Contenu archivé

L’information archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.

Bibliographie de l'Institut Maurice-Lamontagne

Véronique LESAGE

DONIOL-VALCROZE, T., M.O. HAMMILL, VÉRONIQUE LESAGE, 2011. Information on abundance and harvest of eastern Hudson Bay beluga (Delphinapterus leucas) ; Information sur l’abondance et les prélèvements de bélugas de l’est de la Baie d’Hudson (Delphinapterus leucas). DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2010/121, 31 p.

Cliquer pour voir tout le texte

La chasse aux bélugas à des fins de subsistance par les communautés du Nunavik vise un mélange de deux populations: le stock de l'ouest de la baie d'Hudson (OBH) et celui de l'est de la baie d'Hudson (EBH). En 2010, les prises ont été constituées de 45 bélugas tués près de Sanikiluaq (îles Belcher), de 16 dans l'est de la baie d'Hudson, de 15 dans la baie d'Ungava, de 146 dans le détroit d'Hudson au printemps et de 58 à l'automne. Depuis 2009, il est présumé, sur la base des analyses génétiques, que tous les animaux tués dans l’est de la baie d'Hudson, 10 % des animaux tués au printemps et en été dans le détroit d’Hudson, et 20 % des animaux tués dans la baie d’Ungava et en automne dans le détroit d’Hudson sont des bélugas de l’EBH. Il est également présumé que 12 % des bélugas tués par les chasseurs de Sanikiluaq appartiennent au stock de l'EBH. Selon ces proportions, la chasse de 2010 équivaut à 51 bélugas de l'EBH. Un modèle de population intégrant les statistiques de chasse les plus à jour a été ajusté à l'aide de méthodes d'inférence bayésiennes aux estimations d'abondance obtenues à partir des relevés aériens, et a permis d’évaluer la population de 1985 à 4 118 individus avec un intervalle de crédibilité (IC) de 95 % de 2200–8765. La population aurait atteint son plus bas niveau en 2001 avec un effectif de 2 977 individus (IC 95 % 1970–4674). La population de 2010 a été estimée à 3034 individus (IC 95 % 1390–6181). Aux niveaux de capture actuels, la population semble être restée stable au cours des dernières années. D'après la modélisation, la proportion de bélugas abattus mais perdus est estimée à 56 % (IC 95 % 22–144 %) et le taux d'accroissement à 2,7 % par an (IC 95 % -3,1–8,5 %). Un prélèvement de 50 individus de l'EBH dans le futur aurait un risque de 50 % d'entraîner une diminution de la population. Une diminution du prélèvement à 10 individus de l'EBH réduirait la probabilité de déclin à 25 %. Inversement, la prise de 100 individus de l'EBH aurait 75 % de chances d'entraîner un déclin. Aucun scénario de chasse ne permettrait de réduire la probabilité de déclin à 5 % car même en l'absence totale de prélèvement de bélugas de l'EBH, la population aurait quand même 18% de chances de décliner. Cependant, le nombre d’individus qui peuvent être capturés sans provoquer une diminution de la population de bélugas de l’EBH dépend de la répartition des prises entre l’est de la baie d’Hudson, la baie d’Ungava et le détroit d’Hudson de même que des proportions chassées au cours du printemps, de l’été, et de l’automne. L'examen des échantillons prélevés sur les bélugas chassés dans le détroit d'Hudson, combinant l'âge des animaux et leur population d'origine déterminée à partir d'analyses génétiques, démontrent que la structure d'âge des bélugas provenant de l'EBH est fortement biaisée en faveur des animaux plus jeunes et contient peu d'individus plus âgés. Ces résultats pourraient indiquer une prise disproportionnée des jeunes bélugas de l'EBH, une pression de chasse trop intense sur le stock de l'EBH, ou les deux.

DONIOL-VALCROZE, T., V. LESAGE, J. GIARD, R. MICHAUD, 2011. Optimal foraging theory predicts diving and feeling strategies of the largest marine predator. Behav. Ecol., 22(4): 880-888.

[Résumé disponible seulement en anglais]
Accurate predictions of predator behavior remain elusive in natural settings. Optimal foraging theory predicts that breath-hold divers should adjust time allocation within their dives to the distance separating prey from the surface. Quantitative tests of these models have been hampered by the difficulty of documenting underwater feeding behavior and the lack of systems, experimental or natural, in which prey depth varies over a large range. We tested these predictions on blue whales (Balaenoptera musculus), which track the diel vertical migration of their prey. A model using simple allometric arguments successfully predicted diving behavior measured with data loggers. Foraging times within each dive increased to compensate longer transit times and optimize resource acquisition. Shallow dives were short and yielded the highest feeding rates, explaining why feeding activity was more intense at night. An optimal framework thus provides powerful tools to predict the behavior of free-ranging marine predators and inform conservation studies.©2011 Oxford University Press

ANDERWALD, P., A.K. DANIELSDOTTIR, T. HAUG, F. LARSEN, V. LESAGE, R.J. REID, G.A. VIKINGSSON, A.R. HOELZEL, 2011. Possible cryptic stock structure for minke whales in the North Atlantic : implications for conservation and management. Biol. Conser., 44: 2479-2489.

[Résumé disponible seulement en anglais]
The minke whale is the last of the great whale species to be hunted in significant numbers. Effective management must include an understanding of how genetic diversity is divided and distributed among putative local populations, and as for many migratory species, this is complicated for the minke whale by large-scale seasonal movement among geographic regions. The problem is that the geographic identity of breeding populations is not known, and instead these whales are predictably found and hunted where different breeding stocks may mix on seasonal feeding grounds. Here we use microsatellite DNA and mtDNA markers to investigate minke whale population structure across the species’ range in the North Atlantic. We found no evidence of geographic structure comparing putative populations in recognized management areas, though some limited structure had been indicated in earlier studies. However, using individual genotypes and likelihood assignment methods, we identified two putative cryptic stocks distributed across the North Atlantic in similar proportions in different regions. Some differences in the proportional representation of these populations may explain some of the apparent differentiation between regions detected previously. The implication would be that minke whales range extensively across the North Atlantic seasonally, but segregate to some extent on at least two breeding grounds. This means that established stock boundaries in the North Atlantic, currently used for management, should be re-considered to ensure the effective conservation of genetic diversity.©2011 Elsevier Ltd.

POMERLEAU, C., G. WINKLER, A.R. SASTRI, R.J. NELSON, S. VAGLE, V. LESAGE, S.H. FERGUSON, 2011. Spatial patterns in zooplankton communities across the eastern Canadian sub-Arctic and Arctic waters : Insights from stable carbon (δ 13C) and nitrogen (δ15N) isotope ratios. J. Plankton Res., 33(12): 1779-1792.

[Résumé disponible seulement en anglais]
This study defined the status quo of biogeographic domains and examined spatial patterns of stable isotopes (Sis) of carbon and nitrogen in relation to biophysical groupings to gain greater insight into how mesozooplankton may respond to continuous environmental change in the Canadian Arctic and sub-Arctic regions. Mesozooplankton communities were sampled during the summer of 2007 along a transect from Belle-Isle Strait, NFL, to Kugluktuk, NU (Canada), and during the early autumn of 2009 along a transect extending from Pelly Bay to Hall Beach, NU. Five broad water mass types corresponded to geographical regions. In general, we found relationships between water mass and species composition; however, this relationship was not always straightforward. Mesozooplankton community composition varied along the transect, revealing eight species assemblages. Calanus finmarchicus was abundant in the warmer and saltier Atlantic waters of the Labrador Sea, whereas Calanus hyperboreus, Calanus glacialis and Metridia longa were most abundant in the cold Arctic waters of Central Baffin Bay and in the eastern portion of the Canadian Arctic Archipelago. Nitrogen and carbon SI analysis revealed that δ15N (but not δ13C) varied spatially for C. glacialis, C. hyperboreus, Paraeuchaeta spp. And Themisto libellula. δ15N values were less enriched in Davis Strait and more enriched in the Gulf of Boothia. Seasonality, oceanic fronts and changes in the trophic structure at the base of each regional food web may explain some of the observed variability. This study represents the first broad-scale characterization of the composition and isotopic signatures for mesozooplankton communities ranging from the sub-Arctic Atlantic to the western Central Arctic Archipelago. Our study provides a baseline of the zooplankton community for monitoring species biogeographical range.©2011 Oxford University Press

BAILLEUL, F., V. LESAGE, M.O. HAMMILL, 2010. Spherical First Passage Time : A tool to investigate area-restricted search in three-dimensional movements. Ecol. Model., 221(13-14): 1665-1673.

[Résumé disponible seulement en anglais]
A better understanding of animal movements is of crucial importance for investigating numerous ecological issues. Developments in bio-logging technologies largely contributed to the observation and recording of animal displacements. Recently, several devices were developed to track animals in a three-dimensional space. However, given the larger number of variables, these advances generated new analytical problems and currently, few methods exist to analyse 3-D movements. In this study,wepresent a new technique, the Spherical First Passage Time (SFPT), to determine the scale of search behaviour in a volume. Building on the development of the First Passage Time (FPT) approach, SFPT measures the time required to cross a sphere along a 3-D path.Weused simulations as they provide an opportunity to better understand processes involved in a system. Moreover, they offer the advantage of considerably increasing sample size in cases where empiric data remain scarce. However, in order to be more realistic, simulations were constrained within the physiological and behavioural features inherent to a diving animal, in this case beluga whales. First, we modelled three-dimensional movements as a correlated random walk for which the vertical and horizontal dimensions were considered simultaneously. One restricted search event was included in each simulation. Spatial scales obtained with the SFPT approach were compared to those obtained from the classical FPT analysis over the corresponding horizontal path. Results indicate a significant difference between the two approaches, suggesting that, in most cases, an approach in 2-D misrepresents spatial scale of search behaviour occurring in 3-D. Although we tested the SFPT with the example of a diving marine mammal, we argue that this method is applicable for all animals moving in a three-dimensional space.© 2010 Elsevier B.V.

LESAGE, V., Y. MORIN, E. RIOUX, C. POMERLEAU, S.H. FERGUSON, E. PELLETIER, 2010. Stable isotopes and trace elements as indicators of diet and habitat use in cetaceans : predicting errors related to preservation, lipid extraction, and lipid normalization. Mar. Ecol. Prog. Ser., 419: 249-265.

[Résumé disponible seulement en anglais]
Accurately predicting errors related to preservation, lipid extraction, and lipid normalization on chemical tracers would enable the use of archived samples in long-term studies of trophic ecology and habitat use of aquatic species. We determined whether stable carbon and nitrogen isotope ratios and concentrations of 14 trace elements can be accurately predicted from dimethyl sulfoxide (DMSO)-preserved mammal skin, which would provide equivalent estimates to that from unpreserved tissue. We tested 3 lipid-correction approaches for applicability to cetacean skin, a largely unexplored taxon and tissue, and provide a model for evaluating impacts of errors from lipid extraction or normalization on diet composition estimated using isotopic mixing models. DMSO had unpredictable effects on trace element concentrations, rendering DMSO-preserved samples inefficient for retrospective studies. However, lipid extraction and DMSO preservation resulted in predictable and similar, although not identical, effects on isotopic signatures across 4 cetacean species with different skin structure and thickness, making correction for these effects a potentially viable alternative to lipid and DMSO extraction. Generally, lipid-normalization models were reliable when applied to cetacean skin, as errors were similar to those from other species or tissues. Because model fit generally improved with data specificity, developing tissue- and species-specific parameters and equations is probably more important than model choice, although the mass-balance model was considered the most robust across aquatic vertebrates and tissues. The effects of errors associated with the various treatments and lipid normalization on isotopic mixing results increased as the isotopic distance among prey sources decreased, suggesting that empirical corrections as an alternative to d13C determination from lipid-extracted duplicate samples need to be evaluated a priori relative to study objectives and anticipated results.©2010 Inter-Research

ARCHAMBAULT, P., P.V.R. SNELGROVE, J.A.D. FISHER, J.M. GAGNON, D.J. GARBARY, M. HARVEY, E.L. KENCHINGTON, V. LESAGE, M. LEVESQUE, C. LOVEJOY, D.L. MACKAS, C.W. MCKINDSEY, J.R. NELSON, P. PEPIN, L. PICHE, M. POULIN, 2010. From Sea to Sea: Canada's Three Oceans of biodiversity. PLoS ONE, 5(8): 1-26.

[Résumé disponible seulement en anglais]
Evaluating and understanding biodiversity in marine ecosystems are both necessary and challenging for conservation. This paper compiles and summarizes current knowledge of the diversity of marine taxa in Canada's three oceans while recognizing that this compilation is incomplete and will change in the future. That Canada has the longest coastline in the world and incorporates distinctly different biogeographic provinces and ecoregions (e.g., temperate through ice-covered areas) constrains this analysis. The taxonomic groups presented here include microbes, phytoplankton, macroalgae, zooplankton, benthic infauna, fishes, and marine mammals. The minimum number of species or taxa compiled here is 15,988 for the three Canadian oceans. However, this number clearly underestimates in several ways the total number of taxa present. First, there are significant gaps in the published literature. Second, the diversity of many habitats has not been compiled for all taxonomic groups (e.g., intertidal rocky shores, deep sea), and data compilations are based on short-term, directed research programs or longer-term monitoring activities with limited spatial resolution. Third, the biodiversity of large organisms is well known, but this is not true of smaller organisms. Finally, the greatest constraint on this summary is the willingness and capacity of those who collected the data to make it available to those interested in biodiversity meta-analyses. Confirmation of identities and intercomparison of studies are also constrained by the disturbing rate of decline in the number of taxonomists and systematists specializing on marine taxa in Canada. This decline is mostly the result of retirements of current specialists and to a lack of training and employment opportunities for new ones. Considering the difficulties encountered in compiling an overview of biogeographic data and the diversity of species or taxa in Canada's three oceans, this synthesis is intended to serve as a biodiversity baseline for a new program on marine biodiversity, the Canadian Healthy Ocean Network. A major effort needs to be undertaken to establish a complete baseline of Canadian marine biodiversity of all taxonomic groups, especially if we are to understand and conserve this part of Canada's natural heritage.©2010PLoS one.

DUFRESNE, M.M., H. FROUIN, S. PILLET, V. LESAGE, S. DE GUISE, M. FOURNIER, 2010. Comparative sensitivity of Harbour and Grey Seals to several environmental contaminants using in vitro exposure. Mar. Pollut. Bull., 60(3): 344-349.

[Résumé disponible seulement en anglais]
In this study, we investigated the effects of cadmium chloride (CdCl2), mercury chloride (HgCl2), methylmercury chloride (CH3HgCl), and PCBs on lymphocyte proliferation in phocids. PBMCs isolated from harbour and grey seals were exposed in vitro to varying concentrations of contaminants. A reduction of viability occurred when cells were exposed to 10-4 M HgCl2 or CH3HgCl or to 50 ppm of Aroclor 1254. In both grey and harbour seals, T-lymphocyte proliferation was suppressed when their cells were incubated with 5 × 10-5 M CdCl2 or 10-4 M HgCl2. An inhibition of proliferation occurred with CH3HgCl from 10-6 M in grey seals and from 10-5 M in harbour seals. In grey seals, Aroclor 1254 reduced lymphocyte proliferation at 15 ppm. In both harbour and grey seals, CH3HgCl was ten times more immunotoxic that HgCl2. From IC50, chemicals were ranked in terms of toxicity as followed: CH3HgCl > CdCl2 > HgCl2 > Aroclor 1254.©2009 Elsevier Ltd.

HAMMILL, M., V. LESAGE, J.-F. GOSSELIN, 2009. Évaluation du stock de bélugas du nord du Québec (Nunavik) (Delphinapterus leucas). MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Avis scientifique, 2009/016, 13 p.

Cliquer pour voir tout le texte

LEWIS, A.E., M.O. HAMMILL, M. POWER, D.W. DOIDGE, V. LESAGE, 2009. Movement and aggregation of eastern Hudson Bay beluga whales (Delphinapterus leucas) : a comparison of patterns found through satellite telemetry and Nunavik traditional ecological knowledge. Arctic, 62(1): 13-24.

Les connaissances écologiques traditionnelles (CÉT) consistent en l'ensemble des connaissances, de l'expérience et des valeurs des communautés de subsistance, tandis que la science occidentale s'appuie sur la mise à l'épreuve d'hypothèses dans le but d'obtenir de l'information sur les processus naturels. Bien que ces deux démarches permettent d'obtenir d'importants renseignements sur l'écologie, peu d'études ont établi une comparaison directe entre ces deux démarches. Nous avons comparé des données sur les mouvements et le rassemblement des bélugas, données obtenues à partir de CÉT prélevées au moyen d'entrevues (n=3253) ainsi qu'à partir de résultats de télémétrie par satellite sur 30 baleines marquées dans l'est de la baie d'Hudson, au Canada, à l'aide de systèmes d'information géographique (SIG) qui ont permis le formatage commun des ensembles de données. Pendant l'été, les centres de rassemblement en estuaire étaient évidents dans les deux ensembles de données. L'utilisation intensive des zones au large en ce qui a trait aux données de télémétrie, où 76 % des localisations se situaient à plus de 15 km du continent québécois, n'était pas évidente dans le cas des données des CÉT, où seulement 17 % des résultats indiquaient des localisations au large. L'indice de similarité de Morisita indiquait que la répartition des données obtenues par CÉT et par télémétrie variait d'une saison à l'autre, la similarité la plus grande ayant été atteinte l'hiver (0,74). Les données de localisation et de mouvement découlant de l'étude de télémétrie étaient limitées par la petite taille de l'échantillon et les courtes durées de déploiement des étiquettes, tandis que les données provenant des CÉT étaient biaisées par l'espace à couvrir et les habitudes de déplacement sur la côte. Bien que les deux ensembles de données puissent fournir de l'information complémentaire, tous deux possèdent des faiblesses qu'il y a lieu de reconnaître lorsque ces données sont adaptées à des fins de gestion des ressources.©2009 The Arctic Institute of North America

HAMMILL, M., V. LESAGE, J.-F. GOSSELIN, 2009. Évaluation du stock de béluga du nord du Québec (Nunavik) (Delphinapterus leucas). MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Avis scientifique, 2009/076, 8 p.

Cliquer pour voir tout le texte

LESAGE, V., 2009. Avis sur la désignation de l'habitat essentiel des bélugas du Saint-Laurent (Delphinapterus leucas). MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Avis scientifique, 2009/070, 9 p.

Cliquer pour voir tout le texte

HAMMILL, M., V. LESAGE, J.-F. GOSSELIN, 2009. Stock assessment of Northern Quebec (Nunavik) Beluga (Delphinapterus leucas). DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Science Advisory Report, 2009/076, 7 p.

Cliquer pour voir tout le texte

LESAGE, V., 2009. Advice relevant to the identification of critical habitat for St. Lawrence Beluga (Delphinapterus leucas). DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Science Advisory Report, 2009/070, 8 p.

Cliquer pour voir tout le texte

HAMMILL, M., V. LESAGE, J.-F. GOSSELIN, 2009. Stock assessment of northern Quebec (Nunavik) beluga (Delphinapterus leucas). DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Science Advisory Report, 2009/016, 13 p.

Cliquer pour voir tout le texte

GOSSELIN, J.-F., V. LESAGE, M. HAMMILL, 2009. Index estimates of abundance for beluga in eastern Hudson Bay, James Bay and Ungava Bay in Summer 2008 ; Indices de l'abondance des bélugas dans l'est de la baie d'Hudson, la baie James et la baie d'Ungava à l'été 2008. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2009/006, 25 p.

Cliquer pour voir tout le texte

La gestion des bélugas chassés au Nunavik repose sur l'estimation de l'abondance des stocks y passant l'été, soit les stocks de la baie d'Ungava et de l'est de la baie d'Hudson qui sont tous deux en danger de disparition. Des relevés systématiques aérien d'échantillonnage en ligne pour estimer l'abondance des bélugas furent complétés dans la baie James, l'est de la baie d'Hudson et la baie d'Ungava du 20 juillet au 28 août 2008. Les vols suivaient des lignes d'orientation est-ouest avec un espacement de 18.5 km dans toutes les strates sauf dans la partie centrale de l'est de la baie d'Hudson, zone de couverture intense où l'espacement était réduit de moitié, i.e. 9.3 km, et où la strate fut survolée deux fois. Un total de 279 groupes de bélugas furent détectés entre les distances perpendiculaires au trajet de l'avion de 120 m à 2880 m. Le modèle "hazard-rate" (AIC = 4145.3), avec un plus bas critère d'information d'Akaike (AIC) que le modèle demi-normale ("halfnormal", AIC = 4156.9), ajusté sur la distribution des distances perpendiculaires non-regroupées a fourni une demi-largeur de bande de détection efficace de 839 m (cv = 0.08). Les indices d'abondance n'ont pas été corrigés pour le biais de disponibilité pour les animaux en plongée ni pour le biais de détection des observateurs. Un total de 214 groupes avec une taille moyenne de 3.99 (cv = 0.31) furent détectés sur 4 279 km de lignes dans la baie James produisant ainsi un indice d'abondance de 9292 (cv = 0.64). Un seul animal détecté sur 1246 km de survol dans la zone de faible couverture de l'est de la baie d'Hudson a produit à un indice d'abondance de 13 (cv = 1.02). Un groupe de 3 animaux détecté sur 82 km a produit un indice d'abondance de 15 (cv = 1.03) dans le Lac Guillaume-Delisle (Richmond Gulf). Il y a eu 2.8 fois plus de bélugas détectés lors du premier relevé que lors du second relevé de la zone de couverture intense de l'est de la baie d'Hudson, avec respectivement 107 groupes de taille moyenne de 2.97 (cv = 0.13) et 45 groupes de taille moyenne de 2.49 (cv = 0.30) pour le premier et le second relevé. Les indices d'abondance respectifs de 1797 (cv = 0.27) et de 657 (cv = 0.38) pour le premier et second relevé correspondent à un indice moyen pondéré pour l'effort de 1237 (cv = 0.46). Aucune baleine fut observée dans les estuaires de la rivière Nastapoka et de la Petite-Rivière-à-la-baleine pendant les relevés côtiers. L'addition des indices d'abondance de la zone de faible couverture et du Lac Guillaume-Delisle à la moyenne pondérée des deux relevés de la zone de couverture intense ont produit un indice d'abondance de 1265 (cv = 0.45) pour l'ensemble de l'est de la baie d'Hudson. Aucun béluga ne fut détecté dans la baie d'Ungava malgré 4334 km de lignes survolées au large des côtes, les relevés côtiers et le survol des estuaires des rivières Mucalic, False, George et Koksoak. Aucun béluga ne fut détecté pendant le relevé côtier du détroit d'Hudson de Quaqtaq à Inukjuak réalisé le 27 et 28 août. Ceci est le cinquième relevé visuel systématique de la baie James et de l'est de la baie d'Hudson. Les variations dans les indices d'abondance de surface entre les années et entre les relevés de la zone de couverture intense dans l'est de la baie d'Hudson en 2008 illustrent les défis liés à l'estimation d'abondance de petites populations avec des distributions regroupées.

LESAGE, V., D. BAILLARGEON, S. TURGEON, D.W. DOIDGE, 2009. Harvest statistics for beluga in Nunavik, 2005-2008 ; Statistiques de chasse au béluga au Nunavik, 2005-2008. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2009/007, 25 p.

Cliquer pour voir tout le texte

Les communautés du Nunavik ont traditionnellement chassé le béluga dans l’est de la Baie d’Hudson, le Détroit d’Hudson et la Baie d’Ungava dans le nord du Québec. Les statistiques de chasse ont été colligées depuis maintenant 35 ans. Les informations récoltées entre 1974 et 2004 ont été résumées dans deux rapports précédents (Lesage et al. 2001, Lesage & Doidge 2005). Le présent rapport procure une mise à jour de ces informations pour la période 2005–2008. Le niveau de chasse a progressivement décliné d'une moyenne de 450 bélugas/an avant l'introduction des quotas en 1986, à une moyenne de 258 bélugas/an durant 1986–2000, 175 bélugas/an en 2001–2004, et 161 bélugas/an en 2005–2008. Le respect des mesures de gestion s’est amélioré après 2002, tel que l'indique une transmission accrue d’information via les rapports hebdomadaires, une meilleure participation au programme d’échantillonnage, et une réduction globale des prises dans toutes les régions du Nunavik. Malgré ces améliorations, les quotas ont été surpassés presque chaque année et dans chaque région. Le détroit d’Hudson était historiquement et demeure le lieu des plus grandes prises durant 2005–2008, représentant 69–92 % des bélugas tués par les communautés du Nunavik. Un changement notable pour la période 2005–2008 par rapport aux années précédentes a été le nombre élevé de communautés chassant dans le détroit d’Hudson et l'apparition de chasse dans des aires non traditionnelles. Bien que les individus blancs aient été prépondérants dans la chasse, avec 59 % de l’ensemble des prises, les bélugas gris, incluant les individus gris foncés, représentaient 41%nbsp;% des bélugas tués en 2005–2008. La composition de la chasse indique aussi que les femelles ont été tuées aussi souvent, sinon plus souvent que les mâles. Ceci était particulièrement vrai pour les bélugas gris, chez qui les femelles ont été tuées au moins deux fois plus souvent que les mâles. Les bélugas plus âgés étaient relativement rares dans les prises durant 1993–2008 comparé aux chasses menées durant les années 1980s, ce qui a mené à des distributions dont la médiane d'âge était de 19 à 20 ans selon les périodes, comparé à 26 ans durant les années 1980s. Les bélugas tués dans le détroit d'Hudson durant les années 1990s et 2000s étaient légèrement plus âgés que ceux tués dans l'est de la baie d'Hudson.

HAMMILL, M., M.C.S. KINGSLEY, V. LESAGE, J.-F. GOSSELIN, 2009. Abundance of eastern Hudson Bay belugas;Évaluation de l’abondance des belugas de l’est de la Baie d’Hudson. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2009/009, 22 p.

Cliquer pour voir tout le texte

Au cours d’évaluations précédentes, un modèle de population intégrant des données fondées sur la densité ainsi que des données sur les captures totales a été adapté aux estimations de l’abondance des bélugas obtenues à partir de relevés aériens. Dans cette évaluation, un modèle exponentiel simple intégrant les données sur les captures a également été adapté aux estimations des relevés aériens de l’abondance en utilisant des méthodes bayésiennes. Dans les premières évaluations, les deux approches ont produit des résultats semblables. Selon l’ancien modèle, la population est estimée à 3 900 individus en 1985, comparativement à une population estimée à 4 100 individus selon le nouveau modèle. En 2008, la population estimée avait diminué pour atteindre 3 200 et 3 000 individus en utilisant respectivement l’ancien modèle et le nouveau. Il est recommandé d’utiliser le modèle adapté à l’aide des méthodes bayésiennes lors de futures évaluations, parce que la population actuelle est beaucoup plus petite par rapport aux niveaux d’origine de la population, de sorte que les effets des facteurs fondés sur la densité devraient être limités et que l’approche bayésienne offre une approche plus rigoureuse pour réduire l’incertitude concernant la dynamique de cette population et qu’est fondée sur la distribution postérieure complète à variables multiples des estimations de paramètres. Traditionnellement, les bélugas de l’est de la baie d’Hudson représentaient respectivement 12 %, 21 % et 13 % des captures dans les îles Belcher, le détroit d’Hudson et la baie d’Ungava. Des analyses plus récentes donnent à penser que la proportion de bélugas de l’est de la baie d’Hudson lors de la capture du printemps dans le détroit d’Hudson est moindre que la proportion de bélugas capturés à l’automne. Dans l’ensemble, la proportion dans l’échantillon de bélugas de l’est de la baie d’Hudson a diminué de 9 %. Aucun changement n’a été apporté aux hypothèses des modèles parce que la distribution saisonnière des échantillons recueillis aux fins d’analyses de l’ADN n’a pas eu d’incidence sur la distribution saisonnière de la récolte.

HAMMILL, M., V. LESAGE, 2009. Seasonal movements and abundance of beluga in northern Quebec (Nunavik) based on weekly sightings information ; Renseignements sur les déplacements saisonniers et l’abondance du béluga dans le nord du Québec (Nunavik) d’après les observations hebdomadaire. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2009/010, 18 p.

Cliquer pour voir tout le texte

Le ministère des Pêches et des Océans assure la tenue d’un système de déclaration des prélèvements dans les 14 villages situés dans le nord du Québec (Nunavik). Les données sur le nombre d’individus déclarés « abattus », « abattus et perdus » et « observés » sont enregistrées sur une base hebdomadaire. On a examiné les rapports sur le nombre de bélugas observés par les chasseurs pour déterminer s’ils peuvent être utilisés pour étudier les habitudes de déplacement saisonnier et pour déterminer si des tendances inhabituelles ont été observées ces dernières années. Dans la baie d’Ungava, on observe plus d’individus au printemps que pendant le reste de l’année mais, dans l’ensemble, le nombre d’individus observés est bas. On note des observations de bélugas tout au long de l’été, et celles-ci se poursuivent à l’automne. Le plus grand nombre d’individus déclarés a été observé dans le détroit d’Hudson. On a rapporté la présence de bélugas dans cette zone en mai ; par la suite, le nombre d’observations a augmenté rapidement en juin, puis a diminué avec peu ou aucun individu observé à la fin de juillet, en août et en septembre. Les rapports indiquent une augmentation du nombre de bélugas dans la zone du détroit d’Hudson à partir d’octobre. Dans la baie d’Hudson, peu d’individus ont été observés au printemps, mais les rapports indiquent que le nombre de bélugas observés a augmenté au début de l’été, atteignant un pic de la mi-juillet jusqu’au début d’août. On a noté une augmentation des observations à la mi-octobre, en particulier dans la partie nord-est de la baie d’Hudson. On observe une variabilité interannuelle considérable dans le nombre d’individus qui ont été observés, sans qu’il n’y ait toutefois de tendance nette. Dans le détroit d’Hudson, il semble y avoir eu un changement dans le pic des observations automnales, celui-ci passant d’octobre à novembre.

MOSNIER, A., V. LESAGE, J.-F. GOSSELIN, S. LEMIEUX LEFEBVRE, M.O. HAMMILL, T. DONIOL-VALCROZE, 2009. Information relevant to the documentation of habitat use by St. Lawrence Beluga (Delphinapterus leucas), and quantification of habitat quality ; Information pertinente à la documentation de l'utilisation de l'habitat par le béluga du St-Laurent (Delphinapterus leucas) et à la quantification de la qualité de l'habitat. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2009/098, 39 p.

Cliquer pour voir tout le texte

La taille de la population et l’aire de répartition actuelle du béluga du St Laurent ne représentent qu’une fraction de celles établies historiquement. Le coeur de leur aire de répartition est centré sur la rivière Saguenay, et est désormais compris entre Battures-aux-Loups-Marins et Rivière- Portneuf / Rimouski dans l'estuaire, et Baie Ste-Marguerite dans la rivière Saguenay. Les aires de concentration hors de cette zone varient saisonnièrement, tout comme durant les années 1930, mais sont désormais restreintes à une zone comprise entre les Battures-aux-Loups- Marins et Sept-îles / Cloridorme (alors qu’elle s’étendait de l’ouest de Québec à Natashquan durant les années 1930), avec que de rares observations dans la Baie des Chaleurs. L’étendue de l’aire de répartition du béluga du Saint-Laurent est faible si on la compare aux autres populations de béluga, et elle l’est encore plus en été. Le calendrier et l’étendue des mouvements saisonniers des bélugas sont vraisemblablement dictés par au moins trois éléments clés : la glace, le risque de prédation, et la disponibilité de nourriture. Cependant, on ne sait pas grand-chose de la répartition des bélugas en dehors de la saison estivale. Les connaissances actuelles suggèrent une ségrégation spatiale basée sur le sexe et la classe d'âge des individus qui semble typique chez cette espèce durant l'été. L'estuaire moyen, où les femelles accompagnées de veaux et de juvéniles se concentrent, est probablement un habitat important pour le soin des jeunes et la mise bas. Les raisons de cette ségrégation sexuelle et les caractéristiques de l'habitat qui sont essentielles à la survie des femelles, des veaux et des juvéniles dans ce secteur ne sont pas clairement définies. De plus, les individus de cette espèce tendent à se regrouper dans l'embouchure de certaines rivières en été, ce qui suggère qu'elles constituent une part essentielle de l'habitat du béluga. Les fonctions de ces aires demeurent cependant incertaines. Au sein de leur aire de répartition saisonnière, il existe plusieurs aires plus petites où les bélugas sont présents sur une base régulière ou dans lesquelles ils passent une proportion relativement importante de leur temps. Plusieurs d’entre elles ont été identifiées pour la période estivale. Cependant, la compréhension actuelle des fonctions et des éléments clés de ces habitats, de leur utilisation ou des mouvements des bélugas des uns aux autres, ne permet pas d’estimer leur importance relative pour la survie de la population. Considérant la faible étendue de la répartition actuelle par rapport aux valeurs historiques, il est fort probable qu’une dégradation des caractéristiques clés des habitats ou une réduction de la disponibilité des habitats clés aurait des effets négatifs sur cette population, et particulièrement si celle-ci devait s'accroître. Dans ce contexte, la conservation des caractéristiques clés et de l'accès aux aires utilisées à présent ou dans le passé par une grande proportion de cette population est présumée importante pour le rétablissement de la population et son expansion future. Cependant, certaines caractéristiques de l'espèce reliées à la longévité, l'organisation sociale et les comportements acquis influencent probablement l'utilisation saisonnière des habitats, et pourraient freiner la recolonisation des aires historiques.

LESAGE, V., J.-F. GOSSELIN, M. HAMMILL, M.C.S. KINGSLEY, J. LAWSON, 2007. Ecologically and biologically significant areas (EBSAs) in the Estuary and Gulf St. Lawrence : a marine mammal perspective ; Zones d'importance écologique et biologique (ZIEB) pour l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent : une perspective des mammifères marins. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2007/046, 92 p.

Cliquer pour voir tout le texte

L'importance de certaines aires de l'estuaire et du golfe du Saint-Laurent pour l'agrégation des mammifères marins et un phénomène reconnu depuis longtemps. Dans ce rapport, les résultats de trois inventaires aériens et de deux études de télémétrie par satellite sont analysés et combinés aux résultats de la littérature existante afin d'identifier les aires connues de concentrations de mammifères marins. La qualité de ces aires de concentration de mammifères marins et leurs fonctions sont déterminées à l'aide de critères développés pour identifier les Zones d'Importance Écologique et Biologique (ZIEBs). Selon ces critères, il existerait onze aires d'importance écologique et biologique pour les mammifères marins: 1) Pointe-des-Monts à Sept-Îles, 2) Ouest d'Anticosti, 3) Détroit de Jacques-Cartier, 4) Détroit de Belle-Isle/Plateau Mecatina, 5) Plateau à l'ouest de Terre-Neuve, 6) Entrée de St Georges Bay, Newfoundland, 7) Tranchée du Cap Breton, 8) Au large de Gaspé, incluant le chenal de la Baie des Chaleurs, 9) Marge nord du chenal Laurentien au sud d'Anticosti, 10) L'estuaire du Saint-Laurent, et finalement, 11) le plateau du sud du golfe, qui trouve son importance principalement lorsque la glace est présente dans cette région.

HAMMILL, M.O., L.N. MEASURES, J.-F. GOSSELIN, V. LESAGE, 2007. Lack of recovery in St. Lawrence Estuary beluga ; Absence de rétablissement du béluga de l'estuaire du Saint-Laurent. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2007/026, 19 p.

Cliquer pour voir tout le texte

La taille initiale de la population et les changements d'abondance des bélugas du Saint-Laurent ont été estimés pour la période de 1866 à 2006. La surchasse a entraîné un déclin de l'abondance d'une population initiale de 7 800 (erreur-type=600) en 1866 à environ 1000 animaux en 1985. Malgré 30 années de protection contre la chasse, le béluga du Saint-Laurent ne montre aucun signe de rétablissement avec un indice d'abondance corrigé pour la plongée de 1100 (erreur-type=300, IC 95 % = 500-1 800 arrondi à la centaine) animaux. Un programme de suivi des carcasses et de nécropsies rapporte en moyenne 15 carcasses par année, ce qui représente vraisemblablement qu'une faible fraction du nombre total des mortalités de cette population. La structure d'âge des individus adultes suggère que les taux de mortalité des adultes (6,5 % par année) sont similaires à ce qui est attendu dans une population saine de l'Arctique (7,0 % par année)(Burns and Seaman 1985). Les estimations des taux de reproduction sont incertains et les juvéniles sont sous-représentés dans les rapports d'échouages. Parmi les animaux pour lesquels la cause de mortalité a été identifiée, 38 % étaient liées à des infections de parasites et de bactéries, 15 % liées au cancer, 7 % à des difficultés pendant la mise bas, 5 % à un trauma, et 7 % à d'autres facteurs. Le manque d'information sur la diète limite la modélisation des interactions trophiques et les besoins en habitat. L'émigration ne semble pas être un problème important, mais la perte de seulement un ou deux individus annuellement a des effets cumulatifs à long terme qui ne sont pas positifs pour la population.

GOSSELIN, J.-F., M.O. HAMMILL, V. LESAGE, 2007. Comparison of photographic and visual abundance indices of belugas in the St. Lawrence Estuary in 2003 and 2005 ; Comparaison des indices d'abondance photographique et visuels des bélugas de l'estuaire du Saint-Laurent en 2003 et 2005. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2007/025, 27 p.

Cliquer pour voir tout le texte

L'abondance des bélugas dans l'estuaire du Saint-Laurent et la rivière Saguenay a été estimée par des relevés aériens photographique et visuels de la mi-août au début septembre en 2003 et 2005.Les transects ont couvert une région de 5377 km2 de l'estuaire qui correspond à la principale concentration d'animaux en été. Un total de 311 bélugas ont été comptés sur 1108 photographies captées le 2 septembre 2003. Ce compte a été augmenté à 312 animaux en considérant que 0.2 % de la région photographiée était masquée par la réflexion solaire. Ce compte a été multiplié par un facteur d'expansion de 2.021, pour tenir compte de la couverture photographique de 49.5 % de l'estuaire. Deux animaux observés dans la rivière Saguenay ont été additionnés à l'estimation finale produisant un indice d'abondance en surface de 632 (erreur-type = 116) bélugas pour le relevé photographique de 2003. Les relevés systématiques visuels par échantillonnage en ligne ont été complétés en suivant une ligne sur deux du plan de relevé photographique afin de couvrir toute la région en une journée. Cinq relevés visuels ont été complétés à une altitude de 305 m en 2003 et 14 relevés additionnels ont été complétés en 2005, en alternant entre les altitudes de 305 m et 457 m. Les analyses de distance ont été faites sur la distribution tronquée des distances perpendiculaires à la ligne de transect pour tenir compte des zones de plus faible détectabilité des animaux sous (re. troncature à droite) et loin (re. troncature à gauche) de l'avion. La distribution des distances perpendiculaires a été tronquée à gauche à 99 m et tronquée à droite à 1569 m en 2003. Les troncatures à droite et à gauche étaient respectivement à 155 m et 2172 m pour l'altitude de 305 m et à 213 m et 2355 m pour l'altitude de 457 m en 2005. L'indice combiné d'abondance de 934 (erreur-type = 105) bélugas des relevés visuels par échantillonnage en ligne en 2003 était de 48 % plus élevé que l'indice du relevé photographique. En 2005, l'indice combiné d'abondance de 675 (erreur-type = 101) pour l'altitude inférieur (305 m) n'était pas significativement différent (F = 1.79, p = 0.21) de l'indice combiné de 531 (erreur-type = 62) pour l'altitude supérieur (457 m). L'altitude n'a pas eu d'effet significatif sur la demi-largeur de bande efficace, sur la taille estimée de groupe, ni sur la fréquence des détections. Les bélugas étaient plus fréquents et généralement plus abondants dans la rivière Saguenay en 2005 qu'en 2003. Des animaux ont été détectés dans le fjord lors de 13 des 14 relevés complétés avec une moyenne de 39 individus en 2005, comparativement à des détections lors de 3 des 6 relevés avec une moyenne de 6 individus en 2003. Bien que les indices d'abondance des méthodes visuelle et photographique ne soient pas significativement différents, des comparaisons supplémentaires devraient être complétées afin de garantir la calibration de ces deux méthodes.

LESAGE, V., J. KEAYS, S. TURGEON, S. HURTUBISE, 2006. Bycatch of harbour porpoises (Phocoena phocoena) in the gillnet fishery of the Estuary and Gulf of St. Lawrence, 2000-2002. J. Cetacean Res. Manage., 8(1): 67-78.

[Résumé disponible seulement en anglais]
The incidental catch of harbour porpoises (Phocoena phocoena) in the gillnet fishery of the Estuary and Gulf of St. Lawrence, Canada, was examined using: (1) questionnaires mailed to fishermen inquiring about bycatches in 2000 and 2001 (n=2,277 or 44 % of the fishermen with valid licenses); and (2) using data from an at-sea observer programme and sentinel fishery programme in 2001 and 2002. The questionnaire survey had a low response rate (22 %) and provided bycatch estimates of 2,215 (95 % CI 1,151-3,662) and 2,394 (95 % CI 1,440-3,348) porpoises in 2000 and 2001, respectively. The low number of hauls monitored by at-sea observers prevented the estimation of bycatch levels for several zones and the study area as a whole, and provided only imprecise estimates for all other zones. The results from questionnaires indicated a 24-63 % reduction in harbour porpoise bycatches since the late 1980s, whereas the at-sea observer programme provided bycatch levels for 2001 and 2002 that were unreliable and underestimated, approaching one quarter of those documented in the late 1980s. Although both indices indicated a decrease in bycatches since the late 1980s, the magnitude of this change remains uncertain given the weaknesses associated with the two approaches. Considering the maximum population rate of increase (Rmax) for harbour porpoises as 4 % and the lower and upper 95 % confidence limits (1,440-3,348) of our most reliable estimate of bycatches (i.e. the 2001 questionnaire survey results), the harbour porpoise population in the Gulf of St. Lawrence would need to be at least 36,000-83,700 individuals for current incidental catches to be sustainable. If the rate of increase is less than maximal, e.g. 0.5Rmax or 2 %, then 72,000-167,400 harbour porpoises would be needed to attain sustainability. Kingsley and Reeves (1998) estimated that an average 36,000 to 125,000 porpoises occupied the Gulf of St. Lawrence during the summers of 1995 and 1996. Although the trajectory of the population since it was last surveyed in 1996 is uncertain, these findings suggest that bycatch levels might remain a cause for concern for the harbour porpoise population in the Gulf of St. Lawrence. The results from the comparison between the sentinel fishery and the commercial fishery subjected and not subjected to at-sea observations suggest that fine-scale temporal and spatial changes in fishing activities may greatly affect harbour porpoise bycatch levels. ©2006 International Whaling Commission

ROBILLARD, A., V. LESAGE, M. HAMMILL, 2005. Distribution and abundance of harbour seals (Phoca vitulina concolor) and grey seals (Halichoerus grypus) in the Estuary and Gulf of St. Lawrence during 1994-2001. Can. Tech. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2613, 152 p.

Cliquer pour voir tout le texte

L'abondance et la distribution des phoques communs et des phoques gris dans l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent ont été déterminées à l'aide de sept inventaires aériens visuels de l'estuaire, dont trois ont été menés en juin (1995, 1996, 2000) et quatre en août (1994-1997), et deux inventaires menés en juin dans deux aires complémentaires du golfe (1996 et 2001). Le compte des phoques communs variait entre 389 et 659 individus dans l'estuaire, comparé à 890 individus pour les deux régions du golfe. En assumant que le comportement d'échouerie des phoques communs dans notre aire d'étude est similaire à celui des phoques communs de l'est du Pacifique où il a été déterminé qu'environ 50-75 % des phoques sont échoués au moment de l'inventaire, il pourrait y avoir de 4000 à 5000 phoques communs dans l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent. Les analyses de tendance de l'abondance des phoques communs dans l'estuaire depuis 1994 ne se sont pas avérées concluantes compte tenu du faible nombre d'inventaires disponibles pour les analyses. Un total de 111 à 723 phoques gris ont été dénombrés aux sites d'échouerie dans l'estuaire beaucoup moins que les 2474 phoques gris qui ont été observés au cours des deux relevés complémentaires du golfe du Saint-Laurent. Une correction pour les animaux dans l'eau n'a pas été tentée. Ces comptes variaient beaucoup entre les années, suggérant des changements interannuels dans l'utilisation de la région par le phoque gris.

HAMMILL, M.O., V. LESAGE, P. CARTER, 2005. What do harp seals eat? Comparing diet composition from different compartments of the digestive tract with diets estimated from stableisotope ratios. Can. J. Zool., 83: 1365-1372.

Notre étude compare les régimes alimentaires reconstitués à partir d’analyses des différents compartiments du tube digestif de phoques du Groenland (Pagophilus groenlandicus (Erxleben, 1777) avec ceux obtenus dans des modèles de mélange utilisant les rapports d’isotopes stables de carbone et d’azote. Nous avons déterminé la composition du régime alimentaire de 18 phoques du Groenland en période d’alimentation (âge moyen = 2,4 ans, erreur type (ET) = 1,8 ans, étendue = 0-6 ans) à l’aide de méthodes traditionnelles d’identification des structures dures et de reconstitution, ainsi que par les rapports d’isotopes stables de carbone et d’azote. La composition du régime alimentaire consiste de 68,8 % (ET = 8,7 %) en masse d’invertébrés dans l’estomac et de 69,6 % (ET = 11,6 %) dans le petit intestin; en énergie, les pourcentages respectifs sont de 65,0 % (ET = 8,8 %) et de 66,5 % (ET = 11,8 %). Le régime reconstitué à partir des structures récupérées dans le gros intestin indique des pourcentages respectifs d’invertébrés de 43,1 % (ET = 12,2 %) en masse et de 38,0 % (ET = 11,9 %) en énergie. Les rapports d’isotopes stables de carbone et d’azote mesurés chez les mêmes individus indiquent un régime consistant d’environ 66,1 % (ET = 117,4) d’invertébrés, ce qui montre que les reconstitutions basées sur les structures dures récupérées de l’estomac ont plus de chances d’être exactes que celles faites à partir du contenu du gros intestin. Chez les espèces qui s’alimentent d’une combinaison de vertébrés et d’invertébrés, l’utilisation du matériel fécal pour la reconstitution du régime alimentaire sous-estimera probablement l’importance des invertébrés dans le régime.©2005 Conseil national de recherches Canada

HAMMILL, M., V. LESAGE, 2005. Évaluation du stock de béluga du nord du Québec (Nunavik) (Delphinapterus leucas). MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Avis scientifique, 2005/020, 12 p.

Cliquer pour voir tout le texte

HAMMILL, M.O., V. LESAGE, J.-F. GOSSELIN, 2005. Abundance of Eastern Hudson Bay belugas ; Évaluation de l’abondance des bélugas de l’est de la Baie d’Hudson. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2005/010, 19 p.

Cliquer pour voir tout le texte

Un modèle de population a été utilisé afin de suivre l’évolution de la population de bélugas de l’est de la Baie d’Hudson depuis 1985. Le modèle incorporant les informations concernant la chasse a été lié aux données d’inventaires aériens en ajustant la taille de la population initiale et les estimations du nombre d’animaux qui ont été blessés mais non récupérés. Le nombre de bélugas de l’est de la Baie d’Hudson aurait décliné d’approximativement 4,200 (SE=300) individus en 1985 à 3,100 (SE=800) en 2004. Pour qu’une telle tendance soit obtenue, on estime à 1.67 le nombre de belugas qui ont été perdus pour chaque animal déclaré tué. Globalement, les niveaux de chasse ont diminué dans le contexte des plans de gestion en place. Le taux de déclin de la population a probablement également ralenti. Afin de stopper le déclin, le niveau de chasse déclaré doit être réduit à 61 animaux (taux de remplacement)

HAMMILL, M., V. LESAGE, 2005. Stock assessment of Northern Quebec (Nunavik) Beluga (Delphinapterus leucas). DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Science Advisory Report, 2005/020, 11 p.

Cliquer pour voir tout le texte

LESAGE, V., D.W. DOIDGE, 2005. Harvest statistics for beluga whales in Nunavik, 1974–2004 ; Statistiques des captures du béluga au Nunavik, 1974-2004. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2005/012, 24 p.

Cliquer pour voir tout le texte

Les communautés du Nunavik ont traditionnellement chassé le béluga dans l'est de la Baie d'Hudson, le Détroit d'Hudson et la Baie d'Ungava dans le nord du Québec. Les statistiques de chasse ont été colligées depuis maintenant 30 ans. Un premier rapport résumant et qualifiant les informations récoltées depuis 1974 a été produit en 2001 (Lesage et al. 2001). Le présent rapport vise à mettre à jour ces informations pour la période 2001-2004. Un déclin général de la chasse a été observé entre les périodes précédant et suivant l'introduction de quotas en 1986 après quoi, les variations interannuelles des totaux de chasse étaient aussi moins importantes. Les prises au cours des trois dernières années (2002-2004) ont été relativement similaires, soit 168 à 216 belugas par an, mais elles ont atteint un maximum de 395 belugas en 2001, leur plus haut niveau depuis 1980. Le respect des mesures de gestion s'est amélioré en 2001-2004, particulièrement en 2002-2004, tel qu'indiqué par une transmission accrue d'information à travers les rapports hebdomadaires, une meilleure participation au programme d'échantillonnage, et une réduction globale des prises dans toutes les régions du Nunavik. Malgré ces améliorations, les quotas régionaux ont été surpassés presque chaque année et dans chaque région. Le détroit d'Hudson était historiquement et demeure le lieu des plus grandes prises durant 2001-2004, avec 60-84 % des quotas et 58-84 % des prises par les communautés du Nunavik. Un changement notable pour la période 2001-2004 par rapport aux années précédentes a été l'augmentation du nombre de communautés à chasser dans le détroit d'Hudson. Bien que les individus blancs dominaient la chasse, avec 58 % de l'ensemble des prises, les bélugas gris, incluant les individus gris foncés, représentaient 42 % des prises en 2001-2004. La composition de la chasse indique aussi que les femelles ont été tuées aussi souvent, sinon plus souvent que les mâles, autant en considérant les genres indépendamment des couleurs qu'en considérant les bélugas blancs et gris séparément. Les prises durant 1993-2004 comprenaient également une plus grande proportion de jeunes bélugas que celles des années 1980s, résultant en un âge médian de 9.5 ans, comparativement à 13.0 ans durant les années 1980s. Cette tendance à chasser des bélugas plus jeunes subsiste également en examinant séparément les prises de l'est de la Baie d'Hudson (âge médian = 8.5 ans) et du détroit d'Hudson (âge médian = 9.5 ans).

HAMMILL, M.O., V. LESAGE, J.-F. GOSSELIN, H. BOURDAGES, B. DE MARCH, M.C.S. KINGSLEY, 2004. Evidence for a Decline in Northern Quebec (Nunavik) Belugas. Arctic, 57(2): 183-195.

Des relevés aériens systématiques de bélugas (Delphinapterus leucas) par échantillonnage en ligne ont été effectués dans la baie James, l’est de la baie d’Hudson et la baie d’Ungava du 14 août au 3 septembre 2001. On a estimé respectivement à 7901 (erreur-type = 1744) et 1155 (erreur-type = 507) le nombre de bélugas présents en surface au large des côtes de la baie James et de la baie d’Hudson. Trente-neuf individus de plus ont été observés dans les estuaires pendant le relevé côtier, produisant ainsi un indice de 1194 (erreur-type = 507) dans l’est de la baie d’Hudson. Aucun béluga n’a été vu dans la baie d’Ungava. Les observations des relevés systématiques de 1993 et de 2001 ont été analysées selon deux méthodes d’échantillonnage, en ligne et en bande, afin de permettre une comparaison avec le relevé en bande de 1985. Un modèle d’analyse des populations, intégrant les données de prélèvements et ajusté aux résultats du relevé aérien, indique que le nombre de bélugas dans la baie d’Hudson a presque diminué de moitié en raison du taux élevé des prélèvements de subsistance. Ces derniers doivent être réduits de façon importante pour que cette population puisse se rétablir.©2004 The Arctic Institute of North America

LESAGE, V., J. KEAYS, S. TURGEON, S. HURTUBISE, 2004. Incidental catches of harbour porpoises (Phocoena phocoena) in the gillnet fishery of the Estuary and Gulf of St. Lawrence in 2000-2002. Can. Tech. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2552, 37p.

Cliquer pour voir tout le texte

Les mortalités accidentelles de marsouins communs associées aux pêcheries au filet maillant de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent ont été évaluées à l’aide de questionnaires distribués aux pêcheurs en 2000 et 2001, et à l’aide des programmes d’Observateurs en mer et de Pêcheries Sentinelles en 2001 et 2002. Des 2277 pêcheurs qui ont reçu un questionnaire, 215 (9 %) ont répondu, desquels 165 ont rapporté avoir pêché activement en 2000 ou 2001. De ceux-ci, 24 (23 %) et 45 (27 %) pêcheurs ont rapporté avoir pris un total de 181 et 291 marsouins en 2000 et 2001, respectivement. Les plus imposantes prises sont survenues en juillet et août dans les zones 4R, Miscou et Côte-Nord. Ces prises se sont traduites en des taux moyen de prises accidentelles de 1.25 (ET = 5.0) et 1.76 (ET = 4.7) marsouins par répondant en 2000 et 2001, respectivement. L’extrapolation de ces taux de prises accidentelles à la flotte entière de pêcheurs au filet maillant a résulté en une estimation globale de 2180 (95 % IC 1012-3802) et 2478 (95 % IC 1591-3464) marsouins pour l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent en 2000 et 2001, respectivement. En 2001 et 2002, un total de 4 et 6 marsouins ont été rapportés avoir été pris lors du monitorage de 786 et 882 traits de filets maillants fixes par les Observateurs en mer. Les activités des Observateurs en mer se sont déroulées en association étroite avec celles des pêcheries commerciales à la morue franche et au turbot. Toutefois, le faible nombre de traits qui ont été monitorés par les Observateurs en mer a prévenu le calcul d’une estimation des prises accidentelles pour plusieurs zones et globalement pour l’aire d’étude, et a résulté en des estimations imprécises pour les autres zones. Les Pêcheries Sentinelles a résulté en 86 et 77 prises accidentelles en 2001 et 2002, respectivement. Selon les années, les prises accidentelles de marsouins communs associées à la pêche ont culminées à la fin août ou au début septembre, malgré une intensité maximale d’activité de cette pêcherie à une période plus précoce de la fin juillet à la fin août en 2001 et 2002, respectivement. Le nombre de prises accidentelles par trait rapporté par les Pêcheries Sentinelles était plus élevé que celui rapporté par le programme des Observateurs en mer et ce, malgré une activité des Pêcheries Sentinelles étendue sur une période plus longue, où les espèces visées par les pêcheries ont pu être moins abondantes. Des différences significatives ont été observées dans la manière de pêcher entre les pêcheries commerciales, les pêcheries commerciales faisant l’objet d’Observations en mer, et les Pêcheries Sentinelles. Plus spécifiquement, Les Pêcheries Sentinelles ont mouillé des filets de longueur similaire mais de vide de maille plus faible, à des profondeurs plus grandes, pour des périodes plus prolongées, et pour une quantité de poisson débarqué plus faible que les pêcheries commerciales sujettes à de l’Observation en mer. De plus, la superposition des sites de pêches dans le secteur de Miscou (NAFO 4Tn) indique qu’au moins en août et début septembre 2001, non seulement n’y avait-il aucun chevauchement des sites de pêche entre les Pêcheries Sentinelles et les pêcheries commerciales, mais il n’y avait non plus aucun chevauchement entre les pêcheries commerciales sujettes à l’observation et celles non sujettes à l’observation en mer. Les pêcheries commerciales et Sentinelles épousaient généralement l’isoligne de 60 m, alors que les pêcheries commerciales sujettes à l’observation en mer se déroulaient en eaux moins profondes, à l’intérieur du banc de Miscou. En 2002, les périodes d’activité des observateurs en mer et des pêcheries Sentinelles dans la zone 4Tn ne se sont pas chevauchées dans le temps, mais se sont chevauchées dans l’espace.

LESAGE, V., M.O. HAMMILL, K.M. KOVACS, 2004. Long-distance movements of harbour seals (Phoca vitulina) from a seasonally ice-covered area, the St. Lawrence River estuary, Canada. Can. J. Zool., 82: 1070-1081.

Des études antérieures des déplacements du phoque commun (Phoca vitulina L., 1758) indiquent que l’espèce est relativement sédentaire tout au cours de l’année. Cependant, peu de travaux ont examiné les déplacements et les patrons de répartition saisonnière dans les régions couvertes de glace. Notre étude effectue une analyse spatiale des données sur la glace et sur les déplacements des phoques récoltées par satellite (n = 7) et par radio-télémétrie VHF (n = 15) afin d’explorer les patterns d’utilisation de l’espace chez cette espèce dans l’estuaire du Saint-Laurent, Canada, une région couverte de glace pendant une partie de l’année. Lorsque la glace solide s’est formée dans les baies de l’estuaire, quatre des sept phoques porteurs d’un émetteur satellite (tous des mâles adultes) ont quitté leurs échoueries d’été pour migrer sur 266 ± 202 km (étendue, 65-520 km) pour rejoindre leurs sites d’hiver. Les phoques ont démontré une préférence pour les endroits où la glace est mince ou moyennement épaisse durant les mois d’hiver; au moins six des sept phoques ont occupé des sites ayant des conditions de glace moins rigoureuses que celles qui prévalaient généralement dans la région d’étude. Il semble exister une forte abondance de proies potentielles pour les phoques dans l’estuaire durant l’hiver; il ne semble donc pas qu’une baisse de la disponibilité des ressources alimentaires adéquates soit le facteur explicatif principal des déplacements et des patrons de répartition des phoques. Les patrons de déplacement observés durant la période sans glace concordent avec les comportements décrits antérieurement chez le phoque commun; les phoques restent près de la côte (<6,1-11,0 km de la rive) en eau peu profonde (<50 m de profondeur chez 100 % VHF et 90 % SLTDR (enregistreur de durée et de profondeur relié à un satellite)) à <50 m de profondeur) et effectuent seulement de courts déplacements (15-45 km) à partir des sites de capture. Aucun des phoques porteurs d’un émetteur VHF ou satellite n’a traversé le chenal Laurentien profond de 350 m, ce qui laisse croire que cette masse d’eau profonde pourrait constituer une barrière physique pour cette population côtière.©2004 Conseil national de recherches Canada

LESAGE, V., J. KEAYS, S. TURGEON, S. HURTUBISE, 2003. Incidental mortality of harbour porpoises in the gillnet fishery of the Estuary and Gulf of St Lawrence in 2000-2002 ; Prises accidentelles de marsouins communs associées aux pêcheries au filet maillant de l'estuaire du golfe et du Saint-Laurent en 2000-2002. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2003/069, 34 p.

Cliquer pour voir tout le texte

Les mortalités accidentelles de marsouins communs associées aux pêcheries au filet maillant de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent ont été évaluées à l’aide de questionnaires distribués aux pêcheurs en 2000 et 2001, et à l’aide des programmes d’Observateurs en mer et de Pêcheries Sentinelles en 2001 et 2002. Des 2277 pêcheurs qui ont reçu un questionnaire, 215 (9 %) ont répondu, desquels 165 ont rapporté avoir pêché activement en 2000 ou 2001. De ceux-ci, 24 (23 %) et 45 (27 %) pêcheurs ont rapporté avoir pris un total de 181 et 291 marsouins en 2000 et 2001, respectivement. Les plus imposantes prises sont survenues en juillet et août dans les zones 4R, Miscou et Côte-Nord. Ces prises se sont traduites en des taux moyen de prises accidentelles de 1.25 (ET = 5.0) et 1.76 (ET = 4.7) marsouins par répondant en 2000 et 2001, respectivement. L’extrapolation de ces taux de prises accidentelles à la flotte entière de pêcheurs au filet maillant a résulté en une estimation globale de 2180 (95 % IC 1012-3802) et 2478 (95 % IC 1591-3464) marsouins pour l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent en 2000 et 2001, respectivement. En 2001 et 2002, un total de 4 et 6 marsouins ont été rapportés avoir été pris lors du monitorage de 786 et 882 traits de filets maillants fixes par les Observateurs en mer. Les activités des Observateurs en mer se sont déroulées en association étroite avec celles des pêcheries commerciales à la morue franche et au turbot. Toutefois, le faible nombre de traits qui ont été monitorés par les Observateurs en mer a prévenu le calcul d’une estimation des prises accidentelles pour plusieurs zones et globalement pour l’aire d’étude, et a résulté en des estimations imprécises pour les autres zones. Les Pêcheries Sentinelles a résulté en 86 et 77 prises accidentelles en 2001 et 2002, respectivement. Selon les années, les prises accidentelles de marsouins communs associées à la pêche ont culminées à la fin août ou au début septembre, malgré une intensité maximale d’activité de cette pêcherie à une période plus précoce de la fin juillet à la fin août en 2001 et 2002, respectivement. Le nombre de prises accidentelles par trait rapporté par les Pêcheries Sentinelles était plus élevé que celui rapporté par le programme des Observateurs en mer et ce, malgré une activité des Pêcheries Sentinelles étendue sur une période plus longue, où les espèces visées par les pêcheries ont pu être moins abondantes. Des différences significatives ont été observées dans la manière de pêcher entre les pêcheries commerciales, les pêcheries commerciales faisant l’objet d’Observations en mer, et les Pêcheries Sentinelles. Plus spécifiquement, Les Pêcheries Sentinelles ont mouillé des filets de longueur similaire mais de vide de maille plus faible, à des profondeurs plus grandes, pour des périodes plus prolongées, et pour une quantité de poisson débarqué plus faible que les pêcheries commerciales sujettes à de l’Observation en mer. De plus, la superposition des sites de pêches dans le secteur de Miscou (NAFO 4Tn) indique qu’au moins en août et début septembre 2001, non seulement n’y avait-il aucun chevauchement des sites de pêche entre les Pêcheries Sentinelles et les pêcheries commerciales, mais il n’y avait non plus aucun chevauchement entre les pêcheries commerciales sujettes à l’observation et celles non sujettes à l’observation en mer. Les pêcheries commerciales et Sentinelles épousaient généralement l’isoligne de 60 m, alors que les pêcheries commerciales sujettes à l’observation en mer se déroulaient en eaux moins profondes, à l’intérieur du banc de Miscou. En 2002, les périodes d’activité des observateurs en mer et des pêcheries Sentinelles dans la zone 4Tn ne se sont pas chevauchées dans le temps, mais se sont chevauchées dans l’espace.

LESAGE, V., M.O. HAMMILL, 2003. Proceedings of the workshop on the development of research priorities for the northwest Atlantic blue whale population. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Proceedings Series ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Série des comptes rendus, 2003/031, 35 p.

Cliquer pour voir tout le texte

Un atelier sur le développement de priorités de recherche sur la population de rorquals bleus de l'atlantique nord-est s'est tenu à Québec les 20 et 21 novembre 2002. L'obtention des connaissances manquantes pour cette espèce en voie de disparition constitue un élément clé du développement et de la mise en œuvre d'un programme de rétablissement, prévus pour 2003-2004. Les présentations ont résumé les programmes de recherche existants au Canada, aux Etats-Unis et en Islande. Les participants ont revu les lacunes au niveau des connaissances et les menaces concernant le rorqual bleu, tel qu'identifiées dans le rapport du COSEPAC. D'importantes lacunes ont été identifiées au niveau des connaissances de la distribution saisonnière, de l'abondance, de la structure des stocks et des mouvements saisonniers. La détermination et la définition des aires d'alimentation, et du pouvoir des processus physiques et biologiques à déterminer la distribution, le comportement et les mouvements des rorquals bleus devraient constituer une priorité. Cette information aidera à définir l'habitat essentiel tel que requis par la Loi sur les espèces en péril. Les participants ont également identifié les approches les plus efficaces afin d'adresser les manques particuliers de connaissances, et ont évalué les pour et les contre des différentes approches telles que la photo-identification, l'acoustique passive, les inventaires visuels, la génétique, la télémétrie, etc. Les actions à entreprendre ont été ordonnées en accord avec les priorités. Ces recommandations aideront les gestionnaires du MPO dans l'évaluation des besoins futurs de recherche en regard d'un programme de rétablissement pour le rorqual bleu.

HAMMILL, M., V. LESAGE, M. KINGSLEY, 2003. Correspondance. Cancer in Beluga from the St. Lawrence Estuary. Environ. Health Perspect., 111: A77-A78.

Cliquer pour voir tout le texte

HAMMILL, M.O., V. LESAGE, 2002. Le béluga (Delphinapterus leucas) du Nord du Québec (Nunavik). Rapport sur l'état des stocks, E4-01, 10 p.

Cliquer pour voir tout le texte

HAMMILL, M., V. LESAGE, 2002. Northern Quebec (Nunavik) beluga (Delphinapterus leucas). Science, Stock Status Report, E4-01, 8 p.

Cliquer pour voir tout le texte

BOURDAGES, H., V. LESAGE, M.O. HAMMILL, B. DE MARCH, 2002. Impact of harvesting on population trends of beluga in eastern Hudson Bay ; Impact de la chasse sur la tendance de la population de bélugas de l'est de la Baie d'Hudson. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2002/036, 46 p.

Cliquer pour voir tout le texte

Les Inuits du Nunavik pratiquent traditionnellement une chasse au béluga le long des côtes de l’est de la baie d’Hudson, du Détroit d’Hudson et de la baie d’Ungava. Des quotas et autres mesures de gestion existent depuis 1986 et sont révisées périodiquement. Le plan actuel de gestion et les recommandations concernant les niveaux de chasse au Nunavik ont été établis en avril 2001 à la lumière des meilleures données disponibles, soit les estimations de taille de population de 1985 et 1993 et les statistiques de chasses de 1974 à 2000. Divers scénarios de chasse passée et future sont présentés dans cette étude, en incorporant de nouvelles informations relatives à l’abondance des bélugas dans la baie James, l’est de la Baie d’Hudson, et la baie d’Ungava, la composition génétique de la chasse, et les statistiques de chasse de 2001. L’ensemble des statistiques de chasse indique que les communautés du Nunavik excèdent chaque année leur quota de chasse. Un modèle simple utilisant des estimations de taille de population, les statistiques de chasse et des taux de croissance, ainsi qu’un modèle plus complexe incorporant des variables additionnelles concernant certains paramètres biologiques spécifiques au stade de vie ont été utilisés pour examiner l’impact de la chasse sur la croissance de la population de béluga de l’est de la baie d’Hudson. Les deux modèles présentent des résultats similaires. Ils indiquent tous deux un déclin de la population de l’est de la baie d’Hudson depuis 1985, une population en 2001 de l’ordre de 2045 individus (2090 vs 2001), et une tendance à sous-rapporter les prises de la chasse avant 1995 par des facteurs de 2.23-2.22. Les effets à court et long terme d’une poursuite de la chasse sur la population de bélugas de l’est de la baie d’Hudson ont été examinés à l’aide de divers scénarios. Toutefois, la probabilité d’un déclin à court terme varie peu que le prélèvement de bélugas de l’est de la baie d’Hudson soit de 0 (48 %) ou 150 (56 %) individus, étant donnée l’incertitude actuelle entourant les estimations de la taille de la population. Néanmoins, l’examen des tendances sur une plus longue période de temps augmente la certitude d’un déclin, et révèle plus clairement l’influence du nombre de bélugas tué par année sur la tendance de la population. Si elle se poursuit, la sur-chasse telle qu’observée en 2001 (soit 125-150 bélugas de l’est de la Baie d’Hudson) résultera avec une certitude de 70-80 % en une population plus petite dans cinq ou dix ans. Une réduction du quota à 25 bélugas résulterait avec une certitude de 45 % en un stock moindre dans cinq ans, alors qu’un arrêt complet de la chasse au béluga de l’est de la baie d’Hudson mènerait avec une certitude de 35-40 % à une population dans cinq ans qui aurait cessé de décroître. Un prélèvement potentiel biologique (PPB) de 15 béluga est obtenu en utilisant une estimation minimale de la population de 1,657 et 1,423 individus pour l’est de la baie d’Hudson pour les Modèles 1 et 2, respectivement, et en assumant un taux annuel maximum de croissance de 4 %, et un facteur de rétablissement de 0.5 (pour les populations menacées non en déclin). Le PPB décroît à 9 bélugas si l’on considère que cette population menacée est en déclin (facteur de rétablissement de 0.3), et à 3 bélugas si on la considère en danger de disparition (facteur de rétablissement de 0.1). Contrairement à la population de l’est de la baie d’Hudson, le nombre de bélugas dans la baie James semble avoir augmenté depuis 1985 à 10,504 bélugas en 2001 (en assumant un taux de croissance annuel de 0.03 à 0.04). Le modèle s’ajuste le mieux aux données lorsque le taux de croissance annuel est optimisé. Pour ce scénario, la population se serait accrue à un taux annuel de 0.087 et s’estimait à 15,954 bélugas en 2001.

LESAGE, V., M.O. HAMMILL, K.M. KOVACS, 2002. Diet-tissue fractionation of stable carbon and nitrogen isotopes in phocid seals. Mar. Mamm. Sci., 18: 182-193.

GOSSELIN, J.-F., V. LESAGE, M.O. HAMMILL, H. BOURDAGES, 2002. Abundance indices of beluga in James Bay, eastern Hudson Bay and Ungava Bay in summer 2001 ; Indices d'abondance de bélugas dans la baie James, l'est de la baie d'Hudson et la baie d'Ungava durant l'été 2001. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2002/042, 28 p.

Cliquer pour voir tout le texte

Des relevés aériens systématiques par échantillonnage en ligne de bélugas, Delphinapterus leucas, ont été complétés dans la baie James, l'est de la baie d'Hudson et la baie d'Ungava du 14 août au 3 septembre 2001. Des relevés côtiers ont été complétés le 28 août dans l'est de la baie d'Hudson, le 4 septembre dans la baie d'Ungava, ainsi que le 5 septembre dans le détroit d'Hudson et le long de la côte nord-est de la baie d'Hudson. Une largeur efficace de bande fut estimée à 638 m à partir des 717 bélugas observés sur les lignes orientées d'est en ouest dans la baie James (557 bélugas) et l'est de la baie d'Hudson (160 bélugas). On estime respectivement à 7 901 (erreur-type = 1 744) et 1 155 (erreur-type = 507) le nombre de bélugas présents au large des côtes de la baie James et de la baie d'Hudson. Trente-neuf individus de plus ont été observés dans les estuaires pendant le relevé côtier produisant ainsi un indice de 1 194 (erreur-type = 507) dans l'est de la baie d'Hudson. Aucun béluga n'a été vu dans la baie d'Ungava. Trois bélugas ont été vus le long de la côte près de Salluit. Les observations des relevés systématiques de 1993 et de 2001 ont été analysées selon les deux méthodes d'échantillonnage en ligne et d'échantillonnage en bande pour permettre la comparaison avec le relevé en bande de 1985. De 1985 à 2001, le nombre de béluga passant l'été dans la baie James a quadruplé, alors que le nombre passant l'été dans l'est de la baie d'Hudson a diminué de près de moitié.

LESAGE, V., M.O. HAMMILL, K.M. KOVACS, 2001. Marine mammals and the community structure of the Estuary and Gulf of St. Lawrence, Canada: evidence from stable isotope analysis. Mar. Ecol. Prog. Ser., 210: 203-221.

[Résumé disponible seulement en anglais]
The trophic relationships of both the benthic and pelagic communities in the Estuary and Gulf of St. Lawrence regions were examined, with a special focus on the trophic position (TP) and relationship(s) among harbour, grey, hooded seals and beluga whales. A multiple stable isotope and multiple tissue approach, used in conjuction with conventional dietary information, suggested that marine mammals occupied the highest trophic positions in the food webs on both communities and that they overlapped with one another to some extent tropically. Harbour seals Phoca vitulina and hooded seals Cystophora cristata occupied the highest TP, grey seals Halichoerus grypus, Gulf harp seals Phoca groenlandica, and male beluga whales Delphinapterus leucas were intermediate, and Estuary harp seals and female beluga whales were at the lowest TP. A general pattern of increasing enrichment of 13C or 15N with age was observed in marine mammals (as well as fishes), although yearlings showed a decreased enrichment compared to both younger and older age classes. Sex also influenced 15N values. Males were more 15N-enriched than females, with the difference between the sexes increasing with age, and being most pronounced in species that are sexually dimorphic with respect to body size. Geographical location also influenced isotope abundance. Estuary organisms were generally 13C-enriched relative to Gulf animals. 13C values were on average lower in short-term diet integrators (blood serum) than in longer-term diet integrators (red blood cells) of harbours seals captured in April to June in the Estuary, which suggests that they probably did not move outside the Lower Estuary during the winter. Grey seals captured in the Lower Estuary did, however, show evidence of having been in the Gulf region some weeks or months before capture.

LESAGE, V., M.O. HAMMILL, 2001. The status of the Grey seal (Halichoerus grypus) in the Northwest Atlantic. Can. Field-Nat., 115: 653-662.

HAMMILL, M.O., V. LESAGE, 2001. Le béluga (Delphinapterus leucas) du Nord du Québec (Nunavik). Rapport sur l'état des stocks, E4-01, 8 p.

Cliquer pour voir tout le texte

GOSSELIN, J.-F., V. LESAGE, A. ROBILLARD, 2001. Population index estimate for the beluga of the St. Lawrence River Estuary in 2000. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2001/049, 21 p.

Cliquer pour voir tout le texte

L'abondance de bélugas dans l'estuaire du Saint-Laurent fut estimée par relevé aérien le 28 août 2000. Deux avions munis d'un appareil photographique de cartographie et de films de 9"x9" ont survolé 52 transects en travers de l'estuaire entre Baie St-Paul et Rimouski, couvrant ainsi 49.3 % de l’aire d’étude. Un recensement visuel visant à dénombrer les bélugas dans la rivière Saguenay fut parallèlement complété. En incluant une correction pour la réflexion solaire, on estime que 453 (erreur type =  54) bélugas étaient à la surface dans l’estuaire, entre Kamouraska et Les Escoumins, alors que 6 bélugas ont été vus dans la rivière Saguenay, en aval de Baie Ste-Marguerite. Un facteur de correction de 15 % fut ajouté au compte de l’estuaire afin de tenir compte des bélugas manqués parce qu’ils étaient sous l'eau. L'addition du compte de la rivière Saguenay et de cette estimation corrigée résulte en un indice de 527 bélugas (erreur type =  62) pour l’ensemble de l’aire d’étude. L’utilisation dans l’analyse de tendance de cet indice, et de 5 indices équivalents obtenus entre 1988 et 1997, ne révèle aucun changement significatif de l’abondance des bélugas dans l’estuaire du Saint-Laurent depuis 1988.

HAMMILL, M.O., V. LESAGE, Y. DUBÉ, L.N. MEASURES, 2001. Oil and gas exploration in the Southeastern Gulf of St. Lawrence : a review of information on Pinnipeds and Cetaceans in the area. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2001/115, 40 p.

Cliquer pour voir tout le texte

Cette étude présente un sommaire de l’information disponible sur les pinnipèdes (phoques) et les cétacés (baleines) de la région du sud-est du golfe du Saint-Laurent qui est visée par le projet d’exploration pétrolière et gazéifère. Le Détroit de Cabot constitue une importante route migratoire pour les mammifères marins visitant le golfe du Saint-Laurent. Un couvert de glace saisonnier qui procure aux pinnipèdes une plate-forme pour la reproduction et qui réduit durant l’hiver l’accessibilité du golfe du Saint-Laurent aux mammifères marins (principalement les cétacés) sont d’importantes caractéristiques de cette région. De grands canyons dans le Golfe, principalement celui situé près de Cheticamp à l’île du Cap-Breton, sont d’importants habitats d’alimentation pour les cétacés. Quatre espèces de pinnipèdes se retrouvent communément dans cette région : les phoques du Groenland, à capuchon, gris et communs. Des connaissances générales de l’abondance, des aires de mise bas, de distribution, et du régime alimentaire existent pour ces animaux, mais leur distribution, abondance et régime alimentaire au niveau local sont mal connus. L’industrie de l’observation des mammifères marins de la côte est de l’Île-du-Prince-Édouard repose sur les phoques communs. Au moins 15 espèces de baleines sons susceptibles d’occuper ou traverser le Détroit de Cabot. Six sont des visiteurs réguliers et abondants. Les rorquals communs, petits rorquals, rorquals à bosse, globicéphales, dauphins à flancs blancs et marsouins communs sont observés régulièrement, alors qu`un faible nombre de baleines franches noires transitent régulièrement dans cette région. Cette dernière semble être particulièrement importante pour les globicéphales, l’industrie de l’observation des mammifères marins reposant sur cette espèce le long de la côte ouest de l’île du Cap-Breton. Globalement, il existe un manque flagrant d’information concernant l’abondance relative, l’occupation et les mouvements saisonniers et sur le régime alimentaire des espèces de cétacés présentes dans le sud-est du golfe du Saint-Laurent. L’exploration séismique est susceptible de causer des dommages physiques à l’appareil auditif, de résulter en des changements de distribution par le bruit sous-marin et les changements de distribution de la nourriture qu’elle cause. Des augmentations du nombre d’échouages de mammifères marins ont été attribuées à une augmentation de la production de bruit sous-marin par l’humain. Le globicéphale, une espèce qui s’échoue souvent dans cette région, semble particulièrement vulnérable à ces activités.

LESAGE, V., D. W. DOIDGE, R. FIBICH, 2001. Harvest statistics for beluga whales in Nunavik, 1974-2000 ; Statistiques de chasse du béluga du Nunavik, 1974-2000. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2001/022, 35 p.

Cliquer pour voir tout le texte

Les collectivités du Nunavik pratiquent une chasse traditionnelle du béluga le long des côtes de l’est de la baie d’Hudson, du détroit d’Hudson et de la baie d’Ungava, dans le Nord du Québec. Les niveaux de captures faites par ces collectivités sont surveillés depuis vingt-six ans; le présent rapport résume ces données pour la période allant de 1974 à 2000. De 1974 à 1986, les quatre collectivités du détroit d’Hudson capturaient en moyenne 243 bélugas par année, tandis que trois collectivités de l’est de la baie d’Hudson et cinq collectivités de la baie d’Ungava en capturaient respectivement 124 et 83 par année. Au cours de cette période, les prises ont baissé dans chaque région, et pour plusieurs collectivités; ce déclin s’est produit plus tard (après 1981) dans l’est de la baie d’Hudson que dans le détroit d’Hudson et la baie d’Ungava Bay (après 1978). Les chasseurs ont fourni des renseignements sur le lieu de capture, l’âge, le sexe et la couleur des prises faites de 1993 à 2000, ainsi que quelques échantillons biologiques prélevés sur ces prises. Les collectivités de Kuujjuaraapik, d’Umiujaq et d’Inujjuaq, situées sur la côte sud-est de la baie d’Hudson, chassent le béluga durant l’été, tandis que les villages d’Akulivik et de Puvirnituq, dans le nord-est de la baie d’Hudson, le chassent en octobre. Les collectivités du détroit d’Hudson pratiquent leur chasse au printemps et à l’automne, lorsque les bélugas entrent dans le détroit et en sortent, comme les collectivités de la baie d’Ungava ont tendance à faire depuis qu’on a restreint les prises de bélugas dans la baie d’Ungava en 1986. Depuis quelques années, les chasseurs d’Akulivik et de Puvirnituq capturent une partie, sinon la plupart, de leur quota dans la région d’Ivujivik, dans le sud-ouest du détroit d’Hudson, tandis que les collectivités de la baie d’Ungava chassent le béluga tant dans la baie d’Ungava que dans la région de Quartaq, dans le sud-est du détroit d’Hudson. De 1993 à 2000, les bélugas gris représentaient de 46 à 51 % des prises, et les femelles, de 47 à 60 % des prises, selon la région. La proportion de mâles blancs capturés de 1995 à 2000 (de 23 à 30 %) s’approchait du pourcentage de la population qu’ils constituent, soit 25 %, même si les plans de gestion recommandaient que la chasse se concentre sur les mâles blancs. La comparaison de la répartition des âges des bélugas capturés au cours des années 1980 et des années 1990 indique un changement récent statistiquement significatif de la composition par âge des prises. En effet, l’âge médian des bélugas capturés par les collectivités du Nunavik de 1980 à 1987 était de 14 ans, alors que cette valeur a baissé à 9 ans pour la période allant de 1993 à 1999. Cette tendance était plus marquée pour les captures faites par les trois collectivités les plus méridionales de l’est de la baie d’Hudson et par les villages de la baie d’Ungava, l’âge médian ayant chuté à 8,0 ans et à 8,5 ans, respectivement. Le petit échantillon (n =  13) de bélugas capturés par les chasseurs de Puvirnituq en octobre dans le sud-ouest du détroit d’Hudson indique que la moitié des prises sont jeunes, ne dépassant pas 7,5 ans.

PILLET, S., V. LESAGE, M. HAMMILL, D.G. CYR, J.M. BOUQUEGNEAU, M. FOURNIER, 2000. In vitro exposure of seal peripheral blood leukocytes to different metals reveal a sex-dependent effect of zinc on phagocytic activity. Mar. Pollut. Bull., 40: 921-927.

HAMMILL, M.O., V. LESAGE, 2000. La recherche sur le phoque commun (Phoca vitulina) dans le cadre de Saint-Laurent - Vision 2000 : sommaire des activités. Naturaliste can., 124(1): 61-63.

LESAGE, V., C. BARRETTE, M.C.S. KINGSLEY, B. SJARE, 1999. The effect of vessel noise on the vocal behavior of belugas in the St. Lawrence River Estuary, Canada. Mar. Mamm. Sci., 15; 65-84.

HAMMILL, M.O., V. LESAGE, G. LOBB, P. CARTER, 1999. A remote release mechanism to recover time-depth recorders from marine mammals. Mar. Mamm. Sci., 15: 584-588.

LESAGE, V., M.O. HAMMILL, K.M. KOVACS, 1999. Functional classification of harbor seal (Phoca vitulina) dives using depth profiles, swimming velocity, and an index of foraging success. Can. J. Zool., 77: 74-87.

Des enregistreurs de temps-profondeur-vitesse et des sondes stomacales de température ont été déployés chez 11 Phoques communs (Phoca vitulina) de l'estuaire du Saint-Laurent afin d'examiner leur comportement de plongée et de quête alimentaire. Cinquante-quatre pourcent des plongées étaient à des profondeurs <4 m. Les plongées ≥4 m ont été classifiées en cinq groupes distincts à l'aide d'une combinaison d'analyses en composantes principales et de groupements hiérarchique et non-hiérarchique. L'ingestion de nourriture, caractérisée par une chute abrupte de la température stomacale, survint lors de plongées des cinq types, dont quatre étaient en U, et un en V. Les phoques nageaient à des vitesses près de celle du coût minimal de déplacement (MCT) lorsqu'en descente ou remontée. Les plongées en V étaient en moyenne à une profondeur de 5,8 m, duraient 40 s, et précédaient ou suivaient souvent les périodes d'activité en eau peu profonde (<4 m). Les phoques plongeaient invariablement au fond lors des plongées en U. Elles étaient en moyenne à des profondeurs de 20 m durant le jour, et en eau moins profonde (~8 m) à demi-jour et durant la nuit. Lorsqu'au fond, les phoques (i) nageaient à la vitesse de MCT avec des pointes occasionnelles de vitesse, (ii) nageaient à des vitesses près du MCT sans toutefois l'excéder, ou (iii) demeuraient stationnaires ou nageaient lentement à environ 0,15 m/s avec d'occasionnelles pointes de vitesse. Il est peu probable que toutes les plongées de ≥4 m soient consacrées à la quête alimentaire. Toutefois, le regroupement chronologique des types de plongées suggère que chacun des types est associé à la quête alimentaire©1999 Conseil national de recherches Canada

LESAGE, V., M.C.S. KINGSLEY, 1998. Updated status of the St. Lawrence River population of the beluga, Delphinapterus leucas. Can. Field-Nat., 112: 98-114.

LESAGE, V., M.O. HAMMILL, K.M. KOVACS, 1995. Harbour seal (Phoca vitulina) and grey seal (Halichoerus grypus) abundance in the St. Lawrence Estuary. Can. Manuscr. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2307, 22 p.

Cliquer pour voir tout le texte

Un recensement aérien et plusieurs recensements par bateau furent effectués à l'été 1994 afin d'obtenir de l'information sur l'abondance et la distribution du phoque commun et du phoque gris dans l'estuaire du Saint-Laurent. Un total de 389 phoques communs et 111 phoques gris ont été dénombrés sur ou près des sites d'échouement lors du recensement aérien d'août 1994. Aucune correction n'a été faite pour les animaux absents des sites d'échouement au moment du survol. La majorité des animaux ont été observés entre l'Île aux Fraises et la région de Baie Comeau/Pointe Mitis. Très peu d'individus ont été observés au sud-ouest de l'Île aux Fraises. Les recensements par bateau ont permis de confirmer l'importance de l'Île Blanche, l'Île aux Fraises, la Batture aux Alouettes et l'Île Verte pour l'échouement de ces espèces. Les récifs exposés à marée basse et les rochers dispersés dans les battures représentent des sites d'échouement privilégiés. La plupart des animaux furent observés dans l'estuaire à la hauteur du Saguenay, et le long de la rive sud, correspondant aux régions où les sites favorables à l'échouement des phoques sont les plus abondants. La rareté des observations de phoques au sud-ouest de l'Île aux Fraises demeure inexpliquée car il semble y avoir de nombreux sites propices à l'échouement des phoques, particulièrement le long de la rive sud.

LESAGE, V., M.C.S. KINGSLEY, 1995. Bilan des connaissances de la population de bélugas (Delphinapterus leucas) du Saint-Laurent. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2041, 51 p .

Cliquer pour voir tout le texte

La population de bélugas du Saint-Laurent est réduite à 500-600 individus et démontre un taux de croissance faible malgré l'absence d'exploitation. La variabilité génétique faible entre les individus, et les rares observations de bélugas à l'extérieur des limites de distribution dans le golfe du Saint-Laurent laissent supposer que cette population ne subit que peu d'immigration et qu'elle est géographiquement et génétiquement isolée. Les bélugas du Saint-Laurent montrent un taux de reproduction, des taux de survie et une structure d'âge semblable à ceux d'autres populations. Il fut suggéré que les niveaux élevés de certains organochlorés chez cette population pourraient entraîner des déficiences reproductrices et immunitaires. Bien qu'il semble que le taux d'ovulation des femelles soit semblable à celui enregistré chez d'autres populations, d'autres travaux sont néanmoins nécessaires afin de vérifier cette hypothèse.