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Bibliographie de l'Institut Maurice-Lamontagne

Joanne KEAYS

LESAGE, V., J. KEAYS, S. TURGEON, S. HURTUBISE, 2004. Incidental catches of harbour porpoises (Phocoena phocoena) in the gillnet fishery of the Estuary and Gulf of St. Lawrence in 2000-2002. Can. Tech. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2552, 37p .

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Les mortalités accidentelles de marsouins communs associées aux pêcheries au filet maillant de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent ont été évaluées à l’aide de questionnaires distribués aux pêcheurs en 2000 et 2001, et à l’aide des programmes d’Observateurs en mer et de Pêcheries Sentinelles en 2001 et 2002. Des 2277 pêcheurs qui ont reçu un questionnaire, 215 (9 %) ont répondu, desquels 165 ont rapporté avoir pêché activement en 2000 ou 2001. De ceux-ci, 24 (23 %) et 45 (27 %) pêcheurs ont rapporté avoir pris un total de 181 et 291 marsouins en 2000 et 2001, respectivement. Les plus imposantes prises sont survenues en juillet et août dans les zones 4R, Miscou et Côte-Nord. Ces prises se sont traduites en des taux moyen de prises accidentelles de 1.25 (ET = 5.0) et 1.76 (ET = 4.7) marsouins par répondant en 2000 et 2001, respectivement. L’extrapolation de ces taux de prises accidentelles à la flotte entière de pêcheurs au filet maillant a résulté en une estimation globale de 2180 (95 % IC 1012-3802) et 2478 (95 % IC 1591-3464) marsouins pour l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent en 2000 et 2001, respectivement. En 2001 et 2002, un total de 4 et 6 marsouins ont été rapportés avoir été pris lors du monitorage de 786 et 882 traits de filets maillants fixes par les Observateurs en mer. Les activités des Observateurs en mer se sont déroulées en association étroite avec celles des pêcheries commerciales à la morue franche et au turbot. Toutefois, le faible nombre de traits qui ont été monitorés par les Observateurs en mer a prévenu le calcul d’une estimation des prises accidentelles pour plusieurs zones et globalement pour l’aire d’étude, et a résulté en des estimations imprécises pour les autres zones. Les Pêcheries Sentinelles a résulté en 86 et 77 prises accidentelles en 2001 et 2002, respectivement. Selon les années, les prises accidentelles de marsouins communs associées à la pêche ont culminées à la fin août ou au début septembre, malgré une intensité maximale d’activité de cette pêcherie à une période plus précoce de la fin juillet à la fin août en 2001 et 2002, respectivement. Le nombre de prises accidentelles par trait rapporté par les Pêcheries Sentinelles était plus élevé que celui rapporté par le programme des Observateurs en mer et ce, malgré une activité des Pêcheries Sentinelles étendue sur une période plus longue, où les espèces visées par les pêcheries ont pu être moins abondantes. Des différences significatives ont été observées dans la manière de pêcher entre les pêcheries commerciales, les pêcheries commerciales faisant l’objet d’Observations en mer, et les Pêcheries Sentinelles. Plus spécifiquement, Les Pêcheries Sentinelles ont mouillé des filets de longueur similaire mais de vide de maille plus faible, à des profondeurs plus grandes, pour des périodes plus prolongées, et pour une quantité de poisson débarqué plus faible que les pêcheries commerciales sujettes à de l’Observation en mer. De plus, la superposition des sites de pêches dans le secteur de Miscou (NAFO 4Tn) indique qu’au moins en août et début septembre 2001, non seulement n’y avait-il aucun chevauchement des sites de pêche entre les Pêcheries Sentinelles et les pêcheries commerciales, mais il n’y avait non plus aucun chevauchement entre les pêcheries commerciales sujettes à l’observation et celles non sujettes à l’observation en mer. Les pêcheries commerciales et Sentinelles épousaient généralement l’isoligne de 60 m, alors que les pêcheries commerciales sujettes à l’observation en mer se déroulaient en eaux moins profondes, à l’intérieur du banc de Miscou. En 2002, les périodes d’activité des observateurs en mer et des pêcheries Sentinelles dans la zone 4Tn ne se sont pas chevauchées dans le temps, mais se sont chevauchées dans l’espace.