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Bibliographie de l'Institut Maurice-Lamontagne

Claude SAVENKOFF

BENOÎT, H.P., J.A. GAGNÉ, C. SAVENKOFF, P. OUELLET, M.-N. BOURASSA, 2012. State-of-the-Ocean report for the Gulf of St. Lawrence Integrated Management (GOSLIM) area. Can. Manuscr. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2986, 81 p.

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Ce document s'insère dans une initiative du ministère canadien des Pêches et des Océans visant à décrire la situation écologique de ses océans bordant les côtes canadiennes («State of the Oceans» ou SOTO). Il résume brièvement l'information scientifique la plus récente et pertinente aux six enjeux suivants qui ont une influence considérable sur les écosystèmes de la Zone Étendue de Gestion des Océans (ZEGO) de l'estuaire et du golfe du Saint-Laurent : (1) hypoxie des eaux profondes, (2) l'acidification des océans, (3) changements dans la couverture saisonnière de glace et leurs effets sur les mammifères marins, (4) espèces aquatiques envahissantes, (5) impact de la pêche commerciale et du climat sur les populations et communautés marines et (6) impacts potentiels de la prédation par le phoque gris sur les populations de poissons démersaux. L'information est présentée selon le modèle Force motrice - Pression - État - Impact - Réponse (connu sous l’acronyme anglais « DPSIR ») appliqué à l'identification et à la gestion des impacts environnementaux. Nous discutons également de rapports existants sur la structure, l'état et la gestion de la ZEGO du Saint-Laurent afin de préciser comment le présent rapport les complète. En expliquant l'organisation et le contenu de ce document, nous suggérons brièvement comment de prochains rapports SOTO pourraient être réalisés pour en accroître leur utilité. Ce rapport est le fruit d'une collaboration entre scientifiques et gestionnaires des océans en appui à la gestion intégrée de la ZEGO du Saint- Laurent.

GIGUÈRE, N., P. NELLIS, G.H. TREMBLAY, M. GIANGIOPPI, H.-F. ELLEFSEN, A. MAGASSOUBA, S. COMTOIS, C. SAVENKOFF, R. DUFOUR, 2011. Démarche d’évaluation du risque : développement d’outils et application à la zone de fraie et d’alevinage du capelan. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2947, 45 p.

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Le présent projet pilote s’annexe aux travaux nationaux en cours et vise à appliquer les concepts théoriques d’une approche d’analyse de risque aux particularités d’une situation réelle, la conservation du capelan de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent. Alors que la phase I a conduit à l’identification et à la formulation de la problématique par l’élaboration de modèles de séquence des effets (SdE), la phase II présentée dans ce document a ciblé l’élaboration d’une démarche d’évaluation du risque par le développement d’outils et par leur application. La démarche proposée se compose de quatre blocs d’analyses : les analyses des conditions prédites, des conditions mesurées et des conditions désirées, de même que l’analyse comparative de ces conditions. Afin de réaliser les exercices de développement et d’application des outils, les activités humaines et les facteurs de stress identifiés par les SdE pour leur potentiel d’altération de la zone côtière, donc ayant un effet probable sur la zone de fraie et d’alevinage du capelan, ont été retenus. À cet effet, la plage de Gallix, située dans la région de Sept-Îles (Québec, Canada), a été identifiée comme unité écologique de référence. La démarche d’évaluation du risque proposée a permis de développer un outil d’analyse des conditions prédites et d’explorer, par la réalisation d’ébauche d’outils, certaines avenues possibles pour les trois autres blocs d’analyses. Dans l’ensemble, cette deuxième phase du projet pilote a permis de démontrer qu’il est possible de développer des outils d’évaluation du risque de façon à ce qu’ils soient polyvalents, flexibles et performants lorsqu’utilisés dans le contexte d’une situation réelle. Enfin, ces travaux ont permis de valider que l’évaluation du risque, à l’intérieur d’un cadre d’analyse de risque, a le potentiel de permettre aux décideurs de dégager les priorités et, subséquemment, de concentrer leurs efforts sur la gestion et la réglementation des activités qui ont un plus grand potentiel d’impact environnemental, social, culturel ou économique.

GIGUÈRE, N., P. NELLIS, G.H. TREMBLAY, M. GIANGIOPPI, H.-F. ELLEFSEN, A. MAGASSOUBA, S. COMTOIS, C. SAVENKOFF, R.DUFOUR, 2011. Risk assessment procedure : development of tools and application in the capelin spawning. Can. Tech. Rep. Fish. Aquat. Sci.,2947, 44 p.

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Le présent projet pilote s’annexe aux travaux nationaux en cours et vise à appliquer les concepts théoriques d’une approche d’analyse de risque aux particularités d’une situation réelle, la conservation du capelan de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent. Alors que la phase I a conduit à l’identification et à la formulation de la problématique par l’élaboration de modèles de séquence des effets (SdE), la phase II présentée dans ce document a ciblé l’élaboration d’une démarche d’évaluation du risque par le développement d’outils et par leur application. La démarche proposée se compose de quatre blocs d’analyses : les analyses des conditions prédites, des conditions mesurées et des conditions désirées, de même que l’analyse comparative de ces conditions. Afin de réaliser les exercices de développement et d’application des outils, les activités humaines et les facteurs de stress identifiés par les SdE pour leur potentiel d’altération de la zone côtière, donc ayant un effet probable sur la zone de fraie et d’alevinage du capelan, ont été retenus. À cet effet, la plage de Gallix, située dans la région de Sept-Îles (Québec, Canada), a été identifiée comme unité écologique de référence. La démarche d’évaluation du risque proposée a permis de développer un outil d’analyse des conditions prédites et d’explorer, par la réalisation d’ébauche d’outils, certaines avenues possibles pour les trois autres blocs d’analyses. Dans l’ensemble, cette deuxième phase du projet pilote a permis de démontrer qu’il est possible de développer des outils d’évaluation du risque de façon à ce qu’ils soient polyvalents, flexibles et performants lorsqu’utilisés dans le contexte d’une situation réelle. Enfin, ces travaux ont permis de valider que l’évaluation du risque, à l’intérieur d’un cadre d’analyse de risque, a le potentiel de permettre aux décideurs de dégager les priorités et, subséquemment, de concentrer leurs efforts sur la gestion et la réglementation des activités qui ont un plus grand potentiel d’impact environnemental, social, culturel ou économique.

GIGUÈRE, N., L. PERREAULT, P. NELLIS, C. SAVENKOFF, F.BILODEAU, M. GIANGIOPPI, G.H. TREMBLAY, R. DUFOUR, S. COMTOIS, F. GRÉGOIRE, 2011. Pathways of effects (PoE) model development for capelin conservation as part of a risk analysis process. Can. Tech. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2934, 78 p.

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La première phase de ce projet pilote visait la création de modèles de séquence des effets (SdE) appliqués à la conservation du capelan de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent, à l’intérieur du cadre d’analyse de risque. Lors d’une telle analyse, la SdE est créée à l’étape d’identification et de formulation de la problématique afin d’identifier les liens potentiels existant entre les activités humaines, les facteurs de stress générés et leurs impacts sur une composante de l’écosystème et, par conséquent, sur les collectivités qui en dépendent. Le présent projet vient s’annexer aux travaux nationaux réalisés sur le sujet de l’analyse de risque et vise à appliquer les concepts théoriques établis par ceux-ci à une situation réelle. Pour ce faire, le sujet de la conservation du capelan de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent a été retenu, puisque le capelan est une espèce clé dans le réseau trophique marin. Au cours de l’exercice, six modèles SdE ont été élaborés. Ils illustrent chacun une vision soit générale, soit spécifique du contexte de la conservation du capelan. L’ensemble des modèles permet d’obtenir un portrait des liens existants entre les volets écologique, socio-économique et culturel et les paramètres écologiques d’importance que sont la quantité et la qualité de l’habitat de fraie et d’alevinage du capelan et l’abondance du capelan. La création de modèles et leur application à un cas réel (conservation du capelan) ont permis de confirmer l’utilité des SdE en tant qu’outil d’intégration des connaissances et de communication, en plus de confirmer leur rôle de support à la prise de décision et de guide pour les étapes subséquentes de l’analyse de risque.

GIGUÈRE, N., L. PERREAULT, P. NELLIS, C. SAVENKOFF, F. BILODEAU, M. GIANGIOPPI, G.H. TREMBLAY, R. DUFOUR, S. COMTOIS, F. GRÉGOIRE, 2011. Réalisation de modèles de séquence des effets (SdE) appliqués à la conservation du capelan dans le cadre d'une approche d'analyse de risque. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2934, 83 p.

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La première phase de ce projet pilote visait la création de modèles de séquence des effets (SdE) appliqués à la conservation du capelan de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent, à l’intérieur du cadre d’analyse de risque. Lors d’une telle analyse, la SdE est créée à l’étape d’identification et de formulation de la problématique afin d’identifier les liens potentiels existant entre les activités humaines, les facteurs de stress générés et leurs impacts sur une composante de l’écosystème et, par conséquent, sur les collectivités qui en dépendent. Le présent projet vient s’annexer aux travaux nationaux réalisés sur le sujet de l’analyse de risque et vise à appliquer les concepts théoriques établis par ceux-ci à une situation réelle. Pour ce faire, le sujet de la conservation du capelan de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent a été retenu, puisque le capelan est une espèce clé dans le réseau trophique marin. Au cours de l’exercice, six modèles SdE ont été élaborés. Ils illustrent chacun une vision soit générale, soit spécifique du contexte de la conservation du capelan. L’ensemble des modèles permet d’obtenir un portrait des liens existants entre les volets écologique, socio-économique et culturel et les paramètres écologiques d’importance que sont la quantité et la qualité de l ’habitat de fraie et d’alevinage du capelan et l’abondance du capelan. La création de modèles et leur application à un cas réel (conservation du capelan) ont permis de confirmer l’utilité des SdE en tant qu’outil d’intégration des connaissances et de communication, en plus de confirmer leur rôle de support à la prise de décision et de guide pour les étapes subséquentes de l’analyse de risque.

BRIGOLIN, D., C. SAVENKOFF, M. ZUCCHETTA, F. PRANOVI, P. FRANZOI, P. TORRICELLI, R. PASTRES, 2011. An inverse model for the analysis of the Venice lagoon food web. Ecol. Model., 222(14): 2404-2413.

[Résumé disponible seulement en anglais]
A steady-state model of the Venice lagoon food web was constructed, based on a comprehensive set of data, which were collected in the years 2001–2005. Energy flows were estimated by means of an inverse methodology of constrained optimization based on the Minimum Norm criterion, i.e. on the minimization of both the sum of squares of the residuals and of the sum of squares of energy flows. The solution was constrained by a set inequalities, which were derived from general eco-physiological knowledge and site specific data on energy flows. The trophic network was represented by thirty-two nodes, including singlespecies compartments for the species of high economical or ecological relevance. Mass balance equations were weighted, in order to obtain meaningful results in presence of large differences, up to 5 orders of magnitude, among biomasses. A perturbation technique was applied, with the purpose of reducing the risk of finding solutions heavily affected by the set of constraints and of obtaining a more robust representation of the energy flows. The main patterns of energy flow are consistent with those obtained in previous attempts at modelling the Venice lagoon food web. Micro- and macro-phytobenthos account for the largest fraction of the primary production. Energy is then transferred towards higher trophic levels by means of two main pathways: the recycling of dead biomass through the detritus compartment and the direct consumption by grazers. The first pathway is the most important and accounts for approximately two/thirds of the energy transferred to the second trophic level.©2011 Elsevier B.V.

DUFOUR, R., H. BENOIT, M. CASTONGUAY, J. CHASSÉ, L. DEVINE, P. GALBRAITH, M. HARVEY, P. LAROUCHE, S. LESSARD, B. PETRIE, L. SAVARD, C. SAVENKOFF, L. ST-AMAND, M. STARR, 2010. 2010 Canadian marine ecosystem status and trends report. Advis. Sec. Sci. Advis. Rep. 2010/030(Revised), 38 p.

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DUFOUR, R., H. BENOIT, M. CASTONGUAY, J. CHASSÉ, L. DEVINE, P. GALBRAITH, M. HARVEY, P. LAROUCHE, S. LESSARD, B. PETRIE, L. SAVARD, C. SAVENKOFF, L. ST-AMAND, M. STARR, 2010. Rapport sur l'état et les tendances des écosystèmes marins canadiens en 2010. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Avis scientifique, 2010/030(révisé), 43 p.

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DUFOUR, R., H. BENOIT, M. CASTONGUAY, J. CHASSÉ, L. DEVINE, P. GALBRAITH, M. HARVEY, P. LAROUCHE, S. LESSARD, B. PETRIE, L. SAVARD, C. SAVENKOFF, L. ST-AMAND, M. STARR, 2010. Ecosystem status and trends report: Estuary and Gulf of St. Lawrence ecozone. Rapport sur l’état et les tendances des écosystèmes : écozone de l’estuaire et du golfe du Saint Laurent. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche; 2010/030, 193 p.

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Le présent document a été produit dans la foulée du programme national sur l'état et les tendances des écosystèmes et traite de l'écozone de l'estuaire et du golfe Saint-Laurent. Il s'articule autour de l'état et des tendances de plusieurs espèces marines ainsi que de certaines variables physico-chimiques importantes de l'écosystème. Le rapport national sur l'état et les tendances des écosystèmes servira à établir les priorités pour un programme national sur la biodiversité et intègrera de l'information écosystémique de portée nationale et provinciale. Il traitera de nombreuses écozones terrestres et marines d'envergure.

COMTOIS, S., C. SAVENKOFF, M.-N. BOURASSA, J.-C. BRÊTHES, R. SEARS, 2010. Regional distribution and abundance of Blue and Humpback Whales in the Gulf of St. Lawrence. Can. Tech. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2877, 46 p.

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La Station de Recherche des Îles Mingan (ou MICS) effectue le monitorage des rorquals bleus fréquentant le golfe du Saint-Laurent (GSL) depuis 1979. Jusqu’à présent, plus de 400 individus ont pu être photo-identifiés dans diverses régions du Golfe. Ce rapport vise à décrire qualitativement la distribution, l’abondance et le comportement des rorquals bleus à une échelle tant spatiale que temporelle. Les informations collectées sur les rorquals à bosse sont également décrites. Les résultats obtenus confirment le caractère généralement nomade du rorqual bleu et laissent présager que le GSL ne constitue qu’un fragment de l’aire d’alimentation estival de l’espèce. Les résultats révèlent également l’existence de divers comportements individuels par rapport à la fidélité au site : visiteurs occasionnels vs. réguliers et individus cosmopolites vs. exclusifs. Aussi, nous avons été capables d’effectuer une distinction entre les diverses zones de concentration des observations en se basant sur les tendances temporelles dans la fréquentation des sites. Alors que l’estuaire maritime semble être la région où les rorquals bleus sont le plus souvent observés, le nombre d’individus fréquentant la Minganie a décliné au cours du temps, au point où les observations sont maintenant un phénomène rare. Parallèlement, un nombre toujours croissant de rorquals à bosse a été observé chaque année dans cette même région. Comme plusieurs questions sur leur écologie générale restent sans réponse, le but de cette étude était d’augmenter l’état des connaissances sur le comportement et l’utilisation de l’habitat par ces rorquals. Les mammifères marins pourraient exercer le rôle de « sentinelle écosystémique ». Dans ce contexte, le monitorage à long terme permettrait de détecter toute tendance spatiale ou temporelle susceptible de refléter un changement dans l’environnement

MORISSETTE, L., M. CASTONGUAY, C. SAVENKOFF, D.P. SWAIN, D. CHABOT, H. BOURDAGES, M.O. HAMMILL, J. MARK HANSON, 2009. Contrasting changes between the northern and southern Gulf of St. Lawrence ecosystems associated with the collapse of groundfish stocks. Deep-Sea Res., Part II, Top. Stud. Oceanogr., 56(21-22): 2117-2131.

[Résumé disponible seulement en anglais]
In order to have a global view of ecosystem changes associated with the collapse of groundfish species in the Gulf of St.Lawrence during the early 1990s, Ecopath mass balance models were constructed in corporating uncertainty in the input data.These models covered two ecosystems (northern and southern Gulf of St.Lawrence; NAFO divisions 4RSand 4T), and two time periods (before the collapse, in the mid-1980s, and after it, in the mid 1990s). Our analyses revealed that the ecosystem structure shifted dramatically from one previously dominated by piscivorous groundfish and small-bodied forage species during the mid-1980s to one now dominated only by small-bodied pelagic species during the mid-1990s in both southern and northern Gulf.The species structure in the northern Gulf versus southern Gulf was different, which may explain why these two ecosystems did not recover the same way from the collapse in the early1990s. Productivity declined in the northern Gulf after the collapse but increased in the southern Gulf. The collapse of groundfish stocks resulted in declines in the mean trophic level of the landings in both the northern and the southern Gulf. Even though fishing mortality was then intentionally reduced, this part of the total mortality was taken up by predation.The temporal changes in the internal structure of both ecosystems are reflected in their overall emergent properties.©2009 Elsevier Ltd.

SAVENKOFF, C., S. VALOIS, D. CHABOT, M.O. HAMMILL, 2009. Input data and parameter estimates for ecosystem models of the northern Gulf of St. Lawrence (2003–2005). Can. Tech. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2829, 123 p.

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Des modèles d’équilibre de masse ont été utilisés pour représenter les flux trophiques de l’écosystème complet du nord du Golfe du Saint-Laurent (divisions 4RS de l’OPANO) pour la période 2003-2005. L’écosystème du nord du Golfe du Saint-Laurent a été divisé en 31 groupes ou compartiments trophiques depuis le phytoplancton et les détritus jusqu’aux oiseaux et mammifères marins incluant les espèces commerciales des domaines pélagique, démersal et benthique. Nous présentons ici le détail des données (biomasse, production, consommation, export et composition alimentaire) pour chaque groupe utilisé pour la modélisation. Les paramètres estimés par la modélisation inverse sont également montrés pour comparaisons.

BUNDY, A., J.J. HEYMANS, L. MORISSETTE, C. SAVENKOFF, 2009. Seals, cod and forage fish: A comparative exploration of variations in the theme of stock collapse and ecosystem change in four Northwest Atlantic ecosystems. Prog. Oceanogr., 81(1-4): 188-206.

[Résumé disponible seulement en anglais]
The facts: four Northwest Atlantic ecosystems, three cod stock collapses 15 years ago (plus one severely depleted), seals now top predator in all ecosystems, all had cod as a top predator before collapse, groundfish declines in all areas, forage base increased in most systems. No recovery in any system. Have these ecosystems fundamentally changed? Why? The challenge: compare and contrast these four ecosystems. The answer: using mass balance models, empirical data and a suite of ecosystem indicators, we explore how and why these systems have changed over time. At the ecosystem and community level, we see broad similarities between ecosystems. However, structurally and functionally these systems have shifted to an alternate state, with changes in predator structure, trophic structure and flow.Crown Copyright.©2009 Published by Elsevier Ltd.

DUTIL, J.-D., C. NOZÈRES, P.-M. SCALLON-CHOUINARD, L. VAN GUELPEN, D. BERNIER, S. PROULX, R. MILLER, C. SAVENKOFF, 2009. Poissons connus et méconnus des fonds marins du Saint-Laurent. Naturaliste can., 133(2): 70-82.

Des relevés effectués au moyen de chaluts benthiques entre 2004 et 2008 dans le bas Saguenay, l'estuaire maritime et le nord du golfe du Saint-Laurent ont permis d'identifier à l'espèce plus d'un million de poissons. Les captures ont été largement dominées par quatre espèces de prédateurs d'intérêt commercial: le flétan du Groenland, deux espèces de sébaste et la morue franche, mais on a dénombré plus d'une centaine d'espèces dont la moitié peuvent être considérées rares sur les fonds chalutés. Les espèces les plus abondantes dans les captures étaient également celles qui furent répertoriées dans une plus forte proportion des stations échantillonnées. Les espèces inusitées possèdent une distribution soit boréale, soit méridionale, et fréquentent généralement le plateau continental ou même le talus continental au-dessus de la plaine abyssale dans l'Atlantique. Les données issues de ces relevés ne fournissent qu'une vision partielle des communautés de poissons dans le Saint-Laurent: les poissons pélagiques et estuariens étaient mal représentés dans nos échantillons, les fonds rocheux ou escarpés n'étant généralement pas chalutables. Ce vaste territoire d'environ I5O 000 km2 est peuplé d'une faune variée.©2009 La Société Provancher d'histoire naturelle du Canada Certains poissons sont communs, d'autres représentent des visiteurs occasionnels en provenance des profondeurs de l'Atlantique, mais tous sont fascinants. Encore aujourd'hui, l'écologie d'un grand nombre de ces espèces reste mal connue.

MORISSETTE, L., M. CASTONGUAY, C. SAVENKOFF, D.P. SWAIN, D. CHABOT, H. BOURDAGES, M.O. HAMMILL, J.M.HANSON, 2008. Contrasting changes between the northern and southern Gulf of St. Lawrence ecosystems associated with the collapse of groundfish stocks. Deep-Sea Res., Part II , Top. Stud. Oceanogr. [ARTICLE IN PRESS].

[Résumé disponible seulement en anglais]
In order to have a global view of ecosystem changes associated with the collapse of groundfish species in the Gulf of St. Lawrence during the early 1990s, Ecopath mass-balance models were constructed incorporating uncertainty in the input data. These models covered two ecosystems (northern and southern Gulf of St. Lawrence; NAFO divisions 4RS and 4T), and two time periods (before the collapse, in the mid-1980s, and after it, in the mid-1990s). Our analyses revealed that the ecosystem structure shifted dramatically from one previously dominated by piscivorous groundfish and small-bodied forage species during the mid-1980s to one now dominated only by small-bodied pelagic species during the mid-1990s in both southern and northern Gulf. The species structure in the northern Gulf versus southern Gulf was different, which may explain why these two ecosystems did not recover the same way from the collapse in the early 1990s. Productivity declined in the northern Gulf after the collapse but increased in the southern Gulf. The collapse of groundfish stocks resulted in declines in the mean trophic level of the landings in both the northern and the southern Gulf. Even though fishing mortality was then intentionally reduced, this part of the total mortality was taken up by predation. The temporal changes in the internal structure of both ecosystems are reflected in their overall emergent properties. ©2008 Elsevier Ltd.

SAVENKOFF, C., L. MORISSETTE, M. CASTONGUAY, D.P. SWAIN, M.O. HAMMILL, D. CHABOT, J.M. HANSON, 2008. Interactions between marine mammals and fisheries: implications for cod recovery FOR COD RECOVERY. Pages 107-151 in J. Chen & C. Guo (ed.). Ecosystem Ecology Research Trends. Nova Science Publishers.

[Résumé disponible seulement en anglais]
Abundance of many Atlantic cod (Gadus morhua) and groundfish stocks in the Northwest Atlantic declined to low levels in the early 1990s, resulting in cessation of directed fishing for these stocks, thus ending one of the largest and longest running commercial groundfish fisheries in the world. The stocks of the northern (nGSL) and southern Gulf of St. Lawrence (sGSL) were closed to directed cod fishing from 1994 to 1996 for the nGSL and from 1993 to 1997 for the sGSL, followed by the opening of a small directed fishery in the two systems. In the northern Gulf of St. Lawrence, the ecosystem biomass structure shifted dramatically from one dominated by demersal fish predators (Atlantic cod Gadus morhua, redfish Sebastes spp.) and small-bodied forage species (capelin Mallotus villosus, mackerel Scomber scombrus, herring Clupea harengus, northern shrimp Pandalus borealis) to one now dominated by only small-bodied forage species. The decline of large predatory fishes has left only marine mammals as top predators during the mid-1990s, and marine mammals and Greenland halibut Reinhardtius hippoglossoides during the early 2000s. Large changes also occurred in the biomass structure and ecosystem functioning of the adjacent southern Gulf of St Lawrence (sGSL) but they were not as dramatic. Although predatory fishes decreased between the mid-1980s and mid-1990s, and prey consumption by seal species increased considerably, large cod remained among the most important single predators on fish in the sGSL. The changes in top-predator abundance driven by human exploitation of selected species resulted in a major perturbation of the structure and functioning of both Gulf ecosystems and represent a case of fishery-induced regime shift. Overfishing influenced community biomass structure directly through preferential removal of larger-bodied fishes and indirectly through predation release. Species interactions are central to ecosystem considerations. In marine ecosystems, predation can be the major ecological process affecting fish populations and piscivory is often the largest source of fish removal, usually larger than fishing mortality. In both northern and southern Gulf ecosystems, predation mortality exceeded fishing mortality for most groups in recent years because fishing mortality was intentionally reduced by fisheries closures. Seals have benefited from reduced hunting (harvesting and culling/bounties) since the 1970s. Consumption of fish by marine mammals exceeded consumption by predatory fishes in the two ecosystems in the recent time periods. Since the collapse of groundfish stocks, commercial fisheries and seals have become important predators on predatory fishes-possibly slowing their recovery. In recent years, consumption by seals shifted towards species at lower trophic level (forage fishes and invertebrates), which were also the main target of fisheries. Thus, commercial fisheries and seals may have become important competitors of predatory fishes for the same resource.©2008 Nova Science Publishers, Inc.

SAVENKOFF, C., M. CASTONGUAY, D. CHABOT, M. O. HAMMILL, H. BOURDAGES, L. MORISSETTE, 2007. Changes in the northern Gulf of St. Lawrence ecosystem estimated by inverse modelling : evidence of a fishery-induced regime shift?. Estuar. Coast. Shelf Sci., 73(3-4): 711-724.

[Résumé disponible seulement en anglais]
Mass-balance models have been constructed using inverse methodology for the northern Gulf of St. Lawrence for the mid-1980s, the mid-1990s, and the early 2000s to describe ecosystem structure, trophic group interactions, and the effects of fishing and predation on the ecosystem for each time period. Our analyses indicate that the ecosystem structure shifted dramatically from one previously dominated by demersal (cod, redfish) and small-bodied forage (e.g., capelin, mackerel, herring, shrimp) species to one now dominated by small-bodied forage species. Overfishing removed a functional group in the late 1980s, large piscivorous fish (primarily cod and redfish), which has not recovered 14 years after the cessation of heavy fishing. This has left only marine mammals as top predators during the mid-1990s, and marine mammals and small Greenland halibut during the early 2000s. Predation by marine mammals on fish increased from the mid-1980s to the early 2000s while predation by large fish on fish decreased. Capelin and shrimp, the main prey in each period, showed an increase in biomass over the three periods. A switch in the main predators of capelin from cod to marine mammals occurred, while Greenland halibut progressively replaced cod as shrimp predators. Overfishing influenced community structure directly through preferential removal of larger-bodied fishes and indirectly through predation release because larger-bodied fishes exerted top-down control upon other community species or competed with other species for the same prey. Our modelling estimates showed that a change in predation structure or flows at the top of the trophic system led to changes in predation at all lower trophic levels in the northern Gulf of St. Lawrence. These changes represent a case of fishery-induced regime shift. ©2007 Elsevier Ltd.

SAVENKOFF, C., M.-N. BOURASSA, D. BARIL, H.P. BENOÎT, 2007. Identification of ecologically and biologically significant areas for the Estuary and Gulf of St. Lawrence ; Identification des zones d'importance écologie et biologique pour l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2007/015, 49 p.

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Ce rapport décrit les analyses présentées lors d’un atelier de travail régional tenu à Mont-Joli (Qc) afin de synthétiser l’information de couches thématiques basées sur des données physiques, chimiques et biologiques et d’identifier les zones d'importance écologique et biologique (ZIEBs) pour la gestion intégrée du golfe du Saint-Laurent (GIGSL). Pour l’ensemble des couches thématiques, 96 aires importantes (AIs) ont été identifiées à partir de la meilleure information scientifique disponible (données géographiquement référencées). Ces AIs sont toutes caractérisées par des scores spécifiques pour chacune des trois principales dimensions utilisées pour définir les ZIEBs : unicité, concentration et conséquences sur la valeur adaptative. Lors du processus de synthèse des AIs à travers les couches thématiques, deux approches générales ont été utilisées en se basant sur (1) chacune des trois principales dimensions utilisées séparément et (2) la somme de leurs scores. L’atelier a conclu en identifiant 10 régions comme ZIEBs pour l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent, couvrant 77,184 km2 (30&nsbp;% de la superficie totale). Toutes les 10 ZIEBs proposées sont associées au moins en partie aux AIs identifiées par l’approche Delphique (opinion d’experts). Des sources potentielles d’incertitude et des recommandations pour la définition des ZIEBs dans d’autres systèmes ou celui-ci dans l’avenir sont discutées.

SAVENKOFF, C., D.P. SWAIN, J.M. HANSON, M. CASTONGUAY, M.O. HAMMILL, H. BOURDAGES, L. MORISSETTE, D. CHABOT, 2007. Effects of fishing and predation in a heavily exploited ecosystem : comparing periods before and after the collapse of groundfish in the southern Gulf of St. Lawrence (Canada). Ecol. Model., 204(1-2): 115-128.

[Résumé disponible seulement en anglais]
Mass-balance models, using inverse methodology, were applied to the southern Gulf of St. Lawrence for the mid-1980s and the mid-1990s to describe ecosystem structure, trophic group interactions, and the effects of fishing and predation on the ecosystem for periods preceding and following the collapse of groundfish stocks in this area. These models were used to determine how the ecosystem changed, and whether its structure and functioning were affected by the observed changes in key species between the two time periods. Our analyses indicate that the ecosystem structure shifted dramatically from one previously dominated by piscivorous groundfish and small-bodied forage species (e.g., capelin, herring, and shrimp) in similar proportions to one now dominated by small-bodied forage species. Overfishing removed a functional group, large-bodied demersal predators that has not been replaced 12 years after the cessation of heavy fishing, and left marine mammals such as seals and cetacea as top predators of many species (especially fishes) during the mid-1990s. Predation by marine mammals on fish increased from the mid-1980s to the mid-1990s while predation by large fish on fish decreased. A change in the prey of seals from juvenile cod to capelin occurred between the models for the mid-1980s and the mid-1990s consistent with observed shifts in the abundance of the two prey species between the two time periods. These major changes were accompanied by a decrease in total catches and a transition in landings from long-lived and piscivorous groundfish toward planktivorous pelagic fish and invertebrates. ©2007 Elsevier B.V.

MORISSETTE, L., M.O. HAMMILL, C. SAVENKOFF, 2006. The trophic role of marine mammals in the northern Gulf of St. Lawrence. Mar. Mamm. Sci., 22(1): 74-103.

[Résumé disponible seulement en anglais]
The trophic role of apex predators was evaluated in the northern Gulf of St. Lawrence ecosystem. An Ecopath model was developed for the period 1985-1987 prior to the collapse of commercially exploited demersal fish stocks in this area. Marine mammal trophic levels were estimated by the model at 4.1 for cetaceans, 4.4 for harp seals (Pagophilus groenlandicus), 4.7 for hooded seals (Cystophora cristata), 4.5 for gray seals (Halichoerus grypus), and 4.3 for harbor seals (Phoca vitulina). Harp seals were the third most important predator on vertebrate prey following large Atlantic cod (Gadus morhua) and redfish (Sebastes spp.). Different seal species preyed on different levels of the food chain. Harp seals preyed on most trophic groups, whereas larger seals, such as gray seals and hooded seals, mainly consumed higher trophic levels. The model suggested that apex predators had a negative effect on their dominant prey, the higher trophic level fish, but an indirect positive feedback on the prey of their preferred prey, mainly American plaice (Hippoglossoides platessoides), flounders, skates, and benthic invertebrates. Our results suggest that both marine mammals and fisheries had an impact on the trophic structure.7copy; 2006 Society for Marine Mammalogy.

SAVENKOFF, C., B. MORIN, D. CHABOT, M. CASTONGUAY, 2006. Main prey and predators of redfish (Sebastes spp.) in the northern Gulf of St. Lawrence during the mid-1980s,mid-1990s, and early 2000s. Can. Tech. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2648, 23 p.

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Nous avons utilisé les résultats de modèles d’équilibre de masse pour décrire les changements dans la structure et le fonctionnement de l’écosystème du nord du golfe du Saint-Laurent associés au stock de sébaste (Sebastes spp.) pour le milieu des années 1980, le milieu des années 1990 et le début des années 2000. La forte diminution des biomasses des espèces démersales au début des années 1990 et la chute résultante de leur prédation ont conduit à une structure de l’écosystème dominée par des petits poissons pélagiques et des mammifères marins. La consommation du sébaste a largement diminué depuis le milieu des années 1980 jusqu’au début des années 2000. Le grand zooplancton, le capelan (Mallotus villosus) et le petit zooplancton étaient les principales proies consommées par le sébaste à chaque période de temps. Il y a eu une forte diminution de la mortalité totale et de la prédation sur le sébaste depuis le milieu des années 1980 jusqu’au début des années 2000. La mortalité par la pêche a également diminué endant la même période de temps du fait du moratoire imposé sur la pêche au sébaste depuis 1995. La prédation était la principale cause de mortalité du sébaste pour chaque période de temps. Les principaux prédateurs du sébaste étaient la grande morue (Gadus morhua) pendant le milieu des années 1980 et le phoque du Groenland (Pagophilus groenlandicus) et les raies pendant le milieu des années 1990 et le début des années 2000. Même si la proportion de sébaste dans l’alimentation de chacun de ces trois prédateurs était généralement faible, leur prédation pouvait représenter des pourcentages élevés de la mortalité totale du sébaste. Le cannibalisme apparaissait également comme une source importante de mortalité du sébaste (entre 10 et 15 % de la mortalité totale)

SAVENKOFF, C., L. SAVARD, B. MORIN, D. CHABOT, 2006. Main prey and predators of northern shrimp (Pandalus borealis) in the northern Gulf of St. Lawrence during the mid-1980s, mid-1990s, and early 2000s. Can. Tech. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2639, 28 p.

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Nous avons utilisé les résultats de modèles d’équilibre de masse pour décrire les changements dans la structure et le fonctionnement de l’écosystème du nord du golfe du Saint-Laurent associés à la crevette nordique (Pandalus borealis) pour le milieu des années 1980, le milieu des années 1990 et le début des années 2000. La forte diminution des biomasses des grandes espèces démersales et la chute résultante de leur prédation au milieu des années 1990 pourraient expliquer l’augmentation de l’abondance de la crevette nordique à la fin des années 1990. La crevette était parmi les principales proies et la prédation était la principale cause de mortalité de la crevette à chaque période de temps. Le flétan du Groenland (Reinhardtius hippoglossoides) a remplacé progressivement la morue (Gadus morhua) et le sébaste (Sebastes spp.) comme principal prédateur de la crevette. Étant donné que la biomasse du flétan du Groenland a augmenté grandement depuis 1995, l’effet de la prédation, en plus de la pêche, devraient être considérés dans l’élaboration des stratégies de gestion pour la crevette du nord du golfe du St. Laurent.

FRÉCHET, A., C. SAVENKOFF, J. GAUTHIER, 2006. Mise à jour concernant les mortalités par pêche non comptabilisées ; Updates concerning unaccounted fishing mortalities. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche ; DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document, 2006/086, 17 p.

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Ce papier couvre un nombre d’items reliés aux mortalités non comptabilisées : 1. Les définitions des diverses catégories de mortalités par pêche non comptabilisées 2. Une simulation d’effets potentiellement négatifs d’un changement de maillage 3. Trois programmes de récupération d’engins de pêche fantômes dans le golfe du Saint-Laurent 4. Des expériences de survie des poissons par type d’engins 5. Des données sur les prises accessoires dans la pêche à la crevette 6. Des indications indirectes de la mortalité par pêche non comptabilisée dans la modélisation écosystémique Ces différents points sont abordés pour augmenter la prise de conscience de l’existence, de suivi et de recherche sur les mortalités par pêche non comptabilisées dans la région du Québec. La question de la mortalité post sélection (ou mortalité par échappement) est pertinante pour évaluer l’impact du chalutage. Des études récentes indiquent que cette source de mortalité peut être importante pour certaines espèces de poissons démersaux. Une connaissance adéquate de ces types de mortalités sur les espèces cibles et accessoires permettrait d’établir des priorités pour certains types d’engins en se basant sur des informations solides. Aussi de meilleures connaissances permettraient d’améliorer la précision des évaluations des stocks de poissons. Aucune recherche n’est effectuée dans ce domaine présentement.

SAVENKOFF, C., M. CASTONGUAY, D. CHABOT, A. FRÉCHET, M.O. HAMMILL, L. MORISSETTE, 2006. Main prey and predators and estimates of mortality of Atlantic cod (Gadus morhua) in the northern Gulf of St. Lawrence during the mid-1980s, mid-1990s, and early 2000s. Can. Tech. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2666, 32 p.

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Nous avons utilisé les résultats de modèles d’équilibre de masse pour décrire les changements dans la structure et le fonctionnement de l’écosystème du nord du Golfe du Saint-Laurent associés au stock de morue franche (Gadus morhua) pour le milieu des années 1980, le milieu des années 1990 et le début des années 2000. La forte diminution des biomasses des espèces démersales au début des années 1990 et la chute résultante de leur pression de prédation ont conduit à une structure de l’écosystème dominée par des petits poissons pélagiques et des mammifères marins. Il y a eu une forte diminution de la mortalité totale et de la prédation sur la petite et la grande morue depuis le milieu des années 1980 jusqu’au milieu des années 1990. La consommation de la morue (à la fois la petite et la grande) a largement diminué depuis le milieu des années 1980 jusqu’au milieu des années 1990. Le grand zooplancton, les crevettes (surtout Pandalus borealis), le capelan (Mallotus villosus) et les petits pélagiques planctivores (principalement le hareng d’Atlantique Clupea harengus) étaient parmi les principales proies consommées par la petite morue à chaque période de temps. La proportion de poissons dans l’alimentation de la grande morue a diminué de 77 % au milieu des années 1980, période où elle consommait surtout du capelan, à 49 % au début des années 2000. Au début des années 2000, les principales proies de la grande morue étaient le grand zooplancton et les crevettes. La mortalité de la grande morue par la pêche a également diminué pendant la même période de temps (moratoire). Depuis le milieu des années 1990 jusqu’au début des années 2000, la biomasse à la fois de la petite et la grande morue a doublé. La prédation sur la petite morue a légèrement augmenté alors que la prédation sur la grande morue est restée identique. Toutefois, l’augmentation de mortalité la plus importante pour la grande morue est venue de la pêche qui a augmenté d’un facteur 23 depuis le milieu des années 1980 jusqu’au début des années 2000. Le cannibalisme apparaissait également comme une source non négligeable de mortalité de la morue. Une forte proportion (entre 30 et 40 %) de la mortalité totale de la grande morue n’a pu être attribuée ni à la pêche, ni à la prédation à chaque période (autres causes de mortalité). Cela suggère que des processus dans l’écosystème n’ont pas été comptabilisés dans les modèles

SAVENKOFF, C., F. GRÉGOIRE, M. CASTONGUAY, J.M. HANSON, D. CHABOT, D.P. SWAIN, 2006. Main prey and predators of Atlantic herring (Clupea harengus L.) in the Gulf of St. Lawrence during the mid-1980s, mid-1990s, and early 2000s. Can. Tech. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2643, 28 p.

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Nous avons utilisé les résultats de modèles d’équilibre de masse pour décrire les changements dans la structure et le fonctionnement des écosystèmes du nord et du sud du golfe du Saint-Laurent associés aux populations de hareng de l’Atlantique (Clupea harengus L.) pour le milieu des années 1980, le milieu des années 1990 et le début des années 2000. Le petit et le grand zooplancton étaient les principales proies du hareng dans chaque écosystème à chaque période de temps. Le hareng était parmi les trois principales proies dans les deux écosystèmes à chaque période de temps. La prédation était la principale cause de mortalité du hareng dans le nord du Golfe à chaque période de temps et dans le sud du Golfe pendant le milieu des années 1980. La grande morue (Gadus morhua) et le sébaste (Sebastes spp.) ont été progressivement remplacés par les cétacés et les phoques comme principaux prédateurs du hareng depuis le milieu des années 1980 jusqu’au début des années 2000 pour le nord du Golfe. Pour le sud du Golfe, la grande morue et le phoque du Groenland étaient les principaux prédateurs pendant le milieu des années 1980 alors que la prédation et la mortalité par pêche étaient d’égale importance pendant le milieu des années 1990. La mortalité par pêche était parmi les trois principales causes de mortalité en valeurs absolues dans le nord et le sud du Golfe à chaque période de temps. Les effets des pêches sur les espèces fourragères depuis le début des années 1990 semble masquer les augmentations attendues de biomasse de ces espèces suite à la diminution nette de la biomasse des espèces démersales et la chute résultante de leur prédation

GRÉGOIRE, F., C. SAVENKOFF, D. CHABOT, 2006. Pêche, biologie, régime alimentaire et prédation du maquereau bleu (Scomber scombrus L.) dans les sous-régions 3 et 4 de l'OPANO en 2005 ; Atlantic mackerel (Scomber scombrus L.) fishery, biology, diet composition and predation in NAFO Subareas 3 and 4 in 2005. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche ; DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document, 2006/095, 84 p.

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En 2005, les débarquements de maquereau bleu (Scomber scombrus L.) dans le Nord-Ouest de l’Atlantique se sont chiffrés à 93 512 t, ce qui représente une diminution de 14 020 t par rapport à 2004. Un total de 51 918 t a été débarqué dans l’est du Canada dont 40 724 t à Terre-Neuve seulement. La plupart des débarquements de la côte ouest de Terre-Neuve ont été réalisés dans les zones unitaires 4Rb, 4Rc et 4Rd avec des tonnages respectifs de 4 576 t, 1 334 t et 7 614 t. Sur la côte est de Terre-Neuve, les plus importants débarquements ont été réalisés dans les zones unitaires 3Kd, 3Kh, 3Ki, 3Lb et 3Lf avec des valeurs respectives de 8 570 t, 10 647 t, 3 380 t, 1 856 t et 1 552 t. Des captures aussi importantes de maquereau pour la côte est de Terre-Neuve sont inhabituelles. Les autres zones unitaires en importance ont été 4Tg et 4Tl dans le sud-ouest du golfe du Saint-Laurent avec des débarquements respectifs de 3 513 t et 3 577 t et 4Xm et 4Xo, en Nouvelle-Écosse, avec 944 t et 625 t. Depuis 2000, le principal fait marquant de la pêche commerciale au maquereau a été la présence dans les captures d’une forte abondance et d’une très grande proportion de poissons de la classe d’âge de 1999. Au cours des six dernières années, les poissons de cette classe d’âge ont compté pour 30 % à 77 % de toutes les captures en nombre, du jamais vu depuis la fin des années 1960. En 2005, la classe d’âge de 1999 a dominé les captures réalisées lors du deuxième et du quatrième trimestre par rapport aux classes d’âge de 2004 et 2003 au troisième trimestre. L’analyse des données biologiques a révélé que la proportion des poissons matures à l’âge a diminué au cours des dernières années. La taille à partir de laquelle 50 % des poissons sont matures, ou L50, était de 254.9 mm en 2005. Depuis 1999, les valeurs annuelles de L50 sont inférieures ou légèrement supérieures à la taille minimale légale de capture de 250 mm. Des données recueillies depuis le milieu des années 1980 ont montré que le maquereau présent dans le nord du golfe du Saint-Laurent (divisions 4RS) se nourrissait principalement de petit (< 5 mm) et de grand (≥ 5 mm) zooplancton. Au milieu des années 1990 et au début des années 2000, l’importance du petit et du grand zooplancton dans son régime alimentaire a légèrement diminué au profit de la crevette (Pandalus borealis) et du capelan (Mallotus villosus). Comme l’indiquent les résultats de différents modèles de l’écosystème marin du nord du golfe du Saint-Laurent, les principales causes de mortalité du maquereau dans le milieu des années 1980 étaient les cétacés, la grande morue (Gadus morhua) et les grands poissons démersaux. Les cétacés sont demeurés les principaux prédateurs du maquereau au milieu des années 1990 et au début des années 2000. Les mêmes modèles indiquent aussi que les mortalités causées par la pêche ont graduellement augmenté, passant de 2 % au milieu des années 1980 à 15 % au milieu des années 1990 et finalement à 30 % de la mortalité totale au début des années 2000. Les principales sources d’incertitudes reliées à la présente évaluation sont les prises non comptabilisées de même que la contribution du maquereau provenant des eaux canadiennes dans les captures américaines réalisées dans les régions du golfe du Maine et du Banc George. Compte tenu de ces imprécisions, de l’augmentation récente de l’effort de pêche et de l’incertitude reliée aux résultats des derniers relevés d’abondance, le niveau actuel du TAC de 75 000 t pourrait être réévalué à la baisse au cours de la prochaine année.

SAVENKOFF, C., M. CASTONGUAY, D. CHABOT, 2005. Effets de la pêche et la prédation sur l'écosystème du nord du golfe du Saint-Laurent: changements depuis le milieu des années 1980 jusqu'au milieu des années 1990. Naturaliste can., 129(1): 103-109.

En développant des modèles écosystémiques, le programme CDEENA qui vient de prendre fin, a cherché à expliquer les changements survenus dans le golfe depuis le milieu des années 1980 jusqu'au milieu des années 1990, et notamment leur impact sur la morue. Les résultats montrent notamment le rôle déterminant de la surpêche, l'importance de la prédation par les phoques mais aussi le changement des conditions environnementales.

SAVENKOFF, C., F. GREGOIRE, M. CASTONGUAY, D.P. SWAIN, D. CHABOT, J.M. HANSON, 2005. Main prey and predators of Atlantic mackerel (Scomber scombrus L.) in the northern and southern Gulf of St. Lawrence during the mid-1980s, mid-1990s, and early 2000s. Can. Tech. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2619, 34 p.

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Nous avons utilisé les résultats de modèles d’équilibre de masse pour décrire les changements dans la structure et le fonctionnement des écosystèmes du nord et du sud du golfe du Saint-Laurent associés au stock de maquereau de l’Atlantique (Scomber scombrus L.) pour le milieu des années 1980, le milieu des années 1990 et le début des années 2000. La forte diminution des biomasses des espèces démersales et la chute résultante de la pression de prédation qu’elles exercent depuis le milieu des années 1980 jusqu’au milieu des années 1990 ont conduit à une structure de l’écosystème dominée par des petits poissons pélagiques et des mammifères marins dans le nord et le sud du Golfe. La prédation était la principale cause de mortalité du maquereau dans chaque écosystème et à chaque période. Cependant les prédateurs démersaux tels que la morue et les grands démersaux ont été progressivement remplacés par les cétacés et les phoques comme principaux prédateurs du maquereau depuis le milieu des années 1980 jusqu’au milieu des années 1990 (et le début des années 2000 pour le nord du Golfe). Durant la même période de temps, la mortalité par pêche a augmenté et est devenue la seconde cause de mortalité dans le nord du Golfe au début des années 2000 et la principale cause de mortalité dans le sud du Golfe pour le milieu des années 1990s. La mortalité par pêche a pu être sous-estimée à cause de captures non déclarées qui seraient non négligeables (rejets en mer, captures récréatives et captures réalisées par les pêcheurs d’appât)

SAVENKOFF, C., M. CASTONGUAY, R. METHOT, D. CHABOT, M.O. HAMMILL, 2005. Input data and parameter estimates for ecosystem models of the northern Gulf of St. Lawrence (2000-2002). Can. Tech. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2588, 96 p.

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Des modèles d'équilibre de masse ont été utilisés pour représenter les flux trophiques de l'écosystème complet du nord du Golfe du Saint-Laurent (divisions 4RS de l'OPANO) pour la période 2000-2002. L'écosystème du nord du Golfe du Saint-Laurent a été divisé en 31 groupes ou compartiments trophiques depuis le phytoplancton et les détritus jusqu'aux oiseaux et mammifères marins incluant les espèces commerciales des domaines pélagique, démersal et benthique. Nous présentons ici le détail des données (biomasse, production, consommation, export et composition alimentaire) pour chaque groupe utilisé pour les modélisations. Les paramètres estimés par la modélisation inverse sont également montrés pour comparaisons. Le succès de l'élaboration des modèles écosystémiques apportera de nouveaux outils scientifiques puissants pour évaluer l'impact des facteurs humains et environnementaux sur les écosystèmes marins.

FRÉCHET, A., J. GAUTHIER, P. SCHWAB, L. PAGEAU, C. SAVENKOFF, M. CASTONGUAY, D. CHABOT, C. TOURNOIS, J.-F. LUSSIER, J. SPINGLE, F. COLLIER, 2005. L’état du stock de morue du nord du golfe du Saint-Laurent (3Pn, 4RS) en 2004 ; The status of cod in the Northern Gulf of St. Lawrence (3Pn, 4RS) in 2004. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche ; DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document, 2005/060, 72 p.

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Les prises commerciales du stock de morue du nord du golfe du Saint-Laurent (3Pn, 4RS) ont atteint un maximum de 106 000 tonnes alors que la biomasse mature avait atteint un maximum de 378 000 tonnes en 1983. Par la suite, le stock a été réduit si bien que la biomasse mature affichait une valeur minimum pour la série de 9 000 tonnes en 1994. La pêche de ce stock a été sous moratoire de 1994 à 1996, permettant une reconstitution modeste de la biomasse mature qui était de 26 000 tonnes à la réouverture de la pêche commerciale en 1997. Depuis, cette pêche ne s’effectue que par des engins fixes (palangres, filets maillants et lignes à main). Malgré l'effort de pêche réduit et un second moratoire en 2003, la biomasse mature demeure faible à 38 000 tonnes en 2005.

GRÉGOIRE, F., C. SAVENKOFF, 2005. Pêche, biologie, régime alimentaire et prédation du maquereau bleu (Scomber scombrus L.) dans les sous-régions 3 et 4 de l’OPANO en 2004. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2005/056, 63 p.

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En 2004, les débarquements de maquereau bleu (Scomber scombrus L.) dans le Nord-Ouest de l’Atlantique se sont chiffrés à 87 980 t, ce qui représente une augmentation de 8 489 t par rapport à 2003. Un total de 35 023 t a été débarqué dans l’est du Canada dont 32 966 t à Terre-Neuve seulement. Les débarquements réels de 2004 devraient cependant être plus élevés puisque les données de l’Île-du-Prince-Édouard, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse ne sont pas encore comptabilisées. Sur la côte ouest de Terre-Neuve, la plupart des captures ont été réalisées dans les zones unitaires 4Rb (2 478 t), 4Rc (11 426 t) et 4Rd (7 492 t) comparativement à 3Kd (1 029 t) et 3Kh (10 123 t) pour la côte est. Des captures aussi importantes de maquereau sur la côte est de Terre-Neuve sont inhabituelles. Les autres zones unitaires en importance ont été 4Tf (966 t) et 4Xm (2 288 t) situées respectivement aux Îles-de-la-Madeleine et près de Halifax en Nouvelle-Écosse. Depuis 2000, le principal fait marquant de la pêche commerciale au maquereau est la présence dans les captures d’une forte abondance et d’une très grande proportion de poissons de la classe d’âge de 1999. Au cours des cinq dernières années, les poissons de cette classe d’âge ont compté pour 56 % à 77 % de toutes les captures en nombre, du jamais vu depuis la fin des années 1960. En 2004, des poissons des groupes d’âge un et deux ont aussi dominé les captures automnales réalisées à la ligne dans le sud du golfe du Saint-Laurent et à la seine bourse sur la côte est de Terre-Neuve. La présence de petits maquereaux à ce dernier endroit est inhabituelle. Des données recueillies depuis le milieu des années 1980 ont montré que le maquereau présent dans le nord du golfe du Saint-Laurent se nourrissait presque exclusivement de petit (< 5 mm) et de grand (= 5 mm) zooplancton. Comme l’indiquent les résultats d’un modèle de l’écosystème marin du nord du golfe du Saint-Laurent, les principales causes de mortalité du maquereau dans le milieu des années 1980 étaient les cétacés, la grande morue (Gadus morhua) et les grands poissons démersaux. Lors de cette période, la proportion de maquereau était respectivement de 18,7 % et 1,5 % dans l’alimentation des cétacés et de la grande morue. Le même modèle indique que les mortalités causées par la pêche ont graduellement augmenté, passant de 2 % au début des années 1980 à 15 % au milieu des années 1990 et finalement à 27 % au début des années 2000.

GRÉGOIRE, F., C. SAVENKOFF, D. CHABOT, 2005. Capelan (Mallotus villosus) de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent (divisions 4RST de l’OPANO) en 2004. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2005/058, 55 p.

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En 2004, les débarquements de capelan de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent se sont chiffrés à 6 089 t ce qui représente une hausse de 1 057 t par rapport à 2003. Avec cette hausse, les débarquements réalisés en 2004 se situent maintenant juste au-dessus de la moyenne annuelle des 5 487 t calculée pour la période 1990-2003. Un total de 76 % des débarquements réalisés en 2004 provenait de la pêche à la seine bourse qui se pratique sur la côte ouest de Terre-Neuve, en particulier dans la zone unitaire 4Rc. Entre la fin des années 1980 et le début des années 1990, les saisons de pêche dans cette zone unitaire ont été généralement caractérisées par des dates d’ouverture (et de ponte) de plus en plus tardives. Cependant, une certaine stabilité est observée dans les dates de pêche depuis 2001. La longueur moyenne des capelans capturés dans la division 4R a diminué entre 1986 et 1999. Elle a cependant augmenté par la suite, mais les longueurs mesurées en 2004 demeurent toujours en deçà de celles qui ont été observées dans les années 1980. L’indice de dispersion du capelan dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent présente une tendance générale à la hausse entre 1990 et 2004. Cependant, en 2004, une diminution est mesurée sur la côte ouest de Terre-Neuve et dans le sud du golfe du Saint-Laurent. Le petit et le grand zooplancton représentent les principales proies du capelan. Au milieu des années 1980, les principales causes de mortalité chez le capelan provenaient de la prédation par la grande morue (Gadus morhua) et le sébaste (Sebastes spp.). Ces deux espèces ont été remplacées dans les années 1990 et 2000 par les cétacés, le phoque du Groenland (Phoca groenlandica) et le flétan du Groenland (Reinhardtius hippoglossoides). Dans le milieu des années 1980, la consommation annuelle de capelan par ses principaux prédateurs était estimée à environ un million de tonnes. Malgré la forte diminution de l’abondance de ces principaux prédateurs (morue et sébaste), elle était de 400 000 t au début des années 2000 ce qui fait du capelan la principale proie de l’écosystème du nord du golfe du Saint-Laurent.

GRÉGOIRE, F., C. SAVENKOFF, D. CHABOT, 2005. Capelin (Mallotus villosus) of the Estuary and Gulf of St. Lawrence (NAFO Divisions 4RST) in 2004. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document, 2005/058, 55 p.

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En 2004, les débarquements de capelan de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent se sont chiffrés à 6 089 t ce qui représente une hausse de 1 057 t par rapport à 2003. Avec cette hausse, les débarquements réalisés en 2004 se situent maintenant juste au-dessus de la moyenne annuelle des 5 487 t calculée pour la période 1990-2003. Un total de 76 % des débarquements réalisés en 2004 provenait de la pêche à la seine bourse qui se pratique sur la côte ouest de Terre-Neuve, en particulier dans la zone unitaire 4Rc. Entre la fin des années 1980 et le début des années 1990, les saisons de pêche dans cette zone unitaire ont été généralement caractérisées par des dates d’ouverture (et de ponte) de plus en plus tardives. Cependant, une certaine stabilité est observée dans les dates de pêche depuis 2001. La longueur moyenne des capelans capturés dans la division 4R a diminué entre 1986 et 1999. Elle a cependant augmenté par la suite, mais les longueurs mesurées en 2004 demeurent toujours en deçà de celles qui ont été observées dans les années 1980. L’indice de dispersion du capelan dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent présente une tendance générale à la hausse entre 1990 et 2004. Cependant, en 2004, une diminution est mesurée sur la côte ouest de Terre-Neuve et dans le sud du golfe du Saint-Laurent. Le petit et le grand zooplancton représentent les principales proies du capelan. Au milieu des années 1980, les principales causes de mortalité chez le capelan provenaient de la prédation par la grande morue (Gadus morhua) et le sébaste (Sebastes spp.). Ces deux espèces ont été remplacées dans les années 1990 et 2000 par les cétacés, le phoque du Groenland (Phoca groenlandica) et le flétan du Groenland (Reinhardtius hippoglossoides). Dans le milieu des années 1980, la consommation annuelle de capelan par ses principaux prédateurs était estimée à environ un million de tonnes. Malgré la forte diminution de l’abondance de ces principaux prédateurs (morue et sébaste), elle était de 400 000 t au début des années 2000 ce qui fait du capelan la principale proie de l’écosystème du nord du golfe du Saint-Laurent.

SAVENKOFF, C., F. GRÉGOIRE, D. CHABOT, 2004. Main prey and predators of capelin (Mallotus villosus) in the northern and southern Gulf of St. Lawrence during the mid-1980s and mid-1990s. Can. Tech. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2551, 30 p.

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Basé sur les résultats de modèles d’équilibre de masse, nous présentons ici les changements dans la structure et le fonctionnement des écosystèmes du nord et du sud du golfe du Saint-Laurent associés au stock de capelan (Mallotus villosus) avant et après l’effondrement des stocks de poissons de fond qui étaient les principaux prédateurs du capelan. La forte diminution des biomasses de ces espèces démersales et la chute résultante de leur prédation depuis le milieu des années 1980 au milieu des années 1990 ont conduit à une structure de l’écosystème dominée par des petits poissons pélagiques et des mammifères marins dans le nord et le sud du golfe du Saint-Laurent. Le capelan est une importante proie pour de nombreuses espèces de poissons (morue [Gadus morhua] et sébaste [Sebastes spp.] dans le nord du Golfe ; morue et maquereau [Scomber scombrus] dans le sud du Golfe) et pour les mammifères marins (cétacés et phoques). Le capelan joue un rôle clé dans le réseau trophique en transférant l’énergie depuis les producteurs primaires et secondaires aux niveaux trophiques supérieurs des domaines démersal et pélagique du golfe du Saint-Laurent. Le capelan était le principal poisson prédateur du petit et grand zooplancton dans le nord du Golfe à chaque période de temps tout en étant la principale proie consommée par les poissons et les mammifères marins.

SAVENKOFF, C., H. BOURDAGES, D.P. SWAIN, S.-P. DESPATIE, J.M. HANSON, R. MÉTHOT, L. MORISSETTE, M.O. HAMMILL, 2004. Input data and parameter estimates for ecosystem models of the southern Gulf of St. Lawrence (mid-1980s and 1990s). Can. Tech. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2529, 105 p.

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Plusieurs stocks de poissons de fond se sont effondrés dans de nombreuses régions du nord-ouest atlantique dans les dix dernières années. Des modèles d’équilibre de masse ont été utilisés pour représenter les flux trophiques d’une de ces régions, l’écosystème du sud du Golfe du Saint-Laurent (division 4T de l’OPANO) avant (milieu des années 1980) et après (milieu des années 1990) l’effondrement du stock de morue. L’écosystème du sud du Golfe du Saint-Laurent a été divisé en 30 groupes ou compartiments trophiques depuis le phytoplancton et les détritus jusqu’aux oiseaux et mammifères marins incluant les espèces commerciales des domaines pélagique, démersal et benthique. Nous présentons ici le détail des données (biomasse, production, consommation, export et composition alimentaire) pour chaque groupe utilisé dans les modélisations. Le succès de l’élaboration des modèles cosystémiques proposés par le programme « Comparative Dynamics of Exploited Ecosystems in the Northwest Atlantic » (CDEENA) apportera de nouveaux outils scientifiques puissants pour évaluer l’impact des facteurs humains et environnementaux dans différents écosystèmes côtiers de l’Atlantique.

SAVENKOFF, C., H. BOURDAGES, M. CASTONGUAY, L. MORISSETTE, D. CHABOT, M. HAMMILL, 2004. Input data and parameter estimates for ecosystem models of the northern Gulf of St. Lawrence (mid-1990s). Can. Tech. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2531, 93 p.

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Dans cette étude, nous utilisons les méthodes Ecopath et inverses pour représenter les flux trophiques de l'écosystème complet du nord du Golfe du Saint-Laurent (divisions 4RS de l'OPANO) pour le milieu des années 1990, avant l'effondrement des stocks de poissons de fond. Les biomasses des principales espèces étaient relativement constantes pendant cette période. L'écosystème du nord du Golfe du Saint-Laurent a été divisé en 32 groupes ou compartiments trophiques depuis le phytoplancton et les détritus jusqu'aux oiseaux et mammifères marins incluant les espèces commerciales des domaines pélagique, démersal et benthique. Nous présentons ici le détail des données (biomasse, production, consommation, export et composition alimentaire) pour chaque groupe utilisé pour les modélisations. Le succès de l'élaboration des modèles écosystémiques proposés par le programme «Comparative Dynamics of Exploited Ecosystems in the Northwest Atlantic»(CDEENA) apporta de nouveaux outils scientifiques efficaces pour évaluer l'impact des facteurs humains et environnementaux dans différents écosystèmes côtiers de l'Atlantique.

GRÉGOIRE, F., C. SAVENKOFF, H. BENOÎT, D. CHABOT, C. LÉVESQUE, J. HUDON, J. LAVERS, 2004. Pêche, biologie et distribution du capelan (Mallotus villosus) dans les divisions 4RST de l'OPANO en 2003 ; Capelin (Mallotus villosus) fishery, biology and distribution in NAFO Divisions 4RST in 2003. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche ; DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document, 2004/136, 79 p.

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En 2003, les débarquements de capelan de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent se sont chiffrés à 4 640 t ce qui représente une hausse de 1 248 t par rapport à 2002. Malgré cette hausse, les débarquements réalisés en 2003 demeurent sous la moyenne annuelle des 5 522 t calculée pour la période 1990-2002. Selon l’industrie, la baisse récente des débarquements de capelan serait reliée à la perte de certains marchés importants et non à une diminution de l’abondance. La plupart des débarquements réalisés en 2003 provenaient de la pêche à la seine bourse qui se pratique sur la côte ouest de Terre-Neuve, en particulier dans la zone unitaire 4Rc. Entre la fin des années 1980 et le début des années 1990, les saisons de pêche dans cette zone unitaire ont été généralement caractérisées par des dates d’ouverture (et de ponte) de plus en plus tardives. La longueur moyenne des capelans capturés dans la division 4R a diminué entre 1986 et 1999. Elle a cependant augmenté par la suite, mais les longueurs mesurées en 2003 demeurent toujours en deçà de celles qui ont été observées dans les années 1980. Des indices mesurant la dispersion et les probabilités de retrouver du capelan sont maintenant calculés à partir des prises provenant des relevés scientifiques mesurant l’abondance des poissons de fond et de la crevette (Pandalus borealis). Ces indices présentent une tendance générale à la hausse entre 1990 et 2003. Entre 1997 et 2002, les zones associées à des probabilités élevées de retrouver du capelan dans le nord du Golfe se sont étendues graduellement vers l’est. Cependant, en 2003, la région de la côte ouest de Terre-Neuve a été caractérisée par une réduction de ces surfaces. Dans le sud du Golfe, une expansion très importante de la distribution du capelan s’est produite depuis le milieu des années 1990. Cette expansion semble être reliée à une réduction de la surface du plateau Madelinien qui est couverte par des eaux de moins de 1 °C. Des contenus stomacaux prélevés dans le golfe du Saint-Laurent (divisions 4R et 4S) depuis 1993 montrent que le capelan est important dans le régime alimentaire de la morue (Gadus morhua). Il existerait aussi un fort lien entre la longueur de la morue et l'importance du capelan dans son régime alimentaire. En fait, ce sont les morues de 20 à 70 cm qui consommeraient le plus de capelan.

SAVENKOFF, C., M. CASTONGUAY, A.F. VÉZINA, S.-P. DESPATIE, D. CHABOT, L. MORISSETTE, M.O. HAMMILL, 2004. Inverse modelling of trophic flows through an entire ecosystem: the northern Gulf of St. Lawrence in the mid-1980s. Can. J. Fish. Aquat. Sci., 61: 2194-2214.

Des modèles d'équilibre de masse utilisant les méthodes inverses ont été construits pour représenter l'écosystème du nord du Golfe du Saint-Laurent dans le milieu des années 1980, avant l'effondrement des stocks de poissons de fond. Les résultats mettent en évidence les effets des principales causes de mortalité (pêche, prédation et autres causes de mortalité) sur les communautés de poissons et d'invertébrés. Les principaux prédateurs de poissons étaient la grande morue (Gadus morhua) suivie par le sébaste (Sebastes spp.), le capelan (Mallotus villosus) et la pêche. La grande morue était le principal prédateur de la petite morue et ce cannibalisme contribuait à 44 % au moins de la mortalité de la petite morue. Les principaux prédateurs de la grande morue étaient le phoque du Groenland (Phoca groenlandica) et le phoque gris (Halichoerus grypus). Cependant, cette mortalité par prédation ne représentait que 2 % de la mortalité totale de la grande morue. Les autres causes de mortalité dominaient la mortalité totale avec 52 %, alors que la pêche représentait 46 %. Des tests ont été réalisés pour préciser les causes possibles de cette mortalité inexpliquée. La seule façon de réduire significativement la mortalité inexpliquée dans le modèle a été d'augmenter les prises commerciales de la grande morue au-dessus des valeurs rapportées. Cela suggère que la mortalité par la pêche a été substantiellement sous-estimée dans le milieu des années 1980, juste avant le déclin d'un stock de morues qui était historiquement le deuxième plus grand dans l'Atlantique nord-ouest.©2004 NRC Canada

SAVENKOFF, C., M. CASTONGUAY, 2003. L'écosystème du nord du Golfe du Saint-Laurent (milieu des années 1980). Naturaliste can., 127(1): 84-88.

MORISSETTE, L., S.-P. DESPATIE, C. SAVENKOFF, M.O. HAMMIL, H. BOURDAGES, D. CHABOT, 2003. Data gathering and input parameters to construct ecosystem models for the nothern Gulf of St. Lawrence (mid-1980s). Can. Tech. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2497, 94 p.

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Dans cette étude, nous utilisons les méthodes Ecopath et inverses pour représenter les flux trophiques de l'écosystème complet du nord du Golfe du Saint-Laurent (divisions 4RS de l'OPANO) pour le milieu des années 1980, avant l'effondrement des stocks de poissons de fond. Les biomasses des principales espèces étaient relativement constantes pendant cette période. L'écosystème du nord du Golfe du Saint-Laurent a été divisé en 32 groupes ou compartiments trophiques depuis le phytoplancton et les détritus jusqu' aux oiseaux et mammifères marins incluant les espèces commerciales des domaines pélagiques, démersal et benthique. Nous présentons ici le détail des données (biomasse, production, consommation, export et composition alimentaire) pour chaque groupe utilisé pour les modélisations. Le succès de l'élaboration des modèles écosystémiques proposés par le programme " Comparative Dynamics of Exploited Ecosystems in the Northwest Atlantic" (CDEENA) apportera de nouveaux outils scientifiques efficaces pour évaluer l' impact des facteurs humains et environnementaux dans différents écosystèmes côtiers de l'Atlantique.

SAVENKOFF, C., A.F. VÉZINA, P.C. SMITH, G. HAN, 2001. Summer transports of nutrients in the Gulf of St. Lawrence estimated by inverse modelling. Estuar. Coast. Shelf Sci., 52: 565-587.

SAVENKOFF, C., A.F. VÉZINA, A. BUNDY, 2001. Inverse analysis of the structure and dynamics of the whole Newfoundland-Labrador shelf ecosystem. Can. Tech. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2354, 56 p.

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Dans cette étude, nous utilisons les méthodes inverses pour représenter les flux trophiques de l'écosystème complet de la région de Terre-Neuve et du Labrador (divisions 2J3KLNO) pour la période 1985-1987. Les biomasses des principales espèces étaient relativement constantes pendant cette période avant l'effondrement des stocks de poissons de fond. L'écosystème de la région de Terre-Neuve et du Labrador a été divisé en 31 groupes ou compartiments trophiques depuis le phytoplancton et les détritus aux oiseaux et mammifères marins incluant les espèces commerciales des domaines pélagique, démersal et benthique. Nous avons comparé les résultats avec ceux estimés par un autre modèle d'équilibre de masse utilisant l'approche Ecopath et développé sur les mêmes données. Le succès de l'élaboration des modèles écosystémiques proposés par le programme 'Comparative Dynamics of Exploited Ecosystems in the Northwest Atlantic' (CDEENA) apportera de nouveaux outils scientifiques efficaces pour évaluer l'impact des facteurs humains et environnementaux dans différents écosystèmes de l'Atlantique.

PACKARD, T., W. CHEN, D. BLASCO, C. SAVENKOFF, A.F. VEZINA, R. TIAN, L. ST-AMAND, S.O. ROY, C. LOVEJOY, B. KLEIN, J.-C. THERRIAULT, L. LEGENDRE, R.G. INGRAM, 2000. Dissolved organic carbon in the Gulf of St. Lawrence. Deep-Sea Res., Part II , Top. Stud. Oceanogr., 47(3-4): 435-459.

VÉZINA, A.F., C. SAVENKOFF, S. ROY, B. KLEIN, R. RIVKIN, J.-C. THERRIAULT, L. LEGENDRE, 2000. Export of biogenic carbon and structure and dynamics of the pelagic food web in the Gulf of St. Lawrence Part 2. Inverse analysis. Deep-Sea Res., Part II , Top. Stud. Oceanogr., 47(3-4): 609-635.

SAVENKOFF, C., A.F. VEZINA, S. ROY, B. KLEIN, C. LOVEJOY, J.-C. THERRIAULT, L. LEGENDRE, R. RIVKIN, C. BÉRUBÉ, J.-E. TREMBLAY, N. SILVERBERG, 2000. Export of biogenic carbon and structure and dynamics of the pelagic food web in the Gulf of St. Lawrence : Part 1. Seasonal variations. Deep-Sea Res., Part II, Top. Stud. Oceanogr. 47(3-4): 585-607.

TIAN, R.C., A.F. VÉZINA, L. LEGENDRE, R.G. INGRAM, B. KLEIN, T. PACKARD, S. ROY, C. SAVENKOFF, N. SILVERBERG, J.-C. THERRIAULT, J.É. TREMBLAY, 2000. Effects of pelagic food-web interactions and nutrient remineralization on the biogeochemical cycling of carbon : a modeling approach. Deep-Sea Res., Part II, Top. Stud. Oceanogr. 47(3-4): 637-662.

ROY, S., N. SILVERBERG, N. ROMERO, D. DEIBEL, B. KLEIN, C. SAVENKOFF, A.F. VÉZINA, J.-É. TREMBLAY, L. LEGENDRE, R.B. RIVKIN, 2000. Importance of mesozooplankton feeding for the downward flux of biogenic carbon in the Gulf of St. Lawrence (Canada). Deep-Sea Res., Part II, Top. Stud. Oceanogr., 47(3-4): 519-544.

DESROSIERS, G., C. SAVENKOFF, M. OLIVIER, G. STORA, K. JUNIPER, A. CARON, J.-P. GAGNÉ, L. LEGENDRE, S. MULSOW, J. Grant, S. Roy, A. GREHAN, P. SCAPS, N. SILVERBERG, B. KLEIN, J.-É. TREMBLAY, J.-C. THERRIAULT, 2000. Trophic structure of macrobenthos in the Gulf of St. Lawrence and on the Scotian Shelf. Deep-Sea Res., Part II, Top. Stud. Oceanogr., 47(3-4): 663-697.

VEZINA, A.F., C. SAVENKOFF, 1999. Inverse modeling of carbon and nitrogen flows in the pelagic food web of the northeast subarctic Pacific. Deep-Sea Res., Part II, 46: 2909-2939.

ST-AMAND, L., R. GAGNON, T.T. PACKARD, C. SAVENKOFF, 1999. Effects of inorganic mercury on the respiration and the swimming activity of shrimp larvae, Pandalus borealis. Comp. Biochem. Physiol., C: Pharmacol. Toxicol. Endocrinol., 122(1): 33-43.

SAVENKOFF, C., A.F. VÉZINA, Y. GRATTON, D. BLASCO, J.-P. CHANUT, 1998. Distribution of microplankton assemblages in relation to mesoscale variations in the lower St. Lawrence Estuary (June-July 1990). Can. Tech. Rep. Hydrogr. Ocean Sci., 197, 26 p.

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Dans le cadre d'un projet pluridisciplinaire portant sur les interactions entre les processus physiques et biologiques régulant les flux de carbone dans l'estuaire maritime du Saint-Laurent (EMSL), trois campagnes ont été effectuées en juin-juillet 1990 pendant un cycle de marée de morte eau-vive eau où la production de surface était supposée maximale. Cette étude présente les premières analyses de la biomasse phytoplanctonique, de la production primaire et de l'activité planctoniques autotrophes et hétérotrophes pendant toute la période du bloom dans l'EMSL. Deux régions d'accumulations de cellules et de biomasses phytoplanctoniques associées à des caractéristiques hydrologiques et biologiques différentes ont été observées pendant cette étude. Les facteurs à l'origine de ces blooms phytoplanctoniques ont été analysés.

SAVENKOFF, C., A.F. VÉZINA, Y. GRATTON, 1997. Effect of a freshwater pulse on mesoscale circulation and phytoplankton distribution in the lower St. Lawrence Estuary. J. Mar. Res., 5: 353-381.

DEVINE, L., C. SAVENKOFF, A.F. VÉZINA, J.-P. CHANUT, S. ROY, L. COMEAU, V. DUBÉ, D. BLASCO, Y. GRATTON, 1997. Compilation des données biologiques et chimiques dans l'estuaire maritime du Saint-Laurent : programme COUPPB 1989, 1990 et 1991. Rapp. stat. can. hydrogr. sci. océan., 150, 103 p.

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Afin de mieux comprendre l'impact des structures physiques sur les processus biogéochimiques (production et minéralisation), un programme pluridisciplinaire appelé COUPPB (COUplage des Processus Physiques et Biogéochimiques) s'est déroulé de juin 1989 à juillet 1991 dans l'estuaire maritime du Saint-Laurent. Ce rapport présente les stations visitées et les mesures effectuées à ces stations pendant cinq campagnes. Les objectifs des deux premières campagnes (COUPPB89 : juin-juillet 1989; COUPPB90-1 : juin-juillet 1990) étaient un échantillonnage intensif pour résoudre des variations à méso-échelle, soit 10-20 km et 5 à 10 jours. D'autres campagnes ont été réalisés à partir des premières observations pour étudier les relations entre différentes variables physiques, chimiques et biologiques à différentes stations caractérisées par de forts contrastes hydrodynamiques (COUPPB90-2 : septembre 1990; COUPPB-91-1 : mai 1991; COUPPB91-2 : juillet 1991).

RIVKIN, R.B., L. LEGENDRE, D. DEIBEL, J.-E. TREMBLAY, B. KLEIN, K. CROCKER, S. ROY, N. SILVERBERG, C. LOVEJOY, F. MESPLÉ, N. ROMERO, M.R. ANDERSON, P. MATTHEWS, C. SAVENKOFF, A. VÉZINA, J.-C. THERRIAULT, J. WESSON, C. BÉRUBÉ, R.G. INGRAM, 1997. Measuring biogenic carbon flux in the ocean : response. Science (Wash.), 275: 554-555.

SAVENKOFF, C., A. VÉZINA, J.-C. THERRIAULT, 1997. Le cycle du carbone dans le golfe du Saint-Laurent. Nouv. Sci., 8(7): 4-6.

LAFLEUR, C., Y. GRATTON, J.-P. CHANUT, C. SAVENKOFF, A.F. VÉZINA, P. VINET, 1996. Distribution des paramètres océanographiques des eaux de l'estuaire du Saint-Laurent au large de Rimouski (juin-juillet 1990). Rapp. stat. can. sci. halieut. aquat., 981, 130 p.

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Ce rapport présente les distributions de température, de salinité, de concentration de particules en suspension, du pourcentage d'oxygène dissous par rapport à la saturation et des courants baroclines obtenus lors des campagnes d'échantillonnage à haute résolution dans l'estuaire maritime du Saint-Laurent, entre le 30 juin et le 9 juillet 1990. Les résultats sont rassemblés par sections transversales à l'estuaire. Les distributions de température, de salinité et des vitesses baroclines sont également présentées pour les coupes horizontales à 15 m et 40 m de la surface. Cette représentation des résultats a permis de mettre en évidence la présence d'un tourbillon anticyclonique associé à une masse d'eau plus chaude et plus douce traversant la région à l'étude.

RIVKIN, R.B., L. LEGENDRE, D. DEIBEL, J.-É. TREMBLAY, B. KLEIN, K. CROCKER, S. ROY, N. SILVERBERG, C. LOVEJOY, F. MESPLÉ, N. ROMERO, M.R. ANDERSON, P. MATTHEWS, C. SAVENKOFF, A. VÉZINA, J.-C. THERRIAULT, J. WESSON, C. BÉRUBÉ, R.G. INGRAM, 1996. Vertical flux of biogenic carbon in the ocean : is there food web control?. Science (Wash.), 272: 1163-1166.

SAVENKOFF, C., A.F. VÉZINA, T.T. PACKARD, N. SILVERBERG, J.-C. THERRIAULT, W. CHEN, C. BÉRUBÉ, A. MUCCI, B. KLEIN, F. MESPLÉ, J.-E. TREMBLAY, L. LEGENDRE, J. WESSON, R.G. INGRAM, 1996. Distributions of oxygen, carbon, and respiratory activity in the deep layer of the Gulf of St. Lawrence and their implications for the carbon cycle. Can. J. Fish. Aquat. Sci., 53: 2451-2465.

Le golfe du Saint-Laurent (GSL) est une mer semi-fermée avec une circulation estuarienne forcée par l'écoulement issu des systèmes de drainage des grands lacs et du Saint-Laurent, et balancée par une entrée profonde d'eau océanique via le chenal Laurentien. À partir des échantillons récoltés entre juillet 1992 et juin 1994, pendant la Phase I du programme CJGOFS effectué dans le golfe Saint-Laurent, nous présentons de nouvelles données sur la chimie du carbone et des sels nutritifs ainsi que sur l'activité respiratoire dans les eaux profondes. Nous avons pu démontrer que les flux de carbone organique évalués à partir des données de pièges à sédiment, des mesures de l'activité respiratoire dans les eaux profondes et de la respiration benthique sont compatibles avec ceux obtenus à partir des changements dans la concentration en oxygène dissous des eaux profondes le long du chenal laurentien. Ces estimations suggèrent qu'environ 10 % de la production primaire locale atteint les eaux profondes (> 200 m) et les sédiments du GSL. Le bilan vertical de carbone est presque équilibré dans la partie est du golfe, mais approximativement la moitié du carbone produit dans la couche de surface du nord-ouest du golfe n'est pas prise en compte par notre modèle. Des différences entre les conditions hydrodynamiques et biologiques qui caractérisent les deux régions pourraient expliquer nos observations.

SAVENKOFF, C., T.T. PACKARD, M. RODIER, M. GÉRINO, D. LEVÈVRE, M. DENIS, 1995. Relative contribution of dehydrogenases to overall respiratory ETS activity in some marine organisms. J. Plankton Res., 17:1593-1604.

SAVENKOFF, C., J.-P. CHANUT, A.F. VÉZINA, Y. GRATTON, 1995. Distribution of biological activity in the lower St. Lawrence Estuary as determined by multivariate analysis. Estuar. Coast. Shelf Sci., 40: 647-664.

SAVENKOFF, C., A.F. VÉZINA, J.-P. CHANUT, Y. GRATTON, 1995. Respiratory activity and CO 2 production rates of microorganisms in the Lower St. Lawrence Estuary. Cont. Shelf Res., 15: 613-631.

SAVENKOFF, C., L. ST-AMAND, P. OUELLET, T.T. PACKARD, 1995. An index of respiratory efficiency in the shrimp Pandalus borealis (Kroeyer) larvae. Can. Tech. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2072, 26 p.

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Des larves de la crevette nordique Pandalus borealis ont été gardées sous conditions contrôlées au laboratoire de l'émergence jusqu'au premier stade juvénile (stade mégalopa). La respiration (physiologique et enzymatique potentielle) et différents paramètres caractérisant le développement (longueur de la carapace, longueur totale, poids sec, contenu en protéine) ont été mesurés sur les différents stades larvaires. La longueur de carapace, la longueur totale et la respiration physiologique (R) ont augmenté de façon linéaire au cours du développement larvaire. Le poids sec, le contenu en protéine et la respiration enzymatique potentielle (activité ETS ou AETS) ont augmenté de façon exponentielle pendant la durée de l'expérience. L'activité respiratoire ramenée au poids sec (QO2 était maximale immédiatement après l'éclosion puis diminuait pour atteindre un minimum en fin de développement larvaire. Nous avons estimé que les zoés de P. borealis avaient un besoin énergétique minimal de 2,95 à 0,44 J mg DW-1 d-1 de poids sec par jour depuis le zoé stade 1 au stade megalopa. Nous proposons l'utilisation du rapport R/AETS comme un indice quantitatif de la sensibilité des larves face à un stress environnemental. Nos résultats montrent que les premiers stades larvaires seront les plus vulnérables du fait que la respiration est proche de la capacité maximale respiratoire. Avec la croissance et la diminution du rapport R/AETS, les derniers stades larvaires ont le plus fort potentiel pour générer de l'énergie et ainsi répondre à des stress environnementaux.

SAVENKOFF, C., L. COMEAU, A.F. VÉZINA, Y. GRATTON, 1994. Seasonal variation of the biological activity in lower St. Lawrence Estuary. Can. Tech. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2006, 22 p .

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Trois à quatre stations localisées dans le chenal Laurentien ont été étudiées six fois en quatre campagnes océanographiques. Trois campagnes ont été effectuées pendant des périodes où la production biologique était supposée maximale suivant le cycle saisonnier dans l'estuaire maritime du Saint-Laurent. Deux parmi celles-ci ont été réalisées pendant le bloom estival principal (COUPPB90-1 en juillet 1990 et COUPPB91-2 en juillet 1991) et une pendant le bloom secondaire à l'automne (COUPPB90-2 en septembre 1990). La quatrième campagne a été accomplie pendant une période où la production de surface était faible, après la fonte des glaces (COUPPB91-1 en mai 1991). Quelque soit la campagne, les caractéristiques physico-chimiques et biologiques distinguent la région d'upwelling (stations 67 et 26) de la région de plume (stations 23 et 95). Nous avons mesuré généralement les plus fortes salinités et les plus faibles températures dans la région d'upwelling, tandis que les plus faibles salinités et les plus fortes températures ont été observées dans la région de plume. Les relations significatives entre la biomasse phytoplanctonique, la production de surface et la respiration en surface et en profondeur ont montré qu'il existait un couplage entre l'activité biologique de surface et le métabolisme profond sur une échelle saisonnière. Différentes explications sont présentées pour décrire qualitativement et quantitativement les rapports de respiration/productions pendant ces campagnes.