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Bibliographie de l'Institut Maurice-Lamontagne

Chantale MÉTHOT

GRÉGOIRE, F., C. LÉVESQUE, J.-L. BEAULIEU, C. MÉTHOT, M.-H. GENDRON, 2007. Résultats du relevé des œufs de maquereau bleu (Scomber scombrus L.) réalisé dans le sud du golfe du Saint-Laurent en 2006 ; Results of the Atlantic mackerel (Scomber scombrus L.) egg survey conducted in the southern Gulf of St. Lawrence in 2006. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche ; DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document, 2007/073, 76 p.

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Un relevé pour évaluer la biomasse reproductrice du maquereau bleu (Scomber scombrus L.) par l’échantillonnage des œufs a été réalisé dans le sud du golfe du Saint- Laurent entre le 28 juin et le 8 juillet 2006. De très faibles abondances d’œufs, de moins de 10 œufs/m2, ont été mesurées chez près de 75 % des stations échantillonnées. Les plus fortes abondances ont été observées aux stations situées à l’ouest des Îles-de-la-Madeleine. Ces stations étaient associées à des températures de l’eau (couche 0-10 m) se situant entre 9,3 °C et 12,3 °C. La production moyenne d’œufs pour l’ensemble de la zone échantillonnée a été évaluée à 7,4 œufs/m2, et la production totale, à 5,12 x 1011 œufs. À ces productions d’œufs est associée une biomasse reproductrice de 54 133 t, soit la plus faible valeur à être mesurée depuis 1979. Le relevé de 2006 a été réalisé vers la fin de la saison de reproduction comme l’indiquent la courbe de production quotidienne d’oeufs, les températures élevées de l’eau, entre 9,3 °C et 16,7 °C, et la présence de larves à presque toutes les stations. En tenant compte de ces résultats, la biomasse évaluée en 2006 serait plutôt associée à la portion du stock s’étant reproduit à la toute fin de la saison de ponte et non à l’ensemble du stock. Dans le but d’améliorer l’évaluation d’abondance du maquereau, nous suggérons que le relevé soit réalisé à des dates plus appropriées. Celui de 2006 n’a pu être réalisé plus tôt en raison d’un conflit dans la gestion des temps de navires. Nous suggérons aussi que le relevé couvre le plateau néo-écossais compte tenue des changements récents de routes de migration du maquereau.

GRÉGOIRE, F., C. LÉVESQUE, J.-L. BEAULIEU, C. MÉTHOT, M.-H. GENDRON, 2007. Pêche et biologie du maquereau bleu (Scomber scombrus L.) des sous-régions 3 et 4 de l’OPANO en 2006 ; Atlantic mackerel (Scomber scombrus L.)fishery and biology for NAFO Subareas 3 and 4 in 2006. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche ; DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document, 2007/067, 136 p .

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En 2006, les débarquements préliminaires de maquereau bleu (Scomber scombrus L.) dans le nord-ouest de l’Atlantique se sont chiffrés à 96 272 t, ce qui représente une baisse de 66 t par rapport à 2005 et de 12 547 t par rapport à 2004. Un total de 38 155 t ont été débarquées dans l’est du Canada dont 34 884 t à Terre-Neuve seulement. Les débarquements réels réalisés en eaux canadiennes en 2006 devraient être plus élevés puisque les données de pêche du Nouveau-Brunswick, de l’Île-du-Prince-Édouard et de la Nouvelle-Écosse n’étaient pas toutes comptabilisées au moment de l’évaluation. Les débarquements américains se sont chiffrés en 2006 à 58 117 t, soit une hausse de 17 100 t par rapport à 2005. En tenant compte des captures réalisées par les navires étrangers en eaux américaines et canadiennes, le partage de la ressource entre les deux pays s’élèverait à 75 % en faveur des Etats-Unis si ce calcul était basé sur les débarquements totaux réalisés entre 1960 et 2005 et à 52 % à partir de la moyenne des proportions annuelles des débarquements de chaque pays. En ne considérant que les captures domestiques américaines et canadiennes, ces valeurs passeraient respectivement à 64 % et 70 % en faveur du Canada. À Terre-Neuve, la plupart des débarquements de la côte ouest ont été réalisés dans les zones unitaires 4Rd, 4Rb et 4Rc avec des tonnages respectifs de 8 159 t, 3 139 t et 2 617 t. Sur la côte est de Terre-Neuve, les plus importants débarquements ont été réalisés dans les zones unitaires 3Kh, 3Lb et 3Kd avec des valeurs respectives de 11 705 t, 3 265 t et 3 243 t. Les autres zones unitaires en importance, avec plus de 1 000 t chacune, ont été 3La sur la côte est de Terre-Neuve et 4Tf aux Îles-de-la-Madeleine avec respectivement 1 912 t et 1 046 t. Depuis le début des années 2000, les débarquements canadiens ont été fortement dominés par les poissons de la classe d’âge de 1999. Entre 2001 et 2004, les poissons de cette classe d’âge ont compté pour 45 % à 77 % de toutes les captures en nombre, du jamais vu depuis la fin des années 1960. Cependant, l’importance relative de cette classe-d’âge a chuté rapidement en 2005 et 2006 en faveur de la classe d’âge de 2003. Entre 2000 et 2003, les débarquements annuels attribués à la classe d’âge de 1999 ont varié de 4 927 t à 35 970 t. Ils sont passés de 30 792 t et 24 805 t en 2004 et 2005 à seulement 6 429 t en 2006. Malgré les incertitudes toujours existantes associées aux statistiques de la pêche, il apparaît que la forte classe d’âge de 1999 ne contribue plus beaucoup ni à la pêche ni au stock reproducteur. Les captures de 2007 ne devraient donc pas excéder celles des dernières années et le TAC, qui est de beaucoup supérieur aux plus hautes captures enregistrées, devrait être ramené à 50 000 t. Cependant, il est fort probable que des captures de cet ordre ne puissent être soutenues si les classes d’âge subséquentes à celle de 1999 s’avèrent d’abondance moyenne.