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Bibliographie de l'Institut Maurice-Lamontagne

Samuel TURGEON

LESAGE, V., D. BAILLARGEON, S. TURGEON, D.W. DOIDGE, 2009. Harvest statistics for beluga in Nunavik, 2005-2008 ; Statistiques de chasse au béluga au Nunavik, 2005-2008. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2009/007, 25 p.

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Les communautés du Nunavik ont traditionnellement chassé le béluga dans l’est de la Baie d’Hudson, le Détroit d’Hudson et la Baie d’Ungava dans le nord du Québec. Les statistiques de chasse ont été colligées depuis maintenant 35 ans. Les informations récoltées entre 1974 et 2004 ont été résumées dans deux rapports précédents (Lesage et al. 2001, Lesage & Doidge 2005). Le présent rapport procure une mise à jour de ces informations pour la période 2005–2008. Le niveau de chasse a progressivement décliné d'une moyenne de 450 bélugas/an avant l'introduction des quotas en 1986, à une moyenne de 258 bélugas/an durant 1986–2000, 175 bélugas/an en 2001–2004, et 161 bélugas/an en 2005–2008. Le respect des mesures de gestion s’est amélioré après 2002, tel que l'indique une transmission accrue d’information via les rapports hebdomadaires, une meilleure participation au programme d’échantillonnage, et une réduction globale des prises dans toutes les régions du Nunavik. Malgré ces améliorations, les quotas ont été surpassés presque chaque année et dans chaque région. Le détroit d’Hudson était historiquement et demeure le lieu des plus grandes prises durant 2005–2008, représentant 69–92 % des bélugas tués par les communautés du Nunavik. Un changement notable pour la période 2005–2008 par rapport aux années précédentes a été le nombre élevé de communautés chassant dans le détroit d’Hudson et l'apparition de chasse dans des aires non traditionnelles. Bien que les individus blancs aient été prépondérants dans la chasse, avec 59 % de l’ensemble des prises, les bélugas gris, incluant les individus gris foncés, représentaient 41%nbsp;% des bélugas tués en 2005–2008. La composition de la chasse indique aussi que les femelles ont été tuées aussi souvent, sinon plus souvent que les mâles. Ceci était particulièrement vrai pour les bélugas gris, chez qui les femelles ont été tuées au moins deux fois plus souvent que les mâles. Les bélugas plus âgés étaient relativement rares dans les prises durant 1993–2008 comparé aux chasses menées durant les années 1980s, ce qui a mené à des distributions dont la médiane d'âge était de 19 à 20 ans selon les périodes, comparé à 26 ans durant les années 1980s. Les bélugas tués dans le détroit d'Hudson durant les années 1990s et 2000s étaient légèrement plus âgés que ceux tués dans l'est de la baie d'Hudson.

LESAGE, V., J. KEAYS, S. TURGEON, S. HURTUBISE, 2006. Bycatch of harbour porpoises (Phocoena phocoena) in the gillnet fishery of the Estuary and Gulf of St. Lawrence, 2000-2002. J. Cetacean Res. Manage., 8(1): 67-78.

[Résumé disponible seulement en anglais]
The incidental catch of harbour porpoises (Phocoena phocoena) in the gillnet fishery of the Estuary and Gulf of St. Lawrence, Canada, was examined using: (1) questionnaires mailed to fishermen inquiring about bycatches in 2000 and 2001 (n=2,277 or 44 % of the fishermen with valid licenses); and (2) using data from an at-sea observer programme and sentinel fishery programme in 2001 and 2002. The questionnaire survey had a low response rate (22 %) and provided bycatch estimates of 2,215 (95 % CI 1,151-3,662) and 2,394 (95 % CI 1,440-3,348) porpoises in 2000 and 2001, respectively. The low number of hauls monitored by at-sea observers prevented the estimation of bycatch levels for several zones and the study area as a whole, and provided only imprecise estimates for all other zones. The results from questionnaires indicated a 24-63 % reduction in harbour porpoise bycatches since the late 1980s, whereas the at-sea observer programme provided bycatch levels for 2001 and 2002 that were unreliable and underestimated, approaching one quarter of those documented in the late 1980s. Although both indices indicated a decrease in bycatches since the late 1980s, the magnitude of this change remains uncertain given the weaknesses associated with the two approaches. Considering the maximum population rate of increase (Rmax) for harbour porpoises as 4 % and the lower and upper 95 % confidence limits (1,440-3,348) of our most reliable estimate of bycatches (i.e. the 2001 questionnaire survey results), the harbour porpoise population in the Gulf of St. Lawrence would need to be at least 36,000-83,700 individuals for current incidental catches to be sustainable. If the rate of increase is less than maximal, e.g. 0.5Rmax or 2 %, then 72,000-167,400 harbour porpoises would be needed to attain sustainability. Kingsley and Reeves (1998) estimated that an average 36,000 to 125,000 porpoises occupied the Gulf of St. Lawrence during the summers of 1995 and 1996. Although the trajectory of the population since it was last surveyed in 1996 is uncertain, these findings suggest that bycatch levels might remain a cause for concern for the harbour porpoise population in the Gulf of St. Lawrence. The results from the comparison between the sentinel fishery and the commercial fishery subjected and not subjected to at-sea observations suggest that fine-scale temporal and spatial changes in fishing activities may greatly affect harbour porpoise bycatch levels. ©2006 International Whaling Commission

LESAGE, V., J. KEAYS, S. TURGEON, S. HURTUBISE, 2004. Incidental catches of harbour porpoises (Phocoena phocoena) in the gillnet fishery of the Estuary and Gulf of St. Lawrence in 2000-2002. Can. Tech. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2552, 37p .

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Les mortalités accidentelles de marsouins communs associées aux pêcheries au filet maillant de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent ont été évaluées à l’aide de questionnaires distribués aux pêcheurs en 2000 et 2001, et à l’aide des programmes d’Observateurs en mer et de Pêcheries Sentinelles en 2001 et 2002. Des 2277 pêcheurs qui ont reçu un questionnaire, 215 (9 %) ont répondu, desquels 165 ont rapporté avoir pêché activement en 2000 ou 2001. De ceux-ci, 24 (23 %) et 45 (27 %) pêcheurs ont rapporté avoir pris un total de 181 et 291 marsouins en 2000 et 2001, respectivement. Les plus imposantes prises sont survenues en juillet et août dans les zones 4R, Miscou et Côte-Nord. Ces prises se sont traduites en des taux moyen de prises accidentelles de 1.25 (ET = 5.0) et 1.76 (ET = 4.7) marsouins par répondant en 2000 et 2001, respectivement. L’extrapolation de ces taux de prises accidentelles à la flotte entière de pêcheurs au filet maillant a résulté en une estimation globale de 2180 (95 % IC 1012-3802) et 2478 (95 % IC 1591-3464) marsouins pour l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent en 2000 et 2001, respectivement. En 2001 et 2002, un total de 4 et 6 marsouins ont été rapportés avoir été pris lors du monitorage de 786 et 882 traits de filets maillants fixes par les Observateurs en mer. Les activités des Observateurs en mer se sont déroulées en association étroite avec celles des pêcheries commerciales à la morue franche et au turbot. Toutefois, le faible nombre de traits qui ont été monitorés par les Observateurs en mer a prévenu le calcul d’une estimation des prises accidentelles pour plusieurs zones et globalement pour l’aire d’étude, et a résulté en des estimations imprécises pour les autres zones. Les Pêcheries Sentinelles a résulté en 86 et 77 prises accidentelles en 2001 et 2002, respectivement. Selon les années, les prises accidentelles de marsouins communs associées à la pêche ont culminées à la fin août ou au début septembre, malgré une intensité maximale d’activité de cette pêcherie à une période plus précoce de la fin juillet à la fin août en 2001 et 2002, respectivement. Le nombre de prises accidentelles par trait rapporté par les Pêcheries Sentinelles était plus élevé que celui rapporté par le programme des Observateurs en mer et ce, malgré une activité des Pêcheries Sentinelles étendue sur une période plus longue, où les espèces visées par les pêcheries ont pu être moins abondantes. Des différences significatives ont été observées dans la manière de pêcher entre les pêcheries commerciales, les pêcheries commerciales faisant l’objet d’Observations en mer, et les Pêcheries Sentinelles. Plus spécifiquement, Les Pêcheries Sentinelles ont mouillé des filets de longueur similaire mais de vide de maille plus faible, à des profondeurs plus grandes, pour des périodes plus prolongées, et pour une quantité de poisson débarqué plus faible que les pêcheries commerciales sujettes à de l’Observation en mer. De plus, la superposition des sites de pêches dans le secteur de Miscou (NAFO 4Tn) indique qu’au moins en août et début septembre 2001, non seulement n’y avait-il aucun chevauchement des sites de pêche entre les Pêcheries Sentinelles et les pêcheries commerciales, mais il n’y avait non plus aucun chevauchement entre les pêcheries commerciales sujettes à l’observation et celles non sujettes à l’observation en mer. Les pêcheries commerciales et Sentinelles épousaient généralement l’isoligne de 60 m, alors que les pêcheries commerciales sujettes à l’observation en mer se déroulaient en eaux moins profondes, à l’intérieur du banc de Miscou. En 2002, les périodes d’activité des observateurs en mer et des pêcheries Sentinelles dans la zone 4Tn ne se sont pas chevauchées dans le temps, mais se sont chevauchées dans l’espace.