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Bibliographie de l'Institut Maurice-Lamontagne

Mollusques - Bivalves / Chlamys islandica / Pétoncle d'Islande, Peigne islandais

BRULOTTE, S., B. THOMAS, H. BOURDAGES, M. GIGUERE, M. BOUDREAU, 2010. Captage de naissain de pétoncles sur la rive sud de la Gaspésie (Québec) de 1999 à 2004. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2889, 117 p.

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Des efforts ont été déployés au cours de la dernière décennie pour évaluer le potentiel d’élevage du pétoncle géant, Placopecten magellanicus, et du pétoncle d’Islande, Chlamys islandica, sur la rive sud de la Gaspésie. Les résultats des travaux réalisés de 1999 à 2004 traitent de la distribution du naissain de pétoncles et autres espèces associées entre la baie Tracadigache et la baie de Gaspé, leur distribution dans la colonne d’eau et leur fenêtre temporelle de captage. À cela s’ajoutent des informations sur le milieu marin (température et salinité) et l’état du développement gonadosomatique du pétoncle géant. Les stations sont regroupées en trois secteurs, soit baie Tracadigache (8 stations), baie de Gaspé (9 stations) et Centre (7 stations réparties le long de la côte entre Tracadigache et Gaspé). Des capteurs ont été immergés à la fin août, début septembre de 1999 à 2003. Ils ont été récupérés après 3, 10, 12, 14 et 22 mois d’immersion. Les résultats obtenus montrent que la ponte chez le pétoncle géant semble s’effectuer au cours des deux dernières semaines du mois d’août en Gaspésie. Des pétoncles géants et d’Islande ont été captés à toutes les stations échantillonnées. Les succès de captage des deux espèces de pétoncles diffèrent d’une station à l’autre, mais ne diffèrent généralement pas significativement d’une année à l’autre. Les stations des baies Tracadigache et de Gaspé ont été les plus favorisées pour les nombres de pétoncles captés. Le rapport entre l’abondance des deux espèces de pétoncles varie en fonction des stations et des années, toutefois, dans bien des cas, le pétoncle géant domine à Tracadigache et parfois à Gaspé. L’abondance du naissain diminue avec la durée d’immersion des capteurs. Une attrition importante est survenue dans la baie Tracadigache entre 3 et 10 mois d’immersion. Une diminution des effectifs des pétoncles géants est aussi observée entre 10 et 14 mois d’immersion à tous les secteurs. Ces pertes sont possiblement expliquées par le décrochage des pétoncles des capteurs et leur prédation. Par ailleurs, l’intensité du captage annuel ne semble pas en lien avec la hauteur des capteurs dans la colonne d’eau ou avec la thermocline, même si, dans quelques cas, les tendances observées semblent supporter cette hypothèse. Le pic de captage des pétoncles se situe probablement à la mi-octobre. La croissance des pétoncles varie en fonction de l’espèce, du site et de l’année. Elle est plus rapide chez le pétoncle géant que chez le pétoncle d’Islande et plus rapide aux secteurs Centre et Gaspé qu’à Tracadigache. Des salissures tapissent souvent les capteurs, mais leur abondance fluctue avec le temps et le secteur. Une grande diversité d’espèces est trouvée dans les capteurs, soit une quarantaine de taxons. Les espèces dominantes sont Hiatella arctica, Mytilus spp. et des hydrozoaires. Des prédateurs, dont Asterias rubens, Cancer irroratus et Hyas spp. sont observés dans les capteurs. Les étoiles sont les prédateurs les plus abondants. La fenêtre de captage de la plupart de ces espèces coïncide avec celle des pétoncles.

CHABOT, D., DUBÉ, S, 2010. Évaluation des stocks de pétoncle des eaux côtières du Québec, 26 janvier 2010, Institut Maurice-Lamontagne ; Stock assessments on scallop in the Quebec's inshore waters, January 26, 2010, Maurice Lamontagne Institute. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Série des comptes rendus ; DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Proceedings Series, 2010/004, 16 p.

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GIGUERE, M, S. BRULOTTE, N. PAILLE, 2010. Croissance et mortalité de trois stocks de pétoncle d’Islande (Chlamys islandica) mis en élevage à quelques sites de la Moyenne-Côte-Nord, Québec. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2910, 67 p.

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La croissance et la mortalité de pétoncles d’Islande ont été évaluées lors de transferts réciproques entre trois stocks et sites (AN, QU, CHS) de la Moyenne-Côte-Nord auxquels se sont ajoutés trois sites (CM, HAS et CHN) pour des essais d’élevage avec le stock CHS. Après un an d’élevage en paniers japonais, le taux de mortalité des pétoncles variait de 4 à 60 %, cette variable étant affectée significativement par le site et le stock. L’accroissement moyen en coquilles s’échelonnait de 1,7 à 7,6 mm. Le site affectait significativement la taille finale des pétoncles, tandis que le stock et le site influençaient significativement le poids des muscles et de la gonade. Les résultats démontrent que le transfert de pétoncles provenant de gisements où la croissance est faible vers des sites plus performants permet d’accélérer leur croissance. Toutefois, l’ampleur de la mortalité observée pourrait réduire les bénéfices biologiques et économiques de ce genre d’intervention.

TREMBLAY, I., M. FRÉCHETTE, J.-M. SÉVIGNY, H. E. GUDERLEY, 2007. Are bioenergetic properties linked with shell fluctuating asymmetry and heterozygosity in Iceland scallop, Chlamys islandica?. J. Shellfish Res., 26(1): 17-23.

[Résumé disponible seulement en anglais]
We investigated the relationship between physiological properties, swimming performance, shell fluctuating asymmetry, and heterozygosity at allozyme loci in the Iceland scallop, Chlamys islandica, in an attempt to describe potential physiological mechanisms for the negative relationship between shell fluctuating asymmetry and survival of this species in pearl nets (Fréchette & Daigle 2002). No clear relationship was observed between shell fluctuating asymmetry and the different physiological and genetic parameters, although the maximum number of contractions in a series during escape tests and the specific activity of arginine kinase in the adductor muscle were linked with shell asymmetry before the application of corrections for multiple comparisons. Pyruvate kinase activity in soft tissues was higher in animals that were heterozygous at 2 loci compared with those that were heterozygous at 4 loci. Although our exploratory study suggests that shell asymmetry may reflect bioenergetic difficulties, further study is required to confirm such links. ©2007 National Shellfisheries Association

BELVIN, S., R. TREMBLAY, C. CYR, B. THOMAS, 2006. Pathological health survey of bivalves from experimental and farming sites. Pages 89-93 in L.D. Hiemstra (ed.). Aquaculture Canada OM 2006 : proceedings of contributed papers : culturing quality and confidence, Halifax, Nova Scotia, November 19-22, 2006. Aquaculture Association of Canada (AAC Special Pub., 12).

[Résumé disponible seulement en anglais]
Shellfish culture is in effervescence in the Province of Quebec. Technological innovations enable the increase of production volumes and help to sustain the constantly growing demand. Some techniques like spat transfers also permit to improve the performance of culture farms. These transfers must be safety executed in order to avoid disease propagation that could strongly affect the production. Thus, a histological health survey has been conducted in 2004 and 2005 on different culture and experimental marine shellfish sites in order to establish a data base essential to accurately differentiate primary pathogens from opportunistic ones taking advantage of sub-optimal culture conditions. This data base also includes all the results of health reports realized since 1999. The targeted species were blue mussel, Mytilus edulis, softshell clams, Mya arenaria, giant scallops, Placopecten magellanicus and Iceland Scallops, Chlamys islandica. Histological examination revealed the presence of largely observed organisms such gills, digestives gland and intestine ciliates, gigenean metacercarian cysts, Rickettsia-like organisms and copepods. Pathology or pathogen observed such as Prosorhynchus squamatus and haemic neoplasia are disease concern in Atlantic Canada and require a stronger monitoring.©2007 Aquaculture Association of Canada

ARCHAMBAULT, P., P. GOUDREAU, 2006. Effet de la pêche commerciale sur le gisement de pétoncles d'Islande (Chlamys islandica) de l'Ile Rouge dans l'estuaire du Saint-Laurent : impact sur les pétoncles et la communauté benthique ; Effect of the commercial fishery on the Ile Rouge Iceland scallop (Chlamys islandica) bed in the St. Lawrence estuary : assessment of the impacts on scallops and the benthic community. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche ; DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document , 2006/079, 22 p.

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Plusieurs études ont montré que la pêche au pétoncle constitue une perturbation majeure des fonds marins. Nous avons tenté d’évaluer les impacts du dragage sur les pétoncles et les communautés benthiques sur le gisement de pétoncles d’Islande de l’île Rouge, situé dans le Parc Marin du Saguenay-St-Laurent. Un échantillonnage photographique ainsi qu’un dragage expérimental ne permettent pas de conclure à un effet de la pêche sur les communautés benthiques de cet écosystème très dynamique (fort courant, zone de remonté d’eau, etc.). De plus, aucune évidence significative n’a été observée récemment montrant une diminution de la taille des pétoncles au débarquement, contrairement à plusieurs études et ceci, pourrait être attribué à un effort de pêche relativement faible. Le milieu étudié, un substrat meuble constitué de sable et de gravier, avec un régime hydrodynamique comportant de très forts courants s’avèrent un milieu où les effets des perturbations causées par les engins de pêche peuvent s’estomper après quelques mois.

TREMBLAY, I., H.E. GUDERLEY, M. FRÉCHETTE, 2006. Swimming performance, metabolic rates, and their correlates in the Iceland scallop Chlamys islandica. Physiol. Biochem. Zool., 79(6): 1046-1057.

[Résumé disponible seulement en anglais]
The dramatic escape response of some scallops is modified by reproductive investment and by acclimation temperature. Despite considerable knowledge of the physiology of the escape response, functional links between escape response performance, organismal rates of oxygen uptake, and tissue metabolic capacities are little known. We measured oxygen consumption rates (standard, maximal, and aerobic scope), escape behavior (initial and repeat performance), tissue mass, condition index, protein content, and tissue metabolic capacities in the Iceland scallop Chlamys islandica to examine links between these parameters. Postexercise oxygen consumption rates were positively linked to contraction rate (repeat test) and to pyruvate kinase activity in the adductor muscle but negatively linked to digestive gland wet mass. Swimming behavior was mainly related to activity of glycolytic enzymes, and enzymatic activities were related to anatomic parameters. Scallop behavior and physiology change with size, both within our samples and on a larger scale. Small scallops showed more intense swimming activity and had higher arginine kinase activities but lower glycolytic enzyme activities in their adductor muscle than larger scallops. This corresponds to the ontogenetic change in susceptibility to predation and in habitat use observed in C. islandica.©2006 The University of Chicago

BOURDAGES, H., 2005. Évaluation des stocks de pétoncles des eaux côtières du Québec en 2004. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Avis scientifique, 2005/031, 20 p.

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BOURDAGES, H., 2004. Pétoncles des eaux côtières de la Côte-Nord du Québec en 2003. Rapport sur l'état des stocks, 2004/021, 11 p.

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DIONNE, M., M. GIGUÈRE, S. BRULOTTE, 2004. Synthèse des méthodes de captage du pétoncle utilisées dans le monde. Rapp. manus. can. sci. halieut. aquat., 2683, 37 p.

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Les premiers essais de culture du pétoncle a des fins commerciales ont été effectues durant les années 1930-1940. Suite au succès obtenu, plusieurs autres pays ont tenté de développer la culture du pétoncle en s'inspirant des méthodes japonaises de captage et d'élevage. Cette industrie est maintenant en expansion et, au cours des dernières années, les différentes techniques de captage ont été adaptées à différentes espèces et à des conditions environnementales particulières. Ce document présente une synthèse des méthodes de captage du pétoncle utilisées dans différentes régions du monde. Il inclut non seulement les méthodes utilisées commercialement, mais aussi les techniques qui ont été testées de façon expérimentale. Les différentes techniques utilisées au niveau des capteurs du naissain de pétoncle, de leur installation et de leur temps d'immersion sont résumées tout en mentionnant leurs caractéristiques et leur niveau d'efficacité. L'influence des invertébrés qui cohabitent avec le pétoncle dans les dispositifs de captage est abordée. Finalement, l'orientation récente des pays producteurs est également discutée.

PELLETIER, L., 2003. Scallops in Quebec inshore waters in 2002. Science, Stock Status Report, 2003/015, 16 p.

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ARSENEAU, M.J., P. ARCHAMBAULT, P. GOUDREAU, 2003. Effets de la pêche commerciale sur le gisement de pétoncles d’Islande (Chlamys islandica) de l’île Rouge dans l’estuaire du Saint-Laurent: évaluation des impacts sur le pétoncle et la communauté benthique associée. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2512, 38 p.

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Plusieurs études ont montré que la pêche au pétoncle constitue une perturbation majeure des fonds marins. Nous avons tenté d’évaluer les impacts du dragage sur les pétoncles et les communautés benthiques sur le gisement de pétoncles d’Islande de l’île Rouge, situé dans le Parc Marin du Saguenay-St-Laurent. Un échantillonnage photographique ainsi qu’un dragage expérimental ne permettent pas de conclure à un effet de la pêche sur les communautés benthiques. Toutefois, une diminution de la taille des pétoncles au débarquement suggère que la pêche peut avoir des effets sur la population de pétoncles. Le type de milieu étudié, un substrat meuble constitué de sable et de gravier, avec un régime hydrodynamique comportant de très forts courants s’avère un milieu où les effets des perturbations causées par les engins de pêche peuvent s’estomper après quelques mois.

FRÉCHETTE, M., G. DAIGLE, 2002. Growth, survival and fluctuating asymmetry of Iceland scallops in a test of density-dependent growth in a natural bed. J. Exp. Mar. Biol. Ecol., 270: 73-91.

PELLETIER, L., 2002. Scallops in Quebec inshore waters. Science, Stock Status Report, C4-07, 14 p.

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HARTOG, F., ARCHAMBAULT P., 2002. Revue de littérature sur les impacts de la pêche du pétoncle. Rapp. manus. can. sci. halieut. aquat., 2627, 38 p.

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Les engins de pêche mobiles tels chaluts et les dragues sont largement utilisés pour la capture de nombreux poissons et invertébrés marins malgré des critiques quant à leurs effets sur l’environnement. Ce rapport présente une revue des connaissances retrouvées dans la littérature sur les impacts de la pêche avec engins mobiles et plus spécifiquement sur le dragage du pétoncle. Le dragage pour les pétoncles et autres mollusques est connu comme le type de pêche causant le plus de dommages aux biotes benthiques. Des résultats d’études sur les effets physiques du dragage sur le fond, sur les prises accessoires, sur les composantes biologiques de l’habitat et sur les communautés benthiques sont discutés.

FRÉCHETTE, M., G. DAIGLE, 2002. Reduced growth of Iceland scallops Chlamys islandica (O.F. Müller) cultured near the bottom : a modelling study of alternative hypotheses. J. Shellfish Res., 21:87-91.

PELLETIER, L., 2002. Pétoncles des eaux côtières du Québec. Rapport sur l'état des stocks, C4-07, 15 p.

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GIGUÈRE, M., 2001. Scallops in Quebec inshore waters. Science, Stock Status Report, C4-07, 14 p.

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GIGUÈRE, M., 2001. Pétoncles des eaux côtières du Québec. Rapport sur l'état des stocks, C4-07, 15 p.

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GIGUÈRE, M., 2000. Pétoncles des eaux côtières du Québec. Rapport sur l'état des stocks, C4-07, 14 p.

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GIGUÈRE, M., S. BRULOTTE, P. GOUDREAU, 2000. État des stocks de pétoncles des eaux côtières du Québec. MPO, Secrétariat canadien pour l'évaluation des stocks, Document de recherche ; DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document, 2000/086, 57 p.

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Les eaux québécoises sont subdivisées en 16 unités de gestion réparties entre les Îles-de-la-Madeleine, la Gaspésie et la Côte-Nord. En 1999, 82 permis réguliers ont été émis. Au Québec, l'exploitation commerciale porte indistinctement sur le pétoncle d'Islande (Chlamys islandica) et le pétoncle géant (Placopecten magellanicus). Les débarquements se font généralement sous forme de muscle ou en coquille. En 1999, les débarquements préliminaires du Québec totalisent près de 331 t de muscles (2 747 t en poids vif) et proviennent de la Côte-Nord (65 %), de la Gaspésie (26 %) et des Îles-de-la-Madeleine (9 %). Les débarquements des Îles-de-la-Madeleine sont d’environ 31 t en 1999, soit une baisse de 27 % par rapport à 1998. Deux nouvelles cohortes de prérecrues relativement abondantes sont présentes en 1999, lesquelles recruteront à la pêche en 2000 et 2001. Les rendements commerciaux ont atteint les plus bas niveaux historiques en 1998 et 1999. Les débarquements de la Gaspésie proviennent surtout de la baie des Chaleurs (19A) et de l’île d’Anticosti (18B et 18C). Dans 19A, les débarquements sont en augmentation depuis 1994. Ils totalisent près de 36 t de muscles en 1999. Les prises de pétoncle géant par unité d'effort sont stables mais faibles depuis 1995. En 1998 et 1999, les pêcheurs ont dirigé leur effort sur le pétoncle d'Islande en raison de la faible abondance du pétoncle géant sur les fonds de pêche. En 1999, un nouveau gisement (île Rouge) a été exploité à la limite ouest de la zone 17A. Les rendements y sont les plus élevés des eaux québécoises. Le taux d'exploitation est estimé à 15 %. Les zones 18B et 18C sont encore en développement. En 1999, les débarquements de la Côte-Nord sont d'environ 214 t de muscles. Depuis 1998 les débarquements de la zone 16A ont augmenté en raison de l'exploitation du nouveau gisement de l'île Rouge. L'état de la ressource dans les zones 16B et 16C semble stable. En 1999, les débarquements des zones 16D, 16E, 16F, 16G et 18A sont d’environ 142 t. L'exploitation des zones 16D et 16G est encore en développement. En 1999 dans la zone 16E, les débarquements sont de 57,2 t de muscles et les prises par unité d’effort sont stables. Dans la zone 16F, les débarquements sont stables, mais l'effort de pêche a augmenté en 1999 de 22 % par rapport à celui de 1998. Entre 1994 et 1997 les rendements étaient stables, mais en 1998 ils affichaient une baisse marquée. Dans la zone 18A, les débarquements et les prises par unité d'effort sont à la hausse depuis 1997. Le taux d'exploitation a été estimé à 4 % en 1999. Il y a eu peu de débarquements dans la zone 16H depuis 1996. Dans la zone 15, les débarquements ont diminué de 53 % par rapport à 1998 causés essentiellement par la baisse de l'effort.

FRÉCHETTE, M., M. GIGUÈRE, G. DAIGLE, 2000. Étude de l'effet du site d'élevage et de la provenance des spécimens sur le potentiel aquicole du pétoncle d'Islande Chlamys islandica (O.F. Müller) en Côte-Nord. Rapp. can. ind. sci. halieut. aquat., 258, 25 p.

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Divers scenarios de production aquicole et d'aménagement halieutique des bancs de pétoncles de Minganie sont actuellement à l'étude. Un de ces scénarios implique le transfert de spécimens de sites donneurs densément peuplés où la croissance est lente, vers des sites récepteurs où elle serait plus rapide. Pour évaluer les conditions de succès d'une telle opération, il importe de savoir à quoi attribuer les retards de croissance des spécimens à transférer. S'ils sont attribuables à la nature des spécimens (effet de stock), alors ces spécimens ne seront pas de grand intérêt pour des opérations d'élevage. S'ils sont attribuables aux conditions régnant sur les sites donneurs, il importe de savoir si les sites sont intrinsèquement de piètre qualité ou si le taux de croissance est lent en raison d'une trop forte densité de peuplement. S'il s'agissait de surpopulation, il serait alors indiqué de laisser une certaine partie des spécimens sur les sites donneurs car leur croissance pourrait s'accélérer à la suite de l'exportation d'une partie des spécimens. Le coût des opérations en serait alors réduit. Le présent rapport fait état de travaux destinés à explorer ces différentes possibilités. Nous décrivons les résultats de deux expériences. La première est une expérience de type stock-site. L'expérience met en jeu des pétoncles provenant de trois sites, soit l'île à la Proie, lieu de croissance rapide, l'île Sainte-Geneviève et Baie-Johan-Beetz, endroits où la croissance est lente. Des spécimens provenant de ces trois sites ont été mis à croître sur le site de l'île à la Proie et sur leur site d'origine. Ces transferts permettent d'évaluer l'effet du site et du stock sur la croissance et la mortalité. Nous observons que l'effet du stock est significatif, les spécimens de l'île à la Proie croissant plus rapidement que les autres. Nous observons également que la croissance du stock de l'île Sainte-Geneviève est plus rapide sur le site de l'île à la Proie que sur son site d'origine. La seconde expérience visait à déterminer s'il y avait surpopulation sur un site à croissance lente. Nous avons installé des spécimens sur un site peuplé et sur un site non peuplé. À chaque endroit, il y avait un groupe près du fond et un groupe installé loin du fond. En principe, tous les groupes sauf celui installé près du fond sur le site peuplé étaient à l'écart d'éventuels effets de la surpopulation. Selon nos résultats, tout se passe comme s'il n'y avait pas d'effet de surpopulation sur le site peuplé. Par contre, la croissance sur les deux sites est sensible à un effet négatif de la proximité du fond. Ceci pourrait être attribuable à la présence de particules inorganiques près du fond. Cependant, des simulations sur ordinateur indiquent que nos résultats pourraient tout aussi bien s'expliquer par un gradient de courant à proximité du fond. L'effet du courant serait soit direct, en agissant sur le taux de filtration, soit indirect, par son effet sur l'approvisionnement en nourriture à l'intérieur des paniers d'élevage. Finalement, nous observons que la symétrie des oreilles des coquilles selon l'axe de symétrie gauche-droite (coquille supérieure-coquille inférieure) serait un indicateur de la survie en panier.

GIGUERE, M., 2000. Scallops in Quebec inshore waters. Science, Stock Status Report, C4-07, 14 p.

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GIGUÈRE, M., 1999. Pétoncles des eaux côtières du Québec. Rapport sur l'état des stocks, C4-07, 12 p.

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GIGUÈRE, M., 1999. Scallops in Québec Inshore Waters. Science, Stock Status Report, C4-07, 11 p.

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GIGUÈRE, M., 1998. Pétoncles des eaux côtières du Québec. Rapport sur l'état des stocks, C4-07, 11 p.

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GIGUÈRE, M., 1998. Scallops of the inshore waters of Québec. Science, Stock Status Report, C4-07, 10 p.

GIGUÈRE, M., S. BRULOTTE, P. GOUDREAU, 1998. État des stocks de pétoncles des eaux côtières du Québec. MPO, Secrétariat canadien pour l'évaluation des stocks, Document de recherche, 98/73, 38 p.

Ce rapport présente les données qui ont servi pour les évaluations des populations de pétoncles des eaux côtières québécoises. Les eaux québécoises sont subdivisées en 17 unités de gestion réparties entre les Îles-de-la-Madeleine, la Gaspésie et la Côte-Nord. En 1997, 82 permis réguliers ont été émis. L'évaluation de l'état des populations de pétoncles de la Gaspésie et de la Côte-Nord est basée généralement sur les indices commerciaux. L'évaluation des Îles-de-la-Madeleine et celle de la zone 16De sur la Côte-Nord sont basées en plus sur des indices mesurés lors des relevés de recherche. Au Québec, l'exploitation commerciale porte indistinctement sur le pétoncle d'Islande (Chlamys islandica) et le pétoncle géant (Placopecten magellanicus). Les débarquements se font généralement sous forme de muscle. En 1997, les débarquements préliminaires du Québec totalisent 260 t de muscles et proviennent de la Côte-Nord (69 %), de la Gaspésie (16 %) et des Îles-de-la-Madeleine (15 %). Les débarquements des Îles-de-la-Madeleine sont d'environ 39 t, soit une baisse de 17 % par rapport à 1996. Une nouvelle cohorte de prérecrues est présente en 1997, mais elle est de faible importance. Après la saison de pêche de 1997 presque tous les gisements sont décimés, la biomasse exploitable est au plus bas niveau depuis 1984. D'ici l'an 2000, le recrutement montre peu de signes encourageants. La capacité de pêche aux Îles-de-la-Madeleine est disproportionnée par rapport à la ressource disponible. Les débarquements de la Gaspésie proviennent surtout de la Baie des Chaleurs (19A) et de l'île d'Anticosti (18B). Dans 19A, les débarquements sont stables depuis 1987, sauf en 1990 et 1997. En 1997, les débarquements ont atteint 21,4 t de muscles, ce qui est le plus haut niveau depuis 1987. Les prises par unité d'effort ont connu des fluctuations mineures pendant cette période avec une légère augmentation en 1997. L'augmentation de l'effort de pêche observée depuis quelques années risque d'être néfaste pour la population de pétoncles de la zone 19A. La situation dans les zones 17A (rive nord de la Gaspésie) et 18B n'est pas inquiétante pour l'instant compte tenu de la faible pression de pêche dirigée vers cette ressource. En 1997, les débarquements de la Côte-Nord sont d'environ 180 t de muscles. La pêche dans 16A, 16B et 16C est instable. Les résultats des explorations réalisées par le passé et l'état actuel de la pêche laissent supposer que le potentiel des zones 16A et 16B est limité. Il y a une forte augmentation de l'effort de pêche dans 16C. Il serait pertinent de mettre en place des balises à l'exploitation afin d'éviter une surexploitation. En 1997, les débarquements des zones 16Do, 16De, 16G, 16E et 18A sont d'environ 143 t et proviennent surtout de la zone 16De. Ces zones sont les plus productives du Québec. Les prises par unité d'effort ont diminué à peu près partout sauf dans 16Do et 16G. De 1993 à 1996, la mortalité naturelle a augmenté considérablement dans 16De, 16G et 18A. Mais en 1997, les taux de mortalité sont en deçà de 24 % dans toutes ces zones. Étant donné la hausse du taux de mortalité dans ces zones jusqu'en 1996 et la baisse des taux de capture dans les zones 16De, 16G et 18A, nous recommandons d'être vigilants. En 1997, les débarquements ont augmenté dans la zone 15. Il y a eu peu ou pas de débarquements dans les zones 16F et 16H en 1997. L'avenir de la pêche au pétoncle d'Islande dans la zone 15 est mitigé.

GIGUÈRE, M., 1997. Scallops of the inshore waters of Québec. Science, Stock Status Report, C4-07, 11 p.

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GIGUÈRE, M., S. BRULOTTE, 1997. État des stocks de pétoncle des eaux côtières du Québec. MPO, Secrétariat canadien pour l'évaluation des stocks, Document de recherche, 97/80, 36 p.

Ce rapport présente les données qui ont servi pour les évaluations des populations de pétoncles des eaux côtières québécoises. Les eaux québécoises sont subdivisées en 17 unités de gestion réparties entre les Îles-de-la-Madeleine, la Gaspésie et la Côte-Nord. En 1996, 82 permis réguliers ont été émis. L'évaluation de l'état des populations de pétoncles de la Gaspésie et de la Côte-Nord est basée généralement sur les indices commerciaux. L'évaluation des Îles-de-la-Madeleine et de la zone 16De sur la Côte-Nord est basée sur les indices commerciaux et les indices de recherche. Au Québec, l'exploitation commerciale porte indistinctement sur le pétoncle d'Islande (Chlamys islandica) et le pétoncle géant (Placopecten magellanicus). Les débarquements se font généralement sous forme de muscle. En 1996, les débarquements préliminaires du Québec totalisent 260 t de muscle et proviennent de la Côte-Nord (71 %), des Îles-de-la-Madeleine (18 %) et de la Gaspésie (11 %). Les débarquements des Îles-de-la-Madeleine sont d'environ 46 t, soit une baisse de 23 % par rapport à 1995. Très peu de prérecrues (pétoncles < 70mm) sont présentes en 1996. Après la saison de pêche de 1996 presque tous les gisements sont décimés. La capacité de pêche aux Îles-de-la-Madeleine est disproportionnée par rapport à la quantité de pétoncles disponibles. Seule la partie est du fond de pêche de la Chaîne-de-la-Passe pourra supporter une pression de pêche réduite en 1997. D'ici 1999, le recrutement montre peu de signes encourageants. Les débarquements de la Gaspésie proviennent surtout de la Baie des Chaleurs (19A) et de l'île d'Anticosti (18B). Dans 19A, les débarquements sont stables depuis 1986. Les fluctuations des débarquements de la Gaspésie s'expliquent par l'exploitation ponctuelle du pétoncle d'Islande dans 18B. La baisse des prises par unité d'effort dans 19A depuis 1993 est à suivre. La situation dans les zones 17A (rive nord de la Gaspésie) et 18B n'est pas préoccupante pour l'instant compte tenu de la faible pression de pêche dirigée vers cette ressource. En 1996, les débarquements de la Côte-Nord sont d'environ 185 t de muscle. La pêche dans 16A, 16B et 16C sur la Haute-Côte-Nord est instable. Les résultats des explorations réalisées par le passé et l'état actuel de la pêche laissent supposer que le potentiel de ces zones est limité. La Moyenne-Côte-Nord est la plus productive du Québec. Les débarquements ont atteint un sommet de près de 300 t de muscle en 1990. En 1996, les débarquements de ce secteur sont d'environ 146 t et proviennent surtout de la zone 16De. Toutefois depuis cinq ans, la mortalité naturelle a augmenté considérablement dans 16D et 16G et les prises par unité d'effort ont chuté dans 16G. Les conditions climatiques présentes dans 16E ne favorisent pas une pêche soutenue. À l'île d'Anticosti (18A), la tendance à la hausse des prises par unité d'effort pourrait refléter le bon état des gisements. Les débarquements sont peu élevés sur la Basse-Côte-Nord. L'état du stock de pétoncle de la Basse-Côte-Nord est sûrement le plus critique du Québec. Le niveau d'effort de pêche semble dépasser les capacités de production de ces populations de pétoncle.

GIGUÈRE, M., 1997. Pétoncles des eaux côtières du Québec. Rapport sur l'état des stocks, C4-07, 12 p.

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GIGUÈRE, M., 1996. Pétoncle du Québec. MPO, Pêches de l'Atlantique, Rapport sur l'état des stocks, 96/4, 14 p.

GIGUÈRE, M., 1996. Quebec scallops. DFO, Atlantic Fisheries, Stock Status Report, 96/4, 12 p.

GIGUÈRE, M., G. CLICHE, S. BRULOTTE, 1995. Cycle reproducteur du pétoncle géant, Placopecten magellanicus, et du pétoncle d'Islande, Chlamys islandica, aux Îles-de-la-Madeleine. MAPAQ, DRST, Doc. rech., 94/06, 11 p.

GIGUÈRE, M., R. MILLER, S. BRULOTTE, D. GUAY, 1995. Pétoncle géant et pétoncle d'Islande des côtes du Québec (zones de pêche 15, 16, 17, 18, 19 et 20). Pages 57-92 in L. Savard (éd.). Rapport sur l'état des invertébrés en 1994 : crustacés et mollusques des côtes du Québec, crevette nordique et zooplancton de l'estuaire et du golfe du Saint-Laurent. MPO (Rapp. manus. can. sci. halieut. aquat., 2323).

GIGUÈRE, M., R. MILLER, S. BRULOTTE, D. GUAY, 1995. Sea scallops and iceland scallops on the Québec coast (fishing areas 15, 16, 17, 18, 19 and 20). Pages 55-89 in L. Savard (ed.). Status report on invertebrates in 1994 : crustaceans and molluscs on the Québec coast, northern shrimp and zooplankton in the estuary and Gulf of St. Lawrence. DFO (Can. Manuscr. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2323).

SAVARD, L. (ed.), 1995. Status report on invertebrates in 1994 : crustaceans and molluscs on the Québec coast, northern shrimp and zooplankton in the estuary and Gulf of St. Lawrence. Can. Manuscr. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2323, 132 p.

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Ce rapport contient les résultats de l'évaluation des populations d'invertébrés marins qui supportent une pêche côtière au Québec, soit : le crabe des neiges de l'estuaire et du nord du golfe du Saint-Laurent (zones de pêche 13 à 17); le homard de la Gaspésie, des Îles-de-la-Madeleine et de la Côte-Nord (zones de pêche 15 à 22); le pétoncle géant et le pétoncle d'Islande de la Gaspésie, des Îles-de-la-Madeleine et de la Côte-Nord (zones de pêche 15 à 20); les mollusques bivalves, mactre de Stimpson et couteau, des côtes du Québec. Les résultats des évaluations de la crevette nordique (zones de pêche 8 à 12) et du zooplancton (euphausiacés et Calanus) de l'estuaire et du golfe du Saint-Laurent sont également présentés. Le rapport résume l'état des ressources tel que déterminé à la fin de la saison de pêche de 1994, les perspectives futures quant à l'abondance et au recrutement des populations ainsi que l'impact de l'exploitation et de certaines pratiques de pêche Certaines particularités de la biologie et de l'écologie des espèces sont également décrites dans le but de bien situer les approches de conservation et de gestion préconisée pour protéger les ressources.

GIGUÈRE, M., S. BRULOTTE, R. MILLER, 1995. Distribution, croissance et mortalité du pétoncle d'Islande et du pétoncle géant entre Kegaska et Vieux-Fort sur la Basse-Côte-Nord du Québec en 1993 ; Distribution, growth and mortality of Iceland scallops and sea scallops between Kegaska and Vieux-Fort on the lower North Shore of Quebec in 1993. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat. ; Can. Tech. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2033, 27 p.

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En 1993, un recensement systématique des fonds de pétoncle situés entre Kegaska et Vieux-Fort sur la Basse Côte-Nord du Québec a été effectué. Une analyse histopathologique des tissus a été réalisée sur des échantillons de pétoncle d'Islande recueillis lors de ce recensement ainsi que sur des échantillons de pétoncle géant et de pétoncle d'Islande provenant d'une petite baie située près de l'Île Watagheistic. Lors de la pêche exploratoire, seulement 109 stations sur les 303 stations prévues ont pu être draguées compte tenu de la grande profondeur et du relief accidenté des fonds. Le pétoncle d'Islande était présent à 51 stations et aucun pétoncle géant n'a été capturé. Sept stations avaient une densité supérieure à 10 pétoncles par 100 m2. L'âge des pétoncles variait entre 2 et 21 ans avec une dominance des classes 11 et 12 ans. Les taux de mortalité naturelle se situaient entre 0.105 et 0.239, la valeur la plus élevée se trouvant près de Kegaska. Les taux de croissance et les pentes des relations linéaires entre la taille de la coquille et le poids de muscle étaient plus élevés à l'ouest du site d'échantillonnage. Dans le secteur côtier, près de l'Île Watagheistic, les densités variaient entre 0.16 et 8.99 pétoncles géants par 100 m2 et 0.14 et 6.81 pétoncles d'Islande par 1002. Par contre, les taux de mortalité étaient très élevés et atteignaient 0.823 et 0.645 pour le pétoncle géant et pour le pétoncle d'Islande respectivement. L'échantillonnage réalisé en 1993 dans le secteur côtier a confirmé un phénomène de mortalité massive qui a affecté quelques gisements de pétoncle au nord du golfe du Saint-Laurent. La présence d'infiltration d'hémocytes, d'abcès avec agrégation de cellules sanguines nécrosées et de différents parasites a été observée à maintes reprises sur les coupes histologiques de tissus des pétoncles. La prévalence des Turbellariés était généralement élevée et variait, selon la station, entre 35.7 % et 81.2 % pour le pétoncle géant et entre 5.3 % et 60.0 % pour le pétoncle d'Islande. Les branchies et la glande digestive étaient les tissus les plus fréquemment infectés. L'intensité des inclusions de Rickettsie et celle des Ciliés étaient les plus élevées avec des valeurs maximales de 17.7 et 11.1 parasites par cm2 de branchie respectivement. L'examen histopathologique des tissus n'a pas permis d'identifier la ou les causes responsables de la mortalité massive des pétoncles dans le secteur étudié.

LAMBERT, J., G. PRÉFONTAINE, 1995. Le pétoncle d'Islande (Chlamys islandica) au Nunavik ; The Iceland scallop (Chlamys islandica) in Nunavik. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat. ; Can. Tech. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2071, 40 p.

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Depuis quelques années, les communautés inuit de Nunavik s'intéressent à l'exploitation de ressources marines non traditionnelles. Parmi ces ressources, le pétoncle d'Islande (Chlamys islandica) présente un potentiel intéressant. Afin de connaître la distribution et l'abondance du pétoncle d'Islande de ce milieu nordique, 2084 traits de drague ont été effectués de 1984 à 1992. L'espèce était présente dans la plupart des régions explorées. Les prises moyennes par unité d'effort (PUE) les plus élevées et réalisées lors des projets d'exploration, provenaient du côté sud du détroit d'Hudson, notamment des régions situées près de Ivujivik (15.1 kg muscles/h m), Salluit (5.3 kg muscles/h m) et Quaqtaq (5.3 kg muscles/h m). Des densités relativement élevées ont été estimées, lors des missions de recherche, pour des gisements localisés dans les régions de Salluit (5.2 g muscles/m2) et Quaqtaq (4.8 g muscles/m2). Les biomasses correspondant à ces gisements étaient, selon l'évaluation de 1992, de 170 tonnes de muscles à Salluit et de 112 tonnes de muscles à Quaqtaq. Les individus capturés dans les secteurs de Salluit et de Quaqtaq étaient caractérisés, notamment, par une croissance faible et une composition en âge dominée par des pétoncles relativement vieux, soit 12 à 14 ans à Salluit et 13, 14 et 16 ans à Quaqtaq. Une taille moyenne faible, de 64.5 à 76.3 mm, a été estimée pour la plupart des régions. Un rendement en chair de 9.6 à 15.4 % et une mortalité naturelle variant entre 9 et 14.5 % caractérisaient également la ressource. À certains sites, la quantité de balanes fixées sur les coquilles de pétoncle représentait une proportion importante du poids des captures totales. Ces caractéristiques indiquent que le pétoncle d'Islande au Nunavik est une ressource qui doit être exploitée avec prudence afin d'en assurer la conservation et favoriser un développement durable des pêcheries.

GIGUÈRE, M., R. MILLER, S. BRULOTTE, 1994. Rapport sur l'état du pétoncle du Québec. MPO, Pêches de l'Atlantique, Document de recherche, 94/80, 61 p.

En 1993, les débarquements de pétoncle provenaient, par ordre d'importance, de la Côte-Nord (75 %), des Îles-de-la-Madeleine (21.4 %) et de la Gaspésie (4.5 %). L'effort de pêche est assez bien distribué sur l'ensemble du Nord du golfe du Saint-Laurent, sauf aux Îles-de-la-Madeleine et sur la Basse-Côte-Nord où il est très concentré. Aux Îles-de-la-Madeleine, les débarquements, l'effort de pêche et les prises par unité d'effort ont augmenté grâce à l'arrivée d'un recrutement relativement abondant. Les données de recherche ont révélé également le succès mitigé de la reproduction en 1990 et 1991. Les projections, basées sur l'indice de pré recrutement et l'indice d'abondance des post-larves, permettent d'anticiper une légère augmentation de la biomasse disponible en 1994 par rapport à celle de 1993. En Gaspésie, la tendance des débarquements des vingt dernières années démontre que le stock de pétoncle géant de la Gaspésie est surexploité. Mais la présence en 1993 d'un mode dominant de pétoncles de 80 et 90 mm permet d'espérer une hausse de la biomasse disponible en 1994. Toutefois, l'absence de prérecrues laisse présager que cette augmentation ne pourra être que passagère. Sur la Haute-Côte-Nord, l'effort de pêche est beaucoup trop élevé pour cette population et l'instabilité des taux de capture de pétoncles reflète la précarité des gisements. La baisse importante des PUE au cours des dernières années indique l'épuisement graduel de cette population. Sur la Moyenne-Côte-Nord, l'effort de pêche est en baisse depuis la mise en place de contingents individuels en 1991. La situation dans ce secteur de pêche est nettement différente de celle des autres régions du Québec. Sur la Moyenne-Côte-Nord, les stocks sont relativement abondants et l'exploitation est encore fortement alimentée par une biomasse accumulée. De plus, dans les zones 16G, 16E et 18A il reste encore plusieurs gisements vierges où les densités sont élevées mais où parfois la croissance est faible. Sur la Basse-Côte-Nord, l'augmentation progressive des tailles, l'absence de jeunes et la mortalité massive des pétoncles géants sont toutefois préoccupantes. L'effort de pêche semble trop élevé et dépasse nettement les capacités de production de cette population. Les pêches exploratoires, réalisées dans les zones 15, 18C et 18D en 1993, ont indiqué que le pétoncle d'Islande était généralement présent sur l'ensemble du territoire, mais en faible abondance. Une analyse du rendement de chair en fonction du poids total du pétoncle (facteur de conversion) a été menée dans le nord du golfe. Les résultats ont indiqué une grande variabilité interspécifique et intra spécifique. Le facteur de conversion moyen mesuré fut l'ordre de 7.8 pour le pétoncle géant et de 6.6 pour le pétoncle d'Islande.

GIGUÈRE, M., M. FRÉCHETTE, 1994. Pétoncle des côtes du Québec (zones 15, 16, 17, 18, 19 et 20). Pages 46-80 in L. Savard (éd.). Rapport sur l'état des invertébrés en 1993 : crustacés et mollusques des côtes du Québec et crevette nordique de l'estuaire et du golfe du Saint-Laurent. MPO (Rapp. manus. can. sci. halieut. aquat., 2257).

GIGUÈRE, M., G. CLICHE, S. BRULOTTE, 1994. Reproductive cycles of the sea scallop, Placopecten magellanicus (Gmelin), and the Iceland scallop, Chlamys islandica (O.F. Müller), in Îles-de-la-Madeleine. MAPAQ, DRST, Doc. rech., 94/10, 24 p.

GIGUÈRE, M., G. CLICHE, S. BRULOTTE, 1994. Reproductive cycles of the sea scallop, Placopecten magellanicus (Gmelin), and the Iceland scallop, Chlamys islandica (O.F. Müller), in Îles-de-la-Madeleine, Canada. J. Shellfish Res., 13: 31-36.

GIGUÈRE, M., R. MILLER, 1993. Review of the scallop fisheries in Quebec. Can. Ind. Rep. Fish. Aquat. Sci., 217, 29 p.

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Les pêcheries sont partagées en cinq secteurs : Îles-de-la-Madeleine; Gaspésie (Baie-des-Chaleurs, Gaspé-Nord et Sud-Anticosti); Haute-Côte-Nord (Sept-Îles); Moyenne-Côte-Nord (archipel de Mingan, Natashquan et Nord-Anticosti); et Basse-Côte-Nord. Les débarquements ont atteint un sommet de 430 t de muscles en 1990, soit 3 572 t de poids vif, pour une valeur de 3,8 millions de dollars. En 1991 et en 1992, les prises québécoises ont baissé en raison de la mise en place de contingents individuels préventifs sur la Moyenne-Côte-Nord et de la diminution des prises aux Îles-de-la-Madeleine. Au cours des sept dernières années, les meilleurs rendements furent observés sur la Moyenne-Côte-Nord. Viennent ensuite, par ordre d'importance, la Haute-Côte-Nord, les Îles-de-la-Madeleine, la Gaspésie et la Basse-Côte-Nord. Les différents indices commerciaux et de recherche indiquent que les débarquements de pétoncles du Québec devraient se maintenir au cours des prochaines années grâce principalement à la mise en place de contingents individuels et à la possibilité de trouver de nouveaux gisements sur la Moyenne-Côte-Nord. Par contre, les sites de pêche traditionnels des Îles-de-la-Madeleine, de la Gaspésie, de la Haute-Côte-Nord et de la Basse-Côte-Nord ont des niveaux d'exploitation élevés ce qui limitent les possibilités d'un rétablissement naturel de ces stocks.

GIGUÈRE, M., R. MILLER, 1993. Revue des pêcheries de pétoncles au Québec. Rapp. can. ind. sci. halieut. aquat., 217, 24 p.

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Les pêcheries sont partagées en cinq secteurs : Îles-de-la-Madeleine; Gaspésie (Baie-des-Chaleurs, Gaspé-Nord et Sud-Anticosti); Haute-Côte-Nord (Sept-Îles); Moyenne-Côte-Nord (archipel de Mingan, Natashquan et Nord-Anticosti); et Basse-Côte-Nord. Les débarquements ont atteint un sommet de 430 t de muscles en 1990, soit 3 572 t de poids vif, pour une valeur de 3,8 millions de dollars. En 1991 et en 1992, les prises québécoises ont baissé en raison de la mise en place de contingents individuels préventifs sur la Moyenne-Côte-Nord et de la diminution des prises aux Îles-de-la-Madeleine. Au cours des sept dernières années, les meilleurs rendements furent observés sur la Moyenne-Côte-Nord. Viennent ensuite, par ordre d'importance, la Haute-Côte-Nord, les Îles-de-la-Madeleine, la Gaspésie et la Basse-Côte-Nord. Les différents indices commerciaux et de recherche indiquent que les débarquements de pétoncles du Québec devraient se maintenir au cours des prochaines années grâce principalement à la mise en place de contingents individuels et à la possibilité de trouver de nouveaux gisements sur la Moyenne-Côte-Nord. Par contre, les sites de pêche traditionnels des Îles-de-la-Madeleine, de la Gaspésie, de la Haute-Côte-Nord et de la Basse-Côte-Nord ont des niveaux d'exploitation élevés ce qui limitent les possibilités d'un rétablissement naturel de ces stocks.

GIGUÈRE, M., A. NADEAU, B. LÉGARÉ, 1990. Distribution et biologie du pétoncle d'Islande (Chlamys islandica) de la Côte-Nord du golfe du Saint-Laurent. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 1748, 28 p.

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Deux campagnes de recherche furent réalisées à l'automne 1985 et 1986 sur le pétoncle d'Islande (Chlamys islandica) entre Havre-Saint-Pierre et La Tabatière sur la Basse-Côte-Nord du Québec. Les travaux furent limités à la zone côtière jusqu'à 100 mètres de profondeur. Les gisements de pétoncles identifiés sont de faibles superficies. On les trouve surtout entre 35 et 80 mètres de profondeur. Les densités observées sont généralement faibles, sauf pour quelques gisements où les rendements sont très élevés. La structure de taille des pétoncles d'Islande recueillis lors des campagnes est unimodale. La taille moyenne varie de 83 mm à 66 mm selon le site d'échantillonnage et les valeurs les plus élevées se retrouvent à l'ouest du territoire visité. La croissance varie d'un secteur à l'autre et est plus élevée dans la région de Havre-Saint-Pierre. La taille asymptotique la plus faible est localisée dans le secteur de Natashquan. De plus, on observe des variations spatiales de la relation taille de la coquille versus le poids du muscle. Le rendement (poids de chair/poids entier) varie de 0.15 à 0.19. Le taux de mortalité naturelle (M) varie entre 0.026 et 0.237, la valeur la plus basse fut observée à proximité de Kegashka. Les échinodermes représentent le groupe d'invertébrés le plus souvent associé au pétoncle d'Islande sur la Côte-Nord.

GIGUÈRE, M., B. LÉGARÉ, 1988. Exploitation du pétoncle, Côte-Nord du golfe Saint-Laurent et Gaspésie - 1987. CSCPCA doc. rech., 88/17, 33 p .