d’étudiants des cycles supérieurs de l’Université Dalhousie et de scientifiques intéressés de l’Institut océanographique de Bedford (IOB) ont également participé à certaines parties de l’atelier. L’objectif principal de l’atelier, le premier d’une série de deux, était d’examiner les connaissances, de cerner les lacunes dans celles-ci et de déterminer les nouvelles analyses réalisables au cours des 12 prochains mois pour approfondir les connaissances sur les effets des phoques sur les stocks de poissons dans l’est du Canada. Les plans de travail à court et à long terme ont été établis et sont présentés dans la section « Besoins de recherche » du présent rapport. Le second atelier est prévu en novembre 2008.

HARVEY, D., S.D. COTE, M.O. HAMMILL, 2008. The ecology of 3-D space use in a sexually dimorphic mammal. Ecol. Model., 222(14): 2404-2413 p.

[Résumé disponible seulement en anglais]
The distribution of animals is the result of habitat selection according to sex, reproductive status and resource availability. Little is known about how marine predators investigate their 3-dimensional space along both the horizontal and vertical axes and how temporal variation affects space use. In this study, we assessed the spatio-temporal movement of a sexually dimorphic marine mammal, the grey seal Halichoerus grypus by 1) determining seasonal home range size, 2) testing whether space use of seals was affected by water depth, and 3) investigating the vertical movement of seals according to the maximum depth of each dive. Between 1993 and 2005, we fitted 49 grey seals in the Gulf of St. Lawrence with satellite transmitters. We estimated seasonal 95 % fixed-kernel home ranges for each individual. For each seal, we tested for selectivity and preference for 4 water depth classes at the home range scale and within the home range. We also evaluated the proportional number of dives made in each water depth classes according to the maximum depth of each dive. Home ranges were 10 times larger in winter than in summer. Seals generally selected habitats <50 m deep. They also mainly dove to depths of 40 m or less. At both scales of selection, preference for shallow areas decreased in winter. We also observed that adults used shallow habitats more than juveniles to establish their home range. A spatial segregation based on sex also occurred at the finer scale of selection where females were more concentrated in the shallowest parts of their home range than males. Segregation in space use according to age and sex classes occurred at both the horizontal and vertical scales. Our results emphasise the importance of studying habitat selection of marine predators in 3-dimensional space, in addition to the temporal scale.©2008 The Authors. Journal compilation © 2008 Ecography

HAMMILL, M.O., G.B. STENSON, F. PROUST, P. CARTER, D. McKINNON, 2007. Feeding by grey seals in the Gulf of St. Lawrence and around Newfoundland. Pages 135-152 in T. Haug, M. Hammill & D. Olafsdottir (ed.). Grey seals in the North Atlantic and the Baltic. North Atlantic Marine Mammal Commission (NAMMCO Sci. Pub., 6).

[Résumé disponible seulement en anglais]
Diet composition of grey seals in the Gulf of St. Lawrence (Gulf) and around the coast of Newfoundland, Canada, was examined using identification of otoliths recovered from digestive tracts. Prey were recovered from 632 animals. Twenty-nine different prey taxa were identified. Grey seals sampled in the northern Gulf of St. Lawrence fed mainly on capelin, mackerel, wolffish and lumpfish during the spring, but consumed more cod, sandlance and winter flounder during late summer. Overall, the southern Gulf diet was more diverse, with sandlance, Atlantic cod, cunner, white hake and Atlantic herring dominating the diet. Capelin and winter flounder were the dominant prey in grey seals sampled from the east coast of Newfoundland, while Atlantic cod, flatfish and capelin were the most important prey from the south coast. Animals consumed prey with an average length of 20.4 cm (Range 4.2-99.2 cm). Capelin were the shortest prey (Mean = 13.9 cm, SE = 0.08, N = 1126), while wolffish were the longest with the largest fish having an estimated length of 99.2 cm (Mean = 59.4, SE = 2.8, N = 63). In the early 1990s most cod fisheries in Atlantic Canada were closed because of the collapse of the stocks. Since then they have shown limited sign of recovery. Diet samples from the west coast of Newfoundland indicate a decline in the contribution of cod to the diet from the pre-collapse to the postcollapse period, while samples from the southern Gulf indicate little change in the contribution of cod.©2007 North Atlantic Marine Mammal Commission

HAMMILL, M.O., J.F. GOSSELIN, G.B. STENSON, 2007. Abundance of Northwest Atlantic grey seals in Canadian waters. Pages 99-115 in T. Haug, M. Hammill & D. Olafsdottir (ed.). Grey seals in the North Atlantic and the Baltic. North Atlantic Marine Mammal Commission (NAMMCO Sci. Pub., 6).

[Résumé disponible seulement en anglais]
Northwest Atlantic grey seals form a single stock, but for management purposes are often considered as 2 groups. The largest group whelps on Sable Island, 290 km east of Halifax, Nova Scotia. The second group referred to as ‘non-Sable Island’ or ‘Gulf’ animals whelps primarily on the pack ice in the southern Gulf of St. Lawrence, with other smaller groups pupping on small islands in the southern Gulf and along the eastern shore of Nova Scotia. Estimates of pup production in this latter group have been determined using mark-recapture and aerial survey techniques. The most recent visual aerial surveys flown during January-February 1996, 1997 and 2000 in the southern Gulf of St Lawrence and along the Eastern Shore resulted in pup production estimates of 11,100 (SE = 1,300), 7,300 (SE = 800) and 6,100 (SE = 900) in 1996, 1997 and 2000 respectively after correcting for births and including counts of pups on small islands. Incorporating information on pup production, reproduction rates and removals into a population model indicates that the Gulf component increased from 15,500 (95 % CI = 14,600-16,300) animals in 1970 to 62,700 (95 % CI = 49,800-67,800) animals by 1996 and then declined to 22,300 (95 % CI = 17,200-28,300) animals in 2000. On Sable Island the population has increased from 4,800 (95 % CI = 4,700-4,900) animals in 1970 to 212,500 (95 % CI = 159,600-276,200) in 2000. The total Northwest Atlantic grey seal population is estimated to number around 234,800 animals in 2000.©2007 North Atlantic Marine Mammal Commission

THOMAS, L., M.O. HAMMILL, W.D. BOWEN, 2007. Estimated size of the Northwest Atlantic grey seal population 1977-2007 ; Évaluation de la population de phoques gris de l’Atlantique Nord-Ouest, 1977-2007. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2007/082, 31 p.

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Nous avons élaboré un modèle stochastique de la dynamique de la population de phoques gris de l’Atlantique Nord-Ouest et y avons intégré les données existantes de production des jeunes phoques de 1977 à 2007, issues de trois aires de reproduction : l’île de Sable, le golfe du Saint-Laurent et la côte est (y compris la colonie de l’île Hay et d’autres petites colonies situées le long de la plateforme néo-écossaise). Le modèle permet de supposer que les taux de fécondité dépendent de l’âge, mais qu’ils demeurent néanmoins constants dans le temps, que les chances de survie des petits phoques sont liées à la densité, que les femelles sont capables de se déplacer vers une autre région pour se reproduire si les chances de survie des bébés phoques y sont plus élevées, mais qu’une fois fécondées, elles ne bougent plus. Nous avons employé une méthode bayésienne reposant largement sur le traitement informatique (filtrage de particules) pour l’adaptation d’information a priori sur les paramètres du modèle. Les estimations postérieures de certains paramètres se sont montrées relativement proches des données a priori, révélant l’existence de très peu d’information sur ces paramètres dans les données sur la production des bébés phoques et faisant ressortir l’importance de bien choisir les éléments a priori. Par contre, d’autres paramètres étaient très éloignés de l’information a priori, surtout dans le cas des évaluations postérieures de la capacité de charge, qui étaient beaucoup plus élevées que les valeurs a priori, montrant très peu de signes d’une dépendance de la régulation de la population à l’égard de la densité, au taux actuel de production des petits. En 2007, l’estimation de la population (comprenant les petits) au terme de la saison de reproduction était de 304 000 (IC de 95 % = 242 000 – 371 000). Cela représente une hausse de 6 % par rapport à l’estimation comparable de 2006 qui totalisait 285 000 (IC de 95 % = 230 000 – 344 000) et de 750 % comparativement à celle de 1977 qui était de 41 000 (IC de 95 % = 31 000 – 51 000). Au cours des années 1980, la progression annuelle de la population était évaluée à 4 % (en raison des captures plus nombreuses dans le Golfe), à 9 % durant les années 1990 et à 8 % pendant les années 2000. Il importe toutefois d’user de prudence dans la mention de ces estimations puisque : 1) le modèle biologique a révélé une très faible corrélation, surtout en ce qui concerne les données du Golfe où il serait utile d’élargir la capacité du modèle de manière à tenir compte de l’état des glaces et des conditions météorologiques, 2) la sensibilité des résultats aux valeurs a priori n’a pas été évaluée et 3) l’algorithme employé est susceptible d’avoir introduit certaines erreurs.

HAMMILL, M.O., J.W. LAWSON, G.B. STENSON, D. LIDGARD, 2007. Pup production of Northwest Atlantic grey seals in the Gulf of St. Lawrence and along the Nova Scotia Eastern Shore ; La production de phoques gris de l’Atlantique Nord-Ouest dans le golfe du Saint-Laurent et le long de la côte est de la Nouvelle-Écosse. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2007/084, 29 p.

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Au sein de la composante du golfe de la population de phoques gris de l’Atlantique Nord-Ouest, les petits naissent sur la banquise dans le golfe du Saint-Laurent, ainsi que sur les petites îles du Golfe et le long de la côte est de la Nouvelle-Écosse. En 2007, des recensements aériens visuels au moyen d’une grille de transects ont été effectués au-dessus des aires de mise bas sur les glaces du golfe du Saint-Laurent, tandis que les bébés phoques étaient dénombrés dans les îles du Golfe et de la côte est de la Nouvelle-Écosse. Des recherches aériennes de bébés phoques gris ont aussi été entreprises le long des côtes sud et sud-ouest de Terre-Neuve et de l’île d’Anticosti. Chaque fois que possible, leur nombre a été corrigé à la fin du relevé en fonction de la proportion de mises bas achevée. Les changements de la durée liés à l’âge ont donné lieu à une modification de l’estimation de la production de petits de l’ordre de 17 %. La production totale de bébés phoques, arrondie au millier le plus près, serait de 13 000 bêtes (écart-type de 600). La proportion de petits nés sur la banquise a diminué, passant de plus de 95 % au milieu des années 1980 à environ 30 % en 2007.

YUNKER, G.B., M.O. HAMMILL, J.-F. GOSSELIN, D.M. DION, J.F. SCHREER, 2005. Foetal growth in north-west Atlantic grey seals (Halichoerus grypus). J. Zool., 265(4): 411-419.

[Résumé disponible seulement en anglais]
The timing of implantation, duration of gestation and energetic costs associated with fœtal development were examined in the north-west Atlantic grey seal Halichoerus grypus. Implantation occurs between 5 and 8 May. Active gestation lasts for 259-272 days and the duration of suspended development is 78-91 days. The duration of active gestation was slightly shorter among north-east Atlantic grey seals (238-255 days), while suspended development was longer (95-112 days). The rate of fœtal growth increased in August, 3 months after attachment, until mid December when it began to slow once again, c. 1 month before parturition. During August, the placenta to fœtus mass ratio was about 0.3, but declined to around 0.07 near birth. Fœtal energy density increased rapidly reaching asymptotic levels of 22.6 kJ g-1 (dryweight) 3-4 months after implantation. Energy density of the placenta changed only slightly throughout gestation increasing from c. 21.7 to 23 kJ g-1 (dry weight) by the autumn. Energy costs associated with foetal growth are c. 648 MJ.©2005 The Zoological Society of London

HAMMILL, M.O., 2005. Abundance of northwest Atlantic grey seals in the Gulf of St. Lawrence and along the Nova Scotia eastern shore ; Abondance des phoques gris du nord-ouest de l'Atlantique dans le golfe du Saint-Laurent et le long de la côte est de la Nouvelle-Écosse. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2005/036, 11 p.

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Les phoques gris du Nord-Ouest de l’Atlantique ne constituent qu’un seul stock, mais, aux fins de gestion, ils sont souvent classés en deux groupes nommés d’après l’emplacement de leur principal lieu de mise bas. Le plus grand groupe met bas sur l’île de Sable, à 290 km à l’est de Halifax (Nouvelle-Écosse). Le deuxième groupe (désigné sous le nom de "autre que l’île de Sable" ou "Golfe") met bas principalement sur la banquise dans le Sud du golfe du Saint-Laurent, et des sous-groupes mettent bas sur de petites îles du Sud du golfe du Saint-Laurent et le long de la côte Est de la Nouvelle-Écosse. L’intégration de données sur la production de petits, les taux de reproduction et les prélèvements dans un modèle de la population révèle que l’effectif de la composante du golfe de la population de phoques gris du Nord-ouest de l’Atlantique est passé de 20 900 (erreur-type = 200) en 1970 à 52 500 (erreur-type = 7 800) en 2004. Dans le cadre du plan de gestion des pêches par objectifs, on considère qu’il existe actuellement très peu de données sur les phoques gris. Il est recommandé que le nombre de captures ne dépasse pas 2 100 phoques gris dans le golfe du Saint-Laurent.

HAMMILL, M.O., J.-F. GOSSELIN, 2005. Pup production of non-Sable Island grey seals, in 2004 ; Production de jeunes phoques gris en dehors de l'Ile de Sable en 2004. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2005/033, 20 p.

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Les phoques gris du Nord-Ouest de l’Atlantique ne constituent qu’un seul stock, mais, aux fins de gestion, ils sont souvent classés en deux groupes nommés d’après l’emplacement de leur principal lieu de mise bas. Le plus grand groupe met bas sur l’île de Sable, à 290 km à l’est de Halifax (Nouvelle-Écosse). Le deuxième groupe (désigné sous le nom de "autre que l’île de Sable" ou "Golfe") met bas principalement sur la banquise dans le Sud du golfe du Saint-Laurent, et des sous groupes mettent bas sur de petites îles du Sud du golfe du Saint-Laurent et le long de la côte Est de la Nouvelle-Écosse. En 2004, des relevés aériens visuels par bande ont été complétés pour les concentrations de mise bas sur la glace du golfe du Saint-Laurent et des décomptes ont été réalisés sur des îles du golfe et de la côte est de la Nouvelle-Écosse. L’estimation de production de jeunes pour les relevés visuels en bande, après correction pour la distribution temporelle des naissances, était de 10 145 (erreur-type=1 930) pour les relevés survolés les 21, 22 et 23 janvier. Les relevés complétés les 30 et 31 janvier et 2 février ont produit une estimation corrigée pour la distribution temporelle des naissances de 13 819 (erreur-type=1 565). A ces nombres, il faut ajouter 3 204 (erreur-type=76.8) naissances, estimé des naissances sur les îles, après correction pour la distribution temporelle des naissances. La production totale de jeunes pour le golfe et la côte est de la Nouvelle-Écosse en 2004 est estimée à 15 900 (erreurtype=1 200) animaux.

ROBILLARD, A., V. LESAGE, M. HAMMILL, 2005. Distribution and abundance of harbour seals (Phoca vitulina concolor) and grey seals (Halichoerus grypus) in the Estuary and Gulf of St. Lawrence during 1994-2001. Can. Tech. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2613, 152 p.

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L'abondance et la distribution des phoques communs et des phoques gris dans l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent ont été déterminées à l'aide de sept inventaires aériens visuels de l'estuaire, dont trois ont été menés en juin (1995, 1996, 2000) et quatre en août (1994-1997), et deux inventaires menés en juin dans deux aires complémentaires du golfe (1996 et 2001). Le compte des phoques communs variait entre 389 et 659 individus dans l'estuaire, comparé à 890 individus pour les deux régions du golfe. En assumant que le comportement d'échouerie des phoques communs dans notre aire d'étude est similaire à celui des phoques communs de l'est du Pacifique où il a été déterminé qu'environ 50-75 % des phoques sont échoués au moment de l'inventaire, il pourrait y avoir de 4000 à 5000 phoques communs dans l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent. Les analyses de tendance de l'abondance des phoques communs dans l'estuaire depuis 1994 ne se sont pas avérées concluantes compte tenu du faible nombre d'inventaires disponibles pour les analyses. Un total de 111 à 723 phoques gris ont été dénombrés aux sites d'échouerie dans l'estuaire beaucoup moins que les 2474 phoques gris qui ont été observés au cours des deux relevés complémentaires du golfe du Saint-Laurent. Une correction pour les animaux dans l'eau n'a pas été tentée. Ces comptes variaient beaucoup entre les années, suggérant des changements interannuels dans l'utilisation de la région par le phoque gris.

GOUTEUX, B., M. LEBEUF, M.O. HAMMILL, D.C.G. MUIR, J.-P. GAGNÉ, 2005. Comparison of toxaphene congeners levels in five seal species from eastern Canada: What is the importance of biological factors?. Environ. Sci. Technol., 39(6): 1448-1454.

[Résumé disponible seulement en anglais]
Environmentally relevant chlorobornanes (CHBs) were measured in blubber samples of harbor (Phoca vitulina), gray (Halichoerus grypus), harp (Phoca groenlandica), and hooded seals (Cystophora cristata) sampled in different part of the St. Lawrence marine ecosystem (SLME) and ringed seals (Phoca hispida) sampled in the eastern Canadian Arctic waters. The purpose of this study was to compare the levels of six CHBs (Parlar-26, -40/-41, -44, -50, and -62) among the five seal species. Seal species could be separated into three groups based on their respective SCHB mean concentrations (± standard error): gray (49 ± 3.9 ng/g lipid weight) and harbor (80 ± 20 ng/g lipid weight) seals were more contaminated than ringed seals (18 ± 7.6 ng/g lipid weight) but less contaminated than harp (370 ± 87 ng/g lipid weight) and hooded (680 ± 310 ng/g lipid weight) seals. These differences are not expected to be related to different sources of toxaphene contamination, since both the SLME and the eastern Canadian Arctic environments are thought to be mainly contaminated via atmospheric transport from the southeastern part of the United States. Thus, biological factors such as sex, age, nutritive condition; metabolism capacity, and diet of the animals collected were considered. Results reported in this study indicated that the diet is likely the main factor accounting for interspecies variations in toxaphene contamination in seals from eastern Canada.©2005 American Chemical Society

GREAVES, D.K., M.O. HAMMILL, J.D. EDDINGTON, D. PETTIPAS, J.F. SCHREER, 2004. Growth rate and shedding of vibrissae in the gray seal, Halichoerus Grypus: a cautionary note for stable isotope diet analysis. Mar. Mamm. Sci., 20: 296-304.

[Résumé disponible seulement en anglais]
Stable isotopes have become powerful tools for gathering information on food webs in marine ecosystems. The method is based on the concept that the ratio of Nitrogen-14 to 15N (or Carbon-12 to 13C) in the tissues of animals is directly related to the ratio found in their diet. Vibrissae provide a time series of stable isotope data as tissue is laid down sequentially over time. Here we examine the growth rate of 283 mystacial (muzzle) vibrissae of four gray seals, Halichoerus grypus, over a five-month period to investigate their applicability for stable isotope diet analysis. The individual vibrissae did not grow at a constant rate during the study. Fifty-nine actively growing vibrissae were modeled to quantify the growth pattern using a three-parameter von Bertalanffy curve, with the parameters estimated using non-linear mixed-effects models. This model incorporated the inherent serial correlation of these data. The growth rate was 0.024 cm/d (95 % CI = 0.019-0.030), the asymptotic length differed significantly by location (F3,56 = 9.64, P < 0.001), but no significant trend was found with muzzle location (F3,56 = 0.15, P = 0.93). The ?length/?time between each measurement was calculated and most of these data fell at or near zero growth (median = 0.04 cm/d, range = 0-0.78). Individual vibrissae were shed asynchronously and without any seasonal growth trend. This has serious implications for researchers attempting to extrapolate diet data from vibrissae. Because the growth is neither continuous nor synchronous, it will be a challenge to accurately identify the dates when the isotopes were incorporated into the tissue.©2004 The Society for marine Mammalogy

SAVENKOFF, C., M. CASTONGUAY, A.F. VÉZINA, S.-P. DESPATIE, D. CHABOT, L. MORISSETTE, M.O. HAMMILL, 2004. Inverse modelling of trophic flows through an entire ecosystem: the northern Gulf of St. Lawrence in the mid-1980s. Can. J. Fish. Aquat. Sci., 61: 2194-2214.

Des modèles d'équilibre de masse utilisant les méthodes inverses ont été construits pour représenter l'écosystème du nord du Golfe du Saint-Laurent dans le milieu des années 1980, avant l'effondrement des stocks de poissons de fond. Les résultats mettent en évidence les effets des principales causes de mortalité (pêche, prédation et autres causes de mortalité) sur les communautés de poissons et d'invertébrés. Les principaux prédateurs de poissons étaient la grande morue (Gadus morhua) suivie par le sébaste (Sebastes spp.), le capelan (Mallotus villosus) et la pêche. La grande morue était le principal prédateur de la petite morue et ce cannibalisme contribuait à 44 % au moins de la mortalité de la petite morue. Les principaux prédateurs de la grande morue étaient le phoque du Groenland (Phoca groenlandica) et le phoque gris (Halichoerus grypus). Cependant, cette mortalité par prédation ne représentait que 2 % de la mortalité totale de la grande morue. Les autres causes de mortalité dominaient la mortalité totale avec 52 %, alors que la pêche représentait 46 %. Des tests ont été réalisés pour préciser les causes possibles de cette mortalité inexpliquée. La seule façon de réduire significativement la mortalité inexpliquée dans le modèle a été d'augmenter les prises commerciales de la grande morue au-dessus des valeurs rapportées. Cela suggère que la mortalité par la pêche a été substantiellement sous-estimée dans le milieu des années 1980, juste avant le déclin d'un stock de morues qui était historiquement le deuxième plus grand dans l'Atlantique nord-ouest.©2004 NRC Canada

GAJADHAR, A.A., L. MEASURES, L.B. FORBES, C. KAPEL, J.P. DUBEY, 2004. Experimental Toxoplasma gondii infection in grey seals (Halichoerus grypus). J. Parasitol., 90(2): 255-259.

[Résumé disponible seulement en anglais]
Laboratory-reared animals were used to assess the susceptibility of seals Halichoerus grypus to Toxoplasma gondii infection. Four seals were each orally inoculated with 100 or 10,000 oocysts of T. gondii (VEG strain), and another 4 seals served as negative controls. Occasionally, mild behavioral changes were observed in all inoculated seals but not in control animals. A modified agglutination test revealed the presence of antibodies to T. gondii in sera collected from inoculated seals and mice inoculated as controls. No evidence of the parasite was found on an extensive histological examination of seal tissues, and immunohistochemical staining of tissue sections from inoculated seals revealed a single tissue cyst in only 1 seal. Control mice inoculated with 10 oocysts from the same inoculum given to seals became serologically and histologically positive for T. gondii. Cats that were fed brain or muscle tissue collected from inoculated seals passed T. gondii oocysts in feces. This study demonstrates that T. gondii oocysts can establish viable infection in seals and supports the hypothesis that toxoplasmosis in marine mammals can be acquired from oocysts in surface water runoff and sewer discharge.©2004 American Society of Parasitologists

LALANCETTE, A., Y MORIN, L. MEASURES, M. FOURNIER, 2003. Contrasting changes of sensitivity by lymphocytes and neutrophils to mercury in developing grey seals. Dev. Comp. Immunol., 27(8): 735-747.

KAPEL, C.M.O., L. MEASURES, L.N. MOLLER, L. FORBES, A. GAJADHAR, 2003. Experimental Trichinella infection in seals. Int. J. Parasitol., 33: 1463-1470.

SØRMO, E.G., J.U. SKAARE, C. LYDERSEN, K.M. KOVACS, M.O. HAMMILL, B.M. JENSSEN, 2003. Partitioning of persistent organic pollutants in grey seal (Halichoerus grypus) mother-pup pairs. Sci. Total Environ., 302: 145-155.

HAMMILL, M.O., G.B. STENSON, 2003. Application of the precautionary approach and conservation reference points to the management of Atlantic seals : a discussion paper ; Application de l'approche de précaution et de points de référence pour la conservation à la gestion des phoques de l'Atlantique : document de travail. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2003/067, 22 p.

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La gestion des ressources établit habituellement les limites de prélèvement à partir d’un compromis entre les besoins de conservation, les enjeux économiques et les enjeux politiques. L’incertitude liée à l’information disponible sur la ressource est souvent négligée lors de la prise de décisions, avec pour résultat des conséquences fâcheuses. Dans le cadre de l’approche de précaution (AP), les scientifiques, les gestionnaires de ressources et les parties intéressées s’unissent pour fixer des objectifs clairs en matière de gestion et des points ou niveaux de référence précis qui permettent d’évaluer l’état de la ressource et de déterminer des mesures de gestion précises à prendre lorsque la taille d’une population s’approche d’un point de référence ou devient inférieure à celui-ci. Le Canada s’est engagé à respecter le principe de précaution tel qu’énoncé dans la Déclaration de Rio. Dans ce cadre de travail, il est possible d’établir des points de référence (cibles, de précaution et pour la conservation) et de les lier à certaines mesures de gestion de la ressource. L’AP reconnaît également que la quantité de données disponibles sur l’état d’une ressource peut varier, et qu’un manque de données ne peut servir de prétexte pour remettre à plus tard la prise de décisions de gestion. Le phoque du Groenland, le phoque à capuchon et le phoque gris font l’objet de chasses commerciales d’intensité différente dans l’ensemble du Canada atlantique. La disponibilité de données scientifiques sur l’état de ces ressources (abondance, taux de reproduction et taux de mortalité) varie également selon l’espèce. Nous présentons un cadre conceptuel d’application de l’AP à la gestion des phoques de l’Atlantique. Pour les espèces bien documentées, nous proposons deux points de référence de précaution et un pour la conservation. Le premier point de référence de précaution pourrait être fixé à 70 % (N70) de la taille de la population à l’état originel ou d’une mesure indirecte de cette population (p. ex. taille maximale de la population). Lorsque la taille d’une population passe sous N70, il faut davantage tenir compte des objectifs de conservation lors de l’établissement des limites de prélèvement, et des mesures sont mises en œuvre afin de permettre à cette population d’accroître son effectif au-dessus de N70. Le deuxième point de référence de précaution est fixé à 50 % de la taille estimée de la population à l’état originel, tandis que la limite pour la conservation, sous laquelle la chasse commerciale est fermée, est fixée à 30 % de la taille maximale estimée de la population. Les espèces pour lesquelles nous ne possédons pas de données récentes sont considérées comme peu documentées et elles doivent faire l’objet de mesures de gestion plus prudentes. Par exemple, il est possible de déterminer le prélèvement maximal qui permet de réduire à 5 % les chances que la population passe sous le point de référence. Cette limite a été désignée « prélèvement biologique potentiel » et elle est facilement calculable à l’aide de valeurs par défaut et d’une estimation de l’abondance. Puisqu’une estimation de la taille de la population est la seule donnée nécessaire, cette méthode ou une méthode semblable convient aux espèces peu documentées. De plus, les simulations effectuées dans le cadre de cette méthode pour déterminer la taille appropriée de la population (NMin) ont permis de vérifier la robustesse de la procédure lorsque les postulats du modèle sont assouplis et que les incertitudes possibles sont prises en compte.

PILLET, S., M. FOURNIER, L.N. MEASURES, J.-M. BOUQUEGNEAU, D.G. CYR, 2002. Presence and regulation of metallothioneins in peripheral blood leukocytes of grey seals. Toxicol. Appl. Pharmacol., 185(3): 207-217.

MEASURES, L.N., M.E. OLSON, 2002. Giardiasis in Canadian phocid seals. Page 316 in B.E. Olson, M.E. Olson & P.M. Wallis (eds.). Giardia : the cosmopolitan parasite.

MEASURES, L.N., 2002. Pathogen pollution in the Gulf of St. Lawrence and estuary. Pages 165-168 in F. McLaughlin, C. Gobeil, D. Monahan & M. Chadwick (eds.). Proceedings of the First Annual National Science Workshop, Department of Fisheries and Oceans (Can. Tech. Rep. Fish. Aquat. Sci. 2403).

HOBBS, K.E., M. LEBEUF, M.O. HAMMILL, 2002. PCBs and OCPs in male harbour, grey, harp and hooded seals from the Estuary and Gulf of St. Lawrence, Canada. Sci. Total Environ., 296: 1-18.

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[Résumé disponible seulement en anglais]
The trophic relationships of both the benthic and pelagic communities in the Estuary and Gulf of St. Lawrence regions were examined, with a special focus on the trophic position (TP) and relationship(s) among harbour, grey, hooded seals and beluga whales. A multiple stable isotope and multiple tissue approach, used in conjuction with conventional dietary information, suggested that marine mammals occupied the highest trophic positions in the food webs on both communities and that they overlapped with one another to some extent tropically. Harbour seals Phoca vitulina and hooded seals Cystophora cristata occupied the highest TP, grey seals Halichoerus grypus, Gulf harp seals Phoca groenlandica, and male beluga whales Delphinapterus leucas were intermediate, and Estuary harp seals and female beluga whales were at the lowest TP. A general pattern of increasing enrichment of 13C or 15N with age was observed in marine mammals (as well as fishes), although yearlings showed a decreased enrichment compared to both younger and older age classes. Sex also influenced 15N values. Males were more 15N-enriched than females, with the difference between the sexes increasing with age, and being most pronounced in species that are sexually dimorphic with respect to body size. Geographical location also influenced isotope abundance. Estuary organisms were generally 13C-enriched relative to Gulf animals. 13C values were on average lower in short-term diet integrators (blood serum) than in longer-term diet integrators (red blood cells) of harbours seals captured in April to June in the Estuary, which suggests that they probably did not move outside the Lower Estuary during the winter. Grey seals captured in the Lower Estuary did, however, show evidence of having been in the Gulf region some weeks or months before capture.

PILLET, S., V. LESAGE, M. HAMMILL, D.G. CYR, J.M. BOUQUEGNEAU, M. FOURNIER, 2000. In vitro exposure of seal peripheral blood leukocytes to different metals reveal a sex-dependent effect of zinc on phagocytic activity. Mar. Pollut. Bull., 40: 921-927.

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HAMMILL, M.O., G.B. STENSON, 2000. Estimated prey consumption by harp seals (Phoca groenlandica), hooded seals (Cystophora cristata), grey seals (Halichoerus grypus) and harbour seals (Phoca vitulina) in Atlantic Canada. J. Northwest Atl. Fish. Sci., 26: 1-23.

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LEBEUF, M., K.E. BERNT, S. TROTTIER, M. NOËL, M.O. HAMMILL, L. MEASURES, 2000. Tris (4-chlorophenyl) methane and tris (4-chlorophenyl) methanol in marine mammals from the Estuary and Gulf of St. Lawrence. Environ. Pollut., 111(1): 29-43.

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HAMMILL, M.O., G.B. STENSON, R.A. MYERS, W.T. STOBO, 1998. Pup production and population trends of the grey seal (Halichoerus grypus) in the Gulf of St. Lawrence. Can. J. Fish. Aquat. Sci., 55: 423-430.

La production de jeunes phoques gis (Halichoerus grypus) dans le golfe du Saint-Laurent a été estimée pour les périodes de 1984-1986 et 1989-1990 à l'aide de la méthode de marquage-recapture. La production de jeunes estimée par marquage-recapture, basée sur la chasse d'animaux à l'Île d'Anticosti, s'étendait de 5436 (ET=672) à 6955 (ET=1183) pour la période de 1984 à 1986. Une estimation basée sur la capture d'animaux vivants à l'Île de Sable a évalué une production de jeunes variant de 7431 (ET=1414) à 8633 (ET=2827) pour la période de 1984 à 1986. Les estimations de production de jeunes par marquage-recapture, basées sur des animaux tués à l'Île d'Anticosti, étaient respectivement de 8825 (ET=3164) et de 9156 (ET=2652) pour 1989 et 1990. Les estimations basées sur la capture d'animaux vivants à l'Île de Sable variaient de 7295 (ET=2118) à 8116 (ET=846) pour 1989 à 1990. Les échantillons de recapture de l'Île d'Anticosti et de l'Île de Sable sous-estiment la production de jeunes en 1989 puisque 1 612 jeunes furent retirés de la population avant que celle-ci se disperse. La portion de la population de phoques gis ne se reproduisant pas à l'Île de Sable croit à un taux annuel de 7,4 % (ET=2,2).

MEASURES, L.N., 1998. Oral mycoplasmal infections in Canadian pinnipeds. Page 50 in Proceedings of the International Association for Aquatic Animal Medicine (29).

MEASURES, L.N., 1998. Oral mycoplasmal infections in Canadian pinnipeds. Page 127 in Proceedings of the Third International Symposium on Aquatic Animal Health, Baltimore.

GOSSELIN, J.-F., L.N. MEASURES, J. HUOT, 1998. Lungworm (Nematoda : Metastrongyloidea) infections in Canadian phocids. Can. J. Fish. Aquat. Sci., 55: 825-834.

Otostrongylus circumlitus (Railliet, 1899) a été trouvé dans 5 % (16/308) des phoques gris (Halichoerus grypus), 6 % (1/17; intensité=38) des phoques communs (Phoca vitulina) et aucun des 100 phoques du Groenland (Phoca groenlandica) de l'est du Canada et aucun des 31 phoques annelés (Phoca hispida) de Holman, Territoires du Nord-Ouest. Quatre-vingt-deux pourcent de ces infections ont été observées chez des jeunes phoques de l'année. Filaroides (Parafilaroides) gymnurus (Railliet, 1899), détecté dans des nodules dans le parenchyme en surface des poumons, infectait 24 % (5/16) des phoques gris, 27 % (4/15) des phoques communs, 57 % (29/51) des phoques du Groenland, 81 % (25/31) des phoques annelés et un phoque barbu (Erignathus barbatus) échoué (nouvelle mention d'hôte pour le phoque du Groenland, annelé et barbu; nouvelle mention géographique pour Holman). Filaroides (Parafilaroides) hispidus Kennedy, 1986 a été trouvé à l'examen systématique de poumons de phoques gris (2/3; nouvelle mention d'hôte) et de phoque annelés (2/7), mais non dans ceux de phoques du Groenland (n=11) ou de phoques communs (n=5). L'intensité variait de 37 à 3 570 pour F.(P.) gymnurus et de 295 à 1 196 pour F.(P.) hispidus. Aucun effet préjudiciable sur la condition corporelle des phoques ne put être associé avec l'infection par ces nématodes pulmonaires.

HAMMILL, M.O., G.B. STENSON, 1997. Estimated prey consumption by harp seals (Phoca groenlandica), grey seals (Halichoerus grypus), harbour seals (Phoca vitulina) and hooded seals (Cystophora cristata) in the Northwest Atlantic. NAFO SCR Doc., 97/40, 37 p.

MARCOGLIESE, D.J., 1997. Fecundity of sealworm (Pseudoterranova decipiens) infecting grey seals (Halichoerus grypus) in the Gulf of St. Lawrence, Canada : lack of density-dependent effects. Int. J. Parasitol., 27: 1401-1409.

MARCOGLIESE, D.J., F. BOILY, M. HAMMILL, 1996. Distribution and abundance of stomach nematodes (Anisakidae) among grey seals (Halichoerus grypus) and harp seals (Phoca groenlandica) in the Gulf of St. Lawrence. Can. J. Fish. Aquat. Sci., 53: 2829-2836.

Nous avons identifié en l'estomac des phoques gris par ordre décroissant d'abondance, Contracaecum osculatum, Pseudoterranova decipiens, Anisakis simplex et Phocascaris spp. Pseudoterranova decipiens et C. osculatum étaient tous deux plus nombreux que lors d'études antérieures dans le golfe du Saint-Laurent, et C. osculatum ainsi qu'A. simplex étaient plus nombreux dans le nord du golfe qu'ailleurs dans l'est du Canada. L'abondance de Pseudoterranova decipiens augmentait, tandis que celles de C. osculatum, d'A. simplex et de Phocascaris spp. diminuaient selon un axe nord-sud dans le golfe. La présence de nématodes adultes était fréquente chez Pseudoterranova decipiens et Phocascaris spp. et rare chez C. osculatum et A. simplex. Chez les phoques de l'Île d'Anticosti, l'abondance de Pseudoterranova decipiens a diminué alors que celles de C. osculatum et de Phocascaris spp. ont augmenté entre 1988 et 1992. Les valeurs d'abondance de Pseudoterranova decipiens et de C. osculatum augmentaient avec l'âge des phoques en 1988 et 1992. Il n'y a pas d'évidence de déplacement de Pseudoterranova decipiens par C. osculatum démontrant une augmentation de son abondance depuis les relevés précédents. L'abondance et la prévalence de Pseudoterranova decipiens sont faibles (3,4 et 33 %, respectivement) et peu sont matures. Le phoque du Groenland n'est pas considéré comme un hôte important pour Pseudoterranova decipiens dans cette région. Les variations temporelles et spatiales en abondance de Pseudoterranova decipiens et de C. osculatum dans le golfe du Saint-Laurent sont attribuées à une augmentation des populations des phoques et, simultanément, à une diminution de la température moyenne de l'eau.

HALLER, M.A., K.M. KOVACS, M.O. HAMMILL, 1996. Maternal behaviour and energy investment by grey-seals (Halichoerus grypus) breeding on land-fast ice. Can. J. Zool., 74: 1531-1541.

Le Phoque gris (Halichoerus grypus) est un phocidé polygyne à dimorphisme sexuel dont la reproduction est synchronisée chez toutes les populations, des deux côtés de l'Atlantique Nord. Nous avons examiné les facteurs qui peuvent influencer le comportement maternel et l'investissement énergétique des femelles qui se reproduisent sur la banquise. Notre étude couvre les saisons de reproduction de 1992, 1993 et 1994, sur les glaces entourant l'île Amet, en Nouvelle-Écosse. Des échantillonnages par balayage et des observations ad libitum ont permis d'étudier le comportement. Les transferts de masse des mères aux petits ont été évalués à partir de données en séries sur la masse des paires mère-petit. Le taux de gain de masse des petits a été estimé à 2,5 ± 0,6 kg/jour et la masse au sevrage était de 50 ± 7,3 kg. La durée de l'allaitement était de 15,2 ± 1,6 jours. La masse de la mère au moment de la parturition était de 210,6 ± 23,8 kg et la perte de masse chez les femelles a été estimée à 75,0 ± 16,0 kg pendant l'allaitement. Cette perte représentait 35,7 ± 6,1 % de la masse à la parturition. L'efficacité du transfert de masse a été estimée à 0,52 ± 0,12. L'habitat à la reproduction influençait le comportement de la mère. Les femelles qui se sont reproduites sur la glace avaient une période d'allaitement plus intense que celle des femelles qui se sont reproduites sur la terre ferme et, au cours de cette période, elles ont transféré à leurs petits des quantités semblables d'énergie en un laps de temps plus court. De plus, les femelles de la banquise ont donné naissance de façon plus synchronisée que celles des colonies sur la terre ferme. Le moment de la parturition au cours de la saison de reproduction influençait le comportement des femelles et les femelles qui ont donné naissance tard dans la saison étaient plus actives que celles qui se sont reproduites plus tôt. Le comportement des mâles joue peut-être un rôle dans la détermination de la date optimale de la parturition. Les mâles adultes consacrent plus de temps à des comportements agonistiques à la fin de la saison de reproduction et la perturbation qui en résulte chez les femelles avoisinantes peut canaliser les forces sélectives, assurant ainsi le synchronisme des naissances. Ces influences prévalent aussi chez les populations de la terre ferme et ne semblent pas devoir déclencher un raccourcissement de la période d'allaitement ni entraîner le synchronisme des naissances comme chez les femelles de la banquise. La période raccourcie de l'allaitement et le synchronisme des naissances résultent sans doute des risques plus élevés de séparation des petits d'avec leurs parents sur la glace.©1996 Conseil national de recherches Canada

BOSKOVIC, R., K.M. KOVACS, M.O. HAMMILL, B.N. WHITE, 1996. Geographic distribution of mitochondrial DNA haplotypes in grey seals (Halichoerus grypus). Can. J. Zool., 74: 1787-1796.

La variation de l'ADN mitochondrial (ADNmt) a été estimée par analyse du polymorphisme de la longueur des fragments de restriction (RFLP) chez des Phoques gris (Halichoerus grypus) capturés en quatre localités : dans le golfe du Saint-Laurent (n=24), dans l'île de Sable, Nouvelle-Écosse (n=20), en Norvège (n =16) et dans la Baltique (n=20). Au total, 18 haplotypes ont été reconnus. La diversité des nucléotides a été estimée à 0,0039 dans le golfe du Saint-Laurent, à 0,0035 dans l'île de Sable, à 0,0079 en Norvège et à 0,0059 dans la mer Baltique. Il n'y avait pas d'haplotypes communs entre les phoques de l'ouest de l'Atlantique Nord et ceux de l'est de l'Atlantique Nord et les distances génétiques entre ces populations (2,0-2,4 %) indiquent que la divergence entre elles remonte à environ 1,0-1,2 million d'années. La divergence des nucléotides entre la population de la Baltique et celle de la Norvège a été estimée à 0,7 %, ce qui indique que la séparation entre ces deux populations est plus récente, soit environ 0,35 million d'années. La répartition des haplotypes de l'ADNmt chez les phoques canadiens indique qu'il n'y a pas d'isolement géographique, ou alors peu, entre les animaux qui se reproduisent dans le golfe du Saint-Laurent et ceux qui se reproduisent à l'île de Sable. L'analyse du polymorphisme des fragments de restriction d'ADNmt fournit des indications préliminaires sur l'analyse des stocks de Phoques gris et elle pourra, en outre, servir de base à des études plus poussées, par exemple la réaction en chaîne par la polymérase et l'analyse directe des séquences d'ADNmt.©1996 Conseil national de recherches Canada

BERNT, K.E., M.O. HAMMILL, K.M. KOVACS, 1996. Age estimation of grey seals (Halichoerus grypus) using incisors. Mar. Mamm. Sci., 12: 476-482.

HAMMILL, M.O., J.F. GOSSELIN, 1995. Grey seal (Halichoerus grypus) from the Northwest Atlantic : female reproductive rates, age at first birth, and age of maturity in males. Can. J. Fish. Aquat. Sci., 52: 2757-2761.

LESAGE, V., M.O. HAMMILL, K.M. KOVACS, 1995. Harbour seal (Phoca vitulina) and grey seal (Halichoerus grypus) abundance in the St. Lawrence Estuary. Can. Manuscr. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2307, 22 p.

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Un recensement aérien et plusieurs recensements par bateau furent effectués à l'été 1994 afin d'obtenir de l'information sur l'abondance et la distribution du phoque commun et du phoque gris dans l'estuaire du Saint-Laurent. Un total de 389 phoques communs et 111 phoques gris ont été dénombrés sur ou près des sites d'échouement lors du recensement aérien d'août 1994. Aucune correction n'a été faite pour les animaux absents des sites d'échouement au moment du survol. La majorité des animaux ont été observés entre l'Île aux Fraises et la région de Baie Comeau/Pointe Mitis. Très peu d'individus ont été observés au sud-ouest de l'Île aux Fraises. Les recensements par bateau ont permis de confirmer l'importance de l'Île Blanche, l'Île aux Fraises, la Batture aux Alouettes et l'Île Verte pour l'échouement de ces espèces. Les récifs exposés à marée basse et les rochers dispersés dans les battures représentent des sites d'échouement privilégiés. La plupart des animaux furent observés dans l'estuaire à la hauteur du Saguenay, et le long de la rive sud, correspondant aux régions où les sites favorables à l'échouement des phoques sont les plus abondants. La rareté des observations de phoques au sud-ouest de l'Île aux Fraises demeure inexpliquée car il semble y avoir de nombreux sites propices à l'échouement des phoques, particulièrement le long de la rive sud.

TINKER, M.T., K.M. KOVACS, M.O. HAMMILL, 1995. The reproductive behavior and energetics of male gray seals (Halichoerus grypus) breeding on a land-fast ice substrate. Behav. Ecol. Sociobiol., 36: 159-170.

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Le Phoques gris (Halichoerus grypus) se reproduit sur les côtes et sur les glaces. En janvier 1991, 36 h d'enregistrement ont été faites sous l'eau à partir de l'île Amet située dans la partie du Golfe St.-Laurent. Toutes les vocalisations ont été analysées en fonction de la fréquence, du temps et de l'aspect physique des spectrogrammes, pour être ensuite classifiées en 7 types. La majorité des vocalisations sont des "rups", des "rupés" gutturaux (fréquence=100-2000 Hz), ainsi que des grognements de basses fréquences (100-500 Mz). Nous décrivons aussi des clics de basses fréquences (3000 Hz), ainsi qu'un type de vocalisation bien particulier semblable au "cognement" chez les morses. Il se produit des changements saisonniers dans le nombre et le type des appels. La quantité de vocalisations a tendance à augmenter en fonction du nombre d'interactions entre les animaux pendant cette période. Des comparaisons entre le jour et la nuit démontrent qu'il y a des différences dans le répertoire vocal. Durant la nuit, les phoques gris semblent avoir tendance à utiliser les clics plus que toute autre vocalisation, et ce, particulièrement lorsque le couvert de glace est important. Les proportions de clics dans les répertoires vocaux nocturne et diurne sont respectivement de 17.1 % et de 1.9 %.©1993 Conseil national de recherches Canada

HAMMILL, M.O., G. STENSON, R.A. MYERS, W. STOBO, 1992. Mark-recapture estimates of non-Sable Island grey seal (Halichoerus grypus) pup production. CAFSAC Res. Doc., 92/91, 15 p.

La production de jeunes phoques gris dans le golfe du Saint-Laurent a été estimée pour les périodes 1984-1986 et 1989-1990 à l'aide de la méthode de marquage-recapture de Petersen. La production de jeunes, établie d'après les estimés de marquage-recapture provenant d'échantillons de phoques tués à l'Île d'Anticosti, variait de 4 625 (±1 247) à 6 681 (±2 215) entre 1984 et 1986. La production estimée à partir des opérations de recapture à l'Île de Sable de jeunes phoques vivants marqués du golfe, variait de 5 233 (±1 249) à 9 618 (±2 953) entre 1984 et 1986, et s'élevait à 12 349 (±4 454) et 8 316 (±1705) en 1989 et 1990 respectivement.

HAMMILL, M.O., R.A. MYERS, G. STENSON, 1992. An aerial survey estimate of 1989 grey seal (Halichoerus grypus) pup production in St. George's Bay, Nova Scotia. CAFSAC Res. Doc., 92/90, 12 p.

La production de jeunes phoques gris dans la Baie de St- George, Nouvelle-Écosse, a été estimée par recensements aériens en 1989. À partir des relevés aériens effectués le 23, le 30 janvier, et le 2 février 1989, la production de jeunes a été estimée à 4,208 (±1,515), 3.038 (±2,365) et 2,219 (±1,609), respectivement. La diminution de la production de jeunes estimée au cours des relevés successifs, qui couvraient une plus grande surface malgré le plus faible taux d'échantillonnage, indique que des chiots ont échappé à l'observation dû à l'intensité plus faible de recensement ou qu'il y a eu émigration des animaux de l'aire d'étude. En combinant les recensements ayant les taux d'échantillonnage les plus élevés, effectués dans la portion nord de la Baie de St-Georges le 23 janvier, à ceux ayant les taux les moins élevés, effectués dans la portion sud de la Baie de St- George le 30 janvier, on obtient une production de jeunes estimée à 6,607 (±2,657).

HARDY, M.H., E. ROFF, T.G. SMITH, M. RYG, 1991. Facial skin glands of ringed and grey seals and their possible function as odoriferous organs. Can. J. Zool., 69: 189-200.

Les mâles adultes du Phoque annelé (Phoca hispida) dégagent une odeur très forte dans la région de la face durant la saison de reproduction. La dissection de la tête de trois mâles durant la saison du rut a démontré la présence d'une forte densité de glandes sébacées renflées et rapprochées sur la surface interne de la peau, de la région antérieure du museau jusque dans la région interorbitale et la région postérieur aux vibrisses. L'étude histologique de 22 phoques des deux sexes et d'âges différent capturés à Svalbard, Norvège, durant la saison de reproduction, a révélé que les glandes sébacées de la face des mâles adultes étaient de 3 à 8 fois plus grandes en coupe transversale, et aussi plus actives, que les glandes du cou. Des granules de mélanine étaient concentrées dans le sébum. Ces glandes faciales étaient aussi 2 à 10 fois plus grandes et plus actives que celles des mâles immatures et des femelles adultes ou immatures. Les glandes sudoripares apocrines de la face des mâles adultes étaient aussi plus grandes et actives que celles des autres groupes. Nous concluons que la grande taille des glandes sébacées, de même que l'activité sécrétrice et la production de mélanine de ces glandes chez les mâles adultes pourraient expliquer la forte odeur et la couleur foncée de la face au cours du rut. Les glandes apocrines renflées et actives contribuent peut-être aussi à l'odeur. La peau du visage de six mâles dominants adultes du Phoque gris (Halichoerus grypus) tués durant le rut contenait des glandes sébacées de taille intermédiaire, mais très actives, et le sébum était riche en mélanine. Leur glandes sudoripares apocrines étaient très grandes et très actives, indiquant qu'elles pourraient aussi avoir un rôle à jouer dans le comportement sexuel.©1991 Conseil national de recherches Canada

MANSFIELD, A.W., 1991. Accuracy of age determination in the grey seal Halichoerus grypus of Eastern Canada. Mar. Mamm. Sci., 7: 44-49.

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