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Bibliographie de l'Institut Maurice-Lamontagne

Magalie HARDY

HARDY, M., L. GENDRON, P. ARCHAMBAULT, 2008. Distribution spatio-temporelle du homard au large de Saint-Godefroi (baie des Chaleurs, Québec) et relation avec les activités de pêche au pétoncle. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2781, p.

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Cette étude a été entreprise dans le but d’analyser le rôle potentiel des activités de pêche au pétoncle dans les diminutions de rendement de la pêche au homard dans le secteur de Saint-Godefroi (sous-zone de pêche 20B6, baie des Chaleurs, Québec, Canada) depuis la fin des années 1990. Des campagnes de pêche expérimentale réalisées en 2002 et 2003 ont d’abord permis de déterminer la distribution spatiale et bathymétrique du homard dans le secteur de juillet à octobre et ainsi de déterminer l’ampleur et le moment des déplacements saisonniers de la côte vers le large. Certaines tendances quant à l’utilisation du secteur par rapport aux caractéristiques de l’habitat (température au fond, substrat et communautés benthiques) ont également pu être observées. De façon générale, le homard semble fréquenter préférentiellement les habitats structurellement plus complexes. Les positions quotidiennes de pêche au pétoncle disponibles pour la période 1998-2006 ont par la suite été utilisées afin d’évaluer le chevauchement spatio-temporel entre les activités de dragage au pétoncle et la population de homard de Saint-Godefroi, sa pêche et son habitat. D’après les résultats obtenus, le chevauchement spatio-temporel de la pêche au pétoncle et du homard semble plutôt limité. La pêche au pétoncle aurait donc peu d’impact direct sur la population de homard adulte. L’étude a permis d’identifier des lieux et habitats importants pour la croissance et la reproduction du homard dans ce secteur. Aucune activité de dragage ne semble avoir lieu dans ces habitats, ce qui protège leur intégrité. Par contre, il existe un chevauchement spatial entre la pêche au pétoncle et l’habitat fréquenté par le homard à l’automne, lors de son déplacement en profondeur. Les impacts indirects du dragage (perturbation des sédiments, diminution de la complexité du fond, changements dans les communautés) d’un habitat que le homard fréquente de façon transitoire et au cours d’une période où son activité est réduite n’ont cependant pas été évalués dans le cadre de cette étude mais mériteraient d’être considérés dans les travaux futurs.

SIMARD, N., M. HARDY, 2004. The Laurentian Channel as an alternative ballast water exchange zone : risks, analysis and recommendations ; Le chenal Laurentien comme zone auxiliaire d’échange des eaux de lest : risques, analyse et recommandations. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2004/120, 77 p .

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Le présent rapport a pour but d'évaluer les risques que représente l'utilisation du chenal Laurentien comme zone auxiliaire d’échange des eaux de lest (ZAEEL) pour les ressources halieutiques et les écosystèmes marins du Saint-Laurent et de l'Atlantique. L'évaluation de ces risques est fondée sur : 1) l'importance du trafic maritime en provenance de l'étranger qui a utilisé ou aurait pu utiliser le chenal Laurentien comme zone d'échange; 2) la diversité et la richesse spécifique des eaux de lest et des sédiments des navires en provenance de l'étranger; 3) les conditions environnementales du golfe du Saint-Laurent (GSL); 4) les schémas de dispersion des organismes introduits dans cette zone par le déversement des eaux de lest. Bien que l'industrie maritime ne semble pas faire une utilisation intensive du chenal Laurentien comme ZAEEL, les données analysées indiquent qu'un grand nombre de navires (1948), transportant un volume total de 12,2 t d'eaux de lest, ont transité dans cette zone en 2000 et auraient pu y effectuer des échanges. La plus grande partie des eaux de lest de ces navires provenait de la Région B de l'Organisation des Nations Unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO), où les conditions environnementales peuvent ressembler à celles du GSL, surtout l'été dans la mer du Nord et la mer Baltique. Toutefois, les navires qui ont déclaré avoir utilisé le chenal Laurentien comme ZAEEL arrivaient principalement de la Région A de la FAO, à partir de laquelle les voyages vers le Saint-Laurent sont généralement plus courts qu'à partir des autres régions de la FAO. Plusieurs études ont montré que les ballasts des navires en provenance de l'étranger qui entrent dans le Saint-Laurent contiennent divers assemblages d'organismes vivants (y compris des taxons non indigènes, des taxons toxiques et/ou nuisibles et des taxons qui représentent un risque potentiel) provenant de diverses régions du monde. Des simulations de déversement d'organismes dans le chenal Laurentien ont montré que le plancton introduit est retenu dans le golfe (la rétention de phytoplancton est plus élevée au printemps et à la fin de l'été) et est transporté vers les côtes. Le modèle a mis en évidence quelques régions qui sont particulièrement exposées à ces déversements selon les saisons : les îles de la Madeleine, le sud-ouest de Terre-Neuve, le nord de l'île du Cap-Breton et le sud de l'île d'Anticosti. La présente évaluation a permis de déterminer que l’utilisation de la ZAEEL située au sud-est de l'île d'Anticosti représente un risque d'introduction d'espèces non indigènes dans l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent et dans les provinces atlantiques. Le risque d'introduction est considéré comme étant généralement plus faible l'hiver en raison des basses températures qui règnent alors dans le golfe. Toutefois, bien que le taux de survie serait probablement faible pendant cette période, quelques espèces très opportunistes pourraient probablement s'adapter au froid. De plus, de nombreux taxons pourraient survivre pendant l'été, mais leurs chances de survie à long terme seraient peut-être limitées. En raison du risque potentiel élevé d'introduction d'espèces aquatiques envahissantes (EAE) par les eaux de lest dans le fleuve Saint-Laurent ainsi que dans l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent, où des conditions écologiques locales se sont déjà avérées propices à l'établissement de nombreuses espèces d'EAE, l'utilisation du chenal Laurentien comme ZAEEL doit être limitée le plus possible. Dans des circonstances exceptionnelles, il est recommandé d'autoriser l'échange des eaux de lest dans le chenal Laurentien si le navire y transite entre le 1er décembre et le 1er mai ou si le navire est lesté d'eau douce. Un système d'aide à la prise de décision sera nécessaire pour contrôler l'échange des eaux de lest entre les mois de mai et de décembre.