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Bibliographie de l'Institut Maurice-Lamontagne

David LEBLANC

GIGUÈRE, M., S. BRULOTTE, D. LEBLANC, 2004. Aperçu de l'exploitation de la mye commune (Mya arenaria) entre la rivière Betsiamites et Baie-Trinité, Côte-Nord, Québec. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2539, 31p .

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L’exploitation commerciale de la mye commune (Mya arenaria) représente un axe de développement important sur la Haute-Côte-Nord. La ressource disponible sur la Haute-Côte-Nord est toutefois limitée par la fermeture de certains gisements en raison de la présence d’algues toxiques et d’une contamination bactérienne. Les pratiques de l’industrie qui rejettent les myes brisées, en ponte et de grande taille (70 mm et plus) font en sorte qu’une partie de la ressource disponible est gaspillée. Les objectifs généraux de ce projet sont de documenter pour la Haute-Côte-Nord la problématique des myes de grande taille (longueur supérieure à 70 mm) rejetées et non commercialisées, de localiser et d’estimer la biomasse disponible de cette catégorie de myes, de mesurer l’impact des techniques de cueillette et d’évaluer la survie des spécimens rejetés. La plupart des cueilleurs de la municipalité régionale de comté (MRC) de Manicouagan consultés pratiquent ce métier depuis moins de 5 ans. Ils fréquentent le secteur coquillier de Pointe-aux-Outardes, principalement le site Grosse Pointe. La moitié des répondants sont d’avis que la taille des myes semble avoir diminué, que les myes sont moins abondantes et que les prises par unité d'effort ont diminué au cours des dernières années sur ce site. Dans la partie ouest du secteur de Pointe-aux-Outardes (pointe du Bout), les myes sont plus grosses et plus nombreuses que celles retrouvées à Grosse Pointe. Environ le quart de la récolte serait rejeté par l’industrie, soit les myes trop grosses ou brisées. Près de la moitié des répondants ont également mentionné rejeter les myes sur le gisement même et l’autre moitié sur le lieu de la vente. Une partie de ces myes est conservée pour consommation personnelle. Au cours des dernières années, la saison de pêche dans ce secteur a été de courte durée, soit de mars à mai puis d’octobre à novembre, en raison de la fermeture des gisements en été causée par la présence d’algues toxiques et de coliformes fécaux. En 2002, sur le secteur de Pointe-aux-Outardes, il y a eu 107 jours où la cueillette a été permise pour un débarquement total de 149,6 t. La structure de taille de la population de myes du secteur ouest de Pointe-aux-Outardes (pointe du Bout) compte une grande quantité d’individus de très grande taille et peu de jeunes individus. La biomasse des myes de taille égale et supérieure à 70 mm du site de la pointe du Bout est estimée à environ 681 t et tandis que celle de la Grosse Pointe est pour l’instant imprécise. Il faudrait environ 8 ans et 13 ans pour atteindre respectivement la taille de 51 mm et 70 mm. Toutefois, avant de débarquer plus d’individus de grande taille, il faudrait connaître le mécanisme de recrutement des myes, ceci en vue d’assurer la conservation et le développement durable de cette ressource.