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Bibliographie de l'Institut Maurice-Lamontagne

Mollusques - Bivalves / Mesodesma arctatum / 

GIGUÈRE, M., S. BRULOTTE, M. BOUDREAU, M.-F. DRÉAN, 2008. Évaluation de huit gisements de mye commune (Mya arenaria) de la rive nord de l’estuaire du Saint-Laurent de 2002 à 2008. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2821, 101 p .

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De 2002 à 2008, des travaux ont été réalisés sur le littoral de la Haute-Côte-Nord, entre Tadoussac et Pointe-aux-Outardes, afin de décrire l’état de huit populations de mye commune (Mya arenaria). Les gisements étudiés ont été, d’ouest en est, Baie du Moulin à Baude, Baie des Petites Bergeronnes, Pointe à Émile, Baie des Chevaux, Cran à Gagnon, Anse Noire, Réserve Betsiamites Sud et Pointe-aux-Outardes. Tous ces gisements étaient situés à l’embouchure de rivières ou de ruisseaux. Les grilles d’échantillonnage, de type systématique, ont été ajustées en tenant compte de la dimension et de la forme des sites inventoriés. Le haut de chaque grille se superposait à la limite supérieure de l’étage intertidal et sa base avec le niveau correspondant au zéro des cartes marines. De 20 à 173 stations formaient la grille des différents sites étudiés. Un appareil aspirant, exploitant l’effet Venturi, a été utilisé pour récolter les organismes lorsque les sédiments étaient malléables et que la couche d’eau était supérieure à 10 cm. Dans les situations contraires, une pelle a été utilisée. Les organismes et les sédiments ont été recueillis sur une superficie de 0,25 m2 et sur une épaisseur maximale de 0,30 m. Les résultats présentés traitent de l’altimétrie, des sédiments, de la couverture végétale, des espèces benthiques présentes et dominantes ainsi que des quelques caractéristiques biologiques des populations de mye. Les sédiments dominants étaient la vase sableuse à Pointe à Émile, Baie des Chevaux, Cran à Gagnon et Anse Noire, le sable à Réserve Betsiamites Sud, le sable et le sable graveleux à Baie du Moulin à Baude et le sable graveleux à Baie des Petites Bergeronnes et Pointe-aux-Outardes. La zostère marine (Zostera marina) était généralement absente ou peu abondante sur l’ensemble des sites inventoriés. Macoma balthica était, avec la mye, l’espèce la plus fréquemment rencontrée, suivi des polychètes, de Mytilus edulis et de Mesodesma arctatum. Les densités moyennes les plus élevées, de 183 et 175 myes/m2, ont été observées respectivement à Pointe à Émile et Baie des Chevaux. Les plus faibles densités moyennes, moins de 51 myes/m2, ont été observées à Baie des Petites Bergeronnes, Pointe-aux-Outardes et Baie du Moulin à Baude. Les densités maximales ont varié de 136 myes/m2 (Baie du Moulin à Baude) à 2 204 myes/m2 (Réserve Betsiamites Sud). Les densités moyennes des myes de taille légale les plus élevées (10 à 27 myes/m2) ont été vues à Baie du Moulin à Baude, Réserve Betsiamites Sud, Pointe-aux-Outardes, Baie des Petites Bergeronnes et Cran à Gagnon. Sur les autres gisements, les valeurs ont varié de 1,6 à 9,1 myes/m2. La taille maximale des myes recueillies était plus grande à Réserve Betsiamites Sud (107 mm) et Pointe-aux-Outardes (102 mm) et plus petite à Pointe à Émile (55 mm) et Anse Noire (60 mm). Les résultats obtenus montrent que les myes de taille légale étaient généralement plus abondantes sur les battures de sable et de sable graveleux que sur les battures ayant des sédiments de type vase sableuse. Les plus grandes tailles seraient atteintes dans les habitats de sable et de sable vaseux, toutefois l’atteinte d’une grande taille ne semble pas impossible dans la vase sableuse comme à Baie des Chevaux et à Cran à Gagnon. La comparaison de nos résultats avec d’autres datant d’environ 40 ans montre que l’état de certains gisements a régressé, probablement en réaction à l’exploitation, parfois intensive, de ces populations.