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Bibliographie de l'Institut Maurice-Lamontagne

Gilles SAVARD

DUFOUR, R., H. BENOIT, M. CASTONGUAY, J. CHASSÉ, L. DEVINE, P. GALBRAITH, M. HARVEY, P. LAROUCHE, S. LESSARD, B. PETRIE, L. SAVARD, C. SAVENKOFF, L. ST-AMAND, M. STARR, 2010. 2010 Canadian marine ecosystem status and trends report. Advis. Sec. Sci. Advis. Rep. 2010/030(Revised), 38 p.

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GENDRON, L, G. SAVARD, 2010. Évaluation de l’état des stocks de crabe commun (Cancer irroratus) des eaux côtières du Québec en 2009 ; Assessment of Rock crab (Cancer irroratus) stock status in the coastal waters of Québec in 2009. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche ; DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document, 2010/069, 70 p.

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Au Québec, l'exploitation commerciale du crabe commun a débuté en 1988, mais ce n'est qu'à partir de 1995 que la pêche a pris un réel essor. Il est reconnu que le crabe commun constitue une proie importante pour le homard. Ainsi, dès les premières années d’exploitation du crabe commun, la pêche a été encadrée par un plan de conservation qui avait comme objectif de protéger les liens trophiques existant entre ces deux espèces. Les mesures de gestion qui sont en place visent à protéger le potentiel reproducteur en maintenant des taux d’exploitation faibles ou modérés. Le présent document de recherche décrit les données et analyses qui ont servi à produire un avis sur l’état des stocks et à élaborer des recommandations pour les saisons de pêche de 2010 à 2012 (MPO 2010). L’évaluation des stocks est basée principalement sur l’examen d’indicateurs d’abondance (débarquements et taux de capture) et d’indicateurs démographiques (taille des crabes débarqués) provenant de la pêche commerciale. L’évaluation a porté sur l’examen des tendances historiques en faisant ressortir les changements observés depuis la dernière évaluation de stock en 2006 (MPO 2007). De plus, les prises accessoires de crabe commun provenant d’un relevé de recherche sur le homard effectué annuellement aux Îles-de-la-Madeleine depuis 1995 ont été utilisées pour évaluer le recrutement. Un relevé de recherche par casiers a aussi été effectué dans la région de Gaspé-Nord en juillet 2008, afin de suivre l’évolution des populations de crabe dans des zones d’exclusion de la pêche, comparativement aux zones pêchées adjacentes. Le développement de la pêche au crabe commun en Gaspésie et aux Îles-de-la- Madeleine au cours des quinze dernières années a été fait d’une manière prudente. En 2009, en général, les indicateurs de l'état des stocks suggèrent que jusqu’à maintenant, les niveaux d'exploitation n’ont pas causé de perturbations majeures aux populations. Dans quelques cas, comme aux Îles-de-la-Madeleine et sur la Côte-Nord, de légères réductions de quota ou d’effort ont été recommandées afin de ne pas accentuer certaines baisses observées des PUE ou des diminutions de taille moyenne ou encore du nombre de crabes de grande taille. Par contre, l’objectif de maintenir des taux d’exploitation modérés pourrait être menacé par le manque de contrôle sur la pêche accessoire par les homardiers. De plus, on constate que l’effort de pêche (pêche dirigée) présentement déployé est nettement inférieur à celui autorisé par les mesures de gestion actuelles. L’effort latent est considérable et son déploiement ferait augmenter le taux d'exploitation, avec des conséquences inconnues sur la stabilité observée jusqu'à maintenant. Des recommandations pour un éliminer cet effort latent ont été faites.

GENDRON, L., G. SAVARD, 2008. Distribution et abondance des homards de grande taille en Gaspésie et impacts économiques et biologiques de l'instauration d’une taille maximale de capture. Rapp. can. ind. sci. halieut. aquat., 281, 43 p.

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Une étude a été réalisée en 2004 afin d’évaluer les impacts économiques pour les pêcheurs de homard de l’instauration d’une taille maximale légale de capture et d’examiner les bénéfices de l’établissement d’une telle mesure en termes d’augmentation de la production d’œufs. À la demande de l’industrie, trois scénarios de taille maximale de capture (longueur de la carapace LC) ont été examinés, soit 120 mm (4,75 pouces), 127 mm (5 pouces) et 140 mm (5,5 pouces). Les évaluations ont été faites à partir des nombres de homards ≥ 120, ≥ 127 et ≥ 140 mm LC recensés pendant la saison de pêche 2004 dans les différentes sous-zones de pêche, à partir d’échantillonnages en mer et en usine. L'échantillonnage s’est déroulé entre le 10 mai et le 1er juillet 2004 et a permis d’échantillonner 15555 et 13361 homards en mer et en usine respectivement. Les deux principaux éléments qui découlent de cette étude sont que l’abondance des homards de grande taille est relativement faible en Gaspésie et que ceux-ci ne sont pas distribués de manière homogène sur le territoire. Conséquemment, les bénéfices de l’instauration d’une taille maximale de capture, au chapitre de l’augmentation de la production d’œufs, ne seraient que marginaux à court terme et ne seraient significatifs qu’à long terme (15 ans) seulement. En raison de l’hétérogénéité spatiale dans la distribution des gros homards, les impacts financiers liés à cette mesure de gestion ne seront pas distribués également parmi les pêcheurs.

GENDRON, L., P. GAUTHIER, G. SAVARD, 2007. Expériences préliminaires de culture de l’algue brune Laminaria longicruris en laboratoire et en mer au large de Paspébiac (Québec) en 2006. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2731, 53 p.

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GENDRON, L., G. SAVARD, N. PAILLE, 2004. Lobster stock status on the Quebec North Shore (LFAs 15, 16 and 18) in 2003. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document, 2004/062, 48 p.

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GENDRON, L., G. SAVARD, N. PAILLE, 2004. État des stocks de homard de la Côte-Nord du Québec (Zones 15, 16 et 18) en 2003. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2004/062, 48 p.

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Au cours des récentes années, les débarquements de homard provenant de la Côte-Nord ont constitué entre 1 % et 2 % des débarquements du Québec. Les débarquements de la zone 15 ont atteint 30 t en 2003, ce qui est comparable à 2002 et semblable à la moyenne observée entre 1984 et 1993 (35 t). Dans la zone 16, les débarquements ont atteint 8 t en 2003, ce qui est plus faible que la moyenne observée depuis 1984 (13 t). Les débarquements de la zone 18 sont très faibles et ont atteint 2 t en 2003. Les taux de capture provenant de l’échantillonnage en mer dans les zones 15 et 16 ont varié entre 0,2 et 0,4 homard par casier depuis 1993. En 2003 le taux de capture moyen était de 0,3 homard par casier, ce qui est légèrement sous la moyenne de la série (0,33 homard par casier). En 2003, la taille moyenne des homards commerciaux se situait à 87,5 mm comparativement à 83,6 mm en 1997, avant l’augmentation de la taille minimale de capture. Depuis 1998, la taille minimale de capture a été augmentée de 4 mm. Bien que les distributions des fréquences de tailles montrent à l’occasion quelques modes de gros individus, elles reflètent néanmoins des taux d’exploitation élevés. Par ailleurs, aucun jumbo (≥127 mm LC) n’a été observé dans les échantillons en 2003. Au cours des ans, des femelles oeuvées ont été observées dans les captures, principalement vers la fin de la saison de pêche, dans des proportions variant de 5  % à 35  %. Les femelles oeuvées sont cependant peu abondantes et entre 1993 et 2003, seulement 24 femelles oeuvées ont été échantillonnées en moyenne à chaque année. Leur proportion a légèrement augmenté au cours des 3 dernières années. Leur taille moyenne se situe autour de 90 mm. Les observations réalisées en 2003 dans la zone 15 indiquent que la taille à la maturité sexuelle serait atteinte autour de 93 mm. La production d’oeufs par recrue n’a pas été calculée pour les secteurs de la Côte-Nord. En raison de taux d’exploitation relativement élevés et d’une maturité sexuelle tardive, on considère que la production d’oeufs par recrue serait faible comparativement à celle d’un stock vierge. En conséquence, il est recommandé de poursuivre l’augmentation de la taille minimale de capture de façon à favoriser une plus grande production d’oeufs.

GENDRON, L., G. SAVARD, 2003. État des stocks de homard de la Gaspésie (Zone 19, 20 et 21) en 2002 ; Lobster stock status in the Gaspé (LFAs 19, 20 and 21) in 2002. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche ; DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document, 2003/059, 54 p.

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En 2002, les débarquements de homard en Gaspésie ont atteint 789 t, ce qui représente une diminution de 17 % par rapport à 2001. Ils étaient inférieurs de 14 % à la moyenne des années 1990 et du début des années 2000 (1990-2001). Par contre, ils étaient supérieurs de 8 % à la moyenne des vingt-cinq dernières années (1977-2001). En 2002 en Gaspésie, 94 % des débarquements provenaient de la zone 20, 4 % de la zone 19 et 2 % de la zone 21. La baisse des débarquements en 2002 peut être attribuable à une saison de pêche froide, ce qui a pu avoir un effet négatif sur la capturabilité du homard. L’augmentation de la taille minimale de capture de 1 mm peut expliquer jusqu’à 10 % de la baisse dans certains secteurs. La pêche qui a eu lieu à l’automne 2001 dans la zone 21B a prélevé une partie du recrutement de l’année, ce qui a pu affecter les débarquements le printemps suivant dans cette zone. En 2002, la PUE moyenne des homards de taille commerciale était de 0,41 h/c, soit la valeur la plus faible depuis 1986. Elle était inférieure en nombre de 28 % par rapport à la moyenne de la série (1986-2001) et de 18 % en poids. La plus grande taille des homards vient compenser en partie la diminution des nombres. Les PUE mesurées lors de la pêche d’automne de 2001 dans 21B étaient en moyenne sept fois plus élevées que celles du printemps. Avec l’augmentation de la taille minimale de capture, la taille moyenne des homards capturés s’est accrue de 4-5 mm en 2002 par rapport à 1996 dans la zone 20, alors que le poids moyen s’est accru d’environ 15 %. La proportion de homards «market» (3 83 mm) était de 82 % en 2002 par rapport à 49 % en moyenne de 1993 à 1996. Le taux d’exploitation des mâles de taille commerciale a atteint 88 % en 2001 dans la zone 20. L’augmentation de la taille minimale de capture a permis de diminuer le taux d’exploitation à environ 60 % sur la fraction de la population 3 76 mm. Dans la zone 20, les homards « jumbos » (3 127 mm LCT) ne constituaient que 0,04 % des captures (en nombre) en 2002. Dans les zones 19 et 21, la taille moyenne des homards est plus élevée que celle de la zone 20 et on y retrouve aussi plus de jumbos soit 4,5 % et 1,6 % respectivement. Selon le modèle de calcul utilisé pour évaluer la production d’oeufs par recrue, l’augmentation de la taille minimale de 5 mm (de 76 mm à 81 mm) aurait permis d’accroître la production d’O/R de 90 % par rapport à 1996. L’objectif de doubler la production d’oeufs par recrue par rapport au niveau de 1996 sera atteint avec une taille de 82 mm. L’abondance des femelles oeuvées s’est visiblement accrue au cours des dernières années. La production d’oeufs est toutefois réalisée majoritairement par des femelles qui en sont probablement à leur première reproduction (primipares). Les mesures de conservation prises depuis 1997 ont un effet tangible et positif sur les stocks de homard. La production d’oeufs a augmenté et le potentiel de croissance du homard est mieux exprimé. Le doublement de la production d’oeufs par recrue constitue une première cible pour atteindre les objectifs de conservation, qui visent aussi à répartir la production d’oeufs entre les primipares et les multipares et élargir la structure de taille des stocks. Pour le moment, les taux d’exploitation sont toujours très élevés et devraient être réduits car ils mettent la pêche dans une situation de forte dépendance du recrutement annuel. De plus, ils atténuent les bénéfices attendus de l’augmentation de la taille minimale de capture et retardent l’augmentation de la proportion de femelles multipares dans la population.

GENDRON, L., G. SAVARD, 2003. État des stocks de homard aux Îles de la Madeleine (Zone 22) en 2002 ; Lobster stock status in the Magdalen Islands (LFA 22) in 2002. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche ; DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document, 2003/058, 54 p.

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Les débarquements de homard aux îles de la madeleine ont atteint 2 024 t en 2002 comparativement à 2 177 t en 2001, ce qui constitue une baisse de 7 %. Le niveau des débarquements observé en 2002 était 4 % sous la moyenne des années 1985-2001 (2 110 t) qui englobent des années où des records historiques dans les débarquements ont été enregistrés. Dans une perspective à plus long terme, les débarquements de 2002 pour l’ensemble des îles de la Madeleine étaient supérieurs de 12 % à la moyenne des 25 dernières années (1977-2001) qui est de 1 812 t. La saison 2002 a été un peu plus froide que par les années passées, ce qui a pu avoir un effet sur la capturabilité. En 2002, pour l’ensemble des Îles, les taux de capture en nombre étaient inférieurs de 13 % à la moyenne de la série (1985-2001), mais supérieurs de 2 % en poids. Tant du côté nord que du côté sud, il y a eu une baisse des PUE en nombre en 2002 par rapport à 2001, mais la baisse des PUE en poids a été un peu moins marquée. La taille moyenne des homards capturés s’est accrue de 5 mm en 2002 par rapport à 1996. Les débarquements de 2002 étaient presque exclusivement (>90 %) constitués de homards «market», i.e. 3 83 mm comparativement à 54 % (sud) et 65 % (nord) en 1996. La proportion de homards de grande taille (jumbos, 3 127 mm LCT) demeure toujours faible (<1 %). Les taux d’exploitation mesurés sur les mâles de taille commerciale demeurent élevés au sud et au nord et dépassent 70 %. L’augmentation de la taille minimale de capture de 76 mm à 82 mm a permis de diminuer le taux d’exploitation à environ 45 % sur la fraction de la population 3 76 mm. Les résultats d’un modèle de simulation montrent que par rapport à 1996, le niveau de production d’oeufs par recrue se serait accru en moyenne de 75 % avec l’augmentation de la taille minimale de capture de 6 mm. L’objectif de doubler la production d’oeufs par recrue serait atteint avec une taille de 83 mm. L’abondance des femelles oeuvées s’est visiblement accrue au cours des dernières années. La production d’oeufs est toutefois réalisée majoritairement par des femelles qui en sont probablement à leur première reproduction (primipares). Les indices de recrutement à la pêche suggèrent que le niveau actuel des débarquements pourrait encore se maintenir en 2003 à un niveau similaire aux dernières années. Cependant, les indices d’abondance des prérecrues et des juvéniles ont montré une diminution lors du relevé au chalut en 2002, suggérant une baisse possible du recrutement à la pêche pour les prochaines années. Les mesures de conservation prises depuis 1997 ont un effet tangible et positif sur les stocks de homard. La production d’oeufs a augmenté et le potentiel de croissance du homard est mieux exprimé. Le doublement de la production d’oeufs par recrue constitue une première cible pour atteindre les objectifs de conservation, qui visent aussi à répartir la production d’oeufs entre les primipares et les multipares et élargir la structure de taille des stocks. Pour le moment, les taux d’exploitation sont toujours très élevés et devraient être réduits car ils mettent la pêche dans une situation de forte dépendance du recrutement annuel. De plus, ils atténuent les bénéfices attendus de l’augmentation de la taille minimale de capture et retardent l’augmentation de la proportion de femelles multipares dans la population.

GENDRON, L., G. SAVARD, 2000. État des stocks de homard des eaux côtières du Québec en 1999 et suivi des impacts de l'augmentation de la taille minimale de capture. MPO, Secrétariat canadien pour l'évaluation des stocks, Document de recherche ; DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document, 2000/115, 84 p.

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Les débarquements de homard au Québec ont atteint 2921 t en 1999, comparativement à 3049 t en 1998 et 2825 t en 1997. Ils sont en baisse depuis le début des années 1990. Les débarquements sont stables depuis 3 ans aux Îles-de-la-Madeleine et se situent autour de 1900 t. Ils sont cependant inférieurs de 34 % au pic atteint en 1992. Les débarquements pour l’ensemble de la Gaspésie sont restés stables en 1999 par rapport à 1998, à environ 950 t. Ils sont au-dessus de la moyenne des 14 dernières années (695 t). Les débarquements de la Côte-Nord et de l’Île d’Anticosti ont baissé en 1999 à 32 t et 89 t respectivement. En 1999, pour l’ensemble des Îles-de-la-Madeleine, les rendements sont demeurés stables par rapport à 1998. Ils sont toutefois en baisse constante depuis 1992 du côté nord. En Gaspésie, dans les zones 20A et 20B, les rendements étaient équivalents à ceux de 1998 et sont au-dessus de la moyenne des 15 dernières années. Les rendements de la zone 21 tout comme ceux de la Côte-Nord (zones 15 et 16) sont demeurés stables en 1999 mais à des niveaux 2 à 3 fois moins élevés que dans les zones 20A et 20B. Nous n’avons pas de mesures de rendements pour les zones 17 (Anticosti), 18 (Côte-Nord) et 19 (Gaspé-Nord). En 1999, suite à l’augmentation de la taille minimale légale, la taille moyenne des homards capturés s’est accrue d’environ 3 mm par rapport à 1996 aux Îles-de-la-Madeleine et en Gaspésie et d’environ 2 mm sur la Côte-Nord. Les taux d’exploitation demeurent élevés aux Îles-de-la-Madeleine (autour de 70 %), en Gaspésie (autour de 75 %) et probablement aussi sur la Côte-Nord. Ils ont augmenté depuis 1995, malgré un contrôle de l’effort nominal, accentuant la dépendance de la pêche sur le recrutement annuel. Le taux d’exploitation est plus faible à l’Île d’Anticosti (environ 20 %). Depuis l’augmentation de la taille minimale de capture de 3 mm, le niveau de production d’œufs par recrue calculé se serait accru de 26 % aux Îles-de-la-Madeleine et de 40 % en Gaspésie par rapport à celui de 1996. Un accroissement de 100 % est visé. Aux Îles-de-la-Madeleine et en Gaspésie, les indices de prérecrues étaient à la hausse suggérant que les niveaux des débarquements en 2000 pourraient être comparables à ceux de 1999. Cependant, la précision des indices de recrutement doit encore être améliorée afin d’accroître la fiabilité des prévisions.

GENDRON, L., S. BRULOTTE, C. CYR, G. SAVARD, 1998. Développement de la pêche et état de la ressource de crabe commun (Cancer irroratus) en Gaspésie et aux Iles-de-la-Madeleine (Québec) de 1995 à 1997. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2248, 37 p.

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L'exploitation du crabe commun le long de la côte atlantique canadienne est relativement récente. Elle a débuté de façon expérimentale dans le sud du golfe du Saint-Laurent en 1974. Au Québec, le développement de marchés a été plus tardif et la pêche n'a réellement débuté qu'en 1988. Cependant, après seulement deux années d'exploitation, faute d'acheteurs, les activités de pêche ont pratiquement cessé. L'exploitation de crabe commun a cependant pris un second envol en 1995. Au tout début de l'exploitation, le Ministère des Pêches et des Océans (MPO) a mis sur pied un plan de gestion visant à contrôler le développement de cette nouvelle pêche et à maintenir le potentiel reproducteur de la population. La pêche est présentement réglementée par une taille minimale de capture fixée à 102 mm (4 po.) de largeur de carapace, l'interdiction de débarquer les femelles, l'utilisation d'un engin sélectif minimisant les captures accidentelles de homard, et la limitation du nombre de casiers. Le nombre de permis est limité et dans certains secteurs, les prises le sont également. En 1997, les débarquements de crabe commun au Québec ont atteint 1 040 t, une augmentation de 51 % par rapport à 1996. En Gaspésie, les débarquements ont totalisé 592 t, ce qui représente 57 % des débarquements du Québec. En 1997, aux Îles-de-la-Madeleine, les débarquements ont augmenté de 125 % comparativement à 1996. Ils ont atteint 448 t, comptant pour 43 % des débarquements du Québec. La pêche au crabe commun est encore en expansion et l'ouverture en 1997 de nouvelles zones de pêche a contribué à l'augmentation des débarquements. En Gaspésie, les taux de capture ont diminué depuis 1995, et ce, de façon importante dans certaines zones. Aux Îles-de-la-Madeleine, les taux de capture ont aussi diminué en 1997 par rapport à 1996, mais demeurent cependant semblables à ceux observés en 1995. La diminution des taux de capture peut refléter un effet de déplétion de la biomasse accumulée de ces stocks vierges. Elle pourrait également être due à des changements dans les patrons spatio-temporels de pêche en relation avec les déplacements saisonniers du crabe commun, ou à des changements dans les patrons d'abondance qui pourraient être cycliques. Il est présentement difficile de déceler à coup sûr des effets de l'exploitation. Nous insistons sur la nécessité de développer lentement et prudemment cette exploitation en raison des inquiétudes soulevées quant à l'impact possible de l'exploitation du crabe commun sur le homard. Les deux espèces montrent suffisamment d'interactions pour justifier une gestion serrée et prudente de la pêche au crabe commun.

GENDRON, L., J.-P. DALLAIRE, G. SAVARD, 1995. Lobster on the Québec coast (fishing areas 15 to 22). Pages 27-54 in L. Savard (ed.). Status report on invertebrates in 1994 : crustaceans and molluscs on the Québec coast, northern shrimp and zooplankton in the estuary and Gulf of St. Lawrence. DFO (Can. Manuscr. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2323).

GENDRON, L., J.-P. DALLAIRE, G. SAVARD, 1995. Homard des côtes du Québec (zones de pêche 15 à 22). Pages 28-56 in L. Savard (éd.). Rapport sur l'état des invertébrés en 1994 : crustacés et mollusques des côtes du Québec, crevette nordique et zooplancton de l'estuaire et du golfe du Saint-Laurent. MPO (Rapp. manus. can. sci. halieut. aquat., 2323).

GENDRON, L., J.-P. DALLAIRE, G. SAVARD, 1994. État des stocks de homard des côtes du Québec et analyse des problématiques régionales. MPO, Pêches de l'Atlantique, Document de recherche, 94/7, 68 p.

Les débarquements de homard au Québec ont augmenté régulièrement au cours des 20 dernières années, atteignant 3835 t en 1992. En 1993, ils ont chuté de 7 % par rapport à l'année dernière, atteignant 3552 t. Aux Îles-de-la-Madeleine, les débarquements ainsi que les indices d'abondance provenant de l'échantillonnage en mer et des pêcheurs-repères ont montré une diminution par rapport à 1992. Malgré cette diminution, les niveaux des débarquements et de l'abondance sont encore très élevés, si l'on considère les cinquante dernières années. Les indices de recrutement obtenus de l'échantillonnage en mer, i.e. les PUE des prérecrues (67-75 mm LCT) sont plus faibles en 1993 qu'ils ne l'étaient en 1992. Une diminution de cet indice en 1993 laisse présager une diminution des débarquements pour 1994. En Gaspésie, en 1993, les débarquements ont diminué de 10 %. Les indices d'abondance obtenus du programme pêcheurs-repères ont aussi montré une diminution en 1993 par rapport à 1992. Les PUE de l'échantillonnage commercial, quoique légèrement plus élevées qu'en 1992, restent faibles en début de saison, si l'on compare à la moyenne des 8 dernières années. Les printemps ont été plus froids ces deux dernières années, ce qui a pu réduire la capturabilité du homard en début de saison. La prédiction des débarquements de homard une année à l'avance pour la Gaspésie, basée sur la relation entre le nombre de prérecrues l'année précédente ne semble pas aussi évidente qu'aux Îles-de-la-Madeleine. Il est donc difficile de prévoir ce qui se passera en 1994. On attribue l'augmentation récente des débarquements à une plus grande biomasse de homard sur les fonds. Le fait que l'augmentation des débarquements ait été observée sur l'ensemble de l'aire de distribution du homard, laisse croire à l'influence de variables communes ayant favorisé le recrutement du homard à grande échelle. On croît aussi que l'augmentation récente des débarquements peut s'expliquer en partie par une augmentation de certaines composantes de l'effort de pêche, ayant notamment permis l'exploitation de nouveaux fonds. De façon générale, les taux d'exploitation que subissent les populations de homard des côtes du Québec sont élevées et se traduisent par la dépendance du succès de la pêche sur l'abondance des homards qui atteignent la taille commerciale une année donnée. Cette situation de dépendance apparaît plus grande en Gaspésie qu'aux Îles-de-la-Madeleine. Des efforts de recherche sont présentement déployés dans le but de prévoir, plusieurs années à l'avance (1 à 4 ans), le recrutement à la pêche.

MUNRO, J., G. SAVARD, 1991. Physical performance of a single versus a dual inflow rearing tank for fish and crustacean larvae. Pages 372-376 in P. Lavens, P. Sorgeloos, E. Jaspers & S. Ollevier (ed.). LARVI '91 : Fish & Crustacean Larviculture Symposium. European Aquaculture Sociey, Gent, Belgium (Special publication, 15) .