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Bibliographie de l'Institut Maurice-Lamontagne

Crustacés - Décapodes - Crabes / Cancer irroratus / Crabe commun

LEBEUF, M., M. CHAGNON, 2011. Les biphényles polychlorés (BPC) dans les organismes et sédiments marins côtiers aux Îles-de-la-Madeleine : évaluation de la contamination par le mazout contenu dans les sacs enfouis dans les dunes. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2941, 57 p.

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Le naufrage de la barge Irving Whale dans le golfe du Saint-Laurent en septembre 1970 a conduit à une perte importante de sa cargaison et la formation d’une importante nappe de mazout. Une partie de cette nappe a atteint les rives du secteur nord-ouest des Îles-de-la- Madeleine (IDLM). Lors des activités de nettoyage, le mazout échoué sur les plages a été ensaché puis enfoui dans les dunes. En 1996, soit plus de 25 ans après l’évènement, il a été reconnu que le mazout était contaminé aux biphényles polychlorés (BPC). Un projet de recherche a été réalisé en 2009 afin d’évaluer si les sacs de mazout enfouis dans les dunes contribuaient à une contamination du milieu environnant en BPC. Des organismes marins, soit le crabe commun (Cancer irroratus), la moule bleue (Mytilus edulis), la mactre de l’Atlantique (Spisula solidissima) et le couteau de l’Atlantique (Ensis americanus) et des échantillons de sédiments de surface ont été prélevés à cinq sites côtiers entourant les IDLM. Trois de ces sites étaient situés du côté des IDLM où des sacs contenant du mazout ont été enfouis alors que les deux autres sites étaient situés du côté sud-est et ont servi de sites témoins. Les concentrations et les patrons de BPC dans les organismes ainsi que les sédiments de surface récoltés aux sites dits exposés ne montrent pas de différence significative par rapport aux échantillons des sites témoins. Les sacs de mazout enfouis dans les dunes ne constituent donc pas une source identifiable de BPC pour les organismes et sédiments côtiers. De plus, selon les critères et recommandations du gouvernement canadien, les concentrations de BPC mesurées dans les différents types d’organismes et dans les sédiments de surface ne présentent pas de risque pour les organismes exposés aux sédiments, les consommateurs de biote aquatique (mammifères et oiseaux) ou la santé humaine

BRULOTTE, S., B. THOMAS, H. BOURDAGES, M. GIGUERE, M. BOUDREAU, 2010. Captage de naissain de pétoncles sur la rive sud de la Gaspésie (Québec) de 1999 à 2004. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2889, 117 p.

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Des efforts ont été déployés au cours de la dernière décennie pour évaluer le potentiel d’élevage du pétoncle géant, Placopecten magellanicus, et du pétoncle d’Islande, Chlamys islandica, sur la rive sud de la Gaspésie. Les résultats des travaux réalisés de 1999 à 2004 traitent de la distribution du naissain de pétoncles et autres espèces associées entre la baie Tracadigache et la baie de Gaspé, leur distribution dans la colonne d’eau et leur fenêtre temporelle de captage. À cela s’ajoutent des informations sur le milieu marin (température et salinité) et l’état du développement gonadosomatique du pétoncle géant. Les stations sont regroupées en trois secteurs, soit baie Tracadigache (8 stations), baie de Gaspé (9 stations) et Centre (7 stations réparties le long de la côte entre Tracadigache et Gaspé). Des capteurs ont été immergés à la fin août, début septembre de 1999 à 2003. Ils ont été récupérés après 3, 10, 12, 14 et 22 mois d’immersion. Les résultats obtenus montrent que la ponte chez le pétoncle géant semble s’effectuer au cours des deux dernières semaines du mois d’août en Gaspésie. Des pétoncles géants et d’Islande ont été captés à toutes les stations échantillonnées. Les succès de captage des deux espèces de pétoncles diffèrent d’une station à l’autre, mais ne diffèrent généralement pas significativement d’une année à l’autre. Les stations des baies Tracadigache et de Gaspé ont été les plus favorisées pour les nombres de pétoncles captés. Le rapport entre l’abondance des deux espèces de pétoncles varie en fonction des stations et des années, toutefois, dans bien des cas, le pétoncle géant domine à Tracadigache et parfois à Gaspé. L’abondance du naissain diminue avec la durée d’immersion des capteurs. Une attrition importante est survenue dans la baie Tracadigache entre 3 et 10 mois d’immersion. Une diminution des effectifs des pétoncles géants est aussi observée entre 10 et 14 mois d’immersion à tous les secteurs. Ces pertes sont possiblement expliquées par le décrochage des pétoncles des capteurs et leur prédation. Par ailleurs, l’intensité du captage annuel ne semble pas en lien avec la hauteur des capteurs dans la colonne d’eau ou avec la thermocline, même si, dans quelques cas, les tendances observées semblent supporter cette hypothèse. Le pic de captage des pétoncles se situe probablement à la mi-octobre. La croissance des pétoncles varie en fonction de l’espèce, du site et de l’année. Elle est plus rapide chez le pétoncle géant que chez le pétoncle d’Islande et plus rapide aux secteurs Centre et Gaspé qu’à Tracadigache. Des salissures tapissent souvent les capteurs, mais leur abondance fluctue avec le temps et le secteur. Une grande diversité d’espèces est trouvée dans les capteurs, soit une quarantaine de taxons. Les espèces dominantes sont Hiatella arctica, Mytilus spp. et des hydrozoaires. Des prédateurs, dont Asterias rubens, Cancer irroratus et Hyas spp. sont observés dans les capteurs. Les étoiles sont les prédateurs les plus abondants. La fenêtre de captage de la plupart de ces espèces coïncide avec celle des pétoncles.

GENDRON, L, G. SAVARD, 2010. Évaluation de l’état des stocks de crabe commun (Cancer irroratus) des eaux côtières du Québec en 2009 ; Assessment of Rock crab (Cancer irroratus) stock status in the coastal waters of Québec in 2009. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche ; DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document, 2010/069, 70 p.

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Au Québec, l'exploitation commerciale du crabe commun a débuté en 1988, mais ce n'est qu'à partir de 1995 que la pêche a pris un réel essor. Il est reconnu que le crabe commun constitue une proie importante pour le homard. Ainsi, dès les premières années d’exploitation du crabe commun, la pêche a été encadrée par un plan de conservation qui avait comme objectif de protéger les liens trophiques existant entre ces deux espèces. Les mesures de gestion qui sont en place visent à protéger le potentiel reproducteur en maintenant des taux d’exploitation faibles ou modérés. Le présent document de recherche décrit les données et analyses qui ont servi à produire un avis sur l’état des stocks et à élaborer des recommandations pour les saisons de pêche de 2010 à 2012 (MPO 2010). L’évaluation des stocks est basée principalement sur l’examen d’indicateurs d’abondance (débarquements et taux de capture) et d’indicateurs démographiques (taille des crabes débarqués) provenant de la pêche commerciale. L’évaluation a porté sur l’examen des tendances historiques en faisant ressortir les changements observés depuis la dernière évaluation de stock en 2006 (MPO 2007). De plus, les prises accessoires de crabe commun provenant d’un relevé de recherche sur le homard effectué annuellement aux Îles-de-la-Madeleine depuis 1995 ont été utilisées pour évaluer le recrutement. Un relevé de recherche par casiers a aussi été effectué dans la région de Gaspé-Nord en juillet 2008, afin de suivre l’évolution des populations de crabe dans des zones d’exclusion de la pêche, comparativement aux zones pêchées adjacentes. Le développement de la pêche au crabe commun en Gaspésie et aux Îles-de-la- Madeleine au cours des quinze dernières années a été fait d’une manière prudente. En 2009, en général, les indicateurs de l'état des stocks suggèrent que jusqu’à maintenant, les niveaux d'exploitation n’ont pas causé de perturbations majeures aux populations. Dans quelques cas, comme aux Îles-de-la-Madeleine et sur la Côte-Nord, de légères réductions de quota ou d’effort ont été recommandées afin de ne pas accentuer certaines baisses observées des PUE ou des diminutions de taille moyenne ou encore du nombre de crabes de grande taille. Par contre, l’objectif de maintenir des taux d’exploitation modérés pourrait être menacé par le manque de contrôle sur la pêche accessoire par les homardiers. De plus, on constate que l’effort de pêche (pêche dirigée) présentement déployé est nettement inférieur à celui autorisé par les mesures de gestion actuelles. L’effort latent est considérable et son déploiement ferait augmenter le taux d'exploitation, avec des conséquences inconnues sur la stabilité observée jusqu'à maintenant. Des recommandations pour un éliminer cet effort latent ont été faites.

GENDRON, L., 2010. Rock crab of the coastal waters of Quebec in 2009. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Science Advisory Report, 2010/010, 14 p.

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GENDRON, L., 2010. Le crabe commun des eaux côtières du Québec en 2009. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Avis scientifique, 2010/010, 14 p.

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CLYNICK, B.G., C.W. McKINDSEY, P. ARCHAMBAULT, 2008. Distribution and productivity of fish and macroinvertebrates in mussel aquaculture sites in the Magdalen islands (Que´bec, Canada). Aquaculture, 283: 203-210.

[Résumé disponible seulement en anglais]
Aquaculture structures may function in a manner analogous to artificial reefs, in that they provide a complex three-dimensional habitat for marine organisms and/or modify the surrounding environment. Further, aquaculture structures may increase the productivity of fish and macroinvertebrates similarly to natural complex habitats, such as seagrass beds. This research tested the general hypothesis that suspended bivalve culture increases the abundance and productivity of fish and macroinvertebrates. The study was done at two mussel farms in the Magdalen Islands, eastern Canada. Fish and macroinvertebrates were sampled in different areas within farms sites and in adjacent natural vegetated and unvegetated habitats. The instantaneous growth rates of winter flounder (Pseudopleuronectes americanus), sand shrimp (Crangon septemspinosa) and the rock crab (Cancer irroratus) were estimated using physiological indicators (RNA/DNA ratios). The results demonstrated that mussel sites are not equivalent to natural structurally complex seagrass beds with respect to fish and macroinvertebrate assemblages. Several species were abundant in mussel farms, including winter flounder and rock crab. This work, however, provided little evidence to suggest that there was greater productivity of these fish and macroinvertebrates at mussel farms, as growth rates were usually equivalent in different habitats. This study, to our knowledge, is the first attempt to determine changes in productivity brought about by aquaculture. As future development of mussel aquaculture increases in many regions around the world, the methods presented here will provide baseline information on the abundance and productivity of fish and macroinvertebrates associated with aquaculture sites.©2008 Elsevier B.V.

D'AMOURS, O., P. ARCHAMBAULT, C.W. MCKINDSEY, L. ROBICHAUD, 2008. The influence of bivalve aquaculture on ecosystem productivity. World Aquacult., 39(3) : 26-31.

MAYRAND, E., J.-D. DUTIL, 2008. Physiological responses of rock crab Cancer irroratus exposed to waterborne pollutants. J. Crust. Biol., 28(3): 510-518.

[Résumé disponible seulement en anglais]
This study investigates the impact of waterborne xenobiotics on the rock crabCancer irroratus. Male rock crabs were caged at two polluted sites for five weeks. One site was highly polluted while the other was slightly polluted mainly by metals. A control group was caged in a raceway tank supplied with clean sea water. The activity of branchial ATPases was increased in crabs exposed to pollution, presumably to compensate for the competition of metals with electrolytes and to facilitate the transport of metals out of the cytoplasm. The rock crab was characterized as having high basal levels of glutathione in the digestive gland (˜ 3500 nmol GSH equivalents/g dry weight). Exposure to waterborne pollutants failed to trigger an increase in glutathione concentration, but over time in crabs caged at the highly polluted site it elicited a 26 % increment in the relative mass of the digestive gland which is an important site for glutathione synthesis. Neither cytochrome C oxidase, nor lactate dehydrogenase activity in the merus muscle was affected by pollution. By the end of the experiment, somatic growth rate was highest in the control crabs though the crabs caged at the polluted sites also maintained a positive energy balance. Gonadal growth was delayed at the highly polluted site but the size of the gonads caught up with that of the controls by the termination of the experiment.©2008 The Crustacean Society

D'AMOURS, O., P. ARCHAMBAULT, C.W. McKINDSEY, L.E. JOHNSON, 2008. Local enhancement of epibenthic macrofauna by aquaculture activities. Mar. Ecol. Prog. Ser., 371: 73-84.

[Résumé disponible seulement en anglais]
Bivalve aquaculture can influence coastal marine ecosystems by increasing organic material deposition, which, in turn, can have multiple direct and indirect effects on the surrounding benthic community. We assessed the influence of blue mussel Mytilus edulis aquaculture on the epibenthic macrofauna at 4 sites in Prince Edward Island, eastern Canada. The abundance of macroinvertebrates and benthic fishes (>2 cm) was evaluated by visual counts using SCUBA within 4 mussel aquaculture facilities (‘farms’) and at locations at distances of 50, 100, 500 and 2000 m outside of them in June, August and November 2005. Benthic assemblages were dominated by seastars Asterias sp. (79 %), rock crabs Cancer irroratus (8 %), mud crabs Neopanope sayi (6 %), moon snails Lunatia heros (2 %), winter flounders Pleuronectes americanus (2 %), American lobsters Homarus americanus (1 %) and hermit crabs Pagarus sp. (1 %). Although there was great variability among sites and sampling dates, mussel aquaculture had a clear effect on total abundance, which was generally greater within farms than at distances outside of them. These increases in abundance were mainly associated with increased numbers of seastars and rock crabs. Taxonomic richness and evenness differed among some mussel farms and distances outside of mussel farms, but there were no clear trends that suggested a negative influence of mussel aquaculture. Multivariate analyses indicated that communities within mussel farms differed from those at corresponding communities at distances outside of farms, but that the taxa that contributed to these differences varied among farms. Taxonomic assemblages for a specific farm and date were generally similar among distances outside of farms and increases in the abundance of epibenthic macrofauna appeared to be largely restricted to the immediate vicinity of mussel farms, i.e. <50 m. This increase in abundance probably reflected the attraction of mobile fauna due to increased food supply and possibly to the creation of a more heterogeneous habitat. These results suggest that large macroinvertebrates and benthic fishes, including ecologically and commercially important species, seem to respond positively to the presence of suspended mussel culture.©2008 Inter-Research

GENDRON, L., 2007. Assessment of rock crab stocks in the coastal waters of Quebec in 2006. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Science Advisory Report, 2007/033, 12 p.

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GENDRON, L., 2007. Évaluation des stocks de crabe commun des eaux côtières du Québec en 2006. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Avis scientifique, 2007/033, 12 p.

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LAMBERT, J., 2005. Rock crab of the costal [i.e.] coastal waters of Quebec. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Science Advisory Report, 2005/030, 12 p.

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LAMBERT, J., 2005. Le crabe commun des eaux cotières du Québec. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Avis scientifique, 2005/030, 12 p.

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LAMBERT, J., 2003. Rock crab of the inshore waters of Quebec in 2002. Science, Stock Status Report, 2003/012, 10 p.

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LAMBERT, J., 2003. Le crabe commun des eaux cotières du Québec en 2002. Rapport sur l'état des stocks, 2003/012, 11 p.

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LAMBERT, J., 2002. Le crabe commun des eaux côtières du Québec. Rapport sur l'état des stocks, C4-02, 9 p.

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GENDRON, L., P. FRADETTE, G. GODBOUT, 2001. The importance of rock crab (Cancer irroratus) for growth, condition and ovary development of adult American lobster (Homarus americanus). J. Exp. Mar. Biol. Ecol., 262: 221-241.

LAMBERT, J., 2001. Rock crab of the inshore waters of Quebec. Science, Stock Status Report, C4-02, 8 p.

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LAMBERT, J., 2001. Le crabe commun des eaux côtières du Québec. Rapport sur l'état des stocks, C4-02, 8 p.

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LAMBERT, J., 2000. Le Crabe commun des eaux côtières du Québec en 1999. Rapport sur l'état des stocks, C4-02, 9 p.

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LAMBERT, J., 2000. Rock Crab of the Inshore Waters of Quebec in 1999. Science, Stock Status Report, C4-02, 9 p.

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GENDRON, L., S. BRULOTTE, C. CYR, G. SAVARD, 1998. Développement de la pêche et état de la ressource de crabe commun (Cancer irroratus) en Gaspésie et aux Iles-de-la-Madeleine (Québec) de 1995 à 1997. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2248, 37 p.

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L'exploitation du crabe commun le long de la côte atlantique canadienne est relativement récente. Elle a débuté de façon expérimentale dans le sud du golfe du Saint-Laurent en 1974. Au Québec, le développement de marchés a été plus tardif et la pêche n'a réellement débuté qu'en 1988. Cependant, après seulement deux années d'exploitation, faute d'acheteurs, les activités de pêche ont pratiquement cessé. L'exploitation de crabe commun a cependant pris un second envol en 1995. Au tout début de l'exploitation, le Ministère des Pêches et des Océans (MPO) a mis sur pied un plan de gestion visant à contrôler le développement de cette nouvelle pêche et à maintenir le potentiel reproducteur de la population. La pêche est présentement réglementée par une taille minimale de capture fixée à 102 mm (4 po.) de largeur de carapace, l'interdiction de débarquer les femelles, l'utilisation d'un engin sélectif minimisant les captures accidentelles de homard, et la limitation du nombre de casiers. Le nombre de permis est limité et dans certains secteurs, les prises le sont également. En 1997, les débarquements de crabe commun au Québec ont atteint 1 040 t, une augmentation de 51 % par rapport à 1996. En Gaspésie, les débarquements ont totalisé 592 t, ce qui représente 57 % des débarquements du Québec. En 1997, aux Îles-de-la-Madeleine, les débarquements ont augmenté de 125 % comparativement à 1996. Ils ont atteint 448 t, comptant pour 43 % des débarquements du Québec. La pêche au crabe commun est encore en expansion et l'ouverture en 1997 de nouvelles zones de pêche a contribué à l'augmentation des débarquements. En Gaspésie, les taux de capture ont diminué depuis 1995, et ce, de façon importante dans certaines zones. Aux Îles-de-la-Madeleine, les taux de capture ont aussi diminué en 1997 par rapport à 1996, mais demeurent cependant semblables à ceux observés en 1995. La diminution des taux de capture peut refléter un effet de déplétion de la biomasse accumulée de ces stocks vierges. Elle pourrait également être due à des changements dans les patrons spatio-temporels de pêche en relation avec les déplacements saisonniers du crabe commun, ou à des changements dans les patrons d'abondance qui pourraient être cycliques. Il est présentement difficile de déceler à coup sûr des effets de l'exploitation. Nous insistons sur la nécessité de développer lentement et prudemment cette exploitation en raison des inquiétudes soulevées quant à l'impact possible de l'exploitation du crabe commun sur le homard. Les deux espèces montrent suffisamment d'interactions pour justifier une gestion serrée et prudente de la pêche au crabe commun.

GENDRON, L., 1998. Rock crab of the inshore waters of Québec. Science, Stock Status Report, C4-02, 8 p.

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GENDRON, L., 1998. Le crabe commun des eaux côtières du Québec. Rapport sur l'état des stocks, C4-02, 9 p.

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GENDRON, L., 1996. Québec rock crab. DFO, Atlantic Fisheries, Stock Status Report, 96/5, 7 p.

GENDRON, L., 1996. Le crabe commun du Québec. MPO, Pêches de l'Atlantique, Rapport sur l'état des stocks, 96/5, 7 p.

GENDRON, L., P. FRADETTE, 1995. Revue des interactions entre le crabe commun (Cancer irroratus) et le homard américain (Homarus americanus), dans le contexte du développement d'une pêche au crabe commun au Québec. Rapp. manus. can. sci. halieut. aquat., 2306, 47 p.

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Au cours des dernières années, des efforts significatifs ont été déployés au Québec afin de structurer et de mettre sur pied une exploitation dirigée sur le crabe commun. Cependant, un certain nombre de pêcheurs ont manifesté une certaine réticence à exploiter cette espèce notamment parce qu'ils appréhendent que son exploitation puisse nuire au homard. Le présent document tente de faire le point sur les interactions existant entre le crabe commun et le homard américain afin de mieux comprendre les liens qui unissent ces deux espèces. Les bénéfices et les pertes que pourraient subir les populations de homard suite à une exploitation du crabe commun sont discutés dans le document. Des impacts négatifs sur le homard pourraient être attendus seulement si la quantité de petits crabes, c'est-à-dire ceux sur lesquels les homards exercent une prédation, diminuait à tel point qu'ils deviendraient moins accessibles au homard. Le cas échéant, il est probable que le homard ait un niveau de croissance et de reproduction plus faible. La consommation de proies alternatives en quantité suffisante pourrait ne pas compenser totalement l'absence d'une proie de qualité comme le crabe commun. Il est probable aussi qu'en l'absence de crabe commun, les prédateurs friands de décapodes augmentent leur pression de prédation sur le homard. Il n'est pas possible de déterminer le niveau d'abondance de crabe commun en-deçà duquel cette ressource deviendrait limitante et occasionnerait les effets mentionnés ci-haut. Il n'est pas possible non plus de déterminer le niveau de stock parental nécessaire au maintien d'une production suffisante de crabe commun. Le crabe commun et le homard montrent suffisamment d'interactions pour justifier une gestion serrée et prudente du crabe commun afin de prévenir tout impact négatif.

CYR, C., B. SAINTE-MARIE, 1995. Catch of Japanese crab traps in relation to bait quantity and shielding. Fish. Res., 24: 129-139.

GENDRON, L., P. FRADETTE, 1994. A review of the interactions between rock crab Cancer irroratus and lobster Homarus americanus and examination of the possible impacts of rock crab fishing on lobster resource. Pages 45-51 in L. Gendron & S. Robinson (ed.). The development of underutilized invertebrate fisheries in eastern Canada. DFO (Can. Manus. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2247).

GENDRON, L., C. CYR, 1994. Distribution bathymétrique et saisonnière du crabe commun (Cancer irroratus) au large de l'Anse-à-Beaufils, Québec. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2014, 53 p.

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La distribution du crabe commun le long des côtes québécoises a été examinée dans le but de décrire son patron de migration saisonnière. Plus spécifiquement, nous voulions vérifier l'hypothèse selon laquelle le crabe commun effectuerait des déplacements bathymétriques saisonniers l'amenant à être concentré en eau peu profonde au printemps, et à se disperser au cours de l'été. Une pêche par casier a été réalisée en 1991, au large d'Anse-à-Beaufils au cours des mois d'avril, août, septembre et octobre. D'autres observations ont aussi été effectuées au printemps à Carleton, ainsi qu'à Caraquet et Ste-Marie-sur-mer au Nouveau-Brunswick. L'étude a été réalisée à l'aide de casiers de type japonais, de forme conique. Des données ont également été recueillies à l'aide d'un chalut à bâton et en plongée sous-marine. Au printemps, les crabes communs se retrouvent en grande abondance à faible profondeur (10 m), sur des substrats meubles, où ils auraient vraisemblablement passé l'hiver. Ils se disperseraient au cours de l'été vers des eaux plus profondes, possiblement supérieures à 40 m de profondeur. Les crabes se rapprocheraient des côtes de nouveau à l'automne et s'y concentreraient jusqu'au printemps suivant. L'utilisation des substrats meubles dès la fin de l'automne et jusqu'au printemps suivant présenterait certains avantages pour le crabe au moment de sa mue, au cours de laquelle il trouve une protection en s'enfouissant dans le sédiment. Bien que les densités observées à Ste-Marie-sur-mer et Caraquet étaient très faibles comparativement à Anse-à-Beaufils, on a toutefois observé que localement, les plus fortes concentrations printanières étaient toujours associées à des substrats meubles (sable-vase), situés généralement à faible profondeur. La dispersion des crabes observée pendant la saison estivale serait conditionnée par un processus d'évitement d'eaux relativement plus chaudes (> 12 °C). La période de mue étant passée, la dépendance pour un substrat meuble serait moins forte et l'on retrouverait les crabes sur différents types de substrats, selon leur disponibilité et selon leur accessibilité. Ces informations viennent s'ajouter à notre connaissance jusqu'ici incomplète de la nature et de la dynamique des stocks de crabe commun le long de nos côtes. La connaissance des patrons de distribution du crabe commun, desquels dépendent directement les rendements d'une pêche devrait permettre aux éventuels utilisateurs de cette ressource de mieux planifier leurs activités de capture.

GENDRON, L., 1992. Détermination d'une taille minimale de capture pour le crabe commun Cancer irroratus dans la baie des Chaleurs, Québec, à partir d'une analyse de rendement par recrue : analyse préliminaire. CSCPCA doc. rech., 92/43, 17 p.

GENDRON, L., S. HÉBERT, 1991. Rendement et sélectivité de sept différents types de casiers utilisés pour la pêche au crabe commun Cancer irroratus et caractérisation des prises incidentes de homards Homarus americanus. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 1773, 22 p.

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Une étude du rendement et de la sélectivité de 7 différents types de casiers utilisés pour la pêche au crabe commun Cancer irroratus a été réalisée dans la baie des Chaleurs en juin et en août 1989. En ce qui concerne les rendements en crabes, ce sont les casiers de forme conique qui en ont capturé le plus, indépendamment du type d'entrée, de la présence d'évents d'échappement ou de la pente d'accès à l'entrée du casier. La capture de mâles de taille commerciale (largeur de la carapace est plus petit ou égal à 89 mm) variait entre 20 et 27 crabes/casier/jour pour ces types de casiers. Les casiers à homard standards et modifiés ont récolté en moyenne de 6 à 11 crabes/casier/jour. Le casier à homard modifié n'a récolté aucun homard, bien que la présence de cette espèce sur le fond ait été confirmée par les captures réalisées à l'aide du casier à homard standard (4,8 homards/casier/jour en moyenne, en août sur fond de sable). Sur fond de sable, les casiers de forme conique munis d'évents d'échappement, avec un cône d'entrée placé sur le dessus, ont capturé environ 20 fois moins de homards que les casiers à homard standards. Les casiers coniques auxquels on a intégré une entrée rectangulaire (2 types différents) sont ceux qui permettent de capturer le plus de crabes tout en minimisant les captures incidentes de homards. Ces casiers sont cependant plus difficiles à manipuler. Pour des raisons pratiques, nous recommandons l'utilisation d'un casier conique avec un cône d'entrée sur le dessus, même s'ils permettent la capture d'une certaine quantité de homards. Cette quantité peut néanmoins être minimisée par l'installation d'évents d'échappement en nombre et de dimensions appropriés.

HUDON, C., G. LAMARCHE, 1989. Niche segregation between American lobster Homarus americanus and rock crab Cancer irroratus. Mar. Ecol. Prog. Ser., 52: 155-168 .