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Bibliographie de l'Institut Maurice-Lamontagne

Poissons / Leucoraja ocellata / Raie tachetée

BENOÎT, H.P., D.P. SWAIN, W.D. BOWEN, G.A. BREED, M.O. HAMMILL, V. HARVEY, 2011. Evaluating the potential for grey seal predation to explain elevated natural mortality in three fish species in the southern Gulf of St. Lawrence. Mar. Ecol. Prog. Ser., 442: 149-167.

[Résumé disponible seulement en anglais]
Despite 2 decades of very low fishing levels, numerous NW Atlantic demersal fish stocks have failed to recover from collapsed states or are presently collapsing. In the southern Gulf of St. Lawrence, adult natural mortality (M) appears to be the demographic rate that most limits population productivity in at least 3 species: Atlantic cod Gadus morhua, white hake Urophycis tenuis and winter skate Leucoraja ocellata. The causes of elevated M are not well understood, though there is indirect evidence consistent with an effect of predation by grey seals Halichoerus grypus. However, direct evidence is lacking due to uncertainty in the seal diet. Consequently, Monte Carlo simulations were undertaken using data on the spatial overlap between the seals and the fishes and a seal food-consumption model, to estimate the plausibility that different seal-diet compositions could explain observed M levels. Under the simulation assumptions, we find that predation could explain up to 20 to 50 % of M in adult white hake and cod even if these species comprise a small percentage of grey seal diets (<25 %). If seals consume some of these fish only partially, by selectively feeding on soft tissues, a predation effect becomes more plausible. Predation can also plausibly explain the observed elevated M in adult winter skate, even if they comprise a negligible (<0.1 %) percentage of the grey seal diet. Though the simulations deal with the factors that shape the potential for predation, a greater understanding of prey selection is required to conclude whether grey seals are actually adversely impacting these fish populations.©2011 Inter-Research and Fisheries and Oceans Canada

BENOÎT, H.P., T. HURLBUT, J. CHASSÉ, 2010. Assessing the factors influencing discard mortality of demersal fishes using a semi-quantitative indicator of survival potential. Fish. Res., 106: 436-447.

[Résumé disponible seulement en anglais]
Understanding the factors affecting the likelihood that discarded fish will die can contribute to better management of resources by enhancing the potential for successful live release and by improving the estimation of otherwise unaccounted fishing mortality. Semi-quantitative measures of individual fish vitality or physical condition, obtained by at-sea observers aboard commercial fishing vessels, are often used as an indicator of survival potential for discarded fish. The present study and previous ones have shown that these measures relate well to eventual survival. However, observer subjectivity in fish vitality scoring can affect the precision and accuracy of inferences drawn from an analysis of the observations. Here we propose the use of a mixed-effects multinomial proportional-odds model, which is appropriate for modelling ordinal vitality data and is a useful approach for addressing observer scoring subjectivity. This model was used to analyse data collected for eleven fish taxa captured by four gear types. The effect of eight factors previously shown to affect discard survival was evaluated. The gear type used and amount of time that fish spent on deck prior to discarding most strongly and consistently affected the distribution of fish among vitality levels. Sea surface and air temperatures, and fish body size, were also important factors for a number of taxa, while other factors such as the depth fished, catch size and fishing activity duration were important only for certain taxa. A random effect in the model, used to account for observer subjectivity, was significant for most taxa and fisheries. Failure to account for this effect could affect both the precision and accuracy of inferences on the survival potential of discarded fish.©2010 Elsevier B.V.

BOWEN, W.D., M.O. HAMMILL, M. KOEN-ALONSO, G. STENSON, D.P. SWAIN, K. TRZCINSKI, 2009. Proceedings of the National Workshop on the Impacts of Seals on Fish Populations in Eastern Canada (Part 2), 24-28 November 2008, Cambridge Suites, Halifax, Nova Scotia ; Compte rendu de l'atelier national sur les répercussions des phoques sur les populations de poissons dans l'est du Canada (2ième partie), du 24 au 28 novembre 2008, Hôtel Cambridge Suites, Halifax (Nouvelle-Écosse). DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Proceedings series, ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Série des comptes rendus, 2009/020, 136 p .

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Un atelier de cinq jours a eu lieu en novembre 2008 à Halifax (Nouvelle-Écosse). Pendant cet atelier, vingt-quatre présentations ont été données sur les répercussions potentielles des phoques sur les stocks de poissons de l'est du Canada. La plupart ont présenté de nouvelles analyses ainsi que des résultats de modèles dont les besoins avaient été identifiés lors du premier atelier et que les participants avaient jugé réalisables avec les données existantes. Trente-trois écologistes et modélisateurs venant du Canada, de Norvège et de France ont été invités et ont participé à cette réunion. Se sont joints à eux des membres de l'industrie de la pêche de l'est du Canada et du nord-est des Etats-Unis d'Amérique. Les représentants de l'industrie de la pêche ont déclaré que les phoques gris représentaient une menace directe pour les stocks de morues déjà insuffisants; les phoques gris menacent aussi indirectement l'industrie en transmettant aux espèces commerciales un parasite, le ver du phoque et ce, sur une zone géogaphique de plus en plus étendue. Les pêcheurs pensent aussi que le succès reproducteur de la morue est menacé car il est plus rentable pour les phoques gris de chasser les animaux lorsqu'ils sont concentrés dans les eaux peu profondes pour la fraie. Une étude récente sur la morue du sud du Golfe du Saint-Laurent (sGSL) a montré que, contrairement aux attentes, il existe une relation positive, faible mais statistiquement significative, entre l'abondance des parasites et la condition des morues, reflétant vraisemblablement le fait qu’un meilleur succès d’approvisionnement permet aux morues d’être en meilleure condition mais implique aussi l’ingestion de plus de parasites. Cela suggère que la condition des morues est moins affectée par les effets des parasites que par les variations du succès d’approvisionnement. Aucune preuve de mortalité des morues due aux nématodes n'est ressortie des analyses des paramètres d'infection de 2007. Des simulations de Monte-Carlo ont été utilisées pour estimer les probabilités que les différentes compositions possibles du régime alimentaire des phoques puissent expliquer la mortalité naturelle (M) de la morue, de la merluche et de la raie tachetée dans le sud du golfe du Saint-Laurent. Les résultats suggérèrent que: 1) afin d'expliquer la mortalité naturelle élevée, les phoques devraient consommer des morues et des merluches de plus grande taille que ce qu'indiquent les données disponibles sur les contenus stomacaux; 2) la consommation de poissons entiers par les phoques explique vraisemblablement moins de 40% de la mortalité dans le cas de la merluche et de la morue, mais peut facilement expliquer la mortalité élevée dans le cas de la raie tachetée; et 3) si les phoques consomment des poissons de fond en effectuant des morsures ventrales, la prédation par les phoques pourrait alors expliquer une partie importante de la mortalité naturelle. Plusieurs études ont souligné l'importance de déterminer la proportion de morues dans le régime alimentaire des phoques ainsi que la fréquence relative des différentes tailles de morues mangées, afin de pouvoir mieux estimer la mortalité due à la prédation par les phoques. Le fait que la collecte d'échantillons soit restreinte à la fois dans le temps et l'espace, ainsi que les méthodes utilisées pour évaluer le régime alimentaire, peuvent avoir une incidence sur l’estimation de la proportion et de la taille des morues mangées par les phoques. Les résultats préliminaires de modèles allométriques bioénergétiques et de modèles statistiques des captures selon l’âge ont été présentés afin d'évaluer les conséquences de la prédation par des phoques, de la compétition pour la nourriture et de la variabilité environnementale sur la dynamique de plusieurs stocks de morues. Comme les modèles multispécifiques présentés par le passé, ces nouveaux modèles soulignent l'importance de prendre en compte la prédation par les phoques dans un contexte écosystémique plus large car les conséquences de la prédation sur les morues dépendent souvent de la présence de compétiteurs et de la qualité de l'environnement. La majorité des stocks de morues du Nord-Ouest de l'Atlantique se sont effondrés à la fin des années 80 et au début des années 90. Quinze ans plus tard, peu voire aucun signe de rétablissement n'est visible. Les raisons expliquant l'absence de rétablissement varient selon les stocks. Cependant, la mortalité naturelle élevée de la morue adulte est un facteur important qui concerne de nombreux stocks. La mortalité naturelle (M) de la morue adulte est très élevée dans les populations situées au sud du chenal Laurentien, soit les stocks du sud du golfe du Saint-Laurent (Division 4T de l’Organisation des pêches du Nord-Ouest de l'Atlantique - OPANO), de l'est du plateau néo-écossais (5VsW) et de l'ouest du plateau néo-écossais/Baie de Fundy (4X). On estime que la mortalité naturelle s'est accrue légèrement dans certaines populations au nord du chenal, mais elle reste cependant beaucoup moins élevée que dans les stocks au sud du chenal. Jusqu'à récemment, la mortalité naturelle très élevée de la morue du nord vivant au large était une exception; elle semble cependant avoir baissé dans les dernières années pour atteindre un niveau normal. La morue du nord dans les eaux côtières de la zone 3K fait aussi partie des exceptions avec une forte mortalité au début des années 2000. De nombreuses hypothèses existent quant aux facteurs qui limitent le rétablissement des stocks de morue en contribuant à une forte mortalité. Parmi celles- les captures non signalées (c.-à-d. la mortalité est due à la pêche et non à la mortalité naturelle), les maladies, les parasites, les contaminants, la disponibilité et la qualité de la nourriture, les changements biodémographiques, les répercussions de la prédation par les phoques, la prédation par d'autres espèces. Pour la plupart des populations de morues dont le stock ne s’est pas rétabli, la mortalité naturelle reste au-dessus de la valeur normale de 0,2. Ceci dit, la mortalité naturelle est particulièrement élevée pour tous les stocks au sud du chenal Laurentien. L'industrie est convaincue de l'importance de l’impact des phoques sur le rétablissement des stocks de morues. Cependant, l'incertitude est considérable quant aux facteurs influant sur la dynamique des morues et à l'ampleur de la mortalité due aux phoques sur chaque stock. Une étude de modélisation de la population des stocks du nord du Golfe (nGSL; morue de 3Pn4RS) sous-entend que la prédation de morues juvéniles par les phoques du Groenland pourrait, dans certaines conditions environnementales, ralentir le rétablissement des stocks. Des modèles écosystémiques antérieurs suggéraient que le rétablissement des morues du nord était limité par les phoques du Groenland; cependant, un modèle récent utilisant une approche différente, suggère que l'impact de la disponibilité des proies (capelan) est plus important que celui de la prédation par les phoques du Groenland. Sur la base des données disponibles, il est possible que les phoques gris contribuent au ralentissement du rétablissement des morues de 4T. En d'autres mots, les corrélations spatiales et temporelles entre l’abondance des phoques gris et les estimations de la mortalité naturelle des morues, soutiennent l’hypothèse selon laquelle la prédation par les phoques gris est une cause importante de l'accroissement de M, alors que d’autres hypothèses tentant d’expliquer la mortalité naturelle anormalement élevée de la morue de 4T ne sont pas soutenues par les corrélations entre M et les facteurs considérés. Les phoques gris jouent peut-être aussi un rôle important dans le rétablissement de la morue de 4VsW. L’impact de la prédation des phoques gris sur la morue de 4X est inconnu car il n'y a pas d'estimations du régime alimentaire spécifique aux phoques de ce stock; cependant, si on suppose que leur régime alimentaire est similaire à ceux de la zone 4VsW voisine, alors l’impact des phoques gris serait négligeable. Cependant, la proportion réelle de morue dans le régime alimentaire des phoques ainsi que la distribution par âge des morues mangées par les phoques, constituent deux incertitudes majeures qui reviennent dans chaque région. Pris ensemble, ces aspects du régime alimentaire ont des conséquences importantes sur les répercussions putatives de la prédation par les phoques sur la dynamique des morues. De plus, malgré son importance, le régime des phoques est extrêmement difficile à estimer, vu la difficulté d'obtenir des échantillons représentatifs de populations de phoques qui sont abondantes, mobiles et couvrent un grand territoire.