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Bibliographie de l'Institut Maurice-Lamontagne

Mike O. HAMMILL

FROUIN, H., M. LEBEUF, M. HAMMILL, M. FOURNIER, 2012. Transfer of PBDEs and chlorinated POPs from mother to pup during lactation in Harp Seals Phoca groenlandica. Sci. Total Environ., 417-418 : 98-107.

[Résumé disponible seulement en anglais]
Seven mother–pup pairs of harp seal (Phoca groenlandica) were sampled during the lactation season near Magdalen Islands, QC, Canada. The blubber and serum of pups and mothers as well as the milk of mothers were analyzed for polybrominated diphenyl ethers and several chlorinated persistent organic pollutants (POPs) to evaluate their transfer prior to weaning. Principal component analysis demonstrated significant variations in contaminant distribution patterns between seal tissues of mothers and pups. The selectivity in the transfer of POPs between mothers and pups appeared mainly driven by their log Kow (octanol/water partition coefficient). The most selective transfer step for the POPs examined occurred between the blubber and the serum of the mother. A novel approach to examine temporal changes of POP concentrations in tissues of sealswhich take into account the contamination ofmothers was developed. A general decrease of POP concentrations in pup tissues throughout lactationmay suggest a growth dilution. A concomitant rise of POP concentrationswas observed inmaternal blubber and serumand in milk as lactation progresses. The intensive offloading of contaminants via lactation constitutes a major but selective excretory route for reproductive female seals and also a significant route of exposure for suckling pup seals.©2012 Elsevier B.V.

THOMAS, L., M.O. HAMMILL, W.D. BOWEN, 2011. Assessment of population consequences of harvest strategies for the Northwest Atlantic Grey Seal population ; Évaluation des conséquences sur la population des stratégies de récolte pour la population de phoque gris du Nord-Ouest Atlantique. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2011/007, 11 p.

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Nous avons utilisé les résultats d'une analyse bayésienne de la dynamique de la population de phoques gris de l'Atlantique Nord-Ouest de 1977 à 2010 comme fondement pour une enquête sur les conséquences d'une gamme de stratégies de récolte éventuelles. Nous avons simulé des populations à l'aide de la répartition a posteriori d'états modèles et de paramètres du modèle adapté, puis nous avons effectué une projection stochastique de 20 ans de ces populations sous différents régimes de récolte. L'objectif de gestion était de trouver des niveaux de récolte ayant une probabilité de 80 % de maintenir la population au-dessus de 70 % de sa plus importante estimation de population à ce jour, c'est-à-dire au-dessus de 244 230. Nous avons conclu que cet objectif pouvait être atteint avec des niveaux de récolte aussi élevés que 30 000 animaux par année sur un horizon de 20 ans pour une prise composée à 50 % de jeunes de l'année et à 50 % d'animaux adultes, en supposant que la mortalité est répartie parmi les groupes d'âge, les sexes et les régions proportionnellement à l'abondance relative. Des quotas indiquant 95 % de jeunes de l'année et 5 % d'animaux adultes pourraient maintenir des niveaux totaux de récolte plus élevés, soit jusqu'à 70 000 animaux par année, et tout de même atteindre l'objectif de gestion. Des quotas plus élevés pourraient être maintenus pendant des périodes plus courtes, mais pour des espèces comme les phoques gris dont l'espérance de vie est élevée, on peut se demander si un horizon de 20 ans est suffisamment long pour nous permettre de juger de la durabilité à long terme. Il s'agit de résultats préliminaires, et une discussion plus approfondie sur les stratégies et les objectifs de gestion de récolte éventuels est nécessaire. Il est également à noter que les résultats dépendent de l'exactitude du modèle de dynamique des populations utilisé. Par exemple, nous ne prévoyons aucune marge pour une quelconque réaction comportementale des phoques par rapport à des niveaux de chasse plus élevés. De plus, la nature et l'étendue de la dépendance de la densité dans les indices vitaux sont mal comprises et peuvent varier au fil du temps. La façon dont la dépendance de la densité influe sur les indices vitaux aura une incidence sur les scénarios de récolte durable.

Frie Anne K., K-A Fagerheim, M.O. Hammill, F.O. Kapel, C.Lockyer, Garry B. Stenson, A. Rosing-Asvid, V. Svetochev, 2011. Error patterns in age estimation of harp seals (Pagophilus groenlandicus) : results from a ransatlantic, image-based, blind-reading experiment using known-age teeth. ICES J. Mar. Sci., 68(9): 1942-1953.

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VAZQUEZ-MEDINA, J.P., N.O. MONROY, P.D. MALDONADO, A. SANTAMARIA, M. KONIGSBERG, R. ELSNER, M.O. HAMMILL, J.M. BURNS, T. ZENTENO-SAVIN, 2011. Maturation increases superoxide radical production without increasing oxidative damage in the skeletal muscle of Hooded Seals (Cystophora cristata). Can. J. Zool., 89(3): 206-212.

Les vertébrés plongeurs sont des modèles uniques pour l’étude des réactions physiologiques à la production d’espèces d’oxygène réactif (ROS) et du stress oxydatif à cause de leur adaptabilité pour faire face à la production de ROS produits durant la plongée. Nous émettons l’hypothèse selon laquelle, dans le muscle squelettique du phoque à capuchon (Cystophora cristata (Erxleben, 1777)), la production de ROS augmente en fonction de la maturation, mais non l’accumulation de dommages oxydatifs. Afin de tester l’hypothèse, nous analysons la capacité du tissu à produire des ROS, l’accumulation de dommages oxydatifs, ainsi que l’activité et le contenu protéinique des superoxydes dismutases dépendantes du cuivre, du zinc et du manganèse (Cu,ZnSOD, MnSOD) dans le muscle squelettique chez des phoques à capuchon nouveau nés, des petits sevrés et des adultes. Les tissus ont une plus forte capacité de production de ROS et possèdent des activités plus élevées de Cu,ZnSOD et de MnSOD et des contenus protéiniques plus importants de MnSOD chez les phoques adultes que chez les petits. Aucune différence n'a pu être décelée entre les groupes dans les dommages oxydatifs aux lipides, aux protéines et à l’ADN. Nos résultats laissent croire que l’activité accrue des SOD bloque vraisemblablement les dommages oxydatifs couramment associés à la production plus élevée de ROS. Ces observations soulignent la tolérance exceptionnelle du muscle squelettique des phoques à la production accrue de ROS.©2011 NRC Research Press

WOOD, S.A., T.R. FRASIER, B.A. MCLEOD, J.R. GILERT, B.N. WHITE, W.D. BOWEN, M.O. HAMMILL, G.T. WARING, S. BRAULT, 2011. The genetics of recolonization : an analysis of the stock structure of grey seals (Halichoerus grypus) in the Northwest Atlantic. Can. J. Zool., 89(6): 490-497.

Bien que répartis dans le passé le long de la côte nord-est des Etats-Unis (É.-U.), les phoques gris (Halichoerus grypus (Fabricius, 1791)) étaient considérés comme disparus localement jusqu’à la fin des années 1980 quand on a découvert trois colonies de mise bas rétablies naturellement. Deux importantes populations canadiennes, les phoques du golfe du Saint-Laurent (GSL) et de l’île de Sable (SI), sont des sources possibles des immigrants dans la population en voie de rétablissement aux É.-U. Afin de déterminer la structure des stocks de phoques gris dans le nord-ouest de l’Atlantique, nous avons prélevé des échantillons de tissus dans des populations canadiennes et américaines pour analyse génétique. Nous avons examiné neuf locus microsatellites très variables (n = 158; nombre moyen d’allèles par locus = 7,22). Lorsque la différenciation de population est évaluée sans présupposition a priori de sous-populations potentielles, tous les individus sont placés dans une seule population. Les valeurs appariées de FST montrent peu de différence de fréquences d’allèles entre les échantillons SI et GSL ou entre les échantillons canadiens et américains. Nous avons séquencé un segment de 319 pb de la région mitochondriale de contrôle et identifié 25 haplotypes (n = 163). La diversité des nucléotides est semblable aux sites SI, GSL et américains. D’après les haplotypes d’ADNmt, il n’y a pas de différence significative entre les populations SI et GSL, ni entre les populations canadiennes et américaines. Bien que les phoques gris soient philopatriques, notre étude démontre que la structure génétique de la population de phoques gris du nord-ouest de l’Atlantique n'est pas incompatible avec une hypothèse nulle de panmixie.©2011 NRC Research Press

STENSON, G.B., M.O. HAMMILL, 2011. Current status of Northwest Atlantic Harp Seals, (Pagophilus groenlandicus). DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Science Advisory Report, 2011/050, 16 p.

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HAMMILL, M.O., G.B. STENSON, 2011. Estimating abundance of Northwest Atlantic harp seals, examining the impact of density dependance ; Estimation de l'abondance des phoques du Groenland de l'Atlantique nord-ouest, examen de l'impact de la dépendance envers la densité. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2011/011, 31 p.

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Un modèle de population a été utilisé pour étudier les changements dans la taille de la population de phoques du Groenland de l'Atlantique du nord-ouest entre 1952 et 2010. Le modèle intègre des informations sur les taux de reproduction, les prélèvements déclarés, les estimations des prélèvements non déclarés et les pertes dans les prises accessoires dans d'autres pêcheries pour déterminer la trajectoire de la population. Le modèle a été ajusté à onze estimations de production de petits débutant en 1952, incluant une estimation révisée de la production de petits en 2008 de 1,63 millions d'animaux. L'estimation exceptionnellement élevé de production de petits en 2008 est due à des taux élevés de reproduction pour la même année. Ceci contraste avec une tendance générale vers une baisse des taux de reproduction alors que la production de petits a augmenté, ce qui suggère que la dynamique de cette population est régulée par les variations dépendantes de la densité. Dans l'hypothèse où la population continue de croître de façon exponentielle, la population totale en 2008 était estimée à 8,0 millions (95 % IC = 6,8 à 9,300,000) d’animaux, augmentant à 9,1 millions (95 % IC = 7,5 à 10,700,000) en 2010. Sous l'hypothèse que la croissance de la population dépend de la densité en cours et que la population est près de la capacité de support (K = 12 millions), la population en 2008, de 8,1 millions (95 % CI = 7,3 à 8,900,000 animaux) a augmenté à 8,6 millions (95 % CI = 7,8 à 9,400,000) animaux en 2010. Dans les deux formulations du modèle, une récolte de 420,000 animaux au cours des trois prochaines années permettra de respecter le plan de gestion pour maintenir une probabilité de 80 % que la population demeure au-dessus du niveau de référence de précaution (N70).

HAMMILL, M., D. SWAIN, 2011. A controlled experiment (Strawman draft) to test the impact of removals of grey seals on the mortality of Southern Gulf cod ; Une expérience contrôlée (St-rawman draft) pour vérifier l'impact de l'enlèvement de phoques gris sur la mortalité de la morue du sud du golfe. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2011/013, 18 p.

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Dans le sud du golfe du Saint-Laurent, le poids de la preuve suggère que la prédation des phoques gris limite le rétablissement du stock de morue de 4T ainsi que d'autres espèces comme la merluche blanc et des populations de raies. Une expérience a été décrite pour tester cette hypothèse. En vertu de l'expérience proposée, des objectifs de gestion à long termes clairs pour la morue et les phoques doivent être identifiés. Des simulations réalistes minimales de l’écosystème doivent être complétées pour déterminer les avantages et les incidences possibles. Les données doivent être récoltées pour surveiller les changements dans l'abondance et la dynamique des populations de phoques et de morues afin de s’assurer que les objectifs de gestion sont atteints et d'être en mesure d'évaluer l'efficacité de l'expérience dans la réalisation de ces objectifs.

HAMMILL, M.O., G.B. STENSON, 2011. Modelling Grey Seal abundance in Canadian waters ; Modélisation de l’abondance du phoque gris dans les eaux canadiennes. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2011/014, 31 p.

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Le modèle utilisé dans cette étude pour décrire la dynamique des populations du phoques gris du nord-ouest Atlantique est un modèle à deux paramètres qui utilise les informations sur les taux de reproduction à l'âge, la mortalité attribuable à la glace de jeunes phoques, les retraits et les estimations de la production de petits. Le modèle a été ajusté aux trois troupeaux de phoques gris: l'île de Sable, Côte est et le golfe du Saint-Laurent séparément afin d'obtenir des estimations de la production de petits et de la taille de la population. Les résultats du modèle ont été comparées à deux autres modèles qui ont été utilisés pour décrire la dynamique de population de phoques gris (Thomas et al 2007, 2008; Trzcinski et al. 2006.) et les trajectoires de population étaient similaires lorsqu' exécuté dans des conditions semblables. La production de petits dans le troupeau du golfe est très variable et est probablement associée à une mortalité variable en raison des conditions de glace fluctuantes. Une relation significative a été observée entre la production de petits sur la glace et la couverture de glace dans le sud du golfe. La population de phoques gris a augmenté considérablement au cours des 5 dernières décennies passant d'environ 13 000 (SE = 1100) à 402 700 (SE =7700) en 2010.

MORISSETTE, L., M.O. HAMMILL, 2011. A preliminary evaluation of the impacts of Grey Seal, (Halichoerus grypus), predation on the 4T ecosystem and possible effects of their removal on Cod (Gadus morhua) recovery ; Évaluation préliminaire des impacts de la prédation par le phoque gris, (Halichoerus grypus), sur l'écosystème 4T et des effets possible d'un abattage sur le rétablissement des stocks de morue (Gadus morhua). DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2011/016, 31 p.

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Dans ce document de recherche, nous utilisons un modèle Ecopath with Ecosim (EwE) pour examiner le rôle trophique des phoques gris dans le sud du Golfe du Saint-Laurent et se pencher sur leurs impacts directs et indirects sur les populations de morue franche et d’autres espèces y étant associées. Nous avons testé différents scénarios d’alimentation pour les phoques gris, et simulé dans quelle mesure une réduction de leur population pourrait affecter la reprise des populations de morue franche. 11 scénarios de capture ont été testés. Nos résultats suggèrent qu’un abattage de phoques pourrait aider à la reprise des populations de morues dans certaines circonstances, mais plus d’efforts sont nécessaires afin de peaufiner le modèle afin qu’il reproduise plus précisément le déclin du stock de morue dans le sud du Golfe du Saint-Laurent, pour examiner combien de temps serait nécessaire pour une éventuelle reprise, pour envisager une stratégie où les phoques situés dans des zones de grand chevauchement avec la morue pourraient être ciblés par l’abattage, pour examiner les effets de telles mesures sur les faibles stocks de merlus et de raies, et les effets potentiels sur les autres composantes de l’écosystème incluant les autres pêcheries. Des scénarios additionnels doivent être examinés afin d’explorer une gamme plus complète d’effets possibles pour différentes stratégies de réduction de la population de phoques gris.

BENOÎT, H.P., D.P. SWAIN, M.O. HAMMILL, 2011. Seasonal patterns in the spatial overlap of southern Gulf of St. Lawrence cod and grey seals, with a discussion of sources of error and possible bias ; Chevauchement spatial de la morue et du phoque gris du sud du golfe du Saint-Laurent selon les saisons, incluant une discussion sur les sources d’erreur et les biais possibles. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2011/018, 20 p.

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Une évaluation zonale des répercussions potentielles de la présence des phoques gris sur les populations de poissons dans l’est du Canada a été effectuée du 4 au 8 octobre 2010. Le cadre de référence de cette réunion comprenait l’évaluation du chevauchement spatio-temporel du phoque gris et de la morue, ainsi que les sources possibles de biais et d’incertitude des estimés de la distribution saisonnière de ces deux espèces. Le présent document de recherche vise à répondre à ces questions concernant les populations de morue et de phoque gris du sud du golfe du Saint-Laurent (sGSL). Le chevauchement spatial de la morue de deux catégories de taille (>35 cm et ≥35 cm) et du phoque gris du sGSL a été examiné par mois, selon une échelle spatiale de 1 000 km2. La distribution de morue a été déterminée d’après des relevés saisonniers de chalut de fond et les variations saisonnières dans la distribution spatiale de la pêche commerciale à la morue. La distribution du phoque gris a été déterminée d’après le suivi des animaux surveillés par satellite. De grandes différences ont été signalées quant aux troupeaux, au sexe et au stade de vie dans les déplacements du phoque gris. Les phoques gris mâles, juvéniles comme adultes, des troupeaux du sud du golfe du Saint-Laurent sont à l’origine du principal chevauchement avec la morue de cette zone, soit un chevauchement par 16 % de cette population de phoques en moyenne par mois. Le chevauchement avec les phoques de l’île de Sable était moindre (> 1 %). Les déplacements de phoques sont déterminés d’après un très petit nombre de phoques marqués, d’autant plus qu’il faut tenir compte des différences relatives au sexe et au stade de vie dans les déplacements. En raison de la faible taille de cet échantillon, les zones visitées par une petite partie du troupeau risquent très probablement d’être sous-représentées dans les zones de distribution déterminées, surtout lorsqu’une résolution spatiale assez précise est utilisée. Le chevauchement entre le phoque gris et la morue peut être surestimé ou sous-estimé en fonction de la présence des populations de morue dans ces zones. Dans les périodes de concentration de morue (en hiver, période de frai, migration) en particulier, la consommation potentielle de morue par les phoques peut donc aussi être sous-estimée. Malheureusement, la taille de l’échantillon de phoques marqués est particulièrement faible pendant certaines de ces périodes. Le marquage des phoques donne aussi probablement lieu à des biais quant au site d’échouerie, ce qui peut influer sur les estimations de distribution et de déplacement des populations de phoque gris. La distribution spatiale actuelle de morue dans les mois autres qu’août et septembre ne peut être déterminée que d’après des relevés effectués il y a 15 à 20 ans. On connaît peu la distribution de morue pendant certains mois, par exemple pendant la migration. De plus, notre estimé des variations mensuelles de distribution n’est peut-être pas tout à fait exact, étant donné les variations quant à la survenue des migrations du printemps et de l’automne.

BOWEN, W.D., P. CARTER, M. HAMMILL, 2011. Estimated Grey seal diets near Sable Island derived from fecal samples : 1991 to 2010 ; Estimation des régimes alimentaires des phoques gris près de l’île de Sable d’après les échantillons de fèces : 1991 à 2010. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2011/024, 13 p.

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Des échantillons de fèces recueillis au fil des saisons à l’île de Sable ont été utilisés pour estimer la composition du régime alimentaire des phoques gris pendant la période s’étendant de 1991 à 1998 et à l’hiver 2010. Les phoques gris se sont nourris principalement de lançon, et ce, peu importe les saisons ou les années. Le lançon paraissait dans 77,6 % (CV 20,7 %) des fèces, en moyenne, ce qui indique que la plupart des individus composant la population se nourrissaient de cette espèce. D’une saison à l’autre et d’une année à l’autre, l’occurrence (30,9 %) et le pourcentage de morue (poids humide) dans le régime alimentaire variaient énormément, comportant des CV de 53 % et de 104 % respectivement. Divers facteurs de correction ont été appliqués pour tenter d’atténuer les biais associés à la digestion complète d’otolithes. Le pourcentage de morue dans le régime variait de 0 à 21,7 %, mais ne présentait aucune tendance au fil du temps ni de différences significatives entre les saisons. En moyenne, le régime alimentaire se composait de morue dans une proportion de 7,1 % (écart-type de 7,4).

BENOÎT, H.P., D.P. SWAIN, M.O. HAMMILL, 2011. A risk analysis of the potential effects of selective and non-selective reductions in grey seal abundance on the population status of two species at risk of extirpation, white hake and winter skate in the southern Gulf of St. Lawrence ; Une analyse de risque des effets possibles d’une réduction sélective ou non-sélective de l’abondance du phoque gris sur le statut de conservation de deux espèces à risque de disparaître, la merluche blanche et la raie tachetée du sud du golfe du Saint-Laurent. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2011/033, 34 p.

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La raie tachetée (Leucoraja ocellata) comme la merluche blanche (Urophycis tenuis) présentent des populations endémiques dans le sud du golfe du Saint-Laurent. La population de raie tachetée pourrait vraisemblablement constituer une espèce distincte, encore non décrite. Le taux élevé de mortalité naturelle (M) chez les adultes de ces deux espèces se traduit par une diminution de la population, à un point tel que la disparition pourrait survenir d’ici quelques décennies. Les résultats d'une évaluation de divers hypothèse pouvant expliquer les taux élevés de M permettent de conclure que la prédation exercée par les phoques gris semble contribuer considérablement au taux élevé de mortalité. Cependant, les estimations actuelles sur le régime alimentaire du phoque gris ne peuvent être utilisées pour affirmer que la prédation en est la cause directe. La preuve d’un effet de la prédation est par conséquent largement indirecte. On a réalisé des prévisions à l’aide d’un modèle stochastique pour les populations de raie tachetée et de merluche blanche dans le sud du golfe du Saint-Laurent afin de déterminer les trajectoires probables de la population en vertu d’un certain nombre de scénarios, y compris le statu quo et l’augmentation de la prédation exercée par les phoques gris dérivée de l’augmentation ou de la diminution de l’abondance projetée de cette espèce. On a évalué trois scénarios concernant une réduction potentielle du nombre de phoques gris : 1) enlèvements non ciblés lorsque les phoques sont regroupés dans les colonies; 2) enlèvements ciblés des phoques en quête de nourriture dans l’écosystème fréquenté par la raie tachetée ou la merluche blanche; et 3) enlèvements ciblés des phoques qui s’alimentent dans les aires de répartition de ces espèces. Selon les simulations réalisées à la lumière des nos scénarios hypothétiques voulant, entre autres, que les phoques gris contribuent considérablement à la mortalité chez l’adulte, nous avons prévu que pour obtenir une probabilité de 50 % de stabilisation de l’abondance de la raie tachetée aux bas niveaux actuels, il faudrait prélever 174 300, 44 300 ou 1 700 phoques suivant les scénarios d’enlèvement 1, 2 et 3, respectivement. Dans le même ordre d’idées, pour augmenter d’ici 2020 l’abondance de la raie tachetée âgée de plus de 3 ans pour l’amener aux niveaux observés au cours de la dernière décennie, il faudrait prélever 319 000, 79 000 ou 13 000 phoques suivant les scénarios d’enlèvement 1, 2 et 3, respectivement. On a donc présenté un cadre d’analyse du risque afin d’évaluer les conséquences possibles associées au fait d’entreprendre, ou non, une réduction de la population de phoques gris, qu’ils soient ou non les principaux responsables du taux élevé de mortalité des poissons. Dans l’ensemble, les risques écologiques concernant la merluche blanche, la raie tachetée et le phoque gris semblent être minimisés en entreprenant une réduction raisonnable de la population du phoque gris dans l’Atlantique Nord-Ouest. Cette réduction ne poserait qu’un risque minime sur le plan de la conservation de la population de phoques gris. Dans le meilleur des cas, pour les poissons, la réduction du taux de mortalité chez l’adulte mettrait un frein au déclin de la population et assurerait éventuellement le rétablissement de l’espèce. Dans le pire des cas, la disparition des populations de merluche blanche et de raie tachetée du sud du golfe du Saint-Laurent surviendrait plus rapidement.

SWAIN, D.P., H.P. BENOÎT, M.O. HAMMILL, 2011. Grey seal reduction scenarios to restore the southern Gulf of St. Lawrence cod population ; Scénarios de réduction des populations de phoques gris dans le but de rétablir les stocks de morue dans le sud du golfe du Saint-Laurent. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2011/035, 12 p.

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La mortalité naturelle (M) chez les morues plus âgées (5 ans ou +) dans le sud du golfe du Saint-Laurent était inhabituellement élevée dans les années 1990 et 2000. L'examen des preuves d’un ensemble d'hypothèses quant aux causes de cette M élevée chez la morue mène à la conclusion que la prédation par les phoques gris est un important facteur. Toutefois, en raison d'un manque de données pertinentes, il n’est pas possible d’établir la probabilité qu’une réduction donnée du troupeau mènerait à une réduction donnée de M chez les morues. Ce document décrit l'impact de la réduction du nombre de phoques gris sur le rétablissement des morues en fonction de deux approches différentes permettant de combler le manque des données. Étant donné que de nombreuses autres approches sont envisageables, ces résultats doivent être interprétés comme des simulations de scénarios portant sur l'incidence de la réduction du nombre de phoques sur la productivité de la morue, en fonction d'un ensemble d'estimations de la contribution de la prédation par les phoques sur la M chez les morues. En se basant sur une approche, on estime que la prédation par les phoques gris est responsable de seulement 10 % de la M actuelle chez les morues de 5 ans ou +. En fonction de cette estimation, la réduction du nombre de phoques ne pourrait réduire la M jusqu'à un niveau permettant le rétablissement des morues, parce que la M causée par d'autres facteurs inconnus est trop élevée pour permettre un tel rétablissement. Une deuxième approche donne des résultats plus conformes à la valeur probante des preuves selon lesquelles la prédation par les phoques constitue un facteur important de la M chez les morues. Cette approche attribue à la prédation par les phoques gris environ 50 % de la M actuelle chez les morues de 5 ans ou +. Dans le cas présent, la réduction du nombre de phoques peut réduire la M à un niveau qui permettrait le rétablissement des morues, mais la capture nécessaire de phoques serait considérable. Une réduction moins importante du nombre de phoques suffirait si les phoques gris ont un régime spécialisé et qu’il était possible de cibler ceux qui se nourrissent préférentiellement de morues. En se basant sur une analyse qualitative des risques, la réduction du nombre de phoques gris semblerait réduire le risque écologique pour les stocks de morues dans le sud du golfe sans menacer la sécurité de la population de phoques gris.

HAMMILL, M.O., G.B. STENSON, T. DONIOL-VALCROZEL, A. MOSNIER, 2011. Northwest Atlantic harp seals population trends, 1952-2012 ; Tendances de la population de phoques du Groenland de l'Atlantique Nord-Ouest, 1952-2012. DFO, Canadian Stock Assessment Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2011/099, 31 p.

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Un modèle de population a été utilisé pour examiner les changements dans la taille de la population de phoques du Groenland entre 1952 et 2012. Le modèle intègre des informations sur les taux de reproduction, les prélèvements déclarés, les estimations des prélèvements non déclarés et les pertes dans les prises accessoires dans d'autres pêcheries pour déterminer la trajectoire de la population. Les taux de reproduction ont continué de diminuer. Des échantillons prélevés jusqu’en 2011 indiquent que les taux de reproduction des adultes ont baissé à pas plus de 0,22, taux beaucoup plus faible que l’estimation de 0.74 observée en 2008, dernière année pendant laquelle des données étaient disponibles pour l’évaluation de 2010. Le modèle a été ajusté à onze estimations périodiques de production de petits de 1952 à 2008, en utilisant deux méthodes différentes de lissage de données de reproduction et en supposant que la capacité de support peut être de 10,8 millions ou de 12 millions de phoques. La production estimée de petits en 1952 était de 500 000 (95 % IC = 500 000 à 600 000) animaux. La production de petits a diminué pendant les années 1960, pour atteindre un minimum en 1971, et a ensuite augmenté à un maximum de 1 600 000 (95 % IC = 1 400 000 à 1 800 000) en 2008. La production estimée de petits a diminué à 600 000 (95 % IC = 500 000 à 700 000) en 2011 en raison des faibles taux de gestation observés. La taille de la population totale en 1952 était de 2 300 000 (95 % IC = 2 200 000 à 2 400 000), elle a diminué à un minimum en 1971 pour ensuite augmenter de 7,9 à 8,3 millions (95 % IC = 7 300 000 à 9 000 000) en 2008, selon les hypothèses. L’estimation de 2008 est également NMax. La population de 2012 est estimée entre 7,3 et 7,8 millions. Bien que l’évaluation précédente ait indiqué qu’il serait possible de maintenir une récolte de 400 000 animaux pour le reste de la période de gestion, la récolte maximale qui respecterait le plan de gestion dans le cadre de la présente évaluation est de 300 000 animaux, en supposant que les brasseurs représentent 97 % de la récolte. La différence est attribuable au déclin important des taux de reproduction observés dans les échantillons prélevés depuis 2008. Augmenter le nombre de prises dans une composante de la population en transférant un quota nuira à cette composante, à moins d’être compensée par une réduction égale au cours des années ultérieures.

BOWEN, W.D., C. den HEYER, J.I. McMILLAN, M.O. HAMMILL, 2011. Pup Production at Scotian Shelf Grey Seal (Halichoerus grypus) Colonies in 2010 ; Production de nouveaux-nés dans les colonies de phoques gris (Halichoerus grypus) du plateau néo-écossais en 2010. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2011/066, 31 p.

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DONIOL-VALCROZE, T., M.O. HAMMILL, VÉRONIQUE LESAGE, 2011. Information on abundance and harvest of eastern Hudson Bay beluga (Delphinapterus leucas) ; Information sur l’abondance et les prélèvements de bélugas de l’est de la Baie d’Hudson (Delphinapterus leucas). DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2010/121, 31 p.

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La chasse aux bélugas à des fins de subsistance par les communautés du Nunavik vise un mélange de deux populations: le stock de l'ouest de la baie d'Hudson (OBH) et celui de l'est de la baie d'Hudson (EBH). En 2010, les prises ont été constituées de 45 bélugas tués près de Sanikiluaq (îles Belcher), de 16 dans l'est de la baie d'Hudson, de 15 dans la baie d'Ungava, de 146 dans le détroit d'Hudson au printemps et de 58 à l'automne. Depuis 2009, il est présumé, sur la base des analyses génétiques, que tous les animaux tués dans l’est de la baie d'Hudson, 10 % des animaux tués au printemps et en été dans le détroit d’Hudson, et 20 % des animaux tués dans la baie d’Ungava et en automne dans le détroit d’Hudson sont des bélugas de l’EBH. Il est également présumé que 12 % des bélugas tués par les chasseurs de Sanikiluaq appartiennent au stock de l'EBH. Selon ces proportions, la chasse de 2010 équivaut à 51 bélugas de l'EBH. Un modèle de population intégrant les statistiques de chasse les plus à jour a été ajusté à l'aide de méthodes d'inférence bayésiennes aux estimations d'abondance obtenues à partir des relevés aériens, et a permis d’évaluer la population de 1985 à 4 118 individus avec un intervalle de crédibilité (IC) de 95 % de 2200–8765. La population aurait atteint son plus bas niveau en 2001 avec un effectif de 2 977 individus (IC 95 % 1970–4674). La population de 2010 a été estimée à 3034 individus (IC 95 % 1390–6181). Aux niveaux de capture actuels, la population semble être restée stable au cours des dernières années. D'après la modélisation, la proportion de bélugas abattus mais perdus est estimée à 56 % (IC 95 % 22–144 %) et le taux d'accroissement à 2,7 % par an (IC 95 % -3,1–8,5 %). Un prélèvement de 50 individus de l'EBH dans le futur aurait un risque de 50 % d'entraîner une diminution de la population. Une diminution du prélèvement à 10 individus de l'EBH réduirait la probabilité de déclin à 25 %. Inversement, la prise de 100 individus de l'EBH aurait 75 % de chances d'entraîner un déclin. Aucun scénario de chasse ne permettrait de réduire la probabilité de déclin à 5 % car même en l'absence totale de prélèvement de bélugas de l'EBH, la population aurait quand même 18% de chances de décliner. Cependant, le nombre d’individus qui peuvent être capturés sans provoquer une diminution de la population de bélugas de l’EBH dépend de la répartition des prises entre l’est de la baie d’Hudson, la baie d’Ungava et le détroit d’Hudson de même que des proportions chassées au cours du printemps, de l’été, et de l’automne. L'examen des échantillons prélevés sur les bélugas chassés dans le détroit d'Hudson, combinant l'âge des animaux et leur population d'origine déterminée à partir d'analyses génétiques, démontrent que la structure d'âge des bélugas provenant de l'EBH est fortement biaisée en faveur des animaux plus jeunes et contient peu d'individus plus âgés. Ces résultats pourraient indiquer une prise disproportionnée des jeunes bélugas de l'EBH, une pression de chasse trop intense sur le stock de l'EBH, ou les deux.

HAMMILL, M.O., G.B. STENSON, M.C.S. KINGSLEY, 2011. Historical Abundance of Northwest Atlantic Harp Seals (Pagophilus groenlandicus) : influence of harvesting and climate ; Abondance historique du phoque du Groenland dans l'Atlantique Nord-Ouest (Pagophilus groenlandicus) : influence de la récolte et du climat. DFO, Canadian Stock Assessment Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2011/100, 20 p.

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La reconstitution de la taille de la population historique fournit des renseignements utiles pour la gestion et la conservation en donnant une indication de l’abondance avant l’exploitation. Lorsqu’elles sont jumelées avec des variables environnementales, ces estimations permettent également de mieux comprendre la manière dont une espèce pourrait réagir aux changements climatiques. Le phoque du Groenland (Pagophilus groenlandicus) doit se reproduire sur des banquises et il est permis de penser qu’il est l’espèce de phoque la plus abondante dans l’Atlantique Nord. Les taux de reproduction et les données morphométriques indiquent que des facteurs dépendants de la densité ont une incidence sur la dynamique de cette population, bien que les mécanismes ne soient pas clairs. Les phoques du Groenland font l’objet d’une exploitation commerciale depuis le début des années 1700, bien que les prises importantes n’aient pas commencé avant le début du XIXe siècle. Les données sur les captures dans les dossiers historiques et les récoltes récentes ont été intégrées dans un modèle de production excédentaire afin de reconstituer la dynamique de cette population à la fin du XVIIIe siècle. La population initiale était estimée à 11 millions (SE = 2 000 000) d’animaux, en supposant que la population à cette époque était stable et à sa capacité de support environnementale. Cette estimation de population sert d’approximation pour la capacité actuelle de soutien, en supposant que les conditions environnementales du XVIIIe siècle étaient semblables aux conditions actuelles.

STENSON, G.B., M.O. HAMMILL, 2011. Mise à jour sur l'état de la population de phoques du Groenland (Pagophilus groenlandicus) de l'Atlantique Nord-Ouest. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Avis scientifique, 2011/050, 19 P.

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BAJZAK, C.E., M.O. HAMMILL, G.B. STENSON, S. PRINSENBERG, 2011. Drifting away : implications of changes in ice conditions for a pack-ice-breeding phocid, the Harp Seal (Pagophilus groenlandicus). Can. J. Zool., 89(11): 1050-1062.

Les phoques du Groenland (Pagophilus groenlandicus (Erxleben, 1777)) ont besoin de banquise dérivante pour mettre bas, allaiter et comme plate-forme de repos pour les nouveau-nés après le sevrage. Des données sur la localisation annuelle des aires de mise-bas dans le Golfe du St-Laurent collectées entre 1977 et 2011 ont été combinées avec des données de couverture de glace (épaisseur et durée) pour vérifier si les phoques du Groenland femelles sélectionnent activement des caractéristiques de glace particulières pour leur plate-forme de reproduction et pour décrire comment ces caractéristiques de glace ont varié au cours des 40 dernières années à trois échelles spatiales, le golfe du St-Laurent, le sud du golfe et l’« aire traditionnelle de mise-bas » à l’intérieur du sud du golfe. D’après nos analyses, les phoques du Groenland préfèrent les stades de glaces les plus épaisses disponibles dans le golfe, soit la glace blanchâtre et la glace de première année. Les années avec une couverture de glace inférieure à la moyenne étaient plus fréquentes pour les glaces blanchâtres et de première année requises que pour la couverture de glace totale et moins fréquentes à l’échelle de l’« aire traditionnelle de mise-bas » proche des côtes nord-ouest des îles de la Madeleine qu’à l’échelle du golfe du St-Laurent. La fréquence des années à faible concentration de glace a augmenté et la durée de la saison de glace diminué au cours de la dernière décennie. Notre étude a montré que la disponibilité temporelle et la distribution spatiale de la glace utilisée par les phoques sont importantes lorsque l’on évalue les effets des changements de condition de glace plutôt que la couverture de la glace dans son ensemble.©2011 NRC Research Press

TURGEON, J., P. DUCHESNE, G.J. COLBECK, L.D. POSTMA, M.O. HAMMILL, 2011. Spatiotemporal segregation among summer stocks of beluga (Delphinapterus leucas) despite nuclear gene flow : implication for the endangered belugas in eastern Hudson Bay (Canada). Conserv. Genet., X: XX-XX (Article in Press).

[Résumé disponible seulement en anglais]
Migratory connectivity between areas frequented by wide-ranging animals provides crucial information for conservation and management. In and around Hudson Bay (Canada), three stocks of beluga whales (Delphinapterus leucas) are associated with distinct summering areas. We analyzed genetic variation at mtDNA and 13 microsatellite loci among individuals (N>1400) harvested by 23 Inuit communities to identify mating units and assess temporal and spatial differences in the way stocks use common migratory pathways. Strong structure at mtDNA and a lack of convincing evidence for nuclear genetic differentiation indicate that both males and females adopt distinct migratory routes towards summering grounds while probably interbreeding on wintering grounds. Spatiotemporal variation in stock composition indicates that subsistence hunting targets all three stocks. While representing ca. 5 % of belugas in Hudson Bay, the endangered Eastern Hudson Bay stock accounts for 17 % of the overall subsistence harvest by Inuit communities of northern Nunavik (Quebec), and ca. 30 % of the spring harvest along northeastern Hudson Bay. Despite interbreeding, cultural conservatism of maternally transmitted migration routes seems to prevent the re-establishment of stocks in previously frequented estuaries. This phenomenon supports the current use of demographic population models based on stock composition for developing behavior-based management strategies.©2011 Springer Science+Business Media B.V.

BENOÎT, H.P., D.P. SWAIN, W.D. BOWEN, G.A. BREED, M.O. HAMMILL, V. HARVEY, 2011. Evaluating the potential for grey seal predation to explain elevated natural mortality in three fish species in the southern Gulf of St. Lawrence. Mar. Ecol. Prog. Ser., 442: 149-167.

[Résumé disponible seulement en anglais]
Despite 2 decades of very low fishing levels, numerous NW Atlantic demersal fish stocks have failed to recover from collapsed states or are presently collapsing. In the southern Gulf of St. Lawrence, adult natural mortality (M) appears to be the demographic rate that most limits population productivity in at least 3 species: Atlantic cod Gadus morhua, white hake Urophycis tenuis and winter skate Leucoraja ocellata. The causes of elevated M are not well understood, though there is indirect evidence consistent with an effect of predation by grey seals Halichoerus grypus. However, direct evidence is lacking due to uncertainty in the seal diet. Consequently, Monte Carlo simulations were undertaken using data on the spatial overlap between the seals and the fishes and a seal food-consumption model, to estimate the plausibility that different seal-diet compositions could explain observed M levels. Under the simulation assumptions, we find that predation could explain up to 20 to 50 % of M in adult white hake and cod even if these species comprise a small percentage of grey seal diets (<25 %). If seals consume some of these fish only partially, by selectively feeding on soft tissues, a predation effect becomes more plausible. Predation can also plausibly explain the observed elevated M in adult winter skate, even if they comprise a negligible (<0.1 %) percentage of the grey seal diet. Though the simulations deal with the factors that shape the potential for predation, a greater understanding of prey selection is required to conclude whether grey seals are actually adversely impacting these fish populations.©2011 Inter-Research and Fisheries and Oceans Canada

BENOÎT, H.P., M.O. HAMMILL, D.P, SWAIN, 2011. Estimated consumption of southern Gulf of St. Lawrence cod by grey seals : bias, uncertainty and two proposed approaches ; Estimation de la consommation de morue du sud du golfe du Saint-Laurent par les phoques gris : biais, incertitude et proposition de deux approches. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2011/041, 33 p.

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Un processus d'évaluation zonale sur l'incidence potentielle des phoques gris (Halichoerus grypus) sur la population de poissons de l'est du Canada s'est déroulé du 4 au 8 octobre 2010. Une composante du mandat convenu pour cette réunion était de fournir des estimations de la prédation et du régime alimentaire du phoque gris propres au stock ou à la région, et d'évaluer les sources possibles de biais et d'incertitude dans l'estimation du régime alimentaire du phoque gris. Le présent document de recherche, préparé pour aborder ces questions, se rapporte à l'alimentation des phoques gris dans le sud du golfe du Saint-Laurent (SGSL) et des régions avoisinantes, notamment en ce qui concerne la consommation de morues (Gadus morhua) du SGSL par les phoques gris. Le régime alimentaire du phoque gris dans le SGSL a été estimé à partir des parties dures des proies retrouvées dans l'estomac et l'intestin des phoques. En se fondant sur une analyse des déplacements du phoque gris basée sur des données de télémesure satellitaire, les échantillons prélevés dans l'estomac et l'intestin médians proviennent généralement de proies qui ont été consommées pas loin de 5 et 12 km de la zone d'échantillonnage, respectivement. En prenant en considération l'emplacement géographique des sites d'échantillonnage alimentaire et la répartition spatiale par taille des morues, il semblerait que le phoque gris cible les morues de plus grande taille parmi les morues consommées. En outre, la répartition géographique des sites d'échantillonnage nous amène à conclure que le régime alimentaire des phoques gris reste inconnu dans de nombreuses zones. En effet, l'absence d'estimations durant le printemps et l'été pour les zones dans lesquelles il y aurait de fortes chances de prélever des échantillons sur des phoques partis chercher leur nourriture au large empêche d'estimer de manière fiable et représentative le régime alimentaire des phoques gris dans le SGSL à partir des données disponibles. C'est la raison pour laquelle nous avons utilisé deux approches différentes pour estimer la consommation par les phoques de deux catégories de morues (morues de moins de 35 cm d'une part, et de plus à 35 cm d'autre part) pour une année ciblée, notamment 2005. La première approche reposait sur un chevauchement temporel à échelle fine entre les morues et les phoques, ainsi que sur des hypothèses concernant le régime alimentaire du phoque durant cette période. Cette approche a permis d'estimer que les phoques consommaient en moyenne entre 1 800 à 2 300 tonnes de morues de moins de 35 cm, et entre 1 600 à 2 000 tonnes de morues de plus de 35 cm, les chiffres variant en fonction des hypothèses. La seconde approche était fondée sur un chevauchement spatio-temporel à l'échelle des zones de l'Organisation des pêches de l'Atlantique Nord-Ouest, ainsi que sur des hypothèses concernant le régime alimentaire moyen des phoques gris dans ces régions. Cette seconde approche a permis d'estimer que les phoques consommaient en moyenne entre 8 200 à 9 800 tonnes de morues de moins de 35 cm, et entre 7 600 à 8 900 tonnes de morues de plus de 35 cm. Étant donné que les deux approches d'estimation du régime alimentaire reposent sur des hypothèses non vérifiées, il est impossible d'en évaluer la fiabilité. Les estimations présentées doivent donc être interprétées comme des scénarios indiquant la consommation potentielle compte tenu d'hypothèses particulières destinées à combler les lacunes statistiques, plutôt que comme des estimations fiables.

PREWITT, J.S., D.V. FREISTROFFER, J.F. SCHREER, M.O. HAMMILL, J.M. BURNS, 2010. Postnatal development of muscle biochemistry in nursing Harbor Seal (Phoca vitulina) pups : limitations to diving behavior?. J. Comp. Physiol. B, 180(5): 757-766.

[Résumé disponible seulement en anglais]
Adult marine mammal muscles rely upon a suite of adaptations for sustained aerobic metabolism in the absence of freely available oxygen (O2). Although the importance of these adaptations for supporting aerobic diving patterns of adults is well understood, little is known about postnatal muscle development in young marine mammals. However, the typical pattern of vertebrate muscle development, and reduced tissue O2 stores and diving ability of young marine mammals suggest that the physiological properties of harbor seal (Phoca vitulina) pup muscle will differ from those of adults. We examined myoglobin (Mb) concentration, and the activities of citrate synthase (CS), β-hydroxyacyl coA dehydrogenase (HOAD), and lactate dehydrogenase (LDH) in muscle biopsies from harbor seal pups throughout the nursing period, and compared these biochemical parameters to those of adults. Pups had reduced O2 carrying capacity ([Mb] 28–41 % lower than adults) and reduced metabolically scaled catabolic enzyme activities (LDH/RMR 20–58 % and CS/RMR 29–89 % lower than adults), indicating that harbor seal pup muscles are biochemically immature at birth and weaning. This suggests that pup muscles do not have the ability to support either the aerobic or anaerobic performance of adult seals. This immaturity may contribute to the lower diving capacity and behavior in younger pups. In addition, the trends in myoglobin concentration and enzyme activity seen in this study appear to be developmental and/or exercise-driven responses that together work to produce the hypoxic endurance phenotype seen in adults, rather than allometric eVects due to body size.©2010 Springer-Verlag

SCHREER, J.F., J.L. LAPIERRE, M.O. HAMMIL, 2010. Stomach temperature telemetry reveals that Harbor Seal (Phoca vitulina) pups primarily nurse in the water. Aquat. Mamm.,36(3): 270-277.

[Résumé disponible seulement en anglais]
Research on a captive harbor seal (Phoca vitulina) mother-pup pair showed that ingestion of milk caused a decrease in stomach temperature (Hedd et al., 1995). Herein the feasibility of stomach temperature telemetry for measuring nursing behavior was tested in wild harbor seal pups from the St. Lawrence River Estuary. Fifteen pups were outfitted with time-depth recorders, stomach temperature transmitters (STT), and stomach temperature recorders in 2002 and 2003. Twelve pups were recaptured, and seven yielded usable stomach temperature data. Excluding a mortality that lost its transmitter the day of release, transmitter retention time ranged from at least 7 to 22 d (12.5 ± 1.45 d) based on a STT signal at recapture. Pups that gained more weight had a higher frequency of decreases in stomach temperature (DST) (R2 = 0.954, p < 0.001). Depth and external temperature data showed that most DST occurred while pups were ″ in the water″ (57 %) followed by ″just before or after hauling out″ (19 %), ″ just before or after entering the water″ (15 %), and ″hauled out″ (9 %) (X2 = 56.376, p < 0.001). The frequency DST did not change with age, and there was no diel pattern of DST, which also did not change with age. These findings indicate that transmitter retention times are sufficient to monitor most of the nursing period for harbor seals, that stomach temperature can be used to quantify nursing characteristics in the field, and that a telemetric technique is needed for harbor seals as most nursing events occur in the water.©2010 European Association for Aquatic Mammals

FROUIN, H., M. LEBEUF, M. HAMMILL, B. SJARE, M. Fournier, 2010. PBDEs in serum and blubber of harbor, grey and harp seal pups from Eastern Canada. Chemosphere, 82(2011): 663-669.

[Résumé disponible seulement en anglais]
Serum and blubber of pup harbor (Phoca vitulina), grey (Halichoerus grypus) and harp (Phoca groenlandica) seals from the Estuary and the Gulf of St. Lawrence were analyzed for polybrominated diphenyl ethers (PBDEs). Concentrations of PPBDEs (on lipid weight basis) in tissues of harbor seal pups inhabiting the St. Lawrence Estuary were about five times higher than in those from a colony located in the northern Gulf. Harp seal pups have the lowest levels ofPPBDEs among the seal species born in the Gulf of St. Lawrence. Lipid normalized concentrations of PPBDEs in serum and blubber were strongly correlated, suggesting that the blood collection as a less invasive method could be used to monitorPPBDEs in pups. This study shows that fluvial inputs of PBDEs are important to the St. Lawrence marine ecosystem and that inhabiting harbor seal pups have a substantial exposure to PBDEs at a critical developmental stage. In addition, the observed difference in PBDE levels between harp and grey or harbor seal pups from the Gulf of St. Lawrence is explained by the difference in diets of their mothers which is linked with their residency time in the Gulf and their seasonal migration pattern. ©2010 Elsevier Ltd.

BAILLEUL, F., V. LESAGE, M.O. HAMMILL, 2010. Spherical First Passage Time : A tool to investigate area-restricted search in three-dimensional movements. Ecol. Model., 221(13-14): 1665-1673.

[Résumé disponible seulement en anglais]
A better understanding of animal movements is of crucial importance for investigating numerous ecological issues. Developments in bio-logging technologies largely contributed to the observation and recording of animal displacements. Recently, several devices were developed to track animals in a three-dimensional space. However, given the larger number of variables, these advances generated new analytical problems and currently, few methods exist to analyse 3-D movements. In this study,wepresent a new technique, the Spherical First Passage Time (SFPT), to determine the scale of search behaviour in a volume. Building on the development of the First Passage Time (FPT) approach, SFPT measures the time required to cross a sphere along a 3-D path.Weused simulations as they provide an opportunity to better understand processes involved in a system. Moreover, they offer the advantage of considerably increasing sample size in cases where empiric data remain scarce. However, in order to be more realistic, simulations were constrained within the physiological and behavioural features inherent to a diving animal, in this case beluga whales. First, we modelled three-dimensional movements as a correlated random walk for which the vertical and horizontal dimensions were considered simultaneously. One restricted search event was included in each simulation. Spatial scales obtained with the SFPT approach were compared to those obtained from the classical FPT analysis over the corresponding horizontal path. Results indicate a significant difference between the two approaches, suggesting that, in most cases, an approach in 2-D misrepresents spatial scale of search behaviour occurring in 3-D. Although we tested the SFPT with the example of a diving marine mammal, we argue that this method is applicable for all animals moving in a three-dimensional space.© 2010 Elsevier B.V.

HAMMILL, M.O., G.B. STENSON, 2010. Comment on "Towards a precautionary approach to managing Canada's commercial harp seal hunt" by Leaper et al.. ICES J. Mar. Sci., 67(2): 321-322.

[Résumé disponible seulement en anglais]
The Objective-Based Fisheries Management used by Canada to manage the Northwest Atlantic seal hunt conforms to United Nations and Canadian Government precautionary approach frameworks in its structure and industry involvement. Managers and industry use clearly identified thresholds and harvest control rules to adjust quotas to respect the management framework. Although simulation testing is needed to evaluate management model performance under additional sources of uncertainty, this approach has successfully maintained the harp seal population at or near the highest level ever seen, during a perio of intensive hunting.©2010 Oxford

FROUIN, H., M. LEBEUF, M. HAMMILL, M. FOURNIER, 2010. Phagocytosis in pup and adult Harbour, Grey and Harp Seals. Vet. Immunol. Immunopathol., 134(3-4): 160-168.

[Résumé disponible seulement en anglais]
Knowledge on pinniped immunology is still in its infancy. For instance, age-related and developmental aspects of the immune system in pinnipeds need to be better described. The present study examined the phagocytic activity and efficiency of harbour, grey and harp seal leukocytes. In the first part of the study, peripheral blood was collected from captive female harbour seals of various ages. Data showed an age-related decrease in phagocytosis in female harbour seals from sub-adult to adulthood. In the second part of the study, changes in phagocytosis were quantified during lactation in wild newborn harbour, grey and harp seals and in their mothers (harp and grey seals). In newborns of the same age, leukocytes of harbour and harp seals phagocytosed less than those of grey seal pups. The phagocytic activity and efficiency increased significantly from early to mid-lactation in newborn harbour seals, and from early to late lactation in newborn grey seals, which could suggest that the transfer of phagocytosis-promoting factor(s) in colostrum is an important feature of temporary protection for pups. In contrast, no changes in phagocytic activity and efficiency were observed in lactating females of the two seal species, harp and grey, examined. At late lactation, phagocytic activity in both grey and harp seal pups and phagocytic efficiency in grey seal pups were significantly higher than in their mothers. These results could reflect either the capacity of phagocytes of the newborn harp and grey seals to respond to pathogens. Results from this study suggest that the phagocytosis of the seal species examined is not fully developed at birth as it generally increases in pups during lactation. Thereafter, the phagocytic activity of seals appears to decrease throughout adulthood.©2009 Elsevier B.V.

HAMMILL, M.O., 2010. Feeding of grey seals in Southern Gulf of St. Lawrence ; Alimentation du phoque gris dans le sud du golfe du Saint-Laurent. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2010/130, 31 p.

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Le régime alimentaire des phoques gris dans le sud du golfe du Saint-Laurent a été étudié grâce à l'identification des otolithes récoltés dans 470 tractus digestifs. Quarante-six taxons de proies différentes ont été identifiées. Les phoques gris se nourrissent principalement de lançon, de hareng, de merluche et de plie rouge. La morue est une proie importante tant dans la partie ouest du golfe que dans la partie est, mais elle constitue une proie de moindre importance dans la région du détroit de Northumberland. Les mâles consomment légèrement plus d’espèces, montrent une plus grande diversité alimentaire et une consommation plus égale entre les proies que les femelles et les jeunesde l'année (<6 mois). La morue est un élément important des proies pour les mâles dans certains régions, mais est beaucoup moins importante pour les femelles. La longueur moyenne des morues consommées était de 23,8 cm (SD = 11, N = 94).

STENSON, G.B., M.O. HAMMILL, J.W. LAWSON, 2010. How many harp seal pups are there? Additional results from the 2008 surveys ; Combien y a-t-il de jeunes phoques du Groenland? Résultats supplémentaires des relevés de 2008. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2010/137, 23 p.

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Des relevés aériens photographiques et visuels ont été effectués au large des côtes de Terre-Neuve et dans le golfe du Saint-Laurent au cours du mois de mars 2008 afin de déterminer la production actuelle de petits chez les phoques du Groenland de l’Atlantique Nord-Ouest. Alors que de multiples relevés dans le golfe du Saint-Laurent et au large de la côte sud du Labrador fournissent des résultats semblables, des relevés visuels et photographiques de la plus grande concentration pris le 10 et le 16 mars, respectivement, ont donné des estimations nettement différentes (589 400 (erreur type = 49 500 c. 1 161 600, erreur type = 112 300). Un deuxième relevé photographique d’une zone réduite réalisé le 12 mars a été analysé pour tenter de rapprocher la différence. Neuf transects, à intervalles de 14,8 km, ont été survolés pendant ce relevé, donnant une production estimée de jeunes phoques de 1 026 997 (erreur type = 280 445, coefficient de variation = 27 %). En moyennant les deux relevés photographiques de la concentration principale sur le front a donné une production estimée de jeunes phoques de 1 142 985 (erreur type = 104 284, coefficient de variation = 9 %). Combiner cette estimation aux estimations déjà publiées de la production de jeunes phoques dans le Sud du golfe (287 033, erreur type = 27 561), le Nord du golfe (172 482, erreur type = 22 287) et un petit groupe sur le front (23 381, erreur type = 5,492), a donné une estimation de la production totale de jeunes phoques (arrondi à la centaine la plus près) en 2008 de 1 630 300 (erreur type = 110 400, coefficient de variation = 6,8 %). Cette estimation est considérablement plus élevée que les estimations précédentes et va à l’encontre des prévisions précédentes obtenues du modèle de la population de phoque du Groenland. Le fait d’inclure les taux de reproduction obtenus des échantillons annuels directement dans le modèle peut expliquer l’augmentation considérable des estimations de la production de jeunes phoques.

STENSON, G.B. and M.O. HAMMILL, 2010. Improving the management of Atlantic seals under the precautionary approach ; Améliorer la gestion du phoque de l’Atlantique dans le cadre de l’approche de précaution. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2010/135, 17 p.

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Adoptée en 2003, la Stratégie de gestion du phoque de l’Atlantique, nommée antérieurement Gestion des pêches par objectifs (GPO), a été le premier plan conçu pour intégrer une approche de précaution dans la gestion des espèces marines au Canada. Cette stratégie fournit un cadre qui précise les seuils de précaution et les seuils critiques de référence utilisés pour définir les zones d’abondance saines, de prudence et critiques ainsi que les mesures de gestion à déclencher, afin de réduire les risques possibles pour la ressource quand ces seuils sont dépassés. Actuellement, le seuil de prudence et le seuil critique de référence correspondent à 70 % et à 30 % de la taille maximale de la population. Pour déterminer si la stratégie répond aux objectifs de gestion prévus dans le cadre de l’approche de précaution, on a effectué une série de simulations en vue de vérifier les diverses composantes de l’approche actuelle. Comme il est impossible de déterminer les effets des mesures de gestion proposées pendant la durée du plan de gestion, il convient d’évaluer ces mesures sur une période d’au moins 15 à 20 ans. L’approche actuelle utilise des estimations de la population totale de phoques de l’Atlantique pour évaluer l’état de celle-ci par rapport aux seuils de référence. Les estimations de la production de blanchons constituant une mesure plus directe de l’abondance, de telles estimations sont exécutées périodiquement et rendent compte lentement des changements environnementaux ou des niveaux de capture qui affectent les jeunes phoques. Les estimations de l’abondance totale fournies par le modèle permettent de mesurer plus exactement l’état de la population actuelle, puisque les estimations sont habituellement incertaines et doivent être mises à jour lorsque des relevés fournissent de nouvelles données. Même si un nombre plus grand de simulations est nécessaire pour déterminer les niveaux de précaution et de précision les plus adéquats, l’approche actuelle (N70 et L20) ne paraît pas excessivement prudente. Le plan de gestion actuel permet de reporter d’une année à l’autre 10 % du quota non utilisé au cours d’un plan de gestion quinquennal. Il est peu probable que l’augmentation de ce report à 20 % ait des répercussions sur la population, si on suppose que la réduction moyenne reste inchangée pendant la durée du plan de gestion.

HARVEY, V., M.O. HAMMILL, 2010. Variations on spatial distribution on fish abundance in eastern Scotian shelf over the past four decades ; Variations de la distribution spatiale de l’abondance des poissons sur le plateau néo-écossais au cours des quatre dernières décennies. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2010/132, 16 p.

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Des changements majeurs dans l’abondance des poissons démersaux ont eu lieu au cours des quatre dernières décennies. Au cours de cette même période, l’abondance de phoque gris a augmentée de façon spectaculaire au niveau le plus élevé observé durant les 5 dernières décennies. Des relevés synoptiques au chalut de fond menés sur le plateau néo-écossais (4VsW zone de pêche de l'OPANO), ont été examinés afin de déterminer s'il ya eu des changements dans l'abondance de poissons par rapport à la distance de l'île de Sable. Les données ont été combinées en blocs de 10 années (1970-1979, 1980-1980, 1990-1999, 2000- 2009) qui correspondent respectivement à des périodes où l’abondance de morue est faible, élevée, faible et en baisse. L'abondance de poisson a été examinée en fonction des classes de distance fixées à 0-50 km, 50-100 km, 100-150 km et 150-200 km de l'Île de Sable. Un changement important a été observé dans les années 2000 alors que, tel qu’il était plausible de s’y attendre afin de minimiser la mortalité causée par la prédation des phoques gris, les grandes abondances de morue, de merlu, de hareng et d’aiglefin étaient observées à une plus grande distance de l’Île qu’elles ne l’étaient dans les années 1970.

HARVEY, V., M. HAMMILL, D. SWAIN, 2010. Summer overlap between a centralplace forager and its prey in the Southern Gulf of St. Lawrence ; Chevauchement estival entre un prédateur s’alimentant depuis un point central et ses proies dans le sud du golfe du Saint-Laurent. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2010/131, 52 p.

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Les prédateurs peuvent affecter les populations de proies en consommant les individus et en induisant des changements spatiaux dans leur comportement. Pour les proies, les effets indirects de la prédation peuvent être plus importants que la prédation en elle-même en affectant négativement la survie, la croissance ou la reproduction. La biomasse des poissons démersaux de grande taille de l’Atlantique Nord-Ouest s’est effondrée au début des années 1990 et n’a pas récupérée depuis alors que l’abondance de phoques gris (Halichoerus grypus) est actuellement à des niveaux historiquement élevés ce qui peut amplifier la pression de prédation qu’ils exercent sur les stocks de poissons. Nous avons utilisé des émetteurs satellite pour suivre les déplacements de 14 phoques gris autour de leur site de repos au cours de l’été dans le sud du golfe du Saint-Laurent afin d’évaluer leur chevauchement avec les poissons d’intérêt commercial dont nous avons quantifié l’abondance et la distribution spatiale à partir de données de recensement. Généralement, les phoques sont concentrés à moins de 50 km de leur site de repos et la probabilité qu’ils démontrent un comportement d’alimentation décroît avec la distance au site d’échouerie. À l’opposé de ce qui est observé où aucun site d’échouerie n’est connu, le lançon, les petites merluches blanches, les petits harengs et les petites plies rouges sont concentrés à moins de 50 km des sites de repos alors que la tanche, le capelan et le hareng de grande taille étaient plus abondants au large des côtes. En août, le chevauchement entre les phoques et les petites morues est plus important à proximité des sites de repos qu’entre 50-100 km alors que l’inverse est observé pour le lançon. En septembre, la probabilité d’avoir une aire d’alimentation dans les régions de fortes abondances de morue est plus élevée entre 50 et 100 km qu’à proximité des sites de repos. La distribution des poissons autour des échoueries de phoques gris suggère que les poissons tentent de minimiser les menaces de prédation que les phoques gris et les autres prédateurs exercent ce qui, à long terme, peut nuire au rétablissement des stocks.

HARVEY, V., M.O. HAMMILL, D.P. SWAIN, G.A. BREED, C. LYDERSEN, K.M. KOVACS, 2010. Winter foraging by a top predator, the grey seal, in relation to the distribution of prey ; Alimentation hivernale du phoque gris en relation avec la distribution des proies. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2010/124, 45 p.

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Identifier les aires de recherche restreinte d’un animal et les corréler à l’abondance de ressources peut aider à mieux comprendre les relations prédateurs-proies. Nous avons utilisé les données d’émetteur satellite posés sur les phoques gris entre 1993 et 2005 et les données d’abondance de poissons obtenues des relevés au chalut par navire scientifique réalisés à l’hiver entre 1994-1997 et démontrant la distribution des poissons de fond pour examiner si les déplacements des phoques étaient associés aux concentrations hivernales de plusieurs espèces de poissons dans le région du détroit de Cabot de l’Atlantique Canada. La distribution des ARS diffère entre les mâles et les femelles. Les zones de chasse des mâles se distinguent de celles des femelles par une plus grande densité de hareng, de morues de taille intermédiaire et de grande taille. La distribution de l’effort de recherche des mâles varie au cours de l’hiver. Au début de l’hiver, les mâles sont plus susceptibles d’utiliser les habitats autour de l’Île St-Paul où leurs aires de recherche restreinte sont associées à l’abondance de morue de taille intermédiaire et de grande taille. Plus tard en hiver, les mâles sont concentrés au sud-est de cette région où ils sont négativement associés au turbot de grande taille, à la morue de taille intermédiaire et à la petite plie grise. Les aires de recherche restreinte des femelles sont aussi concentrées dans cette région. Celles-ci sont négativement reliées à l’abondance de petites plies grises alors que la probabilité d’avoir un comportement de recherche restreinte le long du trajet des femelles augmente avec la densité de sébaste de taille intermédiaire et décroît avec l’abondance de grand sébastes et merluche blanche. Les différences spatiales et temporelles observées dans la distribution des ARS et des communautés de poissons recherchés par les mâles et les femelles peuvent refléter des différences dans les besoins énergétiques pour la reproduction. En concentrant leur activité dans des endroits où l’abondance des poissons de grande taille est importante au début de l’hiver, les phoques gris mâles peuvent avoir un impact sur les poissons d’intérêt commercial.

MOSNIER, A., V. LESAGE, J.-F. GOSSELIN, S. LEMIEUX LEFEBVRE, M.O. HAMMILL, T. DONIOL-VALCROZE, 2009. Information relevant to the documentation of habitat use by St. Lawrence Beluga (Delphinapterus leucas), and quantification of habitat quality ; Information pertinente à la documentation de l'utilisation de l'habitat par le béluga du St-Laurent (Delphinapterus leucas) et à la quantification de la qualité de l'habitat. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2009/098, 39 p.

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La taille de la population et l’aire de répartition actuelle du béluga du St Laurent ne représentent qu’une fraction de celles établies historiquement. Le coeur de leur aire de répartition est centré sur la rivière Saguenay, et est désormais compris entre Battures-aux-Loups-Marins et Rivière- Portneuf / Rimouski dans l'estuaire, et Baie Ste-Marguerite dans la rivière Saguenay. Les aires de concentration hors de cette zone varient saisonnièrement, tout comme durant les années 1930, mais sont désormais restreintes à une zone comprise entre les Battures-aux-Loups- Marins et Sept-îles / Cloridorme (alors qu’elle s’étendait de l’ouest de Québec à Natashquan durant les années 1930), avec que de rares observations dans la Baie des Chaleurs. L’étendue de l’aire de répartition du béluga du Saint-Laurent est faible si on la compare aux autres populations de béluga, et elle l’est encore plus en été. Le calendrier et l’étendue des mouvements saisonniers des bélugas sont vraisemblablement dictés par au moins trois éléments clés : la glace, le risque de prédation, et la disponibilité de nourriture. Cependant, on ne sait pas grand-chose de la répartition des bélugas en dehors de la saison estivale. Les connaissances actuelles suggèrent une ségrégation spatiale basée sur le sexe et la classe d'âge des individus qui semble typique chez cette espèce durant l'été. L'estuaire moyen, où les femelles accompagnées de veaux et de juvéniles se concentrent, est probablement un habitat important pour le soin des jeunes et la mise bas. Les raisons de cette ségrégation sexuelle et les caractéristiques de l'habitat qui sont essentielles à la survie des femelles, des veaux et des juvéniles dans ce secteur ne sont pas clairement définies. De plus, les individus de cette espèce tendent à se regrouper dans l'embouchure de certaines rivières en été, ce qui suggère qu'elles constituent une part essentielle de l'habitat du béluga. Les fonctions de ces aires demeurent cependant incertaines. Au sein de leur aire de répartition saisonnière, il existe plusieurs aires plus petites où les bélugas sont présents sur une base régulière ou dans lesquelles ils passent une proportion relativement importante de leur temps. Plusieurs d’entre elles ont été identifiées pour la période estivale. Cependant, la compréhension actuelle des fonctions et des éléments clés de ces habitats, de leur utilisation ou des mouvements des bélugas des uns aux autres, ne permet pas d’estimer leur importance relative pour la survie de la population. Considérant la faible étendue de la répartition actuelle par rapport aux valeurs historiques, il est fort probable qu’une dégradation des caractéristiques clés des habitats ou une réduction de la disponibilité des habitats clés aurait des effets négatifs sur cette population, et particulièrement si celle-ci devait s'accroître. Dans ce contexte, la conservation des caractéristiques clés et de l'accès aux aires utilisées à présent ou dans le passé par une grande proportion de cette population est présumée importante pour le rétablissement de la population et son expansion future. Cependant, certaines caractéristiques de l'espèce reliées à la longévité, l'organisation sociale et les comportements acquis influencent probablement l'utilisation saisonnière des habitats, et pourraient freiner la recolonisation des aires historiques.

HAMMILL, M.O., M.C.S. KINGSLEY, 2009. Harvest advice for Eastern Hudson Bay belugas ; Avis sur le prélèvement de bélugas de l'est de la baie d'Hudson. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2009/089, 17 p.

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Le nombre d’animaux à l’est de la baie d’Hudson (EBH) est demeuré bas lors de la capture d’été dans le détroit d’Hudson. Pour réaliser cette évaluation, il a été présumé que tous les animaux tués dans l’EBH, que 10 % des animaux tués au printemps et en été dans le détroit d’Hudson, et que 20 % des animaux tués en automne dans le détroit d’Hudson et la baie d’Ungava étaient des bélugas de l’EBH. Un modèle de population intégrant des données fondées sur les prélèvements et adapté aux estimations de l’abondance obtenues à partir des relevés aériens en utilisant des méthodes bayésiennes a permis d’évaluer la population de 1985 à 4 200 individus (erreur-type = 1 500; intervalle de crédibilité de 95 % = 2 200-7 700). La modélisation a permis d’estimer que la population avait diminué pour atteindre 3 300 individus en 2009 (erreur-type = 1 325; intervalle de crédibilité de 95 % = 1 600-6 500). Néanmoins, aux niveaux de captures actuels, la population a probablement été stable ou a augmenté légèrement au cours des dernières années. La modélisation a estimé le nombre de bêtes abattues et perdues à 63 % (erreur-type = 31). Les analyses ont indiqué qu’un prélèvement de 15 individus de l’EBH en 2010 représenterait un niveau de risque moyen (de 0,3 à 0,35) que la population décline, dépendamment du nombre total de captures déclarées pour 2009. Le risque le plus bas serait associé à un nombre de prises déclarées en 2009 de 38 animaux de l’EBH, tandis qu’on obtiendrait un niveau de risque légèrement plus élevé si tout le TPA (Total des Prises Autorisées) de 2009 était pris. L’enlèvement de 55 individus se traduirait par une probabilité plus importante de provoquer une diminution de la population de l’ordre de 0,5 à 0,55 en 2010, toujours selon le nombre total de captures de 2009. Le nombre total d’individus qui peuvent être capturés sans provoquer une diminution de la population de bélugas de l’EBH dépendra de la répartition des prises entre l’est de la baie d’Hudson, la baie d’Ungava et le détroit d’Hudson au cours du printemps, de l’été, et de l’automne.

G.B. STENSON, M. HAMMILL, 2009. Current status of Northwest Atlantic harp seals, Pagophilus groenlandicus. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Science Advisory Report, 2009/074, 15 p.

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HAMMILL, M., V. LESAGE, J.-F. GOSSELIN, 2009. Stock assessment of Northern Quebec (Nunavik) Beluga (Delphinapterus leucas). DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Science Advisory Report, 2009/076, 7 p.

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HAMMILL, M., D. BOWEN, 2009. Avis scientifique sur les prélèvements de phoques gris (Halichoerus grypus) dans le nord-ouest de l'Atlantique à l'île de Hay. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Avis scientifique, 2009/067, 8 p.

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HAMMILL, M., V. LESAGE, J.-F. GOSSELIN, 2009. Évaluation du stock de béluga du nord du Québec (Nunavik) (Delphinapterus leucas). MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Avis scientifique, 2009/076, 8 p.

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CHASSOT, E., D. DUPLISEA, M. HAMMILL, A. CASKENETTE, N. BOUSQUET, Y. LAMBERT, G. STENSON, 2009. Role of predation by harp seals Pagophilus groenlandicus in the collapse and non-recovery of northern Gulf of St. Lawrence cod Gadus morhua. Mar. Ecol. Prog. Ser., 379: 279-297.

[Résumé disponible seulement en anglais]
A statistical catch-at-age model was developed to assess the effects of predation by the northwest Atlantic harp seal population on northern Gulf of St. Lawrence cod by estimating the relative importance of different sources of mortality that affected the stock during a period of collapse and non-recovery. Cod recruitment at age 1 is modeled via a non-linear stock-recruitment relationship based on total egg production and accounts for changes in female length-at-maturity and cod condition. Natural mortality other than seal predation also depends on cod condition used as an integrative index of changes in environmental conditions. The linkage between seals and cod is modeled through a multi-age functional response that was derived from the reconstruction of the seal diet using morphometric relationships and stomach contents of more than 200 seals collected between 1998 and 2001. The model was fitted following a maximum likelihood estimation approach to a scientific survey abundance index (1984 to 2006). Model results show that the collapse of the northern Gulf of St. Lawrence cod stock was mainly due to the combination of high fishing mortality rates and poor environmental conditions in the early to mid-1990s contributing to the current state of recruitment overfishing. The increase in harp seal abundance during 1984 to 2006 was reflected by an increase in predation mortality for the young cod age-groups targeted by seals. Although current levels of predation mortality affect cod spawning biomass, the lack of recovery of the NGSL cod stock seems mainly due to the very poor recruitment.©2009 Inter-Research

HAMMILL, M., D. BOWEN, 2009. Science advice on harvesting of Northwest Atlantic grey seals (Halichoerus grypus) on Hay Island. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Science Advisory Report, 2009/067, 8 p.

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LEWIS, A.E., M.O. HAMMILL, M. POWER, D.W. DOIDGE, V. LESAGE, 2009. Movement and aggregation of eastern Hudson Bay beluga whales (Delphinapterus leucas) : a comparison of patterns found through satellite telemetry and Nunavik traditional ecological knowledge. Arctic, 62(1): 13-24.

Les connaissances écologiques traditionnelles (CÉT) consistent en l'ensemble des connaissances, de l'expérience et des valeurs des communautés de subsistance, tandis que la science occidentale s'appuie sur la mise à l'épreuve d'hypothèses dans le but d'obtenir de l'information sur les processus naturels. Bien que ces deux démarches permettent d'obtenir d'importants renseignements sur l'écologie, peu d'études ont établi une comparaison directe entre ces deux démarches. Nous avons comparé des données sur les mouvements et le rassemblement des bélugas, données obtenues à partir de CÉT prélevées au moyen d'entrevues (n=3253) ainsi qu'à partir de résultats de télémétrie par satellite sur 30 baleines marquées dans l'est de la baie d'Hudson, au Canada, à l'aide de systèmes d'information géographique (SIG) qui ont permis le formatage commun des ensembles de données. Pendant l'été, les centres de rassemblement en estuaire étaient évidents dans les deux ensembles de données. L'utilisation intensive des zones au large en ce qui a trait aux données de télémétrie, où 76 % des localisations se situaient à plus de 15 km du continent québécois, n'était pas évidente dans le cas des données des CÉT, où seulement 17 % des résultats indiquaient des localisations au large. L'indice de similarité de Morisita indiquait que la répartition des données obtenues par CÉT et par télémétrie variait d'une saison à l'autre, la similarité la plus grande ayant été atteinte l'hiver (0,74). Les données de localisation et de mouvement découlant de l'étude de télémétrie étaient limitées par la petite taille de l'échantillon et les courtes durées de déploiement des étiquettes, tandis que les données provenant des CÉT étaient biaisées par l'espace à couvrir et les habitudes de déplacement sur la côte. Bien que les deux ensembles de données puissent fournir de l'information complémentaire, tous deux possèdent des faiblesses qu'il y a lieu de reconnaître lorsque ces données sont adaptées à des fins de gestion des ressources.©2009 The Arctic Institute of North America

HAMMILL, M.O., W.D. BOWEN, W. BLANCHARD, 2009. Timing of grey seal pupping on Hay Island ; Période de mise bas chez les phoques gris de l'île Hay. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2009/091, 15 p.

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On a adopté deux approches pour examiner la distribution temporelle des naissances à l’île Hay. Dans un modèle, on a supposé que les naissances suivent une distribution normale et, pour élaborer la courbe des naissances, on a utilisé la variation de la proportion de nouveaunés à trois stades de développement liés à l’âge identifiables à mesure que la saison avance. Dans la deuxième approche, on a supposé que le taux des naissances au cours d’une année peut être adéquatement décrit par une fonction de temps continue. Les animaux passent par une série de cinq stades identifiables liés à l’âge dont la durée peut être décrite à l’aide d’un processus semi-Markov où l’intensité de la transition dépend seulement du stade actuel et de la période déjà écoulée pendant ce stade. Le modèle normal estimait que 90 % des jeunes de l’année présents dans l’île étaient sevrés au plus tard le 9 février (se = 1,7) et avaient atteint le stade de brasseurs au plus tard le 15 février (se = 3,1). Ces dates étaient légèrement plus tardives que dans le modèle à cinq stades où 90 % des animaux avaient atteint le stade de brasseurs au plus tard le 11 ou le 12 février. Le moment de la mise bas, du sevrage, de l’atteinte du stade de brasseur et de la dispersion éventuelle a été examiné globalement. Les renseignements disponibles indiquent qu’une chasse menée le 9 février ou peu après cette date rencontrerait peu d’adultes allaitant encore leurs petits, mais qu’une grande partie des brasseurs serait encore présente car un petit nombre d’entre eux seulement se serait éloigné de la colonie.

STENSON, G.B., M.O. HAMMILL, J.W. LAWSON, 2009. Estimating pup production of Northwest Atlantic Harp Seals, Pagophilus groenlandicus : results of the 2008 surveys ; Estimation de la production de petits chez les phoques du Groenland de l'Atlantique Nord Ouest, Pagophilus groenlandicus : résultats des relevés de 2008. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2009/103, 43 p.

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Des relevés aériens photographiques et visuels ont été effectués au large des côtes de Terre-Neuve et dans le golfe du Saint-Laurent au cours du mois de mars 2008 afin de déterminer la production actuelle de petits chez les phoques du Groenland de l’Atlantique Nord-Ouest. Les relevés des concentrations effectués entre le 1er et le 16 mars dans cinq aires de mise bas montrent que 287 000 (ET = 27 600, CV = 9,6 %) blanchons sont nés dans la partie sud du golfe et 176 800 (ET = 22 800, CV =12,9 %) ont vu le jour dans la partie nord du golfe (arrondi à la centaine près). Une petite concentration sur le front aurait eu une population de 23 400 (ET = 5 500, CV = 23,5 %) petits. Selon le relevé visuel de la concentration principale, sur le front, 589 400 (ET = 49 500, CV = 8,4 %) petits seraient nés, tandis que d’après le relevé photographique, il y en aurait eu 1 161 600 (ET = 112 300, CV = 9,7 %). À partir de l’estimation photographique de la concentration principale, on estime que la production totale de petits en 2008 se chiffrait à 1 648 800 (ET = 118 000, CV = 7,2 %) petits. Par ailleurs, l’estimation visuelle des aires de mise bas principales donnait une production de 1 076 600 (ET = 61 300, CV = 5,7 %) petits.

SAVENKOFF, C., S. VALOIS, D. CHABOT, M.O. HAMMILL, 2009. Input data and parameter estimates for ecosystem models of the northern Gulf of St. Lawrence (2003–2005). Can. Tech. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2829, 123 p.

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Des modèles d’équilibre de masse ont été utilisés pour représenter les flux trophiques de l’écosystème complet du nord du Golfe du Saint-Laurent (divisions 4RS de l’OPANO) pour la période 2003-2005. L’écosystème du nord du Golfe du Saint-Laurent a été divisé en 31 groupes ou compartiments trophiques depuis le phytoplancton et les détritus jusqu’aux oiseaux et mammifères marins incluant les espèces commerciales des domaines pélagique, démersal et benthique. Nous présentons ici le détail des données (biomasse, production, consommation, export et composition alimentaire) pour chaque groupe utilisé pour la modélisation. Les paramètres estimés par la modélisation inverse sont également montrés pour comparaisons.

STENSON, J.B., M. HAMMILL, 2009. État actuel de la population de phoques du Groenland (Pagophilus groenlandicus) de l'Atlantique nord-ouest. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Avis scientifique, 2009/074, 17 p.

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MORISSETTE, L., M. CASTONGUAY, C. SAVENKOFF, D.P. SWAIN, D. CHABOT, H. BOURDAGES, M.O. HAMMILL, J. MARK HANSON, 2009. Contrasting changes between the northern and southern Gulf of St. Lawrence ecosystems associated with the collapse of groundfish stocks. Deep-Sea Res., Part II, Top. Stud. Oceanogr., 56(21-22): 2117-2131.

[Résumé disponible seulement en anglais]
In order to have a global view of ecosystem changes associated with the collapse of groundfish species in the Gulf of St.Lawrence during the early 1990s, Ecopath mass balance models were constructed in corporating uncertainty in the input data.These models covered two ecosystems (northern and southern Gulf of St.Lawrence; NAFO divisions 4RSand 4T), and two time periods (before the collapse, in the mid-1980s, and after it, in the mid 1990s). Our analyses revealed that the ecosystem structure shifted dramatically from one previously dominated by piscivorous groundfish and small-bodied forage species during the mid-1980s to one now dominated only by small-bodied pelagic species during the mid-1990s in both southern and northern Gulf.The species structure in the northern Gulf versus southern Gulf was different, which may explain why these two ecosystems did not recover the same way from the collapse in the early1990s. Productivity declined in the northern Gulf after the collapse but increased in the southern Gulf. The collapse of groundfish stocks resulted in declines in the mean trophic level of the landings in both the northern and the southern Gulf. Even though fishing mortality was then intentionally reduced, this part of the total mortality was taken up by predation.The temporal changes in the internal structure of both ecosystems are reflected in their overall emergent properties.©2009 Elsevier Ltd.

HAMMILL, M.O., B. FERLAND-RAYMOND, L.-P. RIVEST, G.B. STENSON, 2009. Modelling Northwest Atlantic Harp Seal populations : modifying an Excel model to R ; Modélisation des populations de phoques du Groenland du Nord-Ouest de l'Atlantique : modification d'un modèle Excel en R. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2009/108, 15 p.

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À l’heure actuelle, le modèle qui sert à décrire la dynamique de la population de phoques du Groenland du Nord-Ouest de l'Atlantique (Pagophilus groenlandicus) est un modèle de population à deux paramètres qui intègre des renseignements sur les taux de reproduction selon l’âge, la mortalité des jeunes phoques associée aux glaces, les prélèvements et les estimations de la production de jeunes phoques. Bien que le modèle de base ait été présenté sous plusieurs formes, celui utilisé au cours des dernières années a été exécuté à partir de Excel. Cependant, le cadre actuel est très lent, ce qui réduit la possibilité de tester divers scénarios et diverses approches de gestion. Afin d’améliorer le rendement, le modèle a été transféré sur R, ce qui a permis de réduire la durée de traitement des simulations. Pendant le processus de transfert, certaines modifications mineures ont été apportées au modèle, notamment au processus de rééchantillonnage des taux de gestation pour tenir compte de la corrélation entre les groupes d’âge dans l’année. Le modèle sur R établit en outre une nouvelle matrice de prélèvements pour chaque simulation de Monte-Carlo en utilisant la structure des classes d’âge modélisée plutôt que la structure des classes d’âge fixe utilisée au préalable. Les modèles exécutés sur Excel et R ont produit des tendances démographiques semblables, mais de manière constante l’estimation de la population obtenue à partir du modèle exécuté sur R est légèrement supérieure avec une variance légèrement plus faible. Cela résulte de l’élimination des groupes d’âge négatifs et du processus d’optimisation qui a donné des taux de mortalité inférieurs avec une variance plus faible. La variance plus faible a donné des prévisions L20 plus élevées dans le cas des prédictions du modèle exécuté sur R.

BOWEN, W.D., M.O. HAMMILL, M. KOEN-ALONSO, G. STENSON, D.P. SWAIN, K. TRZCINSKI, 2009. Proceedings of the National Workshop on the Impacts of Seals on Fish Populations in Eastern Canada (Part 2), 24-28 November 2008, Cambridge Suites, Halifax, Nova Scotia ; Compte rendu de l'atelier national sur les répercussions des phoques sur les populations de poissons dans l'est du Canada (2ième partie), du 24 au 28 novembre 2008, Hôtel Cambridge Suites, Halifax (Nouvelle-Écosse). DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Proceedings series, ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Série des comptes rendus, 2009/020, 136 p.

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Un atelier de cinq jours a eu lieu en novembre 2008 à Halifax (Nouvelle-Écosse). Pendant cet atelier, vingt-quatre présentations ont été données sur les répercussions potentielles des phoques sur les stocks de poissons de l'est du Canada. La plupart ont présenté de nouvelles analyses ainsi que des résultats de modèles dont les besoins avaient été identifiés lors du premier atelier et que les participants avaient jugé réalisables avec les données existantes. Trente-trois écologistes et modélisateurs venant du Canada, de Norvège et de France ont été invités et ont participé à cette réunion. Se sont joints à eux des membres de l'industrie de la pêche de l'est du Canada et du nord-est des Etats-Unis d'Amérique. Les représentants de l'industrie de la pêche ont déclaré que les phoques gris représentaient une menace directe pour les stocks de morues déjà insuffisants; les phoques gris menacent aussi indirectement l'industrie en transmettant aux espèces commerciales un parasite, le ver du phoque et ce, sur une zone géogaphique de plus en plus étendue. Les pêcheurs pensent aussi que le succès reproducteur de la morue est menacé car il est plus rentable pour les phoques gris de chasser les animaux lorsqu'ils sont concentrés dans les eaux peu profondes pour la fraie. Une étude récente sur la morue du sud du Golfe du Saint-Laurent (sGSL) a montré que, contrairement aux attentes, il existe une relation positive, faible mais statistiquement significative, entre l'abondance des parasites et la condition des morues, reflétant vraisemblablement le fait qu’un meilleur succès d’approvisionnement permet aux morues d’être en meilleure condition mais implique aussi l’ingestion de plus de parasites. Cela suggère que la condition des morues est moins affectée par les effets des parasites que par les variations du succès d’approvisionnement. Aucune preuve de mortalité des morues due aux nématodes n'est ressortie des analyses des paramètres d'infection de 2007. Des simulations de Monte-Carlo ont été utilisées pour estimer les probabilités que les différentes compositions possibles du régime alimentaire des phoques puissent expliquer la mortalité naturelle (M) de la morue, de la merluche et de la raie tachetée dans le sud du golfe du Saint-Laurent. Les résultats suggérèrent que: 1) afin d'expliquer la mortalité naturelle élevée, les phoques devraient consommer des morues et des merluches de plus grande taille que ce qu'indiquent les données disponibles sur les contenus stomacaux; 2) la consommation de poissons entiers par les phoques explique vraisemblablement moins de 40% de la mortalité dans le cas de la merluche et de la morue, mais peut facilement expliquer la mortalité élevée dans le cas de la raie tachetée; et 3) si les phoques consomment des poissons de fond en effectuant des morsures ventrales, la prédation par les phoques pourrait alors expliquer une partie importante de la mortalité naturelle. Plusieurs études ont souligné l'importance de déterminer la proportion de morues dans le régime alimentaire des phoques ainsi que la fréquence relative des différentes tailles de morues mangées, afin de pouvoir mieux estimer la mortalité due à la prédation par les phoques. Le fait que la collecte d'échantillons soit restreinte à la fois dans le temps et l'espace, ainsi que les méthodes utilisées pour évaluer le régime alimentaire, peuvent avoir une incidence sur l’estimation de la proportion et de la taille des morues mangées par les phoques. Les résultats préliminaires de modèles allométriques bioénergétiques et de modèles statistiques des captures selon l’âge ont été présentés afin d'évaluer les conséquences de la prédation par des phoques, de la compétition pour la nourriture et de la variabilité environnementale sur la dynamique de plusieurs stocks de morues. Comme les modèles multispécifiques présentés par le passé, ces nouveaux modèles soulignent l'importance de prendre en compte la prédation par les phoques dans un contexte écosystémique plus large car les conséquences de la prédation sur les morues dépendent souvent de la présence de compétiteurs et de la qualité de l'environnement. La majorité des stocks de morues du Nord-Ouest de l'Atlantique se sont effondrés à la fin des années 80 et au début des années 90. Quinze ans plus tard, peu voire aucun signe de rétablissement n'est visible. Les raisons expliquant l'absence de rétablissement varient selon les stocks. Cependant, la mortalité naturelle élevée de la morue adulte est un facteur important qui concerne de nombreux stocks. La mortalité naturelle (M) de la morue adulte est très élevée dans les populations situées au sud du chenal Laurentien, soit les stocks du sud du golfe du Saint-Laurent (Division 4T de l’Organisation des pêches du Nord-Ouest de l'Atlantique - OPANO), de l'est du plateau néo-écossais (5VsW) et de l'ouest du plateau néo-écossais/Baie de Fundy (4X). On estime que la mortalité naturelle s'est accrue légèrement dans certaines populations au nord du chenal, mais elle reste cependant beaucoup moins élevée que dans les stocks au sud du chenal. Jusqu'à récemment, la mortalité naturelle très élevée de la morue du nord vivant au large était une exception; elle semble cependant avoir baissé dans les dernières années pour atteindre un niveau normal. La morue du nord dans les eaux côtières de la zone 3K fait aussi partie des exceptions avec une forte mortalité au début des années 2000. De nombreuses hypothèses existent quant aux facteurs qui limitent le rétablissement des stocks de morue en contribuant à une forte mortalité. Parmi celles- les captures non signalées (c.-à-d. la mortalité est due à la pêche et non à la mortalité naturelle), les maladies, les parasites, les contaminants, la disponibilité et la qualité de la nourriture, les changements biodémographiques, les répercussions de la prédation par les phoques, la prédation par d'autres espèces. Pour la plupart des populations de morues dont le stock ne s’est pas rétabli, la mortalité naturelle reste au-dessus de la valeur normale de 0,2. Ceci dit, la mortalité naturelle est particulièrement élevée pour tous les stocks au sud du chenal Laurentien. L'industrie est convaincue de l'importance de l’impact des phoques sur le rétablissement des stocks de morues. Cependant, l'incertitude est considérable quant aux facteurs influant sur la dynamique des morues et à l'ampleur de la mortalité due aux phoques sur chaque stock. Une étude de modélisation de la population des stocks du nord du Golfe (nGSL; morue de 3Pn4RS) sous-entend que la prédation de morues juvéniles par les phoques du Groenland pourrait, dans certaines conditions environnementales, ralentir le rétablissement des stocks. Des modèles écosystémiques antérieurs suggéraient que le rétablissement des morues du nord était limité par les phoques du Groenland; cependant, un modèle récent utilisant une approche différente, suggère que l'impact de la disponibilité des proies (capelan) est plus important que celui de la prédation par les phoques du Groenland. Sur la base des données disponibles, il est possible que les phoques gris contribuent au ralentissement du rétablissement des morues de 4T. En d'autres mots, les corrélations spatiales et temporelles entre l’abondance des phoques gris et les estimations de la mortalité naturelle des morues, soutiennent l’hypothèse selon laquelle la prédation par les phoques gris est une cause importante de l'accroissement de M, alors que d’autres hypothèses tentant d’expliquer la mortalité naturelle anormalement élevée de la morue de 4T ne sont pas soutenues par les corrélations entre M et les facteurs considérés. Les phoques gris jouent peut-être aussi un rôle important dans le rétablissement de la morue de 4VsW. L’impact de la prédation des phoques gris sur la morue de 4X est inconnu car il n'y a pas d'estimations du régime alimentaire spécifique aux phoques de ce stock; cependant, si on suppose que leur régime alimentaire est similaire à ceux de la zone 4VsW voisine, alors l’impact des phoques gris serait négligeable. Cependant, la proportion réelle de morue dans le régime alimentaire des phoques ainsi que la distribution par âge des morues mangées par les phoques, constituent deux incertitudes majeures qui reviennent dans chaque région. Pris ensemble, ces aspects du régime alimentaire ont des conséquences importantes sur les répercussions putatives de la prédation par les phoques sur la dynamique des morues. De plus, malgré son importance, le régime des phoques est extrêmement difficile à estimer, vu la difficulté d'obtenir des échantillons représentatifs de populations de phoques qui sont abondantes, mobiles et couvrent un grand territoire.

HAMMILL, M., G. STENSON, 2009. A review of the harp seal total allowable catch (TAC) for 2009. Science response (Canadian Science Advisory Secretariat), 2009/006, 5 p.

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TURGEON, J., P. DUCHESNE, L.D. POSTMA, M. HAMMILL, 2009. Spatiotemporal distribution of beluga stocks (Delphinapterus leucas) in and around Hudson Bay : genetic mixture analysis based on mtDNA haplotypes ; Répartition spatiotemporelle des stocks de bélugas (Delphinapterus leucas) à l'intérieur et autour de la baie d'Hudson : analyse du métissage génétique fondée sur les haplotypes d'ADNmt. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2009/011, 18 p.

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Les stocks de bélugas ont été déterminés sur la base de leur répartition estivale dans différentes zones. Les collectivités du Nunavik du Nord pêchent les stocks de l'ouest de la baie d'Hudson, du sud-est de le l'île de Baffin et de l'est de la baie d'Hudson (aujourd'hui menacés). La pêche du stock menacée de la baie d'Ungava se poursuit également en dépit des très faibles estimations de recensement de cette population. Une analyse du métissage génétique y a été menée avec 37 haplotypes mitochondriaux répartis chez 1432 bélugas capturés dans le complexe géographique baie d'Hudson - détroit d'Hudson - île Baffin entre 1984 et 2004. La différenciation génétique a validé la définition traditionnelle des stocks de bélugas dans la région. L'estimation probabiliste de la contribution du stock aux échantillons mixtes varie selon les régions et les saisons. Bien que les contributions de l'ouest de la baie d'Hudson et du sudest de l'île Baffin se soient propagées au détroit d'Hudson et à la baie d'Ungava, elles décroissent généralement à l'écart des zones d'estivage. Le stock de l'est de la baie d'Hudson a contribué à environ 11 % de l'ensemble des échantillons mixtes. L'est de la baie d'Hudson était mieux représenté au printemps et à l'automne, suivi de la côte nord-est de la baie d'Hudson ainsi que de la baie d'Ungava, respectivement. La série d'haplotypes est plutôt inhabituelle et varie fortement à Sanikiluaq, et la composition enregistrée au printemps laisse à penser qu'une population distincte pourrait se trouver dans la région. Cette hypothèse est par ailleurs corroborée par d'autres études.

HAMMILL, M., V. LESAGE, 2009. Seasonal movements and abundance of beluga in northern Quebec (Nunavik) based on weekly sightings information ; Renseignements sur les déplacements saisonniers et l’abondance du béluga dans le nord du Québec (Nunavik) d’après les observations hebdomadaire. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2009/010, 18 p.

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Le ministère des Pêches et des Océans assure la tenue d’un système de déclaration des prélèvements dans les 14 villages situés dans le nord du Québec (Nunavik). Les données sur le nombre d’individus déclarés « abattus », « abattus et perdus » et « observés » sont enregistrées sur une base hebdomadaire. On a examiné les rapports sur le nombre de bélugas observés par les chasseurs pour déterminer s’ils peuvent être utilisés pour étudier les habitudes de déplacement saisonnier et pour déterminer si des tendances inhabituelles ont été observées ces dernières années. Dans la baie d’Ungava, on observe plus d’individus au printemps que pendant le reste de l’année mais, dans l’ensemble, le nombre d’individus observés est bas. On note des observations de bélugas tout au long de l’été, et celles-ci se poursuivent à l’automne. Le plus grand nombre d’individus déclarés a été observé dans le détroit d’Hudson. On a rapporté la présence de bélugas dans cette zone en mai ; par la suite, le nombre d’observations a augmenté rapidement en juin, puis a diminué avec peu ou aucun individu observé à la fin de juillet, en août et en septembre. Les rapports indiquent une augmentation du nombre de bélugas dans la zone du détroit d’Hudson à partir d’octobre. Dans la baie d’Hudson, peu d’individus ont été observés au printemps, mais les rapports indiquent que le nombre de bélugas observés a augmenté au début de l’été, atteignant un pic de la mi-juillet jusqu’au début d’août. On a noté une augmentation des observations à la mi-octobre, en particulier dans la partie nord-est de la baie d’Hudson. On observe une variabilité interannuelle considérable dans le nombre d’individus qui ont été observés, sans qu’il n’y ait toutefois de tendance nette. Dans le détroit d’Hudson, il semble y avoir eu un changement dans le pic des observations automnales, celui-ci passant d’octobre à novembre.

HAMMILL, M., G. STENSON, 2009. Examen du nombre total autorisé des captures (TAC) de phoques du Groenland en 2009. Réponse des sciences (Secrétariat canadien de consultation scientifique), 2009/006, 5 p.

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GOSSELIN, J.-F., V. LESAGE, M. HAMMILL, 2009. Index estimates of abundance for beluga in eastern Hudson Bay, James Bay and Ungava Bay in Summer 2008 ; Indices de l'abondance des bélugas dans l'est de la baie d'Hudson, la baie James et la baie d'Ungava à l'été 2008. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2009/006, 25 p.

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La gestion des bélugas chassés au Nunavik repose sur l'estimation de l'abondance des stocks y passant l'été, soit les stocks de la baie d'Ungava et de l'est de la baie d'Hudson qui sont tous deux en danger de disparition. Des relevés systématiques aérien d'échantillonnage en ligne pour estimer l'abondance des bélugas furent complétés dans la baie James, l'est de la baie d'Hudson et la baie d'Ungava du 20 juillet au 28 août 2008. Les vols suivaient des lignes d'orientation est-ouest avec un espacement de 18.5 km dans toutes les strates sauf dans la partie centrale de l'est de la baie d'Hudson, zone de couverture intense où l'espacement était réduit de moitié, i.e. 9.3 km, et où la strate fut survolée deux fois. Un total de 279 groupes de bélugas furent détectés entre les distances perpendiculaires au trajet de l'avion de 120 m à 2880 m. Le modèle "hazard-rate" (AIC = 4145.3), avec un plus bas critère d'information d'Akaike (AIC) que le modèle demi-normale ("halfnormal", AIC = 4156.9), ajusté sur la distribution des distances perpendiculaires non-regroupées a fourni une demi-largeur de bande de détection efficace de 839 m (cv = 0.08). Les indices d'abondance n'ont pas été corrigés pour le biais de disponibilité pour les animaux en plongée ni pour le biais de détection des observateurs. Un total de 214 groupes avec une taille moyenne de 3.99 (cv = 0.31) furent détectés sur 4 279 km de lignes dans la baie James produisant ainsi un indice d'abondance de 9292 (cv = 0.64). Un seul animal détecté sur 1246 km de survol dans la zone de faible couverture de l'est de la baie d'Hudson a produit à un indice d'abondance de 13 (cv = 1.02). Un groupe de 3 animaux détecté sur 82 km a produit un indice d'abondance de 15 (cv = 1.03) dans le Lac Guillaume-Delisle (Richmond Gulf). Il y a eu 2.8 fois plus de bélugas détectés lors du premier relevé que lors du second relevé de la zone de couverture intense de l'est de la baie d'Hudson, avec respectivement 107 groupes de taille moyenne de 2.97 (cv = 0.13) et 45 groupes de taille moyenne de 2.49 (cv = 0.30) pour le premier et le second relevé. Les indices d'abondance respectifs de 1797 (cv = 0.27) et de 657 (cv = 0.38) pour le premier et second relevé correspondent à un indice moyen pondéré pour l'effort de 1237 (cv = 0.46). Aucune baleine fut observée dans les estuaires de la rivière Nastapoka et de la Petite-Rivière-à-la-baleine pendant les relevés côtiers. L'addition des indices d'abondance de la zone de faible couverture et du Lac Guillaume-Delisle à la moyenne pondérée des deux relevés de la zone de couverture intense ont produit un indice d'abondance de 1265 (cv = 0.45) pour l'ensemble de l'est de la baie d'Hudson. Aucun béluga ne fut détecté dans la baie d'Ungava malgré 4334 km de lignes survolées au large des côtes, les relevés côtiers et le survol des estuaires des rivières Mucalic, False, George et Koksoak. Aucun béluga ne fut détecté pendant le relevé côtier du détroit d'Hudson de Quaqtaq à Inukjuak réalisé le 27 et 28 août. Ceci est le cinquième relevé visuel systématique de la baie James et de l'est de la baie d'Hudson. Les variations dans les indices d'abondance de surface entre les années et entre les relevés de la zone de couverture intense dans l'est de la baie d'Hudson en 2008 illustrent les défis liés à l'estimation d'abondance de petites populations avec des distributions regroupées.

LESTYK, K.C., L.P. FOLKOW, A.S. BLIX, M.O. HAMMILL, J.M. BURNS, 2009. Development of myoglobin concentration and acid buffering capacity in Harp (Pagophilus groenlandicus) and Hooded (Cystophora cristata) Seals from birth to maturity. J. Comp. Physiol. B, 179(8): 985-996.

[Résumé disponible seulement en anglais]
Pinnipeds rely on muscle oxygen stores to help support aerobic diving, therefore muscle maturation may influence the behavioral ecology of young pinnipeds. To investigate the pattern of muscle development, myoglobin concentration ([Mb]) and acid buffering ability (β) was measured in ten muscles from 23 harp and 40 hooded seals of various ages. Adult [Mb] ranged from 28–97 to 35–104 mg g tissue-1 in harp and hooded seals, respectively, with values increasing from the cervical, non-swimming muscles to the main swimming muscles of the lumbar region. Neonatal and weaned pup muscles exhibited lower (˜30 % adult values) and less variable [Mb] across the body than adults. In contrast, adult β showed little regional variation (60–90 slykes), while high pup values (˜75 % adult values) indicate significant in utero development. These findings suggest that intra-uterine conditions are sufficiently hypoxic to stimulate prenatal β development, but that [Mb] development requires additional postnatal signal such as exercise, and/or growth factors. However, because of limited development in both β and [Mb] during the nursing period, pups are weaned with muscles with lower aerobic and anaerobic capacities than those of adults.©2009 Springer

FROUIN, H., M. LEBEUF, M. HAMMILL, S. MASSON, M. FOURNIER, 2009. Effects of individual polybrominated diphenyl ether (PBDE) congeners on Harbour Seal immune cells in vitro. Mar. Pollut. Bull., 60(2): 291-298.

[Résumé disponible seulement en anglais]
Effects of polybrominated diphenyl ethers (PBDEs) on the immune system of marine mammals are poorly understood. One important innate immune function of granulocytes is the respiratory burst which generates reactive oxygen species (ROS) used to kill engulfed microorganisms. The present study investigates in vitro the effects of BDE-47, -99 and -153, on the formation of ROS, on intracellular level of thiols, on activity and efficiency of phagocytosis and on apoptosis in granulocytes of harbour seals. Compounds were tested at four different concentrations ranging from 1.5 to 12 μM. Results showed that ROS levels, thiol levels and phagocytosis were all affected when harbour seal cells were exposed to the highest concentration (12 μM) of PBDE congeners. Apoptosis was not affected by PBDEs. The observed effects were similar in adults, pups and in the 11B7501 cell line of harbour seals.©2009 Elsevier Ltd.

HAMMILL, M., V. LESAGE, J.-F. GOSSELIN, 2009. Évaluation du stock de bélugas du nord du Québec (Nunavik) (Delphinapterus leucas). MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Avis scientifique, 2009/016, 13 p.

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HAMMILL, M., V. LESAGE, J.-F. GOSSELIN, 2009. Stock assessment of northern Quebec (Nunavik) beluga (Delphinapterus leucas). DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Science Advisory Report, 2009/016, 13 p.

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HAMMILL, M.O., G.B. STENSON, 2009. Abundance of Northwest Atlantic Harp Seals (1952-2010) ; Abondance du phoque du Groenland dans l'Atlantique Nord-Ouest (1952-2010). DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2009/114, 16 p.

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Un modèle de population a été utilisé pour étudier les changements de taille de la population du phoque du Groenland de l’Atlantique Nord-Ouest entre 1952 et 2009. Le modèle comprenait des données sur le taux de reproduction, les prélèvements déclarés, ainsi que des estimations des prélèvements non déclarés et des pertes par les prises accessoires des autres pêches afin de déterminer la trajectoire de la population. Le modèle a été ajusté selon onze estimations de production de petits à compter de 1952, incluant deux estimations par relevé de la production de petits de 2008, en ajustant la quantité initiale de la production de petits et les estimations de la mortalité chez les adultes. Le taux de mortalité juvénile a été établi comme étant trois fois le taux de mortalité adulte. L’ajustement du modèle aux faibles estimations de production de petits de 2008 a donné une estimation de production de 1 113 900 petits pour 2009 (IC de 95 % = entre 968 400 et 1 268 100), tandis que l’estimation de la population totale a été de 6 851 600 individus (IC de 95 % = entre 5 978 500 et 7 697 200). Lorsque les données ont été ajustées selon l’estimation élevée du relevé de 2008, la production estimée de petits a augmenté à 1 316 000 (IC de 95 % = entre 1 090 200 et 1 524 100) et la population totale a augmenté à 8 238 500 (IC de 95 % = entre 6 774 300 et 9 540 300), mais la correspondance avec les données a été faible. L’ajustement du modèle selon l’estimation élevée de la production de petits a été amélioré si l’on supposait que le taux de reproduction de 2008 était le même que celui qui a été observé en 1970.

HAMMILL, M., M.C.S. KINGSLEY, V. LESAGE, J.-F. GOSSELIN, 2009. Abundance of eastern Hudson Bay belugas;Évaluation de l’abondance des belugas de l’est de la Baie d’Hudson. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2009/009, 22 p.

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Au cours d’évaluations précédentes, un modèle de population intégrant des données fondées sur la densité ainsi que des données sur les captures totales a été adapté aux estimations de l’abondance des bélugas obtenues à partir de relevés aériens. Dans cette évaluation, un modèle exponentiel simple intégrant les données sur les captures a également été adapté aux estimations des relevés aériens de l’abondance en utilisant des méthodes bayésiennes. Dans les premières évaluations, les deux approches ont produit des résultats semblables. Selon l’ancien modèle, la population est estimée à 3 900 individus en 1985, comparativement à une population estimée à 4 100 individus selon le nouveau modèle. En 2008, la population estimée avait diminué pour atteindre 3 200 et 3 000 individus en utilisant respectivement l’ancien modèle et le nouveau. Il est recommandé d’utiliser le modèle adapté à l’aide des méthodes bayésiennes lors de futures évaluations, parce que la population actuelle est beaucoup plus petite par rapport aux niveaux d’origine de la population, de sorte que les effets des facteurs fondés sur la densité devraient être limités et que l’approche bayésienne offre une approche plus rigoureuse pour réduire l’incertitude concernant la dynamique de cette population et qu’est fondée sur la distribution postérieure complète à variables multiples des estimations de paramètres. Traditionnellement, les bélugas de l’est de la baie d’Hudson représentaient respectivement 12 %, 21 % et 13 % des captures dans les îles Belcher, le détroit d’Hudson et la baie d’Ungava. Des analyses plus récentes donnent à penser que la proportion de bélugas de l’est de la baie d’Hudson lors de la capture du printemps dans le détroit d’Hudson est moindre que la proportion de bélugas capturés à l’automne. Dans l’ensemble, la proportion dans l’échantillon de bélugas de l’est de la baie d’Hudson a diminué de 9 %. Aucun changement n’a été apporté aux hypothèses des modèles parce que la distribution saisonnière des échantillons recueillis aux fins d’analyses de l’ADN n’a pas eu d’incidence sur la distribution saisonnière de la récolte.

MORISSETTE, L., M. CASTONGUAY, C. SAVENKOFF, D.P. SWAIN, D. CHABOT, H. BOURDAGES, M.O. HAMMILL, J.M.HANSON, 2008. Contrasting changes between the northern and southern Gulf of St. Lawrence ecosystems associated with the collapse of groundfish stocks. Deep-Sea Res., Part II , Top. Stud. Oceanogr. [ARTICLE IN PRESS].

[Résumé disponible seulement en anglais]
In order to have a global view of ecosystem changes associated with the collapse of groundfish species in the Gulf of St. Lawrence during the early 1990s, Ecopath mass-balance models were constructed incorporating uncertainty in the input data. These models covered two ecosystems (northern and southern Gulf of St. Lawrence; NAFO divisions 4RS and 4T), and two time periods (before the collapse, in the mid-1980s, and after it, in the mid-1990s). Our analyses revealed that the ecosystem structure shifted dramatically from one previously dominated by piscivorous groundfish and small-bodied forage species during the mid-1980s to one now dominated only by small-bodied pelagic species during the mid-1990s in both southern and northern Gulf. The species structure in the northern Gulf versus southern Gulf was different, which may explain why these two ecosystems did not recover the same way from the collapse in the early 1990s. Productivity declined in the northern Gulf after the collapse but increased in the southern Gulf. The collapse of groundfish stocks resulted in declines in the mean trophic level of the landings in both the northern and the southern Gulf. Even though fishing mortality was then intentionally reduced, this part of the total mortality was taken up by predation. The temporal changes in the internal structure of both ecosystems are reflected in their overall emergent properties. ©2008 Elsevier Ltd.

SAVENKOFF, C., L. MORISSETTE, M. CASTONGUAY, D.P. SWAIN, M.O. HAMMILL, D. CHABOT, J.M. HANSON, 2008. Interactions between marine mammals and fisheries: implications for cod recovery FOR COD RECOVERY. Pages 107-151 in J. Chen & C. Guo (ed.). Ecosystem Ecology Research Trends. Nova Science Publishers.

[Résumé disponible seulement en anglais]
Abundance of many Atlantic cod (Gadus morhua) and groundfish stocks in the Northwest Atlantic declined to low levels in the early 1990s, resulting in cessation of directed fishing for these stocks, thus ending one of the largest and longest running commercial groundfish fisheries in the world. The stocks of the northern (nGSL) and southern Gulf of St. Lawrence (sGSL) were closed to directed cod fishing from 1994 to 1996 for the nGSL and from 1993 to 1997 for the sGSL, followed by the opening of a small directed fishery in the two systems. In the northern Gulf of St. Lawrence, the ecosystem biomass structure shifted dramatically from one dominated by demersal fish predators (Atlantic cod Gadus morhua, redfish Sebastes spp.) and small-bodied forage species (capelin Mallotus villosus, mackerel Scomber scombrus, herring Clupea harengus, northern shrimp Pandalus borealis) to one now dominated by only small-bodied forage species. The decline of large predatory fishes has left only marine mammals as top predators during the mid-1990s, and marine mammals and Greenland halibut Reinhardtius hippoglossoides during the early 2000s. Large changes also occurred in the biomass structure and ecosystem functioning of the adjacent southern Gulf of St Lawrence (sGSL) but they were not as dramatic. Although predatory fishes decreased between the mid-1980s and mid-1990s, and prey consumption by seal species increased considerably, large cod remained among the most important single predators on fish in the sGSL. The changes in top-predator abundance driven by human exploitation of selected species resulted in a major perturbation of the structure and functioning of both Gulf ecosystems and represent a case of fishery-induced regime shift. Overfishing influenced community biomass structure directly through preferential removal of larger-bodied fishes and indirectly through predation release. Species interactions are central to ecosystem considerations. In marine ecosystems, predation can be the major ecological process affecting fish populations and piscivory is often the largest source of fish removal, usually larger than fishing mortality. In both northern and southern Gulf ecosystems, predation mortality exceeded fishing mortality for most groups in recent years because fishing mortality was intentionally reduced by fisheries closures. Seals have benefited from reduced hunting (harvesting and culling/bounties) since the 1970s. Consumption of fish by marine mammals exceeded consumption by predatory fishes in the two ecosystems in the recent time periods. Since the collapse of groundfish stocks, commercial fisheries and seals have become important predators on predatory fishes-possibly slowing their recovery. In recent years, consumption by seals shifted towards species at lower trophic level (forage fishes and invertebrates), which were also the main target of fisheries. Thus, commercial fisheries and seals may have become important competitors of predatory fishes for the same resource.©2008 Nova Science Publishers, Inc.

HARVEY, D., S.D. COTE, M.O. HAMMILL, 2008. The ecology of 3-D space use in a sexually dimorphic mammal. Ecol. Model., 222(14): 2404-2413 p.

[Résumé disponible seulement en anglais]
The distribution of animals is the result of habitat selection according to sex, reproductive status and resource availability. Little is known about how marine predators investigate their 3-dimensional space along both the horizontal and vertical axes and how temporal variation affects space use. In this study, we assessed the spatio-temporal movement of a sexually dimorphic marine mammal, the grey seal Halichoerus grypus by 1) determining seasonal home range size, 2) testing whether space use of seals was affected by water depth, and 3) investigating the vertical movement of seals according to the maximum depth of each dive. Between 1993 and 2005, we fitted 49 grey seals in the Gulf of St. Lawrence with satellite transmitters. We estimated seasonal 95 % fixed-kernel home ranges for each individual. For each seal, we tested for selectivity and preference for 4 water depth classes at the home range scale and within the home range. We also evaluated the proportional number of dives made in each water depth classes according to the maximum depth of each dive. Home ranges were 10 times larger in winter than in summer. Seals generally selected habitats <50 m deep. They also mainly dove to depths of 40 m or less. At both scales of selection, preference for shallow areas decreased in winter. We also observed that adults used shallow habitats more than juveniles to establish their home range. A spatial segregation based on sex also occurred at the finer scale of selection where females were more concentrated in the shallowest parts of their home range than males. Segregation in space use according to age and sex classes occurred at both the horizontal and vertical scales. Our results emphasise the importance of studying habitat selection of marine predators in 3-dimensional space, in addition to the temporal scale.©2008 The Authors. Journal compilation © 2008 Ecography

FROUIN, H., M. LEBEUF, R. SAINT-LOUIS, M. HAMMILL, É. PELLETIER, M. FOURNIER, 2008. Toxic effects of tributyltin and its metabolites on harbour seal (Phoca vitulina) immune cells in vitro. Aquat. Toxicol., 90(3): 243-251.

BOWEN, W.D., M.O. HAMMILL, M. KOEN-ALONSO, G. STENSON, D.P. SWAIN, K TRZCINSKI, 2008. Proceedings of the National Workshop on the Impacts of Seals on Fish Populations in Eastern Canada (Part 1), 12-16 November 2007, Cambridge Suites, Halifax, Nova Scotia ; Compte rendu de l'atelier national sur les répercussions des phoques sur les populations de poissons dans l'est du Canada (1re partie). DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Proceedings Series ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Série des comptes rendus, 2008/021, 150 p.

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Un atelier de cinq jours a été tenu à Halifax (Nouvelle-Écosse) en novembre 2007. Durant cet atelier, quelque 31 présentations ont été faites sur des sujets liés aux répercussions potentielles des phoques sur les stocks de poissons dans l’est du Canada et ailleurs. On suppose que les effets négatifs des phoques sur leurs proies sont de cinq ordres : 1) prédation; 2) compétition; 3) transmission de parasites causant un accroissement du taux de mortalité chez les poissons; 4) perturbation de la fraie, causant une baisse du succès de la reproduction; 5) autres effets indirects sur le comportement des poissons causés par le risque de prédation par les phoques. Trente invités provenant du Canada, de la Norvège, des États-Unis et de l’Écosse ont participé à l’atelier. Un petit nombre d’observateurs de l’industrie de la pêche, d’étudiants des cycles supérieurs de l’Université Dalhousie et de scientifiques intéressés de l’Institut océanographique de Bedford (IOB) ont également participé à certaines parties de l’atelier. L’objectif principal de l’atelier, le premier d’une série de deux, était d’examiner les connaissances, de cerner les lacunes dans celles-ci et de déterminer les nouvelles analyses réalisables au cours des 12 prochains mois pour approfondir les connaissances sur les effets des phoques sur les stocks de poissons dans l’est du Canada. Les plans de travail à court et à long terme ont été établis et sont présentés dans la section « Besoins de recherche » du présent rapport. Le second atelier est prévu en novembre 2008.

WOLKERS, H., F. BOILY, J. FINK-GREMMELS, B. VAN BAVEL, M.O. HAMMILL, R. PRIMICERIO, 2008. Tissue-specific contaminant accumulation and associated effects on hepatic serum analytes and cytochrome P450 enzyme activities in hooded seals (Cystophora cristata) from the Gulf of St. Lawrence. Arch. Environ. Contam. Toxicol., 56(2):360-370.

[Résumé disponible seulement en anglais]
The current study aims to assess contaminant levels and tissue burdens in hooded seal (Cystophora cristata) blubber, liver, and blood in association with cytochrome P450 (CYP) enzymes (CYP1A and -3A) and serum analytes (hepatic enzymes like alanine aminotransferase [ALT], aspartate aminotransferase, alkaline phosphatase [AP], and γ-glutamyltransferase [GGT], serum proteins, and creatine kinase). Contaminant accumulation levels and patterns of polychlorinated biphenyls, chlorinated pesticides, and polybrominated diphenyl ethers (PBDEs) differed between tissues and seal groups, with the highest levels in liver. Pups showed higher liver contaminant levels, especially for PBDEs, than adults. These high levels might be associated with the ingestion of large amounts of contaminated milk and subsequent accumulation in the liver. Adult males and females mainly differed in PBDE levels, which were higher in females, possibly due to a sex-specific diet. The association between blubber contaminant burdens and the diagnostic enzymes ALT, GGT, and AP, and serum albumin, was inconclusive. In contrast, several CYP isoenzymes showed a clear positive relationship with the overall blubber contaminant burden, indicating enzyme induction following exposure to polyhalogenated hydrocarbons. Therefore, liver CYP isoenzymes may serve as a sensitive biomarker for long-term exposure to polyhalogenated hydrocarbons.©2008 Springer Science+Business Media, LLC.

LESAGE, V., J.-F. GOSSELIN, M. HAMMILL, M.C.S. KINGSLEY, J. LAWSON, 2007. Ecologically and biologically significant areas (EBSAs) in the Estuary and Gulf St. Lawrence : a marine mammal perspective ; Zones d'importance écologique et biologique (ZIEB) pour l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent : une perspective des mammifères marins. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2007/046, 92 p.

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L'importance de certaines aires de l'estuaire et du golfe du Saint-Laurent pour l'agrégation des mammifères marins et un phénomène reconnu depuis longtemps. Dans ce rapport, les résultats de trois inventaires aériens et de deux études de télémétrie par satellite sont analysés et combinés aux résultats de la littérature existante afin d'identifier les aires connues de concentrations de mammifères marins. La qualité de ces aires de concentration de mammifères marins et leurs fonctions sont déterminées à l'aide de critères développés pour identifier les Zones d'Importance Écologique et Biologique (ZIEBs). Selon ces critères, il existerait onze aires d'importance écologique et biologique pour les mammifères marins: 1) Pointe-des-Monts à Sept-Îles, 2) Ouest d'Anticosti, 3) Détroit de Jacques-Cartier, 4) Détroit de Belle-Isle/Plateau Mecatina, 5) Plateau à l'ouest de Terre-Neuve, 6) Entrée de St Georges Bay, Newfoundland, 7) Tranchée du Cap Breton, 8) Au large de Gaspé, incluant le chenal de la Baie des Chaleurs, 9) Marge nord du chenal Laurentien au sud d'Anticosti, 10) L'estuaire du Saint-Laurent, et finalement, 11) le plateau du sud du golfe, qui trouve son importance principalement lorsque la glace est présente dans cette région.

CLARK, C.A., J.M. BURNS, J.F. SCHREER, M.O. HAMMILL, 2007. A longitudinal and cross-sectional analysis of total body oxygen store development in nursing harbor seals (Phoca vitulina). J. Comp. Physiol. B, 177(2): 217-227.

[Résumé disponible seulement en anglais]
This study compared the efficacy of longitudinal and cross-sectional sampling regimes for detecting developmental changes in total body oxygen (TBO2) stores that accompany behavioral development in free-ranging harbor seal pups. TBO2 stores were estimated for pup (n = 146) and adult female (n = 20) harbor seals. Age related changes were compared between pups captured repeatedly during the lactation period (longitudinal dataset) and a second group of pups handled only once (cross-sectional dataset). At each handling, hematocrit, hemoglobin, red blood cell count, total plasma volume, blood volume, muscle myoglobin concentration, and blood and muscle oxygen stores were determined. Comparisons across age categories revealed newborn blood oxygen stores were initially elevated, declined to low values by early lactation, and increased through post-weaning. Muscle oxygen stores remained low and constant throughout lactation and only increased significantly post-weaning. Overall TBO2 stores increased 17 % during lactation, and weaned pups had TBO2 stores that were 55 % as large as those of adults. Thus, significant increases in TBO2 stores must occur after weaning, as pups begin to forage independently. Results from the two sampling schemes did not differ, indicating that the logistically simpler cross-sectional design can be used to monitor physiological development in harbor seals.©2006 Springer-Verlag

LAPIERRE, J.L., J.F. SCHREER, J.M. BURNS, M.O. HAMMILL, 2007. Effect of diazepam on heart and respiratory rates of harbor seal pups following intravenous injection. Mar. Mamm. Sci., 23(1): 209-217.

SAVENKOFF, C., D.P. SWAIN, J.M. HANSON, M. CASTONGUAY, M.O. HAMMILL, H. BOURDAGES, L. MORISSETTE, D. CHABOT, 2007. Effects of fishing and predation in a heavily exploited ecosystem : comparing periods before and after the collapse of groundfish in the southern Gulf of St. Lawrence (Canada). Ecol. Model., 204(1-2): 115-128.

[Résumé disponible seulement en anglais]
Mass-balance models, using inverse methodology, were applied to the southern Gulf of St. Lawrence for the mid-1980s and the mid-1990s to describe ecosystem structure, trophic group interactions, and the effects of fishing and predation on the ecosystem for periods preceding and following the collapse of groundfish stocks in this area. These models were used to determine how the ecosystem changed, and whether its structure and functioning were affected by the observed changes in key species between the two time periods. Our analyses indicate that the ecosystem structure shifted dramatically from one previously dominated by piscivorous groundfish and small-bodied forage species (e.g., capelin, herring, and shrimp) in similar proportions to one now dominated by small-bodied forage species. Overfishing removed a functional group, large-bodied demersal predators that has not been replaced 12 years after the cessation of heavy fishing, and left marine mammals such as seals and cetacea as top predators of many species (especially fishes) during the mid-1990s. Predation by marine mammals on fish increased from the mid-1980s to the mid-1990s while predation by large fish on fish decreased. A change in the prey of seals from juvenile cod to capelin occurred between the models for the mid-1980s and the mid-1990s consistent with observed shifts in the abundance of the two prey species between the two time periods. These major changes were accompanied by a decrease in total catches and a transition in landings from long-lived and piscivorous groundfish toward planktivorous pelagic fish and invertebrates. ©2007 Elsevier B.V.

SAVENKOFF, C., M. CASTONGUAY, D. CHABOT, M. O. HAMMILL, H. BOURDAGES, L. MORISSETTE, 2007. Changes in the northern Gulf of St. Lawrence ecosystem estimated by inverse modelling : evidence of a fishery-induced regime shift?. Estuar. Coast. Shelf Sci., 73(3-4): 711-724.

[Résumé disponible seulement en anglais]
Mass-balance models have been constructed using inverse methodology for the northern Gulf of St. Lawrence for the mid-1980s, the mid-1990s, and the early 2000s to describe ecosystem structure, trophic group interactions, and the effects of fishing and predation on the ecosystem for each time period. Our analyses indicate that the ecosystem structure shifted dramatically from one previously dominated by demersal (cod, redfish) and small-bodied forage (e.g., capelin, mackerel, herring, shrimp) species to one now dominated by small-bodied forage species. Overfishing removed a functional group in the late 1980s, large piscivorous fish (primarily cod and redfish), which has not recovered 14 years after the cessation of heavy fishing. This has left only marine mammals as top predators during the mid-1990s, and marine mammals and small Greenland halibut during the early 2000s. Predation by marine mammals on fish increased from the mid-1980s to the early 2000s while predation by large fish on fish decreased. Capelin and shrimp, the main prey in each period, showed an increase in biomass over the three periods. A switch in the main predators of capelin from cod to marine mammals occurred, while Greenland halibut progressively replaced cod as shrimp predators. Overfishing influenced community structure directly through preferential removal of larger-bodied fishes and indirectly through predation release because larger-bodied fishes exerted top-down control upon other community species or competed with other species for the same prey. Our modelling estimates showed that a change in predation structure or flows at the top of the trophic system led to changes in predation at all lower trophic levels in the northern Gulf of St. Lawrence. These changes represent a case of fishery-induced regime shift. ©2007 Elsevier Ltd.

BURNS, J.M., K.C. LESTYK, L.P. FOLKOW, M.O. HAMMILL, A.S. BLIX, 2007. Size and distribution of oxygen stores in harp and hooded seals from birth to maturity. J. Comp. Physiol. B, 177(6): 687-700.

[Résumé disponible seulement en anglais]
Pinnipeds rely primarily on oxygen stores in blood and muscles to support aerobic diving; therefore rapid development of body oxygen stores (TBO2) is crucial for pups to transition from nursing to independent foraging. Here, we investigate TBO2 development in 45 harp (Pagophilus groenlandicus) and 46 hooded (Cystophora cristata) seals ranging in age from neonates to adult females. We found that hooded seal adults have the largest TBO2 stores yet reported (89.5 ml kg-1), while harp seal adults have values more similar to other phocids (71.6 ml kg-1). In adults, large TBO2 stores resulted from large blood volume (harp169, hood 194 ml kg-1) and high muscle Mb content (harp 86.0, hood 94.8 mg g-1). In contrast, pups of both species had significantly lower mass-specific TBO2 stores than adults, and stores declined rather than increased during the nursing period. This decline was due to a reduction in mass-specific blood volume and the absence of an increase in the low Mb levels (harp 21.0, hood 31.5 mg g-1). Comparisons with other phocid species suggests that the pattern of blood and muscle development in the pre- and post-natal periods varies with terrestrial period, and that muscle maturation rates may influence the length of the postweaning fast. However, final maturation of TBO2 stores does not take place until after foraging begins. ©2007 Springer-Verlag

GOSSELIN, J.-F., M.O. HAMMILL, V. LESAGE, 2007. Comparison of photographic and visual abundance indices of belugas in the St. Lawrence Estuary in 2003 and 2005 ; Comparaison des indices d'abondance photographique et visuels des bélugas de l'estuaire du Saint-Laurent en 2003 et 2005. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2007/025, 27 p.

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L'abondance des bélugas dans l'estuaire du Saint-Laurent et la rivière Saguenay a été estimée par des relevés aériens photographique et visuels de la mi-août au début septembre en 2003 et 2005.Les transects ont couvert une région de 5377 km2 de l'estuaire qui correspond à la principale concentration d'animaux en été. Un total de 311 bélugas ont été comptés sur 1108 photographies captées le 2 septembre 2003. Ce compte a été augmenté à 312 animaux en considérant que 0.2 % de la région photographiée était masquée par la réflexion solaire. Ce compte a été multiplié par un facteur d'expansion de 2.021, pour tenir compte de la couverture photographique de 49.5 % de l'estuaire. Deux animaux observés dans la rivière Saguenay ont été additionnés à l'estimation finale produisant un indice d'abondance en surface de 632 (erreur-type = 116) bélugas pour le relevé photographique de 2003. Les relevés systématiques visuels par échantillonnage en ligne ont été complétés en suivant une ligne sur deux du plan de relevé photographique afin de couvrir toute la région en une journée. Cinq relevés visuels ont été complétés à une altitude de 305 m en 2003 et 14 relevés additionnels ont été complétés en 2005, en alternant entre les altitudes de 305 m et 457 m. Les analyses de distance ont été faites sur la distribution tronquée des distances perpendiculaires à la ligne de transect pour tenir compte des zones de plus faible détectabilité des animaux sous (re. troncature à droite) et loin (re. troncature à gauche) de l'avion. La distribution des distances perpendiculaires a été tronquée à gauche à 99 m et tronquée à droite à 1569 m en 2003. Les troncatures à droite et à gauche étaient respectivement à 155 m et 2172 m pour l'altitude de 305 m et à 213 m et 2355 m pour l'altitude de 457 m en 2005. L'indice combiné d'abondance de 934 (erreur-type = 105) bélugas des relevés visuels par échantillonnage en ligne en 2003 était de 48 % plus élevé que l'indice du relevé photographique. En 2005, l'indice combiné d'abondance de 675 (erreur-type = 101) pour l'altitude inférieur (305 m) n'était pas significativement différent (F = 1.79, p = 0.21) de l'indice combiné de 531 (erreur-type = 62) pour l'altitude supérieur (457 m). L'altitude n'a pas eu d'effet significatif sur la demi-largeur de bande efficace, sur la taille estimée de groupe, ni sur la fréquence des détections. Les bélugas étaient plus fréquents et généralement plus abondants dans la rivière Saguenay en 2005 qu'en 2003. Des animaux ont été détectés dans le fjord lors de 13 des 14 relevés complétés avec une moyenne de 39 individus en 2005, comparativement à des détections lors de 3 des 6 relevés avec une moyenne de 6 individus en 2003. Bien que les indices d'abondance des méthodes visuelle et photographique ne soient pas significativement différents, des comparaisons supplémentaires devraient être complétées afin de garantir la calibration de ces deux méthodes.

HAMMILL, M.O., L.N. MEASURES, J.-F. GOSSELIN, V. LESAGE, 2007. Lack of recovery in St. Lawrence Estuary beluga ; Absence de rétablissement du béluga de l'estuaire du Saint-Laurent. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2007/026, 19 p.

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La taille initiale de la population et les changements d'abondance des bélugas du Saint-Laurent ont été estimés pour la période de 1866 à 2006. La surchasse a entraîné un déclin de l'abondance d'une population initiale de 7 800 (erreur-type=600) en 1866 à environ 1000 animaux en 1985. Malgré 30 années de protection contre la chasse, le béluga du Saint-Laurent ne montre aucun signe de rétablissement avec un indice d'abondance corrigé pour la plongée de 1100 (erreur-type=300, IC 95 % = 500-1 800 arrondi à la centaine) animaux. Un programme de suivi des carcasses et de nécropsies rapporte en moyenne 15 carcasses par année, ce qui représente vraisemblablement qu'une faible fraction du nombre total des mortalités de cette population. La structure d'âge des individus adultes suggère que les taux de mortalité des adultes (6,5 % par année) sont similaires à ce qui est attendu dans une population saine de l'Arctique (7,0 % par année)(Burns and Seaman 1985). Les estimations des taux de reproduction sont incertains et les juvéniles sont sous-représentés dans les rapports d'échouages. Parmi les animaux pour lesquels la cause de mortalité a été identifiée, 38 % étaient liées à des infections de parasites et de bactéries, 15 % liées au cancer, 7 % à des difficultés pendant la mise bas, 5 % à un trauma, et 7 % à d'autres facteurs. Le manque d'information sur la diète limite la modélisation des interactions trophiques et les besoins en habitat. L'émigration ne semble pas être un problème important, mais la perte de seulement un ou deux individus annuellement a des effets cumulatifs à long terme qui ne sont pas positifs pour la population.

SHELTON, P.A., B. BEST, A. CASS, C. CYR, D. DUPLISEA, J. GIBSON, M. HAMMILL, S. KHWAJA, M.A. KOOPS, K.A. MARTIN, R. O'BOYLE, J.C. RICE, A. SINCLAIR, K. SMEDBOL, D.P. SWAIN, L.A. VÉLEZ-ESPINO, C.C. WOOD, 2007. Assessing recovery potential : long-term projections and their implications for socio-economic analysis ; Évaluation du potentiel de rétablissement : projections à long terme et répercussions sur l'analyse socio-économique. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2007/045, 38 p.

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Une évaluation du potentiel de rétablissement (EPR) et une analyse socio-économique connexe sont nécessaires pour éclairer la décision d’inscrire ou non une espèce sur la liste de la Loi sur les espèces en péril (LEP). Une EPR devrait aussi servir de base à l’élaboration, par l’équipe de rétablissement, d’un programme de rétablissement et d’un plan d’action après l’inscription. Bien que le MPO dispose d’une expérience considérable de la formulation de conseils scientifiques à court terme à l’appui de la gestion des pêches, les méthodes qui constituent les pratiques scientifiques optimales et normes pour la formulation de conseils à long terme à l’appui des décisions d’inscription et de la planification du rétablissement sont encore en développement. Le meilleur moyen pour définir les processus biologiques est le modèle du cycle biologique. Ce modèle doit tenir compte à la fois de l’erreur d’observation et de l’erreur de traitement. L’incertitude associée à l’erreur de traitement se répand rapidement dans les projections de plus de trois ans et les méthodes utilisées doivent en tenir compte. Les approches bayésiennes de l’espace d’états offrent un moyen d’intégrer les erreurs d’observation et de traitement à l’analyse. Dans la plupart des cas, l’évaluation du rendement de la stratégie de gestion par rapport à une simulation du processus biologique, du processus d’évaluation et du processus de gestion (modèle opératoire) pourrait offrir le plus grand potentiel, compte tenu des difficultés associées à des projections quantitatives à long terme. Cette démarche pourrait être étendue de manière à inclure les aspects socio-économiques. L’analyse scientifique peut être réalisée en premier lieu et les résultats transmis au groupe des Politiques et de l’économie qui entreprendra l’analyse socio-économique. Cette démarche en deux volets est jugée moins intéressante qu’une approche entièrement intégrée dans le cadre de laquelle les analyses scientifiques et socio-économiques sont effectuées et soumises à des pairs au cours d’une évaluation conjointe. Pour arriver, pendant le présent examen, à élaborer l’ensemble des normes de pratiques optimales, il aurait fallu entreprendre des travaux supplémentaires. Afin de faire des progrès, il est recommandé que la direction du MPO choisisse une des prochaines EPR à haut profil pour en faire une étude de cas nationale de l’établissement de normes des pratiques optimales pour l’approche privilégiée biologique/socio-économique entièrement intégrée qui est décrite. L’étude de cas devrait inclure l’établissement d’un processus d’examen socio-économique et scientifique par des pairs indépendants, ainsi que de communication publique de conseils d’experts au sujet du potentiel de rétablissement et de la rentabilité des différentes solutions de rétablissement, indépendant du processus politique décisionnel d’inscription sur la liste de la LEP.

HAMMILL, M., G. STENSON, 2007. Examen de l'état des glaces et de son impact potentiel sur la mortalité néonatale chez le phoque du Groenland en mars 2007. Réponse des sciences (Secrétariat canadien de consultation scientifique), 2007/008, 9 p.

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DAVIDSON, F.J.M., M. HAMMILL, G. STENSON, 2007. Expanding the gathering of real-time in situ oceanographic data with the DFO marine mammal research progra. AZMP Bull. PMZA, 6: 63-68.

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L’observation des océans est nécessaire afin de mieux comprendre, modéliser et prédire leur évolution. À cette fin le MPO a mis sur pied le Programme de Monitorage de la Zone Atlantique (PMZA) pour faciliter la collecte de données océanographiques physiques et biologiques pour la zone nord-ouest de l’Atlantique. Le PZMA est un important collaborateur et fournisseur de données pour l’océanographie opérationnelle, laquelle sert un bon nombre d’utilisateurs scientifiques et industriels, ainsi que la navigation de plaisance. Le rôle principal de l'océanographie opérationnelle est de fournir de l’information fiable sur les conditions océaniques aux échelles temporelles et spatiales désirées, dans un délai raisonnable, ce qui permet à l’utilisateur de prendre des décisions plus éclairées. Afin d’ajouter à la panoplie d’informations océanographiques recueillies par des méthodes classiques, nous proposons l’utilisation de « plateformes biologiques » telles que des capteurs ou balises attachés sur le dos de phoques afin de mieux échantillonner les eaux canadiennes de l’Atlantique. Cet article décrit la méthodologie utilisée et présente quelques résultats physiques et biologiques obtenus en 2004 et 2005. Une revue des enjeux et des avantages de cette méthodologie est finalement présentée pour mettre en lumière le potentiel de ce programme d’acquisition de données océanographiques basé sur l’utilisation de phoques.

HAMMILL, M.O., J.F. GOSSELIN, G.B. STENSON, 2007. Abundance of Northwest Atlantic grey seals in Canadian waters. Pages 99-115 in T. Haug, M. Hammill & D. Olafsdottir (ed.). Grey seals in the North Atlantic and the Baltic. North Atlantic Marine Mammal Commission (NAMMCO Sci. Pub., 6).

[Résumé disponible seulement en anglais]
Northwest Atlantic grey seals form a single stock, but for management purposes are often considered as 2 groups. The largest group whelps on Sable Island, 290 km east of Halifax, Nova Scotia. The second group referred to as ‘non-Sable Island’ or ‘Gulf’ animals whelps primarily on the pack ice in the southern Gulf of St. Lawrence, with other smaller groups pupping on small islands in the southern Gulf and along the eastern shore of Nova Scotia. Estimates of pup production in this latter group have been determined using mark-recapture and aerial survey techniques. The most recent visual aerial surveys flown during January-February 1996, 1997 and 2000 in the southern Gulf of St Lawrence and along the Eastern Shore resulted in pup production estimates of 11,100 (SE = 1,300), 7,300 (SE = 800) and 6,100 (SE = 900) in 1996, 1997 and 2000 respectively after correcting for births and including counts of pups on small islands. Incorporating information on pup production, reproduction rates and removals into a population model indicates that the Gulf component increased from 15,500 (95 % CI = 14,600-16,300) animals in 1970 to 62,700 (95 % CI = 49,800-67,800) animals by 1996 and then declined to 22,300 (95 % CI = 17,200-28,300) animals in 2000. On Sable Island the population has increased from 4,800 (95 % CI = 4,700-4,900) animals in 1970 to 212,500 (95 % CI = 159,600-276,200) in 2000. The total Northwest Atlantic grey seal population is estimated to number around 234,800 animals in 2000.©2007 North Atlantic Marine Mammal Commission

HAMMILL, M.O., J.W. LAWSON, G.B. STENSON, D. LIDGARD, 2007. Pup production of Northwest Atlantic grey seals in the Gulf of St. Lawrence and along the Nova Scotia Eastern Shore ; La production de phoques gris de l’Atlantique Nord-Ouest dans le golfe du Saint-Laurent et le long de la côte est de la Nouvelle-Écosse. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2007/084, 29 p.

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Au sein de la composante du golfe de la population de phoques gris de l’Atlantique Nord-Ouest, les petits naissent sur la banquise dans le golfe du Saint-Laurent, ainsi que sur les petites îles du Golfe et le long de la côte est de la Nouvelle-Écosse. En 2007, des recensements aériens visuels au moyen d’une grille de transects ont été effectués au-dessus des aires de mise bas sur les glaces du golfe du Saint-Laurent, tandis que les bébés phoques étaient dénombrés dans les îles du Golfe et de la côte est de la Nouvelle-Écosse. Des recherches aériennes de bébés phoques gris ont aussi été entreprises le long des côtes sud et sud-ouest de Terre-Neuve et de l’île d’Anticosti. Chaque fois que possible, leur nombre a été corrigé à la fin du relevé en fonction de la proportion de mises bas achevée. Les changements de la durée liés à l’âge ont donné lieu à une modification de l’estimation de la production de petits de l’ordre de 17 %. La production totale de bébés phoques, arrondie au millier le plus près, serait de 13 000 bêtes (écart-type de 600). La proportion de petits nés sur la banquise a diminué, passant de plus de 95 % au milieu des années 1980 à environ 30 % en 2007.

THOMAS, L., M.O. HAMMILL, W.D. BOWEN, 2007. Estimated size of the Northwest Atlantic grey seal population 1977-2007 ; Évaluation de la population de phoques gris de l’Atlantique Nord-Ouest, 1977-2007. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2007/082, 31 p.

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Nous avons élaboré un modèle stochastique de la dynamique de la population de phoques gris de l’Atlantique Nord-Ouest et y avons intégré les données existantes de production des jeunes phoques de 1977 à 2007, issues de trois aires de reproduction : l’île de Sable, le golfe du Saint-Laurent et la côte est (y compris la colonie de l’île Hay et d’autres petites colonies situées le long de la plateforme néo-écossaise). Le modèle permet de supposer que les taux de fécondité dépendent de l’âge, mais qu’ils demeurent néanmoins constants dans le temps, que les chances de survie des petits phoques sont liées à la densité, que les femelles sont capables de se déplacer vers une autre région pour se reproduire si les chances de survie des bébés phoques y sont plus élevées, mais qu’une fois fécondées, elles ne bougent plus. Nous avons employé une méthode bayésienne reposant largement sur le traitement informatique (filtrage de particules) pour l’adaptation d’information a priori sur les paramètres du modèle. Les estimations postérieures de certains paramètres se sont montrées relativement proches des données a priori, révélant l’existence de très peu d’information sur ces paramètres dans les données sur la production des bébés phoques et faisant ressortir l’importance de bien choisir les éléments a priori. Par contre, d’autres paramètres étaient très éloignés de l’information a priori, surtout dans le cas des évaluations postérieures de la capacité de charge, qui étaient beaucoup plus élevées que les valeurs a priori, montrant très peu de signes d’une dépendance de la régulation de la population à l’égard de la densité, au taux actuel de production des petits. En 2007, l’estimation de la population (comprenant les petits) au terme de la saison de reproduction était de 304 000 (IC de 95 % = 242 000 – 371 000). Cela représente une hausse de 6 % par rapport à l’estimation comparable de 2006 qui totalisait 285 000 (IC de 95 % = 230 000 – 344 000) et de 750 % comparativement à celle de 1977 qui était de 41 000 (IC de 95 % = 31 000 – 51 000). Au cours des années 1980, la progression annuelle de la population était évaluée à 4 % (en raison des captures plus nombreuses dans le Golfe), à 9 % durant les années 1990 et à 8 % pendant les années 2000. Il importe toutefois d’user de prudence dans la mention de ces estimations puisque : 1) le modèle biologique a révélé une très faible corrélation, surtout en ce qui concerne les données du Golfe où il serait utile d’élargir la capacité du modèle de manière à tenir compte de l’état des glaces et des conditions météorologiques, 2) la sensibilité des résultats aux valeurs a priori n’a pas été évaluée et 3) l’algorithme employé est susceptible d’avoir introduit certaines erreurs.

CHASSOT, E., A. CASKENETTE, D. DUPLISEA, M. HAMMILL, H. BOURDAGES, Y. LAMBERT, G. STENSON, 2007. A model of predation by harp seals (Phoca groenlandica) on the northern Gulf of St. Lawrence stock of Atlantic cod (Gadus morhua) ; Un modèle de prédation des phoques du Groenland (Phoca groenlandica) sur le stock de morue (Gadus morhua) du nord du golfe du Saint-Laurent. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2007/066, 56 p.

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Un modèle dynamique a été développé pour analyser la prédation des phoques du Groenland sur la morue franche du nord du golfe du Saint-Laurent. Le modèle décrit les besoins énergétiques de la population de phoques en prenant en compte le sexe, la structure d’âge et la croissance des phoques. Le lien entre les phoques et les morues est modélisé au moyen d’une réponse fonctionnelle (RF) dérivée de la reconstruction du régime des phoques à partir de relations morphométriques et d’une grande base de données de contenus stomacaux de phoques. La RF nous permet ensuite de quantifier l’impact de la prédation des phoques sur la population de morue, se basant sur des taux d’attaque structurés en âge et prenant en compte les changements de longueur aux âges des morues. Le recrutement des morues (âge 1) est modélisé via une relation stock-recrutement linéaire basée sur la production totale d’œufs qui tient compte des changements de longueur à maturité des femelles et la condition des morues. La mortalité naturelle autre que la prédation par les phoques tient également compte de la condition des morues. Le modèle a été ajusté suivant une approche d’estimation du maximum de vraisemblance à une série temporelle cohérente d’indices d’abondance qui tient compte des changements de navires de recherche du MPO au cours des 23 dernières années (1984-2006). Les résultats sont cohérents avec l’évaluation la plus récente faite par le MPO du stock de morue du nord du golfe du Saint-Laurent, expliquant l’histoire passée du stock. La mortalité par prédation, malgré une augmentation dans le milieu des années 1990, a constitué une part mineure de la mortalité totale pour les âges ciblés par les phoques, c.-à-d. les âges 1-4. La biomasse totale de morue consommée par les phoques a montré une variabilité importante et une plus grande diminution au début des années 2000 que pour les approches de modélisation basées sur un régime à ratio constant. Le type de RF–II ou III– a un impact fort sur la biomasse prélevée, particulièrement quand l’abondance de morue est faible. Des analyses de sensibilité ont été conduites pour évaluer la robustesse des résultats. La prochaine étape sera de faire des projections dans le futur avec le modèle pour évaluer les répercussions des taux de mortalité par prédation sur la reconstitution du stock de morue.

HAMMILL, M.O., G.B. STENSON, 2007. Application of the precautionary approach and conservation reference points to management of Atlantic seals. ICES J. Mar. Sci., 64(4): 702-706.

[Résumé disponible seulement en anglais]
Resource management requires a trade-off between conservation, economic, and political concerns in establishing harvest levels. The precautionary approach (PA) brings scientists, resource managers, and stakeholders together to identify clear management objectives and to agree on population benchmarks that would initiate certain management actions when those benchmarks are exceeded. A conceptual framework for applying the PA to marine mammals is outlined. For a data-rich species, precautionary and conservation reference levels are proposed. When a population falls below the precautionary reference level, increasingly risk-averse conservation measures are applied. A more conservative, risk-averse approach is required for managing data-poor species. The framework has been implemented for the management of commercial seal harvests in Atlantic Canada.©2007 The Author(s)

HAMMILL, M., 2007. Impacts potentiels de prélèvements accrus de bélugas dans les secteurs des îles Nottingham et Salisbury. Réponse des sciences (Secrétariat canadien de consultation scientifique), 2007/017, 11 p.

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HAMMILL, M.O., G.B. STENSON, F. PROUST, P. CARTER, D. McKINNON, 2007. Feeding by grey seals in the Gulf of St. Lawrence and around Newfoundland. Pages 135-152 in T. Haug, M. Hammill & D. Olafsdottir (ed.). Grey seals in the North Atlantic and the Baltic. North Atlantic Marine Mammal Commission (NAMMCO Sci. Pub., 6).

[Résumé disponible seulement en anglais]
Diet composition of grey seals in the Gulf of St. Lawrence (Gulf) and around the coast of Newfoundland, Canada, was examined using identification of otoliths recovered from digestive tracts. Prey were recovered from 632 animals. Twenty-nine different prey taxa were identified. Grey seals sampled in the northern Gulf of St. Lawrence fed mainly on capelin, mackerel, wolffish and lumpfish during the spring, but consumed more cod, sandlance and winter flounder during late summer. Overall, the southern Gulf diet was more diverse, with sandlance, Atlantic cod, cunner, white hake and Atlantic herring dominating the diet. Capelin and winter flounder were the dominant prey in grey seals sampled from the east coast of Newfoundland, while Atlantic cod, flatfish and capelin were the most important prey from the south coast. Animals consumed prey with an average length of 20.4 cm (Range 4.2-99.2 cm). Capelin were the shortest prey (Mean = 13.9 cm, SE = 0.08, N = 1126), while wolffish were the longest with the largest fish having an estimated length of 99.2 cm (Mean = 59.4, SE = 2.8, N = 63). In the early 1990s most cod fisheries in Atlantic Canada were closed because of the collapse of the stocks. Since then they have shown limited sign of recovery. Diet samples from the west coast of Newfoundland indicate a decline in the contribution of cod to the diet from the pre-collapse to the postcollapse period, while samples from the southern Gulf indicate little change in the contribution of cod.©2007 North Atlantic Marine Mammal Commission

HAMILL, M., 2007. Potential impacts of an increased harvest of beluga whales in the Nottingham and Salisbury Islands areas. Science response (Canadian Science Advisory Secretariat), 2007/017, 10 p.

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HAMMILL, M., G. STENSON, 2007. A review of ice conditions and potential impact on harp seal neonatal mortality in March 2007. Science response (Canadian Science Advisory Secretariat), 2007/008, 8 p.

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MORISSETTE, L., M.O. HAMMILL, C. SAVENKOFF, 2006. The trophic role of marine mammals in the northern Gulf of St. Lawrence. Mar. Mamm. Sci., 22(1): 74-103.

[Résumé disponible seulement en anglais]
The trophic role of apex predators was evaluated in the northern Gulf of St. Lawrence ecosystem. An Ecopath model was developed for the period 1985-1987 prior to the collapse of commercially exploited demersal fish stocks in this area. Marine mammal trophic levels were estimated by the model at 4.1 for cetaceans, 4.4 for harp seals (Pagophilus groenlandicus), 4.7 for hooded seals (Cystophora cristata), 4.5 for gray seals (Halichoerus grypus), and 4.3 for harbor seals (Phoca vitulina). Harp seals were the third most important predator on vertebrate prey following large Atlantic cod (Gadus morhua) and redfish (Sebastes spp.). Different seal species preyed on different levels of the food chain. Harp seals preyed on most trophic groups, whereas larger seals, such as gray seals and hooded seals, mainly consumed higher trophic levels. The model suggested that apex predators had a negative effect on their dominant prey, the higher trophic level fish, but an indirect positive feedback on the prey of their preferred prey, mainly American plaice (Hippoglossoides platessoides), flounders, skates, and benthic invertebrates. Our results suggest that both marine mammals and fisheries had an impact on the trophic structure.7copy; 2006 Society for Marine Mammalogy.

SAVENKOFF, C., M. CASTONGUAY, D. CHABOT, A. FRÉCHET, M.O. HAMMILL, L. MORISSETTE, 2006. Main prey and predators and estimates of mortality of Atlantic cod (Gadus morhua) in the northern Gulf of St. Lawrence during the mid-1980s, mid-1990s, and early 2000s. Can. Tech. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2666, 32 p.

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Nous avons utilisé les résultats de modèles d’équilibre de masse pour décrire les changements dans la structure et le fonctionnement de l’écosystème du nord du Golfe du Saint-Laurent associés au stock de morue franche (Gadus morhua) pour le milieu des années 1980, le milieu des années 1990 et le début des années 2000. La forte diminution des biomasses des espèces démersales au début des années 1990 et la chute résultante de leur pression de prédation ont conduit à une structure de l’écosystème dominée par des petits poissons pélagiques et des mammifères marins. Il y a eu une forte diminution de la mortalité totale et de la prédation sur la petite et la grande morue depuis le milieu des années 1980 jusqu’au milieu des années 1990. La consommation de la morue (à la fois la petite et la grande) a largement diminué depuis le milieu des années 1980 jusqu’au milieu des années 1990. Le grand zooplancton, les crevettes (surtout Pandalus borealis), le capelan (Mallotus villosus) et les petits pélagiques planctivores (principalement le hareng d’Atlantique Clupea harengus) étaient parmi les principales proies consommées par la petite morue à chaque période de temps. La proportion de poissons dans l’alimentation de la grande morue a diminué de 77 % au milieu des années 1980, période où elle consommait surtout du capelan, à 49 % au début des années 2000. Au début des années 2000, les principales proies de la grande morue étaient le grand zooplancton et les crevettes. La mortalité de la grande morue par la pêche a également diminué pendant la même période de temps (moratoire). Depuis le milieu des années 1990 jusqu’au début des années 2000, la biomasse à la fois de la petite et la grande morue a doublé. La prédation sur la petite morue a légèrement augmenté alors que la prédation sur la grande morue est restée identique. Toutefois, l’augmentation de mortalité la plus importante pour la grande morue est venue de la pêche qui a augmenté d’un facteur 23 depuis le milieu des années 1980 jusqu’au début des années 2000. Le cannibalisme apparaissait également comme une source non négligeable de mortalité de la morue. Une forte proportion (entre 30 et 40 %) de la mortalité totale de la grande morue n’a pu être attribuée ni à la pêche, ni à la prédation à chaque période (autres causes de mortalité). Cela suggère que des processus dans l’écosystème n’ont pas été comptabilisés dans les modèles

WOLKERS, H., M.O. HAMMILL, B. VAN BAVEL, 2006. Tissue-specific accumulation and lactational transfer of polychlorinated biphenyls, chlorinated pesticides, and brominated flame retardants in hooded seals (Cistophora cristata) from the Gulf of St. Lawrence : applications for monitoring. Environ. Pollut., 142(3): 476-486.

[Résumé disponible seulement en anglais]
Accumulation and mother–pup transfer of halogenated organic contaminants was studied in hooded seal tissues from eastern Canada. Blubber polychlorinated biphenyl (PCB) and total pesticide concentrations were relatively high, possibly due to their high trophic level and demersal feeding habits. Blood plasma showed the lowest contaminant concentrations compared to blubber and liver, possibly due to a lower affinity of these compounds to lipoproteins in blood plasma. Total contaminant body burden correlated well with blubber, liver, and milk contaminants, but not with blood plasma contaminants, indicating that blood plasma might be less suitable to monitor contaminants in hooded seals. Lactational transfer favored less lipophilic contaminants and was associated with relatively high blood plasma PCB and polybrominated diphenyl ether concentrations in females. Despite lactational transfer, females did not show significantly lower blubber contaminant concentrations or burdens than males. This might be caused by their low blubber, and thus contaminant, loss during lactation compared to other species.© 2005 Elsevier Ltd.

STENSON, G.B., M.O. HAMMILL, J. LAWSON, J.-F. GOSSELIN, 2006. 2005 pup production of hooded seals (Cystophora cristata), in the Northwest Atlantic ; Production de nouveaux-nés chez les phoques à capuchon, Cystophora cristata, dans l'Atlantique nord-ouest en 2005. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2006/067.

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On a effectué des relevés aériens (photographiques et visuels) afin de déterminer la production actuelle de nouveau-nés chez les phoques à capuchon (Cystophora cristata) dans l’Atlantique Nord Ouest au large des côtes de Terre-Neuve et dans le golfe du Saint-Laurent en mars 2004, de même qu’au large des côtes de Terre-Neuve, dans le Golfe et dans le détroit de Davis en 2005. Les résultats des relevés dans le Golfe et dans la région du Front ont été corrigés en fonction de la répartition temporelle des naissances et des erreurs d’identification des nouveau-nés commises par les lecteurs. En 2004, la production de nouveau-nés dans la région du Front a été estimée à 123 862 individus (erreur type = 18 640, CV = 0,150). La production de nouveau nés dans le Golfe a été estimée à 1 388 individus (erreur type = 298, CV = 0,216), mais ce nombre est considéré comme biaisé négativement. En 2005, la production de nouveau nés dans la région du Front a été estimée à 107 013 individus (erreur type = 7 558, CV = 0,071), tandis qu’on estimait que 6 620 nouveau nés (erreur type = 1 700, CV = 0,258) avaient vu le jour dans le Golfe. La production de nouveau-nés dans les aires de mise bas du détroit de Davis a été estimée à 3 346 individus (erreur type = 2 237, CV = 0,668). En combinant ces deux aires, on a pu estimer la production de nouveau nés dans les trois aires de mise bas de l’Atlantique Nord-Ouest à 116 900 individus (erreur type = 7 918, CV = 0,068). La comparaison des résultats avec des estimations antérieures semble indiquer une augmentation possible de la production de nouveau nés depuis le milieu des années 1980. Cependant, on ne peut déterminer si l’abondance a varié, car on comprend mal les rapports entre les aires de mise bas.

HAMMILL, M.O., G.B. STENSON, 2006. Timing of whelping among Northwest hooded seals ; Période de mise bas chez les phoques à capuchon du nord-ouest. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2006/069, 7 p.

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On a établi la distribution temporelle des naissances en supposant que la distribution des naissances suivait une distribution normale et qu’on pouvait la modéliser en suivant la variation de la proportion de nouveau nés à trois stades de développement distincts reliés à l’âge (caractéristiques morphométriques et pelage). Les données sur les différents stades tirées des relevés effectués dans le Golfe et dans la région du Front sont examinées. Sur le Front, la date moyenne de la dernière mise bas était le 28 mars (erreur type = 2,21, N = 8, plage = du 18 mars au 4 avril). Dans le Golfe, les mises bas prennent fin, la plupart des ans, au début d’avril, sauf en 1994, lorsque le modèle a prédit une poursuite des mises bas jusqu’en mai. La date tardive et la valeur élevée pour l’erreur type sont indicatrices d’une très mauvaise adéquation du modèle aux données. Si on exclut les données de 1994 et les aires de mise bas no 1 et 2 pour 2005, on obtient le 28 mars comme date de la dernière mise bas (erreur type = 1,73, N = 4, plage =du 25 au 31 mars). Les premières femelles allaitantes sont observées au début de mars, ce qui indique que les naissances, chez le phoque à capuchon, sont réparties sur une plus longue période que celle observée chez le phoque du Groenland, qui met bas dans la même zone. D’après ces données limitées, les mises bas prennent habituellement fin le 2 avril. Si l’on tient compte des naissances tardives possibles, particulièrement durant les années où les glaces sont particulièrement abondantes, l’allaitement devrait avoir pris fin vers la période s’étendant du 8 au 10 avril.

HAMMILL, M.O., G. STENSON, 2006. Abundance of northwest Atlantic hooded seals (1960-2005) ; Abondance des phoques à capuchon dans l'Atlantique nord-ouest (1960-2005). DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2006/068, 19 p.

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On s’est servi d’un modèle de la population incorporant des estimations de la production de nouveau-nés chez le phoque à capuchon depuis les années 1980, les taux de reproduction et la mortalité causée par l’homme (prises, prises accidentelles dans des engins de pêche et individus abattus et non récupérés) pour estimer l’abondance totale de ces phoques entre 1965 et 2005. Les estimations relatives à la production de nouveau-nés chez le phoque à capuchon et à la taille totale de la population sont fonction du type d’estimations sur la production de nouveau-nés qui sont modélisées. Si on intègre uniquement les estimations sur la production de nouveau-nés dans la région du Front, on obtient une production de nouveau-nés en 2005 totalisant 107 900 individus (ET = 18 800; IC 95 % = 70 600 - 143 300) pour une population totale de 535 800 individus (ET = 93 600; IC 95 % = 356 600 - 711 300). Après avoir intégré les estimations sur la production de nouveau-nés pour tous les troupeaux et formulé des hypothèses quant aux effectifs de phoques à capuchon dans le troupeau du détroit de Davis pour les années durant lesquelles cette zone a été exclue du programme de relevé, on obtient une production estimée de 120 100 individus (ET = 13 800; IC 95 % = 94 100 - 147 900) et une population totale estimée de 593 500 individus (ET = 67 200; IC 95 % = 465 600 - 728 300). L’incertitude est considérable pour ces estimations en raison d’un manque de compréhension des rapports qui existent entre les aires de mise bas du détroit de Davis, de la région du Front et du golfe, du faible nombre de relevés effectués dans chacune des trois aires, des données limitées sur la reproduction et des statistiques incertaines concernant la récolte. On considère, dans le cadre de la gestion des pêches par objectif (GPO), que le phoque à capuchon est une espèce « peu documentée » pour laquelle les données relatives à la récolte sont calculées au moyen de méthodes prudentes. Les recommandations pour la récolte se situent entre 27 400 et 32 100 individus.

LAWSON, J., M. HAMMILL, G. STENSON, 2006. Characteristics for recovery : beluga whale ; Caractéristiques pour le rétablissement : béluga. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2006/075, 16 p.

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Pour les espèces inscrites, la Loi sur les espèces en péril (LEP) requiert que les autorités compétentes établissent des objectifs précis afin d’en rétablir l’abondance et la distribution. D’autre part, Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) n’a pas déterminé de critères spécifiques qui permettraient de redéfinir à la baisse le statut d’une espèce, voire même de la retirer de la liste, mais les critères établis pour la désignation seront probablement important lors du processus de reclassification de ces espèces. Dans ce rapport, nous présentons un cadre qui repositionne les "critères de rétablissement" dans une structure plus générale de gestion, basée sur l'Approche de Précaution. Voici les caractéristiques sur lesquelles nous nous sommes basées dans notre tentative d’identifier les "critères de rétablissement" d’une espèce sur la liste: 1. Les caractéristiques devraient être génériques, afin de pouvoir s’appliquer à plusieurs espèces. 2. Les caractéristiques devraient être établies selon des paramètres du cycle biologique. 3. Parce que les données sont souvent limitées, les critères de rétablissement ne doivent se baser que sur une ou peu de mesures (de préférence une abondance absolue ou un indice quelconque d’abondance) qui peuvent être obtenues relativement facilement. 4. Les caractéristiques doivent être robustes à l'incertitude liée à nos paramètres de mesure, paramètres dont on pourrait examiner les effets des variations à partir de modèles de simulation. Nous avons appliqué notre cadre de rétablissement à quatre populations de béluga (Est de la Baie d’Hudson, Détroit de Cumberland, Estuaire du St-Laurent et Baie d’Ungava) qui ont été désignées en voie de disparition ou menacée par le COSEPAC. Étant donné l’imprécision des connaissances concernant la taille de la population d’origine, nous devons établir un point de référence au-dessus duquel nous pourrions considérer avoir obtenu un rétablissement de la population. Des estimés historiques de population, calculés à partir des données de capture, donnent une taille de la population d’origine. En avril 2005, lors d’une réunion sur le béluga, des scientifiques se sont entendus pour dire que si la population d’une espèce identifiée dépassait le niveau de 70% du maximum de l'estimation historique de la taille de la population, alors l’objectif de recouvrement serait considéré comme atteint. Ces scientifiques ont également examiné d'autres indices et leur liens aux catégories suivantes: le rôle écologique, la taille de la population historique, le pourcentage de la population historique, le pourcentage de l’aire de distribution de la population historique, si la classification est compatible avec les connaissances écologiques traditionnelles, le nombre d’animaux matures, les taux de reproduction et de croissance, la structure de la population, et le sex-ratio. En plus de la question de la taille de la population nécessaire pour que celle-ci soit considérée comme "étant rétablie" - et ainsi être éligible pour être reclassée à la baisse ou retirée de la liste, - il faut tenir compte de considérations importantes comme le temps nécessaire avant d’atteindre ce seuil de rétablissement (lors de faibles abondances, les risques augmentent en fonction de la durée d’exposition à des conditions hostiles), et déterminer les ressources nécessaires au ministère des Pêches et des Océans (MPO) afin de pouvoir détecter ce niveau de changement de la population.

HAMMILL, M., V. LESAGE, 2005. Évaluation du stock de béluga du nord du Québec (Nunavik) (Delphinapterus leucas). MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Avis scientifique, 2005/020, 12 p.

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YUNKER, G.B., M.O. HAMMILL, J.-F. GOSSELIN, D.M. DION, J.F. SCHREER, 2005. Foetal growth in north-west Atlantic grey seals (Halichoerus grypus). J. Zool., 265(4): 411-419.

[Résumé disponible seulement en anglais]
The timing of implantation, duration of gestation and energetic costs associated with fœtal development were examined in the north-west Atlantic grey seal Halichoerus grypus. Implantation occurs between 5 and 8 May. Active gestation lasts for 259-272 days and the duration of suspended development is 78-91 days. The duration of active gestation was slightly shorter among north-east Atlantic grey seals (238-255 days), while suspended development was longer (95-112 days). The rate of fœtal growth increased in August, 3 months after attachment, until mid December when it began to slow once again, c. 1 month before parturition. During August, the placenta to fœtus mass ratio was about 0.3, but declined to around 0.07 near birth. Fœtal energy density increased rapidly reaching asymptotic levels of 22.6 kJ g-1 (dryweight) 3-4 months after implantation. Energy density of the placenta changed only slightly throughout gestation increasing from c. 21.7 to 23 kJ g-1 (dry weight) by the autumn. Energy costs associated with foetal growth are c. 648 MJ.©2005 The Zoological Society of London

HAMMILL, M., 2005. Évaluation du potentiel de rétablissement des populations de bélugas de la baie Cumberland, de la baie d’Ungava, de l’est de la baie d’Hudson et du Saint-Laurent (Delphinapterus leucas).. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Avis scientifique, 2005/036, 14 p.

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HAMMILL, M.O., V. LESAGE, J.-F. GOSSELIN, 2005. Abundance of Eastern Hudson Bay belugas ; Évaluation de l’abondance des bélugas de l’est de la Baie d’Hudson. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2005/010, 19 p.

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Un modèle de population a été utilisé afin de suivre l’évolution de la population de bélugas de l’est de la Baie d’Hudson depuis 1985. Le modèle incorporant les informations concernant la chasse a été lié aux données d’inventaires aériens en ajustant la taille de la population initiale et les estimations du nombre d’animaux qui ont été blessés mais non récupérés. Le nombre de bélugas de l’est de la Baie d’Hudson aurait décliné d’approximativement 4,200 (SE=300) individus en 1985 à 3,100 (SE=800) en 2004. Pour qu’une telle tendance soit obtenue, on estime à 1.67 le nombre de belugas qui ont été perdus pour chaque animal déclaré tué. Globalement, les niveaux de chasse ont diminué dans le contexte des plans de gestion en place. Le taux de déclin de la population a probablement également ralenti. Afin de stopper le déclin, le niveau de chasse déclaré doit être réduit à 61 animaux (taux de remplacement)

GOUTEUX, B., M. LEBEUF, M.O. HAMMILL, D.C.G. MUIR, J.-P. GAGNÉ, 2005. Comparison of toxaphene congeners levels in five seal species from eastern Canada: What is the importance of biological factors?. Environ. Sci. Technol., 39(6): 1448-1454.

[Résumé disponible seulement en anglais]
Environmentally relevant chlorobornanes (CHBs) were measured in blubber samples of harbor (Phoca vitulina), gray (Halichoerus grypus), harp (Phoca groenlandica), and hooded seals (Cystophora cristata) sampled in different part of the St. Lawrence marine ecosystem (SLME) and ringed seals (Phoca hispida) sampled in the eastern Canadian Arctic waters. The purpose of this study was to compare the levels of six CHBs (Parlar-26, -40/-41, -44, -50, and -62) among the five seal species. Seal species could be separated into three groups based on their respective SCHB mean concentrations (± standard error): gray (49 ± 3.9 ng/g lipid weight) and harbor (80 ± 20 ng/g lipid weight) seals were more contaminated than ringed seals (18 ± 7.6 ng/g lipid weight) but less contaminated than harp (370 ± 87 ng/g lipid weight) and hooded (680 ± 310 ng/g lipid weight) seals. These differences are not expected to be related to different sources of toxaphene contamination, since both the SLME and the eastern Canadian Arctic environments are thought to be mainly contaminated via atmospheric transport from the southeastern part of the United States. Thus, biological factors such as sex, age, nutritive condition; metabolism capacity, and diet of the animals collected were considered. Results reported in this study indicated that the diet is likely the main factor accounting for interspecies variations in toxaphene contamination in seals from eastern Canada.©2005 American Chemical Society

HAMMILL, M.O., V. LESAGE, P. CARTER, 2005. What do harp seals eat? Comparing diet composition from different compartments of the digestive tract with diets estimated from stableisotope ratios. Can. J. Zool., 83: 1365-1372.

Notre étude compare les régimes alimentaires reconstitués à partir d’analyses des différents compartiments du tube digestif de phoques du Groenland (Pagophilus groenlandicus (Erxleben, 1777) avec ceux obtenus dans des modèles de mélange utilisant les rapports d’isotopes stables de carbone et d’azote. Nous avons déterminé la composition du régime alimentaire de 18 phoques du Groenland en période d’alimentation (âge moyen = 2,4 ans, erreur type (ET) = 1,8 ans, étendue = 0-6 ans) à l’aide de méthodes traditionnelles d’identification des structures dures et de reconstitution, ainsi que par les rapports d’isotopes stables de carbone et d’azote. La composition du régime alimentaire consiste de 68,8 % (ET = 8,7 %) en masse d’invertébrés dans l’estomac et de 69,6 % (ET = 11,6 %) dans le petit intestin; en énergie, les pourcentages respectifs sont de 65,0 % (ET = 8,8 %) et de 66,5 % (ET = 11,8 %). Le régime reconstitué à partir des structures récupérées dans le gros intestin indique des pourcentages respectifs d’invertébrés de 43,1 % (ET = 12,2 %) en masse et de 38,0 % (ET = 11,9 %) en énergie. Les rapports d’isotopes stables de carbone et d’azote mesurés chez les mêmes individus indiquent un régime consistant d’environ 66,1 % (ET = 117,4) d’invertébrés, ce qui montre que les reconstitutions basées sur les structures dures récupérées de l’estomac ont plus de chances d’être exactes que celles faites à partir du contenu du gros intestin. Chez les espèces qui s’alimentent d’une combinaison de vertébrés et d’invertébrés, l’utilisation du matériel fécal pour la reconstitution du régime alimentaire sous-estimera probablement l’importance des invertébrés dans le régime.©2005 Conseil national de recherches Canada

CHOUINARD, G.A., D.P. SWAIN, M.O. HAMMILL, G.A. POIRIER, 2005. Covariation between grey seal (Halichoerus grypus) abundance and natural mortality of cod (Gadus morhua) in the southern Gulf of St. Lawrence. Can. J. Fish. Aquat. Sci., 62(9): 1991-2000.

Plus de 10 ans après l’effondrement des pêches de morues franches (Gadus morhua) au Canada, on continue à discuter du rôle de l’augmentation des populations de phoques dans le déclin et l’absence de récupération des stocks. À l’aide de captures et d’indices d’abondance de populations synthétiques, nous avons découvert que l’analyse séquentielle de la population peut révéler les tendances de la mortalité naturelle. Nous avons utilisé cette méthodologie pour examiner la variation de la mortalité naturelle (M) chez les morues de la région sud du golfe du Saint-Laurent. M a augmenté de la fin des années 1970 jusqu’au milieu des années 1990 et a baissé un peu récemment. Ces résultats concordent avec des travaux antérieurs qui indiquent une augmentation de M durant les années 1980. Les changements dans la valeur estimée de M de ce stock de morues correspondent aux fluctuations de l’abondance des phoques gris. L’accroissement de l’abondance des phoques gris de la fin des années 1970 jusqu’au milieu des années 1990 correspond à une augmentation de la valeur estimée de M des morues durant la même période de temps. La correspondance entre l’abondance des phoques et la mortalité naturelle des morues appuie l’hypothèse selon laquelle la prédation par les phoques peut être la cause de la valeur accrue de M. Cependant, l’information disponible sur le régime alimentaire des phoques indique qu’ils consomment surtout des jeunes morues, alors que nos données indiquent qu’un accroissement de M se produit chez les morues plus grandes (âgées de 3 ans ou plus).©2005 NRC Canada

HAMMILL, M., 2005. Évaluation des stocks de phoques du Groenland dans l'Atlantique Nord-Ouest (Pagophilus groenlandicus). MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Avis scientifique, 2005/037, 12 p.

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GREAVES, D.K., J.F. SCHREER, M.O. HAMMILL, J.M. BURNS, 2005. Diving heart rate development in postnatal harbour seals, Phoca vitulina. Physiol. Biochem. Zool., 78(1): 9-17.

[Résumé disponible seulement en anglais]
Harbour seals, Phoca vitulina, dive from birth, providing a means of mapping the development of the diving response, and so our objective was to investigate the postpartum development of diving bradycardia. The study was conducted May-July 2000 and 2001 in the St. Lawrence River Estuary (48°41'N, 68°01'W). Both depth and heart rate (HR) were remotely recorded during 86,931 dives (ages 2-42 d, n = 15) and only depth for an additional 20,300 dives (combined data covered newborn to 60 d, n = 20). The mean dive depth and mean dive durations were conservative during nursing (2.1 ± 0.1 m and 0.57 ± 0.01 min, range = 0-30.9 m and 0-5.9 min, respectively). The HR of neonatal pups during submersion was bimodal, but as days passed, the milder of the two diving HRs disappeared from their diving HR record. By 15 d of age, most of the dive time was spent at the lower diving bradycardia rate. Additionally, this study shows that pups are born with the ability to maintain the lower, more fully developed dive bradycardia during focused diving but do not do so during shorter routine dives.©2005 The University of Chicago

HAMMILL, M.O., 2005. Abundance of northwest Atlantic grey seals in the Gulf of St. Lawrence and along the Nova Scotia eastern shore ; Abondance des phoques gris du nord-ouest de l'Atlantique dans le golfe du Saint-Laurent et le long de la côte est de la Nouvelle-Écosse. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2005/036, 11 p.

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Les phoques gris du Nord-Ouest de l’Atlantique ne constituent qu’un seul stock, mais, aux fins de gestion, ils sont souvent classés en deux groupes nommés d’après l’emplacement de leur principal lieu de mise bas. Le plus grand groupe met bas sur l’île de Sable, à 290 km à l’est de Halifax (Nouvelle-Écosse). Le deuxième groupe (désigné sous le nom de "autre que l’île de Sable" ou "Golfe") met bas principalement sur la banquise dans le Sud du golfe du Saint-Laurent, et des sous-groupes mettent bas sur de petites îles du Sud du golfe du Saint-Laurent et le long de la côte Est de la Nouvelle-Écosse. L’intégration de données sur la production de petits, les taux de reproduction et les prélèvements dans un modèle de la population révèle que l’effectif de la composante du golfe de la population de phoques gris du Nord-ouest de l’Atlantique est passé de 20 900 (erreur-type = 200) en 1970 à 52 500 (erreur-type = 7 800) en 2004. Dans le cadre du plan de gestion des pêches par objectifs, on considère qu’il existe actuellement très peu de données sur les phoques gris. Il est recommandé que le nombre de captures ne dépasse pas 2 100 phoques gris dans le golfe du Saint-Laurent.

HAMMILL, M., 2005. Stock assessment of northwest Atlantic harp seals Pagophilus groenlandicus. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Science Advisory Report, 2005/037, 12 p.

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HAMMILL, M., 2005. Recovery potential assessment of Cumberland Sound, Ungava Bay, eastern Hudson Bay and St. Lawrence beluga populations (Delphinapterus leucas). DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Science Advisory Report, 2005/036, 14 p.

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HAMMILL, M.O., G. STENSON, 2005. Abundance of Northwest Atlantic harp seals (1960-2005) ; Abondance du phoque du Groenland dans l'Atlantique nord-ouest (1960-2005). DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2005/090, 34 p.

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La chasse au phoque du Groenland effectuée par le Canada et le Groenland représente la plus importante récolte de mammifères marins au monde. En conséquence, il importe d’effectuer un suivi de l’abondance de la population et des tendances qu’elle affiche afin de s’assurer que ces prélèvements n’affectent pas la durabilité de la ressource. Depuis 1980, on estime l’abondance avec un modèle de la population à deux paramètres qui évalue les mortalités non déclarées (c.-à-d. la mortalité naturelle plus la mortalité non déclarée causée par la chasse) et un niveau d’abondance initiale ajusté en fonction d’estimations indépendantes de la production de petits réalisées sur place, à partir des données sur les prélèvements et des taux de reproduction à l’âge. On a aussi utilisé un modèle de la population qui intègre les estimations de la production de petits depuis la fin des années 1970, les taux de reproduction depuis 1960 et la mortalité causée par l’homme (captures, captures accidentelles dans les engins de pêche et animaux blessés et perdus) depuis 1952 pour évaluer l’abondance totale de 1960 à 2004. La population de phoques du Groenland a décliné pendant les années 1960 pour atteindre un creux, à 2 millions d’individus, au début des années 1970 et, par la suite, a augmenté de façon constante jusqu’en 1996. Depuis, la population est demeurée relativement stable, aux niveaux les plus élevés de la série chronologique et, possiblement, à son plus haut niveau depuis le début de l’exploitation commerciale dans les années 1700. La taille de la population totale en 2005 est estimée à 5,82 millions d’animaux (IC de 95 % = 4,1 à 7,6 millions). On estime que le niveau d’exploitation soutenu du Canada est de l’ordre de 250 000 phoques actuellement. En raison de l’incertitude croissante liée aux changements à venir dans la population, la probabilité que la population décroisse pour atteindre le niveau N70 d’ici 2013 est de l’ordre de 20 %, selon les présentes conditions d’exploitation soutenue. Avec des prélèvements excédant 300 000 phoques, la probabilité que la taille de la population atteigne N70 avant la fin d’un plan de gestion quinquennal serait supérieure à 20 %.

HAMMILL, M.O., J.-F. GOSSELIN, 2005. Pup production of non-Sable Island grey seals, in 2004 ; Production de jeunes phoques gris en dehors de l'Ile de Sable en 2004. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2005/033, 20 p.

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Les phoques gris du Nord-Ouest de l’Atlantique ne constituent qu’un seul stock, mais, aux fins de gestion, ils sont souvent classés en deux groupes nommés d’après l’emplacement de leur principal lieu de mise bas. Le plus grand groupe met bas sur l’île de Sable, à 290 km à l’est de Halifax (Nouvelle-Écosse). Le deuxième groupe (désigné sous le nom de "autre que l’île de Sable" ou "Golfe") met bas principalement sur la banquise dans le Sud du golfe du Saint-Laurent, et des sous groupes mettent bas sur de petites îles du Sud du golfe du Saint-Laurent et le long de la côte Est de la Nouvelle-Écosse. En 2004, des relevés aériens visuels par bande ont été complétés pour les concentrations de mise bas sur la glace du golfe du Saint-Laurent et des décomptes ont été réalisés sur des îles du golfe et de la côte est de la Nouvelle-Écosse. L’estimation de production de jeunes pour les relevés visuels en bande, après correction pour la distribution temporelle des naissances, était de 10 145 (erreur-type=1 930) pour les relevés survolés les 21, 22 et 23 janvier. Les relevés complétés les 30 et 31 janvier et 2 février ont produit une estimation corrigée pour la distribution temporelle des naissances de 13 819 (erreur-type=1 565). A ces nombres, il faut ajouter 3 204 (erreur-type=76.8) naissances, estimé des naissances sur les îles, après correction pour la distribution temporelle des naissances. La production totale de jeunes pour le golfe et la côte est de la Nouvelle-Écosse en 2004 est estimée à 15 900 (erreurtype=1 200) animaux.

STENSON, G.B., M.O. HAMMILL, J. LAWSON, J.-F. GOSSELIN, T. HAUG, 2005. 2004 pup production of harp seals, Pagophilus groenlandicus, in the Northwest Atlantic ; Production de nouveau nés du phoque du Groenland (Pagophilus groenlandicus) dans l'Atlantique Nord Ouest en 2004. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2005/037, 34 p.

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Des relevés photographiques et visuels aériens ont été effectués au large des côtes de Terre-Neuve-et-Labrador (la « région du Front ») et dans le golfe du Saint-Laurent en mars 2004 afin de déterminer la production actuelle de nouveau-nés du phoque du Groenland dans l’Atlantique Nord-Ouest. Les relevés de quatre aires de mise bas, effectués entre les 5 et 18 mars, ont donné comme résultats une production estimée de nouveau-nés se chiffrant à 640 800 (erreur-type = 46 900; CV = 7,3 %) dans la région du Front, à 89 600 (erreur-type = 22 500; CV = 25,4 %) dans le nord du golfe et à 261 000 (erreur-type = 25 700; CV = 9,8 %) dans le sud du golfe (îles de la Madeleine), pour un total de 991 400 (erreur-type = 58 200; CV = 5.9 %). Les résultats des relevés ont été corrigés en fonction de la distribution temporelle des naissances et des erreurs d’identification des nouveau-nés commises par les lecteurs. La comparaison des résultats avec les estimations antérieures révèle que la production de nouveau-nés est la même depuis 1999, probablement en raison de l’augmentation de la chasse de jeunes animaux depuis le milieu des années 1990.

ROBILLARD, A., V. LESAGE, M. HAMMILL, 2005. Distribution and abundance of harbour seals (Phoca vitulina concolor) and grey seals (Halichoerus grypus) in the Estuary and Gulf of St. Lawrence during 1994-2001. Can. Tech. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2613, 152 p.

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L'abondance et la distribution des phoques communs et des phoques gris dans l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent ont été déterminées à l'aide de sept inventaires aériens visuels de l'estuaire, dont trois ont été menés en juin (1995, 1996, 2000) et quatre en août (1994-1997), et deux inventaires menés en juin dans deux aires complémentaires du golfe (1996 et 2001). Le compte des phoques communs variait entre 389 et 659 individus dans l'estuaire, comparé à 890 individus pour les deux régions du golfe. En assumant que le comportement d'échouerie des phoques communs dans notre aire d'étude est similaire à celui des phoques communs de l'est du Pacifique où il a été déterminé qu'environ 50-75 % des phoques sont échoués au moment de l'inventaire, il pourrait y avoir de 4000 à 5000 phoques communs dans l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent. Les analyses de tendance de l'abondance des phoques communs dans l'estuaire depuis 1994 ne se sont pas avérées concluantes compte tenu du faible nombre d'inventaires disponibles pour les analyses. Un total de 111 à 723 phoques gris ont été dénombrés aux sites d'échouerie dans l'estuaire beaucoup moins que les 2474 phoques gris qui ont été observés au cours des deux relevés complémentaires du golfe du Saint-Laurent. Une correction pour les animaux dans l'eau n'a pas été tentée. Ces comptes variaient beaucoup entre les années, suggérant des changements interannuels dans l'utilisation de la région par le phoque gris.

SAVENKOFF, C., M. CASTONGUAY, R. METHOT, D. CHABOT, M.O. HAMMILL, 2005. Input data and parameter estimates for ecosystem models of the northern Gulf of St. Lawrence (2000-2002). Can. Tech. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2588, 96 p.

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Des modèles d'équilibre de masse ont été utilisés pour représenter les flux trophiques de l'écosystème complet du nord du Golfe du Saint-Laurent (divisions 4RS de l'OPANO) pour la période 2000-2002. L'écosystème du nord du Golfe du Saint-Laurent a été divisé en 31 groupes ou compartiments trophiques depuis le phytoplancton et les détritus jusqu'aux oiseaux et mammifères marins incluant les espèces commerciales des domaines pélagique, démersal et benthique. Nous présentons ici le détail des données (biomasse, production, consommation, export et composition alimentaire) pour chaque groupe utilisé pour les modélisations. Les paramètres estimés par la modélisation inverse sont également montrés pour comparaisons. Le succès de l'élaboration des modèles écosystémiques apportera de nouveaux outils scientifiques puissants pour évaluer l'impact des facteurs humains et environnementaux sur les écosystèmes marins.

HAMMILL, M., V. LESAGE, 2005. Stock assessment of Northern Quebec (Nunavik) Beluga (Delphinapterus leucas). DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Science Advisory Report, 2005/020, 11 p.

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HAMMILL, M.O., STENSON, G.B., 2004. Estimated consumption of Atlantic cod (Gadus morhua), by harp seals (Phoca groenlandica), in NAFO zone 4RS ; Volume estimatif de morue franche (Gadus morhua) consommé par le phoque du Groenland (Phoca groenlandica) dans les divisions 4RS de l’OPANO. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2004/093, 39 p.

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Nous avons estimé le volume de morue franche consommé par le phoque du Groenland dans le nord du golfe du Saint-Laurent (divisions 4RS et sous-division 3Pn de l’OPANO) de 1985 à 2003 en regroupant les données disponibles sur l’abondance de ce mammifère marin, ses besoins énergétiques, la composition de son régime alimentaire et sa répartition. Selon notre estimation, il a consommé quelque 27 700 tonnes (é.t. = 7 100) de morue franche de 4RS en 2003; il semble se nourrir surtout de morues de moins de 30 cm de longueur, mais cette longueur peut varier, comme nous l’avons observé, ainsi que d’autres chercheurs. En général, 56 % du volume consommé estimatif se compose de morues de 3 ans ou moins. L’incertitude marquée quant à la répartition du phoque du Groenland et la composition de son régime alimentaire au niveau de la population a une incidence sur l’ampleur et le sens du biais dans la présente estimation du volume de morue consommé. Notre estimation diffère de celles obtenues dans le cadre d’études antérieures du fait qu’elle tient compte de la variabilité des estimations des effectifs du phoque du Groenland, de ses besoins énergétiques, de sa répartition et de la composition de son régime alimentaire.

HAMMILL, M.O., V. LESAGE, J.-F. GOSSELIN, H. BOURDAGES, B. DE MARCH, M.C.S. KINGSLEY, 2004. Evidence for a Decline in Northern Quebec (Nunavik) Belugas. Arctic, 57(2): 183-195.

Des relevés aériens systématiques de bélugas (Delphinapterus leucas) par échantillonnage en ligne ont été effectués dans la baie James, l’est de la baie d’Hudson et la baie d’Ungava du 14 août au 3 septembre 2001. On a estimé respectivement à 7901 (erreur-type = 1744) et 1155 (erreur-type = 507) le nombre de bélugas présents en surface au large des côtes de la baie James et de la baie d’Hudson. Trente-neuf individus de plus ont été observés dans les estuaires pendant le relevé côtier, produisant ainsi un indice de 1194 (erreur-type = 507) dans l’est de la baie d’Hudson. Aucun béluga n’a été vu dans la baie d’Ungava. Les observations des relevés systématiques de 1993 et de 2001 ont été analysées selon deux méthodes d’échantillonnage, en ligne et en bande, afin de permettre une comparaison avec le relevé en bande de 1985. Un modèle d’analyse des populations, intégrant les données de prélèvements et ajusté aux résultats du relevé aérien, indique que le nombre de bélugas dans la baie d’Hudson a presque diminué de moitié en raison du taux élevé des prélèvements de subsistance. Ces derniers doivent être réduits de façon importante pour que cette population puisse se rétablir.©2004 The Arctic Institute of North America

SAVENKOFF, C., H. BOURDAGES, D.P. SWAIN, S.-P. DESPATIE, J.M. HANSON, R. MÉTHOT, L. MORISSETTE, M.O. HAMMILL, 2004. Input data and parameter estimates for ecosystem models of the southern Gulf of St. Lawrence (mid-1980s and 1990s). Can. Tech. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2529, 105 p.

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Plusieurs stocks de poissons de fond se sont effondrés dans de nombreuses régions du nord-ouest atlantique dans les dix dernières années. Des modèles d’équilibre de masse ont été utilisés pour représenter les flux trophiques d’une de ces régions, l’écosystème du sud du Golfe du Saint-Laurent (division 4T de l’OPANO) avant (milieu des années 1980) et après (milieu des années 1990) l’effondrement du stock de morue. L’écosystème du sud du Golfe du Saint-Laurent a été divisé en 30 groupes ou compartiments trophiques depuis le phytoplancton et les détritus jusqu’aux oiseaux et mammifères marins incluant les espèces commerciales des domaines pélagique, démersal et benthique. Nous présentons ici le détail des données (biomasse, production, consommation, export et composition alimentaire) pour chaque groupe utilisé dans les modélisations. Le succès de l’élaboration des modèles cosystémiques proposés par le programme « Comparative Dynamics of Exploited Ecosystems in the Northwest Atlantic » (CDEENA) apportera de nouveaux outils scientifiques puissants pour évaluer l’impact des facteurs humains et environnementaux dans différents écosystèmes côtiers de l’Atlantique.

LESAGE, V., M.O. HAMMILL, K.M. KOVACS, 2004. Long-distance movements of harbour seals (Phoca vitulina) from a seasonally ice-covered area, the St. Lawrence River estuary, Canada. Can. J. Zool., 82: 1070-1081.

Des études antérieures des déplacements du phoque commun (Phoca vitulina L., 1758) indiquent que l’espèce est relativement sédentaire tout au cours de l’année. Cependant, peu de travaux ont examiné les déplacements et les patrons de répartition saisonnière dans les régions couvertes de glace. Notre étude effectue une analyse spatiale des données sur la glace et sur les déplacements des phoques récoltées par satellite (n = 7) et par radio-télémétrie VHF (n = 15) afin d’explorer les patterns d’utilisation de l’espace chez cette espèce dans l’estuaire du Saint-Laurent, Canada, une région couverte de glace pendant une partie de l’année. Lorsque la glace solide s’est formée dans les baies de l’estuaire, quatre des sept phoques porteurs d’un émetteur satellite (tous des mâles adultes) ont quitté leurs échoueries d’été pour migrer sur 266 ± 202 km (étendue, 65-520 km) pour rejoindre leurs sites d’hiver. Les phoques ont démontré une préférence pour les endroits où la glace est mince ou moyennement épaisse durant les mois d’hiver; au moins six des sept phoques ont occupé des sites ayant des conditions de glace moins rigoureuses que celles qui prévalaient généralement dans la région d’étude. Il semble exister une forte abondance de proies potentielles pour les phoques dans l’estuaire durant l’hiver; il ne semble donc pas qu’une baisse de la disponibilité des ressources alimentaires adéquates soit le facteur explicatif principal des déplacements et des patrons de répartition des phoques. Les patrons de déplacement observés durant la période sans glace concordent avec les comportements décrits antérieurement chez le phoque commun; les phoques restent près de la côte (<6,1-11,0 km de la rive) en eau peu profonde (<50 m de profondeur chez 100 % VHF et 90 % SLTDR (enregistreur de durée et de profondeur relié à un satellite)) à <50 m de profondeur) et effectuent seulement de courts déplacements (15-45 km) à partir des sites de capture. Aucun des phoques porteurs d’un émetteur VHF ou satellite n’a traversé le chenal Laurentien profond de 350 m, ce qui laisse croire que cette masse d’eau profonde pourrait constituer une barrière physique pour cette population côtière.©2004 Conseil national de recherches Canada

GREAVES, D.K., R.L. HUGHSON, Z. TOPOR, J.F. SCHREER, J.M. BURNS, M.O. HAMMILL, 2004. Changes in heart rate variability during diving in young harbor seal, Phoca vitulina. Mar. Mamm. Sci., 20: 861-871.

[Résumé disponible seulement en anglais]
We studied changes in the patterns of heart rate variability (HRV) that coincide with the development of diving skills in harbor seal pups, Phoca vitulina. Heart rate measurements were collected remotely. Spectral analysis of HRV revealed power within a mid-frequency band (0.1-0.3 Hz) which was prominent, especially in pups less than 10 d of age. In these younger pups, the heart rate switched cyclically between a low and a high diving heart rate every 3-10 sec. Older pups exhibited a highly controlled diving bradycardia with a lower median and a lower variance when compared to younger individuals. These results provide new insight into the maturation of the bradycardia component of the dive response in harbor seal pups.©2004 The Society for Marine Mammalogy

HICKS, J.L., R.J. O'HARA HINES, J.F. SCHREER, M.O. HAMMILL, 2004. Correlation of depth and heart rate in harbour seal pups. Can. J. Zool., 82: 1147-1156.

Les petits du phoque veau marin (Phoca vitulina L., 1758) sont actifs dans l’eau dès leur naissance et ils améliorent leur contrôle cardiaque au cours de la période d’allaitement. Afin de quantifier et de comparer ces changements dans le développement, nous avons analysé des données récoltées antérieurement sur les petits dans l’estuaire du Saint-Laurent, Québec, Canada. Des enregistreurs de durée et de profondeur et des enregistreurs du rythme cardiaque fixés à huit petits ont permis d’obtenir des enregistrements simultanés de la profondeur et du rythme cardiaque. L’analyse a consisté à répartir les données en intervalles surface-plongée-surface. Ces intervalles ont alors été divisées en neuf segments consécutifs : pré-surface, surface pré-plongée, descente, pré-fond, fond, post-fond, ascension, surface post-plongée et post-surface. Le rythme cardiaque moyen de chaque segment a ensuite été mis en corrélation avec la profondeur moyenne de chaque segment et la durée totale de la plongée. Lorsque la profondeur des plongées augmente, on observe une diminution de la variabilité du rythme cardiaque en fonction de l’âge. Il n’y a pas de relation apparente entre le rythme cardiaque moyen au cours de la plongée et la durée totale de la plongée. La proportion du temps passé en mode de rythme cardiaque ralenti augmente avec l’âge durant la plupart des phases des plongées. Les changements relatifs de rythme cardiaque moyen d’un segment consécutif à un autre indique un ralentissement initial du rythme cardiaque moyen avant la submersion et une tendance à l’accélération avant le retour à la surface. Ces résultats indiquent que les petits du phoque veau marin développent un meilleur contrôle cardiaque avant le sevrage et qu’il existe des réactions cardiaques anticipées à la plongée et au retour en surface, soit respectivement une bradycardie et une tachycardie.©2004 Conseil national de recherches Canada

STENSON, G.B., M.O. HAMMILL, 2004. Quantifying uncertainty in estimates of Atlantic cod (Gadus morhua) consumption by harp seals (Phoca groenlandica) ; Quantification de l’incertitude dans les estimations de la quantité de morues (Gadus morhua) consommées par les phoques du Groënland (Phoca groenlandica). DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2004/089, 30 p.

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La baisse de l’effectif de nombreux stocks de poissons de fond au Canada atlantique a soulevé des préoccupations quant au rôle des phoques au sein de l’écosystème de l’Atlantique Nord Ouest. Les estimations de la quantité de morues consommées par des prédateurs représentent une partie de l’information nécessaire pour déterminer l’incidence de ceux ci sur le rétablissement des stocks de morue. L’objectif du présent rapport est de décrire le modèle utilisé pour estimer la quantité de morues consommées par les phoques du Groënland et d’évaluer la sensibilité des estimations aux paramètres du modèle. La quantité de morues consommées par les phoques du Groënland dans le nord du golfe du Saint Laurent (zones de l’OPANO 4RS3Pn) a été estimée pour la période de 1985 à 2003. Les estimations ont été obtenues en combinant les données sur l’abondance, les besoins en énergie, la composition du régime alimentaire et la répartition des phoques du Groënland. La quantité de morues consommées en 2003 a été estimée à environ 27 000 tonnes (écart type = 6 800). Les estimations actuelles diffèrent de celles effectuées lors d’études antérieures parce qu’elles tentent d’incorporer la variabilité des données sur l’abondance, les besoins en énergie, la répartition et la composition du régime alimentaire des phoques. Une analyse de sensibilité a révélé que le modèle est plus sensible aux variations de la taille de la population, aux paramètres nécessaires pour estimer les besoins en énergie (énergie métabolisable, facteur d’activité et masse corporelle), à la proportion de phoques qui entrent dans le golfe du Saint Laurent et à la durée de leur séjour en hiver. Les hypothèses sur la proportion de phoques qui passent l’année dans l’océan Arctique ou dans les eaux du sud ont eu peu d’incidence sur les estimations de la quantité de morues consommées.

GREAVES, D.K., M.O. HAMMILL, J.D. EDDINGTON, D. PETTIPAS, J.F. SCHREER, 2004. Growth rate and shedding of vibrissae in the gray seal, Halichoerus Grypus: a cautionary note for stable isotope diet analysis. Mar. Mamm. Sci., 20: 296-304.

[Résumé disponible seulement en anglais]
Stable isotopes have become powerful tools for gathering information on food webs in marine ecosystems. The method is based on the concept that the ratio of Nitrogen-14 to 15N (or Carbon-12 to 13C) in the tissues of animals is directly related to the ratio found in their diet. Vibrissae provide a time series of stable isotope data as tissue is laid down sequentially over time. Here we examine the growth rate of 283 mystacial (muzzle) vibrissae of four gray seals, Halichoerus grypus, over a five-month period to investigate their applicability for stable isotope diet analysis. The individual vibrissae did not grow at a constant rate during the study. Fifty-nine actively growing vibrissae were modeled to quantify the growth pattern using a three-parameter von Bertalanffy curve, with the parameters estimated using non-linear mixed-effects models. This model incorporated the inherent serial correlation of these data. The growth rate was 0.024 cm/d (95 % CI = 0.019-0.030), the asymptotic length differed significantly by location (F3,56 = 9.64, P < 0.001), but no significant trend was found with muzzle location (F3,56 = 0.15, P = 0.93). The ?length/?time between each measurement was calculated and most of these data fell at or near zero growth (median = 0.04 cm/d, range = 0-0.78). Individual vibrissae were shed asynchronously and without any seasonal growth trend. This has serious implications for researchers attempting to extrapolate diet data from vibrissae. Because the growth is neither continuous nor synchronous, it will be a challenge to accurately identify the dates when the isotopes were incorporated into the tissue.©2004 The Society for marine Mammalogy

SAVENKOFF, C., H. BOURDAGES, M. CASTONGUAY, L. MORISSETTE, D. CHABOT, M. HAMMILL, 2004. Input data and parameter estimates for ecosystem models of the northern Gulf of St. Lawrence (mid-1990s). Can. Tech. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2531, 93 p.

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Dans cette étude, nous utilisons les méthodes Ecopath et inverses pour représenter les flux trophiques de l'écosystème complet du nord du Golfe du Saint-Laurent (divisions 4RS de l'OPANO) pour le milieu des années 1990, avant l'effondrement des stocks de poissons de fond. Les biomasses des principales espèces étaient relativement constantes pendant cette période. L'écosystème du nord du Golfe du Saint-Laurent a été divisé en 32 groupes ou compartiments trophiques depuis le phytoplancton et les détritus jusqu'aux oiseaux et mammifères marins incluant les espèces commerciales des domaines pélagique, démersal et benthique. Nous présentons ici le détail des données (biomasse, production, consommation, export et composition alimentaire) pour chaque groupe utilisé pour les modélisations. Le succès de l'élaboration des modèles écosystémiques proposés par le programme «Comparative Dynamics of Exploited Ecosystems in the Northwest Atlantic»(CDEENA) apporta de nouveaux outils scientifiques efficaces pour évaluer l'impact des facteurs humains et environnementaux dans différents écosystèmes côtiers de l'Atlantique.

SAVENKOFF, C., M. CASTONGUAY, A.F. VÉZINA, S.-P. DESPATIE, D. CHABOT, L. MORISSETTE, M.O. HAMMILL, 2004. Inverse modelling of trophic flows through an entire ecosystem: the northern Gulf of St. Lawrence in the mid-1980s. Can. J. Fish. Aquat. Sci., 61: 2194-2214.

Des modèles d'équilibre de masse utilisant les méthodes inverses ont été construits pour représenter l'écosystème du nord du Golfe du Saint-Laurent dans le milieu des années 1980, avant l'effondrement des stocks de poissons de fond. Les résultats mettent en évidence les effets des principales causes de mortalité (pêche, prédation et autres causes de mortalité) sur les communautés de poissons et d'invertébrés. Les principaux prédateurs de poissons étaient la grande morue (Gadus morhua) suivie par le sébaste (Sebastes spp.), le capelan (Mallotus villosus) et la pêche. La grande morue était le principal prédateur de la petite morue et ce cannibalisme contribuait à 44 % au moins de la mortalité de la petite morue. Les principaux prédateurs de la grande morue étaient le phoque du Groenland (Phoca groenlandica) et le phoque gris (Halichoerus grypus). Cependant, cette mortalité par prédation ne représentait que 2 % de la mortalité totale de la grande morue. Les autres causes de mortalité dominaient la mortalité totale avec 52 %, alors que la pêche représentait 46 %. Des tests ont été réalisés pour préciser les causes possibles de cette mortalité inexpliquée. La seule façon de réduire significativement la mortalité inexpliquée dans le modèle a été d'augmenter les prises commerciales de la grande morue au-dessus des valeurs rapportées. Cela suggère que la mortalité par la pêche a été substantiellement sous-estimée dans le milieu des années 1980, juste avant le déclin d'un stock de morues qui était historiquement le deuxième plus grand dans l'Atlantique nord-ouest.©2004 NRC Canada

LAPIERRE, J.L., J.F. SCHREER, J.M. BURNS, M.O. HAMMILL, 2004. Developmental changes in cardiorespiratory patterns associated with terrestrial apnoeas in harbour seal pups. J. Exp. Biol., 207: 3891-3898.

[Résumé disponible seulement en anglais]
During the nursing period seals undergo several physiological and behavioural changes. A key component of development is increased cardiorespiratory control, fundamental for breath-holding and thus diving. This study focused on the ontogenetic changes in cardiac responses to respiration in quietly resting, pre-weaned harbour seal pups (Phoca vitulina). During periods of quiet rest, breathing became episodic, eupnoea interspersed with periods of apnoea. Little change was observed in respiration (˜ 35·breaths min-1) and eupnoeic heart rate (˜ 160 beats min-1) throughout the nursing period. However, apnoea duration increased (from ˜ 20 to 40·s), while apnoeic heart rate decreased with age (from ˜ 150 to 90 beats min-1). The observed decline in apnoeic heart rate resulted from an increase in cardiorespiratory control as pups approached weaning, evident by the ability to maintain a lower heart rate more consistently. Similar changes in cardiorespiratory patterns have been reported for elephant and Weddell seals. Due to the early onset of independent foraging, however, the rate of cardiorespiratory control development was more rapid in harbour seals. Our findings suggest that by 1 month of age, harbour seal pups possess the cardiorespiratory control necessary to sustain long-duration apnoeas, fundamental for proficient diving and successful foraging upon weaning.©2004 The Company of Biologists

LESAGE, V., M.O. HAMMILL, 2003. Proceedings of the workshop on the development of research priorities for the northwest Atlantic blue whale population. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Proceedings Series ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Série des comptes rendus, 2003/031, 35 p.

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Un atelier sur le développement de priorités de recherche sur la population de rorquals bleus de l'atlantique nord-est s'est tenu à Québec les 20 et 21 novembre 2002. L'obtention des connaissances manquantes pour cette espèce en voie de disparition constitue un élément clé du développement et de la mise en œuvre d'un programme de rétablissement, prévus pour 2003-2004. Les présentations ont résumé les programmes de recherche existants au Canada, aux Etats-Unis et en Islande. Les participants ont revu les lacunes au niveau des connaissances et les menaces concernant le rorqual bleu, tel qu'identifiées dans le rapport du COSEPAC. D'importantes lacunes ont été identifiées au niveau des connaissances de la distribution saisonnière, de l'abondance, de la structure des stocks et des mouvements saisonniers. La détermination et la définition des aires d'alimentation, et du pouvoir des processus physiques et biologiques à déterminer la distribution, le comportement et les mouvements des rorquals bleus devraient constituer une priorité. Cette information aidera à définir l'habitat essentiel tel que requis par la Loi sur les espèces en péril. Les participants ont également identifié les approches les plus efficaces afin d'adresser les manques particuliers de connaissances, et ont évalué les pour et les contre des différentes approches telles que la photo-identification, l'acoustique passive, les inventaires visuels, la génétique, la télémétrie, etc. Les actions à entreprendre ont été ordonnées en accord avec les priorités. Ces recommandations aideront les gestionnaires du MPO dans l'évaluation des besoins futurs de recherche en regard d'un programme de rétablissement pour le rorqual bleu.

HAMMILL, M.O., G.B. STENSON, 2003. Application of the precautionary approach and conservation reference points to the management of Atlantic seals : a discussion paper ; Application de l'approche de précaution et de points de référence pour la conservation à la gestion des phoques de l'Atlantique : document de travail. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2003/067, 22 p.

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La gestion des ressources établit habituellement les limites de prélèvement à partir d’un compromis entre les besoins de conservation, les enjeux économiques et les enjeux politiques. L’incertitude liée à l’information disponible sur la ressource est souvent négligée lors de la prise de décisions, avec pour résultat des conséquences fâcheuses. Dans le cadre de l’approche de précaution (AP), les scientifiques, les gestionnaires de ressources et les parties intéressées s’unissent pour fixer des objectifs clairs en matière de gestion et des points ou niveaux de référence précis qui permettent d’évaluer l’état de la ressource et de déterminer des mesures de gestion précises à prendre lorsque la taille d’une population s’approche d’un point de référence ou devient inférieure à celui-ci. Le Canada s’est engagé à respecter le principe de précaution tel qu’énoncé dans la Déclaration de Rio. Dans ce cadre de travail, il est possible d’établir des points de référence (cibles, de précaution et pour la conservation) et de les lier à certaines mesures de gestion de la ressource. L’AP reconnaît également que la quantité de données disponibles sur l’état d’une ressource peut varier, et qu’un manque de données ne peut servir de prétexte pour remettre à plus tard la prise de décisions de gestion. Le phoque du Groenland, le phoque à capuchon et le phoque gris font l’objet de chasses commerciales d’intensité différente dans l’ensemble du Canada atlantique. La disponibilité de données scientifiques sur l’état de ces ressources (abondance, taux de reproduction et taux de mortalité) varie également selon l’espèce. Nous présentons un cadre conceptuel d’application de l’AP à la gestion des phoques de l’Atlantique. Pour les espèces bien documentées, nous proposons deux points de référence de précaution et un pour la conservation. Le premier point de référence de précaution pourrait être fixé à 70 % (N70) de la taille de la population à l’état originel ou d’une mesure indirecte de cette population (p. ex. taille maximale de la population). Lorsque la taille d’une population passe sous N70, il faut davantage tenir compte des objectifs de conservation lors de l’établissement des limites de prélèvement, et des mesures sont mises en œuvre afin de permettre à cette population d’accroître son effectif au-dessus de N70. Le deuxième point de référence de précaution est fixé à 50 % de la taille estimée de la population à l’état originel, tandis que la limite pour la conservation, sous laquelle la chasse commerciale est fermée, est fixée à 30 % de la taille maximale estimée de la population. Les espèces pour lesquelles nous ne possédons pas de données récentes sont considérées comme peu documentées et elles doivent faire l’objet de mesures de gestion plus prudentes. Par exemple, il est possible de déterminer le prélèvement maximal qui permet de réduire à 5 % les chances que la population passe sous le point de référence. Cette limite a été désignée « prélèvement biologique potentiel » et elle est facilement calculable à l’aide de valeurs par défaut et d’une estimation de l’abondance. Puisqu’une estimation de la taille de la population est la seule donnée nécessaire, cette méthode ou une méthode semblable convient aux espèces peu documentées. De plus, les simulations effectuées dans le cadre de cette méthode pour déterminer la taille appropriée de la population (NMin) ont permis de vérifier la robustesse de la procédure lorsque les postulats du modèle sont assouplis et que les incertitudes possibles sont prises en compte.

DUBÉ, Y., M.O. HAMMILL, C. BARRETTE, 2003. Pup development and timing of pupping in harbour seals in the St. Lawrence River estuary, Canada. Can. J. Zool., 81: 188-194.

Un relevé pour estimer le taux de croissance journalier de la naissance au sevrage et la répartition des naissances dans le temps a été effectué du début de mai à la fin d’août durant 3 années consécutives, 1998, 1999 et 2000, à deux échoueries situées dans l’estuaire du St-Laurent, Canada. Le taux de croissance journalier moyen a été estimé à 0,544 kg/jour (écart-type = 0,141, N = 110) (étendue = 0,118-0,875 kg/jour). Les premières naissances ont eu lieu entre le 12 et le 17 mai. La date médiane des naissances a été le 28 mai (IC 95 %, 27-30 mai) en 1998, le 25 mai (IC 95 %, 24-28 mai) en 1999 et le 26 mai (IC 95 %, 24-27 mai) en 2000. En 2000, la répartition des naissances suivait la distribution normale, mais en 1998 et 1999, quelques naissances tardives ont prolongé la saison des naissances. Ces naissances se sont produites en même temps qu’à l’Île de Sable, une colonie située 600 km plus au sud, mais elles sont survenues plus tôt qu’il n’avait été prévu selon la relation de Temte et al. (1991). La date médiane estimée du sevrage a été le 1 juillet (IC 95 %, 20 juin au 12 juillet) en 1998, le 30 juin (IC 95 %, 19 juin au 11 juillet) en 1999 et le 26 juin (IC 95 %, 20 juin au 2 juillet) en 2000. La combinaison des résultats des 3 années a permis d’établir à 34 jours (écart-type = 1,8) la durée moyenne de la période de l ’allaitement©2003 Conseil national de recherches Canada

SØRMO, E.G., J.U. SKAARE, C. LYDERSEN, K.M. KOVACS, M.O. HAMMILL, B.M. JENSSEN, 2003. Partitioning of persistent organic pollutants in grey seal (Halichoerus grypus) mother-pup pairs. Sci. Total Environ., 302: 145-155.

STENSON, G.B., L.P. RIVEST, M.O. HAMMILL, J.-F. GOSSELIN, B. SJARE, 2003. Estimating Pup Production of Harp Seals, Phoca groenlandica, in the Northwest Atlantic. Mar. Mamm. Sci., 19: 141-160.

LEBEUF, M., M. HAMMILL, B. SJARE, 2003. Using POPs to distinguish harbour seals (Phoca vitulina) colonies of Atlantic Canada. Organohalogen Compounds, 62: 236-239.

RICHARD, P., M. POWER, M. HAMMILL, W. DOIDGE, 2003. Eastern Hudson Bay beluga precautionary approach case study: risk analysis models for co-management ; Étude de cas de l'approche de précaution sur les bélugas de l'est de la Baie d'Hudson : modèle d'analyse de risque pour la congestion. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2003/086, 13 p.

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Cette étude de cas avait pour but de créer des outils de modélisation utiles au développement d'une approche prudente pour la population de l'Est de la baie d'Hudson, outils qui doivent être également utiles étant donné le contexte de cogestion. Nous avons créé un modèle stochastique structuré par stages qui permet de projeter la taille de population dans le futur en tenant compte de l'incertitude de la taille initiale de la population et de sa dynamique de population, et selon les choix initiaux de gestion, choix qui comprennent l'ampleur de la mortalité due à la chasse et le ratio des sexes ou des âges (stages) des animaux. L'incertitude de la taille de la population initiale est le paramètre qui détermine le plus l'incertitude de la taille projetée de la population dans l'avenir. Des projections ont été effectuées sur une période de trente ans. Le risque était évalué en fonction de la probabilité de déclin de la population durant cette période. Les résultats de modélisation montrent que le risque de déclin est élevé lorsque la mortalité par la chasse dépasse quelques dizaines d'animaux par année mais qu'une chasse composée principalement de mâles a un risque plus faible. Lorsque la population est à un niveau faible, les effets de densité de population ne semblent pas avoir d'importance sur la probabilité de risque.

MORISSETTE, L., S.-P. DESPATIE, C. SAVENKOFF, M.O. HAMMIL, H. BOURDAGES, D. CHABOT, 2003. Data gathering and input parameters to construct ecosystem models for the nothern Gulf of St. Lawrence (mid-1980s). Can. Tech. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2497, 94 p.

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Dans cette étude, nous utilisons les méthodes Ecopath et inverses pour représenter les flux trophiques de l'écosystème complet du nord du Golfe du Saint-Laurent (divisions 4RS de l'OPANO) pour le milieu des années 1980, avant l'effondrement des stocks de poissons de fond. Les biomasses des principales espèces étaient relativement constantes pendant cette période. L'écosystème du nord du Golfe du Saint-Laurent a été divisé en 32 groupes ou compartiments trophiques depuis le phytoplancton et les détritus jusqu' aux oiseaux et mammifères marins incluant les espèces commerciales des domaines pélagiques, démersal et benthique. Nous présentons ici le détail des données (biomasse, production, consommation, export et composition alimentaire) pour chaque groupe utilisé pour les modélisations. Le succès de l'élaboration des modèles écosystémiques proposés par le programme " Comparative Dynamics of Exploited Ecosystems in the Northwest Atlantic" (CDEENA) apportera de nouveaux outils scientifiques efficaces pour évaluer l' impact des facteurs humains et environnementaux dans différents écosystèmes côtiers de l'Atlantique.

HAMMILL, M., V. LESAGE, M. KINGSLEY, 2003. Correspondance. Cancer in Beluga from the St. Lawrence Estuary. Environ. Health Perspect., 111: A77-A78.

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HAMMILL, M.O., G.B. STENSON, 2003. Harvest simulations for 2003-2006 harp seal management plan  ; Plan de gestion du phoque du Groenland pour 2003-2006 à partir de simulations de récolte. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2003/068, 29 p.

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Selon des estimations, la population de phoque du Groenland de l’Atlantique nord-ouest compte quelque 5,2 millions d’animaux à l’heure actuelle. Cette forte taille du troupeau coïncide avec l’échec des stocks de morue de cette écozone de se rétablir de la surpêche dont ils ont été l’objet, ce qui a mené à l’arrêt de la pêche de la morue au début des années 1990. Quoique l’impact potentiel du phoque du Groenland sur le rétablissement de cette espèce commercialement importante n’ait pas encore été confirmé, la grande taille du troupeau, ajoutée à une conjoncture plus favorable du marché, ont donné lieu à des demandes à l’effet que le total autorisé des captures dans les eaux canadiennes soit augmenté. Les objectifs de gestion actuels, qui visent à accroître les revenus de l’industrie, considèrent qu’une réduction de la taille de la population est acceptable tant que les effectifs demeurent au-dessus du niveau de référence préventif (N70) qui, à 70 % de la taille maximale estimative de la population, se situe à environ 3,85 millions d’animaux. À cause de l’incertitude entourant les estimations courantes de la taille de la population, on a suggéré que la limite inférieure de l’intervalle de confiance à 60 % serve de point de référence pour déterminer lorsque N70 a été atteint. L’étendue des intervalles de confiance à 60 % augmente au fur et à mesure que passe le temps depuis le dernier relevé, ce qui indique que l’incertitude entourant l’estimation de la taille globale de la population augmente. Des relevés fréquents et réguliers sont donc requis pour réduire l’incertitude entourant ces estimations. Afin de déterminer l’impact de divers niveaux de capture sur le phoque du Groenland de l’Atlantique nord-ouest, on a élaboré un modèle Excel simplifié incluant l’incertitude. Les résultats obtenus étaient semblables à ceux issus du modèle utilisé pour estimer l’abondance de cette population jusqu’en 2000. On a tenté d’établir l’impact sur celle-ci de prises se situant entre 75 000 à 500 000 animaux au cours des trois prochaines années. Si l’on suppose que la structure des âges des prises canadiennes et groenlandaises ne change pas, tout comme les taux de mortalité naturelle et de naissance, la production de remplacement pour la population actuelle de près de 5,2 millions d’animaux se situe à environ 255 000 animaux. À l’exception du passage du modèle à un niveau de prises de 75 000 animaux, les scénarios reposaient sur des niveaux supérieurs aux estimations actuelles de la production de remplacement et ont par conséquent résulté en une diminution de la population. À un niveau de prises de 275 000 animaux, l’abondance des phoques diminue légèrement jusqu’en 2009, après quoi elle diminue beaucoup plus rapidement. Des prises de jusqu’à 500 000 animaux pendant trois ans, suivies de prises de 275 000 animaux par an, font rapidement chuter la population à N70 dès 2009. Les scénarios reposant sur des prises variables pendant trois ans ont la même incidence sur la population que des niveaux de prises fixes prélevant le même nombre total d’animaux pendant la même période. L’inclusion d’une autre source d’incertitude, comme la variabilité de la fraction réelle du quota fixé qui est récoltée, et des niveaux de rapport des prises donne lieu à une augmentation de l’incertitude générale entourant les estimations modélisées de la population. D’autres essais de simulation doivent être faits afin d’établir la performance du modèle et l’utilité de l’intervalle de confiance à 60 % comme mesure de la taille de la population en réponse aux faiblesses des hypothèses du modèle et à l’incertitude additionnelle.

BOURDAGES, H., V. LESAGE, M.O. HAMMILL, B. DE MARCH, 2002. Impact of harvesting on population trends of beluga in eastern Hudson Bay ; Impact de la chasse sur la tendance de la population de bélugas de l'est de la Baie d'Hudson. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2002/036, 46 p.

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Les Inuits du Nunavik pratiquent traditionnellement une chasse au béluga le long des côtes de l’est de la baie d’Hudson, du Détroit d’Hudson et de la baie d’Ungava. Des quotas et autres mesures de gestion existent depuis 1986 et sont révisées périodiquement. Le plan actuel de gestion et les recommandations concernant les niveaux de chasse au Nunavik ont été établis en avril 2001 à la lumière des meilleures données disponibles, soit les estimations de taille de population de 1985 et 1993 et les statistiques de chasses de 1974 à 2000. Divers scénarios de chasse passée et future sont présentés dans cette étude, en incorporant de nouvelles informations relatives à l’abondance des bélugas dans la baie James, l’est de la Baie d’Hudson, et la baie d’Ungava, la composition génétique de la chasse, et les statistiques de chasse de 2001. L’ensemble des statistiques de chasse indique que les communautés du Nunavik excèdent chaque année leur quota de chasse. Un modèle simple utilisant des estimations de taille de population, les statistiques de chasse et des taux de croissance, ainsi qu’un modèle plus complexe incorporant des variables additionnelles concernant certains paramètres biologiques spécifiques au stade de vie ont été utilisés pour examiner l’impact de la chasse sur la croissance de la population de béluga de l’est de la baie d’Hudson. Les deux modèles présentent des résultats similaires. Ils indiquent tous deux un déclin de la population de l’est de la baie d’Hudson depuis 1985, une population en 2001 de l’ordre de 2045 individus (2090 vs 2001), et une tendance à sous-rapporter les prises de la chasse avant 1995 par des facteurs de 2.23-2.22. Les effets à court et long terme d’une poursuite de la chasse sur la population de bélugas de l’est de la baie d’Hudson ont été examinés à l’aide de divers scénarios. Toutefois, la probabilité d’un déclin à court terme varie peu que le prélèvement de bélugas de l’est de la baie d’Hudson soit de 0 (48 %) ou 150 (56 %) individus, étant donnée l’incertitude actuelle entourant les estimations de la taille de la population. Néanmoins, l’examen des tendances sur une plus longue période de temps augmente la certitude d’un déclin, et révèle plus clairement l’influence du nombre de bélugas tué par année sur la tendance de la population. Si elle se poursuit, la sur-chasse telle qu’observée en 2001 (soit 125-150 bélugas de l’est de la Baie d’Hudson) résultera avec une certitude de 70-80 % en une population plus petite dans cinq ou dix ans. Une réduction du quota à 25 bélugas résulterait avec une certitude de 45 % en un stock moindre dans cinq ans, alors qu’un arrêt complet de la chasse au béluga de l’est de la baie d’Hudson mènerait avec une certitude de 35-40 % à une population dans cinq ans qui aurait cessé de décroître. Un prélèvement potentiel biologique (PPB) de 15 béluga est obtenu en utilisant une estimation minimale de la population de 1,657 et 1,423 individus pour l’est de la baie d’Hudson pour les Modèles 1 et 2, respectivement, et en assumant un taux annuel maximum de croissance de 4 %, et un facteur de rétablissement de 0.5 (pour les populations menacées non en déclin). Le PPB décroît à 9 bélugas si l’on considère que cette population menacée est en déclin (facteur de rétablissement de 0.3), et à 3 bélugas si on la considère en danger de disparition (facteur de rétablissement de 0.1). Contrairement à la population de l’est de la baie d’Hudson, le nombre de bélugas dans la baie James semble avoir augmenté depuis 1985 à 10,504 bélugas en 2001 (en assumant un taux de croissance annuel de 0.03 à 0.04). Le modèle s’ajuste le mieux aux données lorsque le taux de croissance annuel est optimisé. Pour ce scénario, la population se serait accrue à un taux annuel de 0.087 et s’estimait à 15,954 bélugas en 2001.

HAMMILL, M.O., V. LESAGE, 2002. Le béluga (Delphinapterus leucas) du Nord du Québec (Nunavik). Rapport sur l'état des stocks, E4-01, 10 p.

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GOSSELIN, J.-F., V. LESAGE, M.O. HAMMILL, H. BOURDAGES, 2002. Abundance indices of beluga in James Bay, eastern Hudson Bay and Ungava Bay in summer 2001 ; Indices d'abondance de bélugas dans la baie James, l'est de la baie d'Hudson et la baie d'Ungava durant l'été 2001. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2002/042, 28 p.

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Des relevés aériens systématiques par échantillonnage en ligne de bélugas, Delphinapterus leucas, ont été complétés dans la baie James, l'est de la baie d'Hudson et la baie d'Ungava du 14 août au 3 septembre 2001. Des relevés côtiers ont été complétés le 28 août dans l'est de la baie d'Hudson, le 4 septembre dans la baie d'Ungava, ainsi que le 5 septembre dans le détroit d'Hudson et le long de la côte nord-est de la baie d'Hudson. Une largeur efficace de bande fut estimée à 638 m à partir des 717 bélugas observés sur les lignes orientées d'est en ouest dans la baie James (557 bélugas) et l'est de la baie d'Hudson (160 bélugas). On estime respectivement à 7 901 (erreur-type = 1 744) et 1 155 (erreur-type = 507) le nombre de bélugas présents au large des côtes de la baie James et de la baie d'Hudson. Trente-neuf individus de plus ont été observés dans les estuaires pendant le relevé côtier produisant ainsi un indice de 1 194 (erreur-type = 507) dans l'est de la baie d'Hudson. Aucun béluga n'a été vu dans la baie d'Ungava. Trois bélugas ont été vus le long de la côte près de Salluit. Les observations des relevés systématiques de 1993 et de 2001 ont été analysées selon les deux méthodes d'échantillonnage en ligne et d'échantillonnage en bande pour permettre la comparaison avec le relevé en bande de 1985. De 1985 à 2001, le nombre de béluga passant l'été dans la baie James a quadruplé, alors que le nombre passant l'été dans l'est de la baie d'Hudson a diminué de près de moitié.

HOBBS, K.E., M. LEBEUF, M.O. HAMMILL, 2002. PCBs and OCPs in male harbour, grey, harp and hooded seals from the Estuary and Gulf of St. Lawrence, Canada. Sci. Total Environ., 296: 1-18.

LESAGE, V., M.O. HAMMILL, K.M. KOVACS, 2002. Diet-tissue fractionation of stable carbon and nitrogen isotopes in phocid seals. Mar. Mamm. Sci., 18: 182-193.

STENSON, G.B., M.O. HAMMILL, M.C.S. KINGSLEY, B. SJARE, W.G. WARREN, R.A. MYERS, 2002. Is there evidence of increased pup production in northwest Atlantic harp seals, Pagophilus groenlandicus?. ICES J. Mar. Sci., 59: 81-92.

HAMMILL, M.O., 2002. Earless seals (Phocidae). Pages 352-358. In W. Perrin, B. Wursig, and J.G.M. Thewissen (ed.). Encyclopedia on Marine Mammals. Academic Press, New York. 1414 p.

HAMMILL, M., V. LESAGE, 2002. Northern Quebec (Nunavik) beluga (Delphinapterus leucas). Science, Stock Status Report, E4-01, 8 p.

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WOLKERS, H., I.C. BURKOW, M.O. HAMMILL, C. LYDERSEN, R.F. WITKAMP, 2002. Transfer of polychlorinated biphenyls and chlorinated pesticides from mother to pup in relation to cytochrome P450 enzyme activities in harp seals (Phoca groenlandica) from the Gulf of St. Lawrence, Canada. Environ. Toxicol. Chem., 21: 94-101.

HAMMILL, M.O., 2001. Beluga in Northern Quebec : impact of harvesting on population trends of beluga in eastern Hudson Bay. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2001/025, 18 p.

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Un plan de gestion d’une période de cinq ans est entré en vigueur en 1995 afin de limiter la chasse du béluga à 90 animaux pour les communautés de l'est de la Baie d'Hudson, à 100 pour les communautés du détroit d'Hudson et à 50 pour les communautés de la Baie d'Ungava en autant que la chasse se fasse à l’extérieur de la baie. Cependant, tout au long du plan, les communautés du Détroit d’Hudson et de la Baie d’Hudson ont constamment dépassé leurs quotas. La modélisation des changements de l’effectif de la population suggère que la population de l’est de la Baie d’Hudson a diminué considérablement au cours des cinq dernières années et pourrait être de l’ordre de 1,100 (écart type=500) animaux. Si le présent taux de captures se maintient, la limite inférieure de confiance de 95 % suggère que cette population pourrait disparaître dès 2003. Une réduction des captures à 20 animaux devrait permettre au troupeau de croître à un taux de 2 % par année. Cependant, il y a une importante incertitude liée aux estimés du modèle en raison des relevés de population insuffisants et des incertitudes associées aux paramètres de population des bélugas, à la composition des stocks de bélugas capturés dans le Détroit d’Hudson, à la proportion des animaux visibles à la surface lors des relevés aériens et à la sous-déclaration des prises.

HAMMILL, M.O., V. LESAGE, 2001. Le béluga (Delphinapterus leucas) du Nord du Québec (Nunavik). Rapport sur l'état des stocks, E4-01, 8 p.

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LESAGE, V., M.O. HAMMILL, K.M. KOVACS, 2001. Marine mammals and the community structure of the Estuary and Gulf of St. Lawrence, Canada: evidence from stable isotope analysis. Mar. Ecol. Prog. Ser., 210: 203-221.

[Résumé disponible seulement en anglais]
The trophic relationships of both the benthic and pelagic communities in the Estuary and Gulf of St. Lawrence regions were examined, with a special focus on the trophic position (TP) and relationship(s) among harbour, grey, hooded seals and beluga whales. A multiple stable isotope and multiple tissue approach, used in conjuction with conventional dietary information, suggested that marine mammals occupied the highest trophic positions in the food webs on both communities and that they overlapped with one another to some extent tropically. Harbour seals Phoca vitulina and hooded seals Cystophora cristata occupied the highest TP, grey seals Halichoerus grypus, Gulf harp seals Phoca groenlandica, and male beluga whales Delphinapterus leucas were intermediate, and Estuary harp seals and female beluga whales were at the lowest TP. A general pattern of increasing enrichment of 13C or 15N with age was observed in marine mammals (as well as fishes), although yearlings showed a decreased enrichment compared to both younger and older age classes. Sex also influenced 15N values. Males were more 15N-enriched than females, with the difference between the sexes increasing with age, and being most pronounced in species that are sexually dimorphic with respect to body size. Geographical location also influenced isotope abundance. Estuary organisms were generally 13C-enriched relative to Gulf animals. 13C values were on average lower in short-term diet integrators (blood serum) than in longer-term diet integrators (red blood cells) of harbours seals captured in April to June in the Estuary, which suggests that they probably did not move outside the Lower Estuary during the winter. Grey seals captured in the Lower Estuary did, however, show evidence of having been in the Gulf region some weeks or months before capture.

HAMMILL, M.O., V. LESAGE, Y. DUBÉ, L.N. MEASURES, 2001. Oil and gas exploration in the Southeastern Gulf of St. Lawrence : a review of information on Pinnipeds and Cetaceans in the area. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2001/115, 40 p.

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Cette étude présente un sommaire de l’information disponible sur les pinnipèdes (phoques) et les cétacés (baleines) de la région du sud-est du golfe du Saint-Laurent qui est visée par le projet d’exploration pétrolière et gazéifère. Le Détroit de Cabot constitue une importante route migratoire pour les mammifères marins visitant le golfe du Saint-Laurent. Un couvert de glace saisonnier qui procure aux pinnipèdes une plate-forme pour la reproduction et qui réduit durant l’hiver l’accessibilité du golfe du Saint-Laurent aux mammifères marins (principalement les cétacés) sont d’importantes caractéristiques de cette région. De grands canyons dans le Golfe, principalement celui situé près de Cheticamp à l’île du Cap-Breton, sont d’importants habitats d’alimentation pour les cétacés. Quatre espèces de pinnipèdes se retrouvent communément dans cette région : les phoques du Groenland, à capuchon, gris et communs. Des connaissances générales de l’abondance, des aires de mise bas, de distribution, et du régime alimentaire existent pour ces animaux, mais leur distribution, abondance et régime alimentaire au niveau local sont mal connus. L’industrie de l’observation des mammifères marins de la côte est de l’Île-du-Prince-Édouard repose sur les phoques communs. Au moins 15 espèces de baleines sons susceptibles d’occuper ou traverser le Détroit de Cabot. Six sont des visiteurs réguliers et abondants. Les rorquals communs, petits rorquals, rorquals à bosse, globicéphales, dauphins à flancs blancs et marsouins communs sont observés régulièrement, alors qu`un faible nombre de baleines franches noires transitent régulièrement dans cette région. Cette dernière semble être particulièrement importante pour les globicéphales, l’industrie de l’observation des mammifères marins reposant sur cette espèce le long de la côte ouest de l’île du Cap-Breton. Globalement, il existe un manque flagrant d’information concernant l’abondance relative, l’occupation et les mouvements saisonniers et sur le régime alimentaire des espèces de cétacés présentes dans le sud-est du golfe du Saint-Laurent. L’exploration séismique est susceptible de causer des dommages physiques à l’appareil auditif, de résulter en des changements de distribution par le bruit sous-marin et les changements de distribution de la nourriture qu’elle cause. Des augmentations du nombre d’échouages de mammifères marins ont été attribuées à une augmentation de la production de bruit sous-marin par l’humain. Le globicéphale, une espèce qui s’échoue souvent dans cette région, semble particulièrement vulnérable à ces activités.

LESAGE, V., M.O. HAMMILL, 2001. The status of the Grey seal (Halichoerus grypus) in the Northwest Atlantic. Can. Field-Nat., 115: 653-662.

GOULET, A.-M., M.O. HAMMILL, C. BARRETTE, 2001. Movements and diving of grey seal females (Halichoerus grypus) in the Gulf of St. Lawrence, Canada. Polar Biol., 24(6): 432-439.

LYDERSEN, C., K.M. KOVACS, M.O. HAMMILL, 2000. Reversed molting pattern in starveling gray (Halichoerus grypus) and harp (Phoca groenlandica) seal pups. Mar. Mamm. Sci., 16: 489-493.

HAMMILL, M.O., V. LESAGE, 2000. La recherche sur le phoque commun (Phoca vitulina) dans le cadre de Saint-Laurent - Vision 2000 : sommaire des activités. Naturaliste can., 124(1): 61-63.

GRAHL-NIELSEN, O., M.O. HAMMILL, C. LYDERSEN, S. WAHLSTROM, 2000. Transfer of fatty acids from female seal blubber via milk to pup blubber. J. Comp. Physiol. B, 170(4): 277-283.

STENSON, G., M. HAMMILL, 2000. Northwest Atlantic harp seals. Science, Stock Status Report, E1-01, 7 p.

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DUBÉ, Y., M.O. HAMMILL, J. HUOT, 2000. Description de la saison des naissances du phoque commun, Phoca vitulina, de Bic et de Métis, dans l'estuaire du Saint-Laurent. Rapp. manus. can. sci. halieut. aquat., 2540, 22 p.

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Durant les mois de mai et juillet 1998, des chiots du phoque commun de l'estuaire du St-Laurent ont été capturés pour nous permettre de décrire la saison des naissances. Les chiots ont été capturés à l'aide d'une grosse épuisette, pesés, étiquetés et relâchés. Trois méthodes de calcul ont été utilisées pour calculer la date de naissance des chiots: en soustrayant la masse moyenne à la naissance tirée de la littérature de la masse lors de la capture et en divisant le tout, premièrement par le taux de croissance en kg/jour également tiré de la littérature et deuxièmement, nous divisions par un taux de croissance en kg/jour calculé sur les chiots non sevrés (moyenne=0,516 kg/j, écart-type=0,157, n=32) et troisièmement, en soustrayant la longueur moyenne à la naissance tirée de la littérature de la longueur lors de la capture et en divisant le tout par un taux de croissance en cm/jour calculé (moyenne=0,157 cm/j, écart-type=0,322, n=30). La première naissance fut estimée le 18 mai, le 15 mai et le 9 mai respectivement par ces 3 méthodes. La date médiane des naissances fut le 27 mai pour les deux premières méthodes et le 26 mai pour la dernière. La dernière naissance fut estimée être entre le 10 et le 17 juin dépendamment de la méthode de calcul utilisée. Le nombre de chiots capturés fut de 38 à Bic et 21 à Métis. L'application du modèle de Peterson nous permet d'évaluer le nombre de chiots dans ces colonies à 41 ± 7 et 22 ± 3 respectivement, ce qui laisse croire que le pourcentage de chiots non-marqués a été très faible.

PILLET, S., V. LESAGE, M. HAMMILL, D.G. CYR, J.M. BOUQUEGNEAU, M. FOURNIER, 2000. In vitro exposure of seal peripheral blood leukocytes to different metals reveal a sex-dependent effect of zinc on phagocytic activity. Mar. Pollut. Bull., 40: 921-927.

STENSON, G., M. HAMMILL, 2000. Phoque du Groenland de l'Atlantique Nord-Ouest. Rapport sur l'état des stocks, E1-01, 8 p.

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HAMMILL, M.O., G.B. STENSON, 2000. Estimated prey consumption by harp seals (Phoca groenlandica), hooded seals (Cystophora cristata), grey seals (Halichoerus grypus) and harbour seals (Phoca vitulina) in Atlantic Canada. J. Northwest Atl. Fish. Sci., 26: 1-23.

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STENSON, G.B., M.O. HAMMILL, J.F. GOSSELIN, B. SJARE, 2000. 1999 Pup production of harp seals, Phoca groenlandica, in the Northwest Atlantic. DFO, Canadian Stock Assessment Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2000/080, 35 p.

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Afin de déterminer la production actuelle de jeunes phoques du Groenland de l’Atlantique Nord-Ouest, on a réalisé des dénombrements aériens de concentrations de naissances, au sud du Labrador et/ou à l’est de Terre-Neuve (la région « front ») et dans le nord et le sud du golfe Saint-Laurent (le « golfe ») en mars 1999. Au total, on a localisé cinq concentrations, deux dans la région « front », une dans le nord du golfe, et deux groupes rapprochés dans le sud du golfe (qui plus tard se sont unis). Les concentrations du nord étaient situées près des aires traditionnelles ; les groupes du sud du golfe, qui se trouvaient d’abord sur la glace des aires traditionnelles, se sont ensuite déplacés vers le sud en direction de l’Île-du-Prince-Édouard et se sont unis avant le dénombrement. Des dénombrements par photographie aérienne ont été réalisés pour toutes les concentrations entre les 14 et 24 mars, et un dénombrement visuel a été effectué pour les concentrations du sud du golfe le 14 mars. On a corrigé des erreurs d’identification de petits dans les dénombrements photographiques en comparant les lectures multiples des photographies faites par deux ou plusieurs lecteurs. Les résultats de dénombrements ont aussi été corrigés de façon à tenir compte des petits absents de la glace au moment du dénombrement en utilisant les stades de développement distincts reliés à l’âge. Des estimations multiples étaient disponibles pour deux des concentrations des naissances. La production de petits a été estimée à 739 100 (erreur-type=96 300) dans la région «front», 82 600 (erreur-type=22 500) dans le nord du golfe et 176 200 (erreur-type=25 400) dans le sud du golfe (Îles-de-la-Madeleine), pour un total 997 900 (erreur-type=102 100).

HAMMILL, M., J.-F. GOSSELIN, 2000. Les secrets de Salmo : déclin de l'abondance du saumon, les phoques sont-ils à blâmer?. Saumons illimités, Automne : 13-15.

LEBEUF, M., K.E. BERNT, S. TROTTIER, M. NOËL, M.O. HAMMILL, L. MEASURES, 2000. Tris (4-chlorophenyl) methane and tris (4-chlorophenyl) methanol in marine mammals from the Estuary and Gulf of St. Lawrence. Environ. Pollut., 111(1): 29-43.

LEBEUF M., K. BERNT, M. HAMMILL, L. MEASURES, 2000. Stratification of PCBs in the blubber of beluga whales (Delphinapterus leucas) from the St. Lawrence estuary. Organohalogen Compounds, 46: 487-490.

HAMMILL, M.O., V. LESAGE, G. LOBB, P. CARTER, 1999. A remote release mechanism to recover time-depth recorders from marine mammals. Mar. Mamm. Sci., 15: 584-588.

GOULET, A.-M., M.O. HAMMILL, 1999. Quality of satellite telemetry locations of gray seals (Halichoerus grypus). Mar. Mamm. Sci., 15: 589-594.

LESAGE, V., M.O. HAMMILL, K.M. KOVACS, 1999. Functional classification of harbor seal (Phoca vitulina) dives using depth profiles, swimming velocity, and an index of foraging success. Can. J. Zool., 77: 74-87.

Des enregistreurs de temps-profondeur-vitesse et des sondes stomacales de température ont été déployés chez 11 Phoques communs (Phoca vitulina) de l'estuaire du Saint-Laurent afin d'examiner leur comportement de plongée et de quête alimentaire. Cinquante-quatre pourcent des plongées étaient à des profondeurs <4 m. Les plongées ≥4 m ont été classifiées en cinq groupes distincts à l'aide d'une combinaison d'analyses en composantes principales et de groupements hiérarchique et non-hiérarchique. L'ingestion de nourriture, caractérisée par une chute abrupte de la température stomacale, survint lors de plongées des cinq types, dont quatre étaient en U, et un en V. Les phoques nageaient à des vitesses près de celle du coût minimal de déplacement (MCT) lorsqu'en descente ou remontée. Les plongées en V étaient en moyenne à une profondeur de 5,8 m, duraient 40 s, et précédaient ou suivaient souvent les périodes d'activité en eau peu profonde (<4 m). Les phoques plongeaient invariablement au fond lors des plongées en U. Elles étaient en moyenne à des profondeurs de 20 m durant le jour, et en eau moins profonde (~8 m) à demi-jour et durant la nuit. Lorsqu'au fond, les phoques (i) nageaient à la vitesse de MCT avec des pointes occasionnelles de vitesse, (ii) nageaient à des vitesses près du MCT sans toutefois l'excéder, ou (iii) demeuraient stationnaires ou nageaient lentement à environ 0,15 m/s avec d'occasionnelles pointes de vitesse. Il est peu probable que toutes les plongées de ≥4 m soient consacrées à la quête alimentaire. Toutefois, le regroupement chronologique des types de plongées suggère que chacun des types est associé à la quête alimentaire©1999 Conseil national de recherches Canada

BERNT, K.E., M.O. HAMMILL, M. LEBEUF, K.M. KOVACS, 1999. Levels ans patterns of PCBs and OC pesticides in harbour and grey seals from the St. Lawrence Estuary, Canada. Sci. Total Environ., 243/244: 243-262.

McQUINN, I.H., HAMMILL, M., L. LEFEBVRE, 1999. An assessment and risk projections of the west coast of Newfoundland (NAFO division 4R) herrring stocks (1965 to 2000). DFO, Canadian Stock Assessment Secretariat, Research Document, 99/119, 94 p.

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Les deux groupes de hareng qui fraye soit le printemps ou l’automne se retrouvent le long de la côte Ouest de Terre-Neuve (4R). L’évaluation de 1999 montre que le stock de géniteurs de printemps risque de s’effondrer, tandis que le stock de géniteurs d’automne diminue progressivement en même temps que le taux d’exploitation augmente lentement. Outre la classe annuelle de 1990, le recrutement du stock de géniteurs de printemps a été inférieur à la moyenne depuis la classe d’âge de 1987. La biomasse du stock reproducteur (BSR) de printemps a baissé à un plancher jamais atteint de 14 000 t en 1999. Si le niveau de captures des géniteurs de printemps à F0,1, fixé à 2 300 t, est atteint en 1999, le risque que la BSR n’augmente pas de même 20 % d’ici l’an 2000 est de 40 %, bien que la valeur cible minimum de la BSG de 38 000 t ne puisse pas atteinte même en l’absence de pêche. Le recrutement du stock de géniteurs d’automne a été supérieur à la moyenne depuis l’importante cohorte de 1979, ce qui a maintenu ce stock à un niveau moyen. La BSR d’automne a diminué progressivement, passant de 80 000 t en 1984 à 42 000 t en 1998. Une exploitation à F0,1 des géniteurs d’automne pour 1999 serait d’environ 9 000 t et se traduirait par 90 % de risque que la BSR diminue de 10 %, bien qu’il y ait une probabilité de 70 % que la BSR ne descende pas en dessous de 35 000 t. Il est essentiel de réduire l’effort de pêche, et de l’orienter le plus possible vers le nord pour éviter une pêche axée sur le stock de géniteurs de printemps.

MELLISH, J.E., S.J. IVERSON, W.D. BOWEN, M.O. HAMMILL, 1999. Fat transfer and energetics during lactation in the hooded seal: the roles of tissue lipoprotein lipase in milk fat secretion and pup blubber deposition. J. Comp. Physiol. B, 169(6): 377-390.

HAMMILL, M.O., G.B. STENSON, R.A. MYERS, W.T. STOBO, 1998. Pup production and population trends of the grey seal (Halichoerus grypus) in the Gulf of St. Lawrence. Can. J. Fish. Aquat. Sci., 55: 423-430.

La production de jeunes phoques gis (Halichoerus grypus) dans le golfe du Saint-Laurent a été estimée pour les périodes de 1984-1986 et 1989-1990 à l'aide de la méthode de marquage-recapture. La production de jeunes estimée par marquage-recapture, basée sur la chasse d'animaux à l'Île d'Anticosti, s'étendait de 5436 (ET=672) à 6955 (ET=1183) pour la période de 1984 à 1986. Une estimation basée sur la capture d'animaux vivants à l'Île de Sable a évalué une production de jeunes variant de 7431 (ET=1414) à 8633 (ET=2827) pour la période de 1984 à 1986. Les estimations de production de jeunes par marquage-recapture, basées sur des animaux tués à l'Île d'Anticosti, étaient respectivement de 8825 (ET=3164) et de 9156 (ET=2652) pour 1989 et 1990. Les estimations basées sur la capture d'animaux vivants à l'Île de Sable variaient de 7295 (ET=2118) à 8116 (ET=846) pour 1989 à 1990. Les échantillons de recapture de l'Île d'Anticosti et de l'Île de Sable sous-estiment la production de jeunes en 1989 puisque 1 612 jeunes furent retirés de la population avant que celle-ci se disperse. La portion de la population de phoques gis ne se reproduisant pas à l'Île de Sable croit à un taux annuel de 7,4 % (ET=2,2).

LEBEUF, M., K.E. BERNT, M. HAMMILL, M. NOËL, S. TROTTIER, 1998. Levels of tris (4-chlorophenyl) methane in seals and sediments from the estuary and gulf of St. Lawrence, Canada. Organohalogen Compounds, 39: 445-448.

DUTIL, J.-D., M. CASTONGUAY, M.O. HAMMILL, P. OUELLET, Y. LAMBERT, D. CHABOT, H. BROWMAN, D. GILBERT, A. FRÉCHET, J.-A. GAGNÉ, D. GASCON, L. SAVARD, 1998. Environmental influences on the productivity of cod stocks : some evidence for the northern Gulf of St. Lawrence, and required changes in management practices. DFO, Canadian Stock Assessment Secretariat, Research Document, 98/18, 42 p.

HAMMILL, M.O., G.B. STENSON, 1997. Estimated prey consumption by harp seals (Phoca groenlandica), grey seals (Halichoerus grypus), harbour seals (Phoca vitulina) and hooded seals (Cystophora cristata) in the Northwest Atlantic. NAFO SCR Doc., 97/40, 37 p.

MYERS, R.A., M.O. HAMMILL, G.B. STENSON, 1997. Using mark-recapture to estimate the numbers of a migrating stage-structured population. Can. J. Fish. Aquat. Sci., 54: 2097-2104.

Un modèle est présenté pour l'analyse conjointe des données de marquage-recapture et des données structurées en fonction du stade ou de l'âge qui permettent d'estimer l'abondance de la population, les taux de natalité et les taux de migration dans les situations où les méthodes standard peuvent s'avérer peu fiables. Le modèle suppose que les taux de natalité adoptent une distribution continue et que la migration peut être décrite par un processus markovien simple. L'application du modèle est illustrée à l'aide de données de marquage-recapture et de structure des stades pour la production de petits du phoque gris (Halichoerus grypus) dans le golfe du Saint-Laurent et on a obtenu des valeurs estimées de 9800 et 10 500 petits produits en 1989 et 1990, respectivement.

STENSON, G.B., M.O. HAMMILL, J.W. LAWSON, 1997. Predation by harp seals in Atlantic Canada : preliminary consumption estimates for Arctic cod, capelin and Atlantic cod. J. Northwest Atl. Fish. Sci., 22: 137-154.

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KOVACS, K.M., C. LYDERSEN, M.O. HAMMILL, B.N. WHITE, P.J. WILSON, S. MALIK, 1997. A harp seal x hooded seal hybrid. Mar. Mamm. Sci., 13(3): 460-468.

LYDERSEN, C., K.M. KOVACS, M.O. HAMMILL, 1997. Energetics during nursing and early postweaning fasting in hooded seal (Cystophora cristata) pups from the Gulf of St. Lawrence, Canada. J. Comp. Physiol. B, 167: 81-88.

HAMMILL, M.O., C. LYDERSEN, K.M. KOVACS, B. SJARE, 1997. Estimated fish consumption by hooded seals (Cystophora cristata), in the Gulf of St. Lawrence. J. Northwest Atl. Fish. Sci., 22: 249-257.

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BOSKOVIC, R., K.M. KOVACS, M.O. HAMMILL, B.N. WHITE, 1996. Geographic distribution of mitochondrial DNA haplotypes in grey seals (Halichoerus grypus). Can. J. Zool., 74: 1787-1796.

La variation de l'ADN mitochondrial (ADNmt) a été estimée par analyse du polymorphisme de la longueur des fragments de restriction (RFLP) chez des Phoques gris (Halichoerus grypus) capturés en quatre localités : dans le golfe du Saint-Laurent (n=24), dans l'île de Sable, Nouvelle-Écosse (n=20), en Norvège (n =16) et dans la Baltique (n=20). Au total, 18 haplotypes ont été reconnus. La diversité des nucléotides a été estimée à 0,0039 dans le golfe du Saint-Laurent, à 0,0035 dans l'île de Sable, à 0,0079 en Norvège et à 0,0059 dans la mer Baltique. Il n'y avait pas d'haplotypes communs entre les phoques de l'ouest de l'Atlantique Nord et ceux de l'est de l'Atlantique Nord et les distances génétiques entre ces populations (2,0-2,4 %) indiquent que la divergence entre elles remonte à environ 1,0-1,2 million d'années. La divergence des nucléotides entre la population de la Baltique et celle de la Norvège a été estimée à 0,7 %, ce qui indique que la séparation entre ces deux populations est plus récente, soit environ 0,35 million d'années. La répartition des haplotypes de l'ADNmt chez les phoques canadiens indique qu'il n'y a pas d'isolement géographique, ou alors peu, entre les animaux qui se reproduisent dans le golfe du Saint-Laurent et ceux qui se reproduisent à l'île de Sable. L'analyse du polymorphisme des fragments de restriction d'ADNmt fournit des indications préliminaires sur l'analyse des stocks de Phoques gris et elle pourra, en outre, servir de base à des études plus poussées, par exemple la réaction en chaîne par la polymérase et l'analyse directe des séquences d'ADNmt.©1996 Conseil national de recherches Canada

KOVACS, K.M., C. LYDERSEN, M. HAMMILL, D.M. LAVIGNE, 1996. Reproductive effort of male hooded seals (Cystophora cristata) : estimates from mass loss. Can. J. Zool., 74: 1521-1530.

Nous avons étudié les pertes de masse, la composition du corps et le comportement chez les mâles du Phoque à capuchon, au cours de la saison de reproduction. Durant les 6 années qu'ont duré l'étude (de 1989 à 1995), 139 relevés de masse ont été obtenus chez 115 mâles. La masse des mâles allait de 147 kg à 434 kg. La masse moyenne au moment de la première capture a été évaluée à 312,5 ± 53,0 kg (N=119). L'année, la date du relevé et l'âge ont un effet significatif sur la masse. Dix-neuf mâles ont été recapturés au moins deux fois au cours de la même saison. Le taux moyen de perte de masse chez ces individus a été estimé à 2,5 ± 1,1 kg/jour (de 0,7 à 4,6). Au début de la saison de reproduction, l'analyse de la composition du corps au moyen d'eau traitée (N=6) a donné des estimations moyennes de 51,6 ± 1,6 % d'eau, 29,3 ± 2,4 % de graisse, 16,9 ± 0,7 % de protéine et 1,9 ± 0,2 % de cendre. Des senseurs permettant d'enregistrer la profondeur et le temps ont été fixés à trois mâles et ils ont permis de constater que les mâles passaient 84,7 ± 15,4 % de leur temps étendus sur la surface de la glace au cours de la saison de reproduction. Chacun de ces mâles passait quelques jours sur la glace, puis quelques heures en mer avant de retourner sur la glace. La profondeur moyenne des plongées n'était que de 14,1 ± 3,2 m (maximum 66 m) et la durée moyenne d'une plongée, seulement de 1,7 ± 0,3 min (maximum 28 min). En faisant l'extrapolation des taux quotidiens moyens de perte de masse sur les 2,5 semaines de la saison de reproduction, on peut calculer que les mâles peuvent perdre en moyenne 44 kg, soit 14 % de leur masse corporelle moyenne. Comparativement aux pertes de masse enregistrées chez les mâles d'autres espèces de phoques, il s'agit là de valeurs relativement peu élevés. Il semble que la saison de reproduction courte apporte des avantages énergétiques aux mâles et aux femelles du Phoque à capuchon.©1996 Conseil national de recherches Canada

HALLER, M.A., K.M. KOVACS, M.O. HAMMILL, 1996. Maternal behaviour and energy investment by grey-seals (Halichoerus grypus) breeding on land-fast ice. Can. J. Zool., 74: 1531-1541.

Le Phoque gris (Halichoerus grypus) est un phocidé polygyne à dimorphisme sexuel dont la reproduction est synchronisée chez toutes les populations, des deux côtés de l'Atlantique Nord. Nous avons examiné les facteurs qui peuvent influencer le comportement maternel et l'investissement énergétique des femelles qui se reproduisent sur la banquise. Notre étude couvre les saisons de reproduction de 1992, 1993 et 1994, sur les glaces entourant l'île Amet, en Nouvelle-Écosse. Des échantillonnages par balayage et des observations ad libitum ont permis d'étudier le comportement. Les transferts de masse des mères aux petits ont été évalués à partir de données en séries sur la masse des paires mère-petit. Le taux de gain de masse des petits a été estimé à 2,5 ± 0,6 kg/jour et la masse au sevrage était de 50 ± 7,3 kg. La durée de l'allaitement était de 15,2 ± 1,6 jours. La masse de la mère au moment de la parturition était de 210,6 ± 23,8 kg et la perte de masse chez les femelles a été estimée à 75,0 ± 16,0 kg pendant l'allaitement. Cette perte représentait 35,7 ± 6,1 % de la masse à la parturition. L'efficacité du transfert de masse a été estimée à 0,52 ± 0,12. L'habitat à la reproduction influençait le comportement de la mère. Les femelles qui se sont reproduites sur la glace avaient une période d'allaitement plus intense que celle des femelles qui se sont reproduites sur la terre ferme et, au cours de cette période, elles ont transféré à leurs petits des quantités semblables d'énergie en un laps de temps plus court. De plus, les femelles de la banquise ont donné naissance de façon plus synchronisée que celles des colonies sur la terre ferme. Le moment de la parturition au cours de la saison de reproduction influençait le comportement des femelles et les femelles qui ont donné naissance tard dans la saison étaient plus actives que celles qui se sont reproduites plus tôt. Le comportement des mâles joue peut-être un rôle dans la détermination de la date optimale de la parturition. Les mâles adultes consacrent plus de temps à des comportements agonistiques à la fin de la saison de reproduction et la perturbation qui en résulte chez les femelles avoisinantes peut canaliser les forces sélectives, assurant ainsi le synchronisme des naissances. Ces influences prévalent aussi chez les populations de la terre ferme et ne semblent pas devoir déclencher un raccourcissement de la période d'allaitement ni entraîner le synchronisme des naissances comme chez les femelles de la banquise. La période raccourcie de l'allaitement et le synchronisme des naissances résultent sans doute des risques plus élevés de séparation des petits d'avec leurs parents sur la glace.©1996 Conseil national de recherches Canada

BERNT, K.E., M.O. HAMMILL, K.M. KOVACS, 1996. Age estimation of grey seals (Halichoerus grypus) using incisors. Mar. Mamm. Sci., 12: 476-482.

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LYDERSEN, C., K.M. KOVACS, M.O. HAMMILL, I. GJERTZ, 1996. Energy intake and utilisation by nursing bearded seal (Erignathus barbatus) pups from Svalbard, Norway. J. Comp. Physiol. B, 166: 405-411.

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MARCOGLIESE, D.J., F. BOILY, M. HAMMILL, 1996. Distribution and abundance of stomach nematodes (Anisakidae) among grey seals (Halichoerus grypus) and harp seals (Phoca groenlandica) in the Gulf of St. Lawrence. Can. J. Fish. Aquat. Sci., 53: 2829-2836.

Nous avons identifié en l'estomac des phoques gris par ordre décroissant d'abondance, Contracaecum osculatum, Pseudoterranova decipiens, Anisakis simplex et Phocascaris spp. Pseudoterranova decipiens et C. osculatum étaient tous deux plus nombreux que lors d'études antérieures dans le golfe du Saint-Laurent, et C. osculatum ainsi qu'A. simplex étaient plus nombreux dans le nord du golfe qu'ailleurs dans l'est du Canada. L'abondance de Pseudoterranova decipiens augmentait, tandis que celles de C. osculatum, d'A. simplex et de Phocascaris spp. diminuaient selon un axe nord-sud dans le golfe. La présence de nématodes adultes était fréquente chez Pseudoterranova decipiens et Phocascaris spp. et rare chez C. osculatum et A. simplex. Chez les phoques de l'Île d'Anticosti, l'abondance de Pseudoterranova decipiens a diminué alors que celles de C. osculatum et de Phocascaris spp. ont augmenté entre 1988 et 1992. Les valeurs d'abondance de Pseudoterranova decipiens et de C. osculatum augmentaient avec l'âge des phoques en 1988 et 1992. Il n'y a pas d'évidence de déplacement de Pseudoterranova decipiens par C. osculatum démontrant une augmentation de son abondance depuis les relevés précédents. L'abondance et la prévalence de Pseudoterranova decipiens sont faibles (3,4 et 33 %, respectivement) et peu sont matures. Le phoque du Groenland n'est pas considéré comme un hôte important pour Pseudoterranova decipiens dans cette région. Les variations temporelles et spatiales en abondance de Pseudoterranova decipiens et de C. osculatum dans le golfe du Saint-Laurent sont attribuées à une augmentation des populations des phoques et, simultanément, à une diminution de la température moyenne de l'eau.

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Un recensement aérien et plusieurs recensements par bateau furent effectués à l'été 1994 afin d'obtenir de l'information sur l'abondance et la distribution du phoque commun et du phoque gris dans l'estuaire du Saint-Laurent. Un total de 389 phoques communs et 111 phoques gris ont été dénombrés sur ou près des sites d'échouement lors du recensement aérien d'août 1994. Aucune correction n'a été faite pour les animaux absents des sites d'échouement au moment du survol. La majorité des animaux ont été observés entre l'Île aux Fraises et la région de Baie Comeau/Pointe Mitis. Très peu d'individus ont été observés au sud-ouest de l'Île aux Fraises. Les recensements par bateau ont permis de confirmer l'importance de l'Île Blanche, l'Île aux Fraises, la Batture aux Alouettes et l'Île Verte pour l'échouement de ces espèces. Les récifs exposés à marée basse et les rochers dispersés dans les battures représentent des sites d'échouement privilégiés. La plupart des animaux furent observés dans l'estuaire à la hauteur du Saguenay, et le long de la rive sud, correspondant aux régions où les sites favorables à l'échouement des phoques sont les plus abondants. La rareté des observations de phoques au sud-ouest de l'Île aux Fraises demeure inexpliquée car il semble y avoir de nombreux sites propices à l'échouement des phoques, particulièrement le long de la rive sud.

STENSON, G.B., M.O. HAMMILL, J.W. LAWSON, 1995. Predation of Atlantic cod, capelin, and Arctic cod by harp seals in Atlantic Canada. NAFO SCR Doc., 95/95, 17 p.

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Nous avons utilisé des appareils enregistreurs de la profondeur en fonction du temps pour quantifier l'activité de plongée chez quatre nourrissons du Phoque barbu (Erignathus barbatus) au cours d'une période de 10 jours. Les petits étaient âgés de 4 à 7 jours au début des expériences. Leur gain moyen quotidien de masse a été de 3,3 ± 0,4 kg. Au total 530 h d'activité (6248 plongées) ont été enregistrées chez ces quatre phoques. Les petits passaient en moyenne 53 % de leur temps dans l'eau et 47 % hors de l'eau. Lorsqu'ils étaient dans l'eau, ils étaient submergés 42 % du temps et passaient 58 % du temps à la surface. La plupart des plongées n'étaient pas très profondes et elles étaient de courte durée. La profondeur moyenne des plongées a été évaluée à 10 ± 10 m, et la durée moyenne, à 62 ± 46 s; les valeurs maximales enregistrées ont été de 84 m et 5,5 min. À mesure qu'ils vieillissaient, les petits passaient plus de temps dans l'eau et augmentaient le nombre et la durée de leurs plongées en profondeur. La durée moyenne des intervalles entre les plongées, moments où les petits pouvaient téter, était de 1,93 ± 2,01 h, et la durée maximale mesurée a été de 8,25 h. La durée moyenne entre ces intervalles hors de l'eau était de 2,18 ± 2,44 h, et la durée maximale enregistrée, de 9,73 h. Un pattern diurne d'activité hors de l'eau a été mis en lumière à l'examen des données; les petits passaient significativement plus de temps hors de l'eau entre 07:00 et 10:00 et entre 21:00 et 24:00 qu'à tout autre moment de la journée.©1994 Conseil national de recherches Canada

LYDERSEN, C., M.O. HAMMILL, K.M. KOVACS, 1994. Activity of lactating ice-breeding grey seals, Halichoerus grypus, from the Gulf of St. Lawrence, Canada. Anim. Behav., 48, : 1417-1425.

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ASSELIN, S., M.O. HAMMILL, C. BARRETTE, 1993. Underwater vocalizations of ice breeding grey seals. Can. J. Zool., 71: 2211-2219.

Le Phoques gris (Halichoerus grypus) se reproduit sur les côtes et sur les glaces. En janvier 1991, 36 h d'enregistrement ont été faites sous l'eau à partir de l'île Amet située dans la partie du Golfe St.-Laurent. Toutes les vocalisations ont été analysées en fonction de la fréquence, du temps et de l'aspect physique des spectrogrammes, pour être ensuite classifiées en 7 types. La majorité des vocalisations sont des "rups", des "rupés" gutturaux (fréquence=100-2000 Hz), ainsi que des grognements de basses fréquences (100-500 Mz). Nous décrivons aussi des clics de basses fréquences (3000 Hz), ainsi qu'un type de vocalisation bien particulier semblable au "cognement" chez les morses. Il se produit des changements saisonniers dans le nombre et le type des appels. La quantité de vocalisations a tendance à augmenter en fonction du nombre d'interactions entre les animaux pendant cette période. Des comparaisons entre le jour et la nuit démontrent qu'il y a des différences dans le répertoire vocal. Durant la nuit, les phoques gris semblent avoir tendance à utiliser les clics plus que toute autre vocalisation, et ce, particulièrement lorsque le couvert de glace est important. Les proportions de clics dans les répertoires vocaux nocturne et diurne sont respectivement de 17.1 % et de 1.9 %.©1993 Conseil national de recherches Canada

LYDERSEN, C., M.O. HAMMILL, 1993. Diving in ringed seal (Phoca hispida) pups during the nursing period. Can. J. Zool., 71: 991-996.

Dans cette étude, nous quantifions l'activité et la performance de plongée de blanchons nourrissons du Phoque annelé (Phoca hispida) en utilisant des enregistreurs de temps-profondeur. Trois blanchons femelles ont été observés pendant 1040 h au total, couvrant 7506 cycles de plongée. Les blanchons ont passé 50.3 % de leur temps dans l'eau et 49.7 % de leur temps sur la glace. Lorsqu'ils se trouvaient dans l'eau, les blanchons consacraient 20,5 % de leurs temps à la plongée active et passaient 79,5 % de leurs temps à la surface. La majorité des plongées étaient peu profondes et de courte durée. La durée moyenne de plongée était de 59,1 ± 63,5 (écart-type). Les durées maximales de plongée des trois blanchons ont été évaluées à 5,8, 7,5 et 12 min. Les profondeurs maximales enregistrées pour chacun des trois blanchons étaient de 12, 35 et 89 m, profondeurs correspondant à celles du fond dans la région où se trouvait chaque blanchon. La durée moyenne des périodes de repos au cours desquelles l'allaitement pouvait avoir lieu était de 6,3 ± 1,6 h et l'intervalle entre ces périodes étaient de 8,2 ± 3,2 h. Le nombre moyen de trous de respiration trouvés par blanchon étaient de 8,7 ± 3,5. La proportion élevée du temps passé dans l'eau, l'apparition en très bas âge de la capacité de plonger, l'utilisation de trous de respiration multiples et la durée prolongée du stade blanchon sont tous considérés comme des réponses évolutives à la forte pression de prédation, principalement par les Ours blancs©1993 Conseil national de recherches Canada

LAVIGUEUR, L., M.O. HAMMILL, S. ASSELIN, 1993. Distribution et biologie des phoques et autres mammifères marins dans la région du parc marin du Saguenay. Rapp. manus. can. sci. halieut. aquat., 2220, 40 p.

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Des recensements à bord d'une petite embarcation ont été effectués dans la région prévue pour le parc marin du Saguenay dans le but d'étudier la distribution et l'abondance relative des pinnipèdes. A cette occasion, des données ont été recueillies sur les cétacés. Entre les mois de juin et septembre 1991 et 1992, un total de 14 recensements dans l'estuaire et 10 recensements sur la rivière Saguenay ont été effectués le long de transects et de trajets côtiers prédéterminés. Un relevé aérien a été réalisé en novembre 1991 et quatre recensements maritimes on été effectués dans la région de Les Escoumins - Grandes-Bergeronnes au cours de l'hiver 1991-1992. Les résultats principaux de cette étude se rapportent à la période estivale. Le phoque gris a été l'espèce de phoque la plus souvent observée au cours des recensements d'été, suivie du phoque commun et du phoque du Groenland alors que les observations d'hiver se rapportaient toutes au phoque du Groenland, à l'exception d'un seul phoque commun. La majorité des observations de phoques gris et communs ont été réalisées dans la portion amont de l'estuaire, particulièrement dans la région de l'île aux Fraises, l'île Blanche et la batture aux Alouettes, qui sont utilisés comme sites d'échouerie. Le phoque du Groenland a été observé principalement dans les régions situées en aval. Le secteur de la rivière Saguenay était utilisé principalement par le phoque commun, un seul phoque gris ayant été observé à une occasion. Nous présentons aussi les résultats d'une étude télémétrique réalisée en 1989, ainsi que des données sur le régime alimentaire de phoques récoltés dans la région d'étude et sur la chasse au phoque gris pendant la durée du programme de prime.

BÉDARD, C., K. KOVACS, M. HAMMILL, 1993. Cannabalism by grey seals, Halichoerus grypus, on Amet Island, Nova Scotia. Mar. Mamm. Sci., 9: 421-424.

LYDERSEN, C., M.O. HAMMILL, M.S. RYG, 1992. Water flux and mass gain during lactation in free-living ringed seal (Phoca hispida) pups. J. Zool., 228: 361-369.

HAMMILL, M.O., R.A. MYERS, G. STENSON, 1992. An aerial survey estimate of 1989 grey seal (Halichoerus grypus) pup production in St. George's Bay, Nova Scotia. CAFSAC Res. Doc., 92/90, 12 p.

La production de jeunes phoques gris dans la Baie de St- George, Nouvelle-Écosse, a été estimée par recensements aériens en 1989. À partir des relevés aériens effectués le 23, le 30 janvier, et le 2 février 1989, la production de jeunes a été estimée à 4,208 (±1,515), 3.038 (±2,365) et 2,219 (±1,609), respectivement. La diminution de la production de jeunes estimée au cours des relevés successifs, qui couvraient une plus grande surface malgré le plus faible taux d'échantillonnage, indique que des chiots ont échappé à l'observation dû à l'intensité plus faible de recensement ou qu'il y a eu émigration des animaux de l'aire d'étude. En combinant les recensements ayant les taux d'échantillonnage les plus élevés, effectués dans la portion nord de la Baie de St-Georges le 23 janvier, à ceux ayant les taux les moins élevés, effectués dans la portion sud de la Baie de St- George le 30 janvier, on obtient une production de jeunes estimée à 6,607 (±2,657).

HAMMILL, M.O., G. STENSON, R.A. MYERS, W. STOBO, 1992. Mark-recapture estimates of non-Sable Island grey seal (Halichoerus grypus) pup production. CAFSAC Res. Doc., 92/91, 15 p.

La production de jeunes phoques gris dans le golfe du Saint-Laurent a été estimée pour les périodes 1984-1986 et 1989-1990 à l'aide de la méthode de marquage-recapture de Petersen. La production de jeunes, établie d'après les estimés de marquage-recapture provenant d'échantillons de phoques tués à l'Île d'Anticosti, variait de 4 625 (±1 247) à 6 681 (±2 215) entre 1984 et 1986. La production estimée à partir des opérations de recapture à l'Île de Sable de jeunes phoques vivants marqués du golfe, variait de 5 233 (±1 249) à 9 618 (±2 953) entre 1984 et 1986, et s'élevait à 12 349 (±4 454) et 8 316 (±1705) en 1989 et 1990 respectivement.

SMITH, T.G., D.J. ST. AUBIN, M.O. HAMMILL, 1992. Rubbing behaviour of belugas, Delphinapterus leucas, in a high Arctic estuary. Can. J. Zool., 70: 2405-2409.

Durant cinq saisons, du milieu de juillet au milieu d'août environ, des Bélugas (Delphinapterus leucas) ont passé de 27 à 38 jours à Cunningham Inlet (74°05'N,93°45'W) où leur nombre maximum à chacune des huit saisons de l'étude variait de 762 à 1741. Durant leur séjour dans l'estuaire, les baleines frottent activement toute la surface de leur corps sur la boue, les cailloux et les surfaces acérées de calcaire près de la rive. Ces frottements sont plus fréquents au début de la période d'occupation de l'estuaire et toutes les classes d'âge s'en prévalent, à l'exception des nouveau-nés et des mères. Des restes de peau trouvés dans la région constituent la preuve que la surface épidermique est coupée et rejetée par les baleines dans les eaux peu profondes de l'estuaire. L'abrasion active de la surface épidermique, adoucie par l'exposition à l'eau douce tiède, accélère probablement la mue, qui est reliée à un cycle endocrinien saisonnier et synchronisée de façon à permettre aux animaux de combler les besoins énergétiques imposés par l'environnement.©1992 Conseil national de recherches Canada

LYDERSEN, C., M.S. RYG, M.O. HAMMILL, P.J. O'BRIEN, 1992. Oxygen stores and aerobic dive limit of ringed seals (Phoca hispida). Can. J. Zool., 70: 458-461.

Nous avons mesuré la capacité totale des poumons, le contenu en myoglobine des tissus musculaires, et le contenu en hémoglobine du sang des Phoques annelés (Phoca hispida). Ces mesures et l'analyse de la composition corporelle nous ont permis d'estimer à 4,5 L les réserves globales d'oxygène disponible chez un phoque plongeur adulte moyen (longueur standard 129 cm, masse corporelle 73,7 kg). La durée limite d'une plongée aérobique chez un phoque de cette taille a été évaluée à 8,9 min. Des données sur la plongée obtenues au cours de travaux antérieurs démontrent que moins de 4 % des plongées de phoques adultes en nature excèdent cette limite de plongée aérobique. D'après les données de la littérature sur la capacité maximale de rétention de la respiration et d'après les durées maximales de plongée observées chez des Phoques annelés et des Phoques de Weddell (Leptonychotes weddelli), nous avons évalué à 26,1 min la capacité maximale de rétention de la respiration chez des Phoques annelés adultes.©1992 Conseil national de recherches Canada

HAMMILL, M.O., G.B. STENSON, R.A. MYERS, 1992. Hooded seal (Cystophora cristata) pup production in the Gulf of St. Lawrence. Can. J. Fish. Aquat. Sci., 49: 2546-2550.

STENSON, G.B., I.-H. NI, R.A. MYERS, M.O. HAMMILL, W.G. WARREN, M.C.S. KINGSLEY, 1991. Aerial survey estimates of pup production of harp seals (Phoca groenlandica) in the Gulf of St. Lawrence and off Newfoundland during March 1990. CAFSAC Res. Doc., 91/83, 38 p.

Il n'y a pas eu d'évaluation de la population de phoques du Groenland (Phoca groenlandica) nouveau-nés dans l'Atlantique nord-ouest depuis le début des années 1980, malgré une forte réduction du nombre d'animaux capturés dans la chasse commerciale depuis lors. On a procédé à un recensement par photographies aériennes et à des observations visuelles en mars 1990 pour estimer la production de nouveau-nés dans les concentrations de reproducteurs du Front et du Golfe du Saint-Laurent. On a utilisé les données sur la proportion de nouveau-nés à des stades de croissance selon l'âge reconnaissable pour inclure dans les estimations les jeunes phoques qui pouvaient être absents au moment de l'observation. On a dénombré trois concentrations de reproducteurs sur le Front et deux dans le Golfe du Saint- Saurent. En se fondant sur des observations visuelles, on a estimé à 467 200 (E-T=31 200) le nombre de nouveau-nés se trouvant dans les concentrations du Front. En y ajoutant le nombre de nouveau-nés disséminés, calculé d'après le recensement par photographies aériennes, on obtient un total de 536 400 (ET=115 300) nouveau-nés sur le Front. Cette évaluation n'est toutefois pas considérée aussi fiable que celle obtenue par estimation visuelle en raison des hypothèses associées à la combinaison des deux méthodes. Quant au nombre de nouveau-nés du Golfe (concentrations de Îles-de-la-Madeleine et de Mecatina), on l'a estimé à 110 600 (E-T=23 000), ce qui porte la production totale de nouveau-nés dans l'Atlantique nord-ouest à 577 900 (E- T=38,000), selon des estimations visuelles sur le Front et des photographies aériennes dans le Golfe.

SMITH, T.G., M.O. HAMMILL, G. TAUGBOL, 1991. A review of the developmental, behavioural and physiological adaptations of the ringed seal, Phoca hispida, to life in the arctic winter. Arctic, 44: 124-131.

KINGSLEY, M.C.S., M.O. HAMMILL, 1991. Photographic census survey of the St. Lawrence beluga population, 1988 and 1990. Can. Tech. Rep. Fish. Aquat. Sci., 1776, 19 p.

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Des recensements aériens de la population de bélugas du fleuve St-Laurent eurent lieu le 31 août 1988 et le 12 septembre 1990. Les recensements prirent la forme de relevés par échantillonnage, utilisant une grille de transects systématique. Le taux d'échantillonnage fut de 37.5 p. 100 ou de 50 p. 100 dans l'aire la plus fréquentée, et de 12.5 p. 100 dans une aire additionnelle. Les caméras utilisées avaient une largeur de cliche de 9 po. x 9 po. L'estimé de 1988 fut de 427 bélugas avec une erreur standard de 60. Les chiffres correspondants pour le recensement de 1990 furent de 527 (erreur standard 268). Le dénombrement des veaux étroitement liés aux femelles a révélé une forte différence entre les deux années étudiées : 23 paires en 1990 par rapport à 3 en 1988.

HAMMILL, M.O., T.G. SMITH, 1991. The role of predation in the ecology of the ringed seal in Barrow Strait, Northwest Territories, Canada. Mar. Mamm. Sci., 7: 123-135.

HAMMILL, M.O., C. LYDERSEN, M. RYG, T.G. SMITH, 1991. Lactation in the ringed seal (Phoca hispida). Can. J. Fish. Aquat. Sci., 48: 2471-2476.

SMITH, T.G., M.O. HAMMILL, 1990. A bibliography of the white whale, Delphinapterus leucas. Can. Manuscr. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2060, 47 p.

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[Résumé disponible seulement en anglais]
Belugas or white whales (Delphinapterus leucas) are 1 of 3 whale species specifically adapted to life in the Arctic oceans. The beluga remains the most numerous and widespread of the 3 species. In recent years belugas in the southern extremity of their range, those in the St. Lawrence River, have become a focal point for concerns about the harmful effects of industrial pollution and other anthropogenic factors on marine mammals. These concerns and the heightened research activity on the species prompted us to organize a workshop of the beluga which was held in Ste-Anne-de-Bellevue, Quebec in April 1989. This bibliography was initiated as a background paper to that meeting and supplemented with additions from the participants.

KINGSLEY, M.C.S., M.O. HAMMILL, B.P. KELLY, 1990. Infrared sensing of the under-snow lairs of the ringed seal. Mar. Mamm. Sci., 6: 339-347.

HAMMILL, M.O., T.G. SMITH, 1990. Application of removal sampling to estimate the density of ringed seals (Phoca hispida) in Barrow Strait, Northwest Territories. Can. J. Fish. Aquat. Sci., 47: 244-250.

HAMMILL, M.O., T.G. SMITH, 1989. Factors affecting the distribution and abundance of ringed seal structures in Barrow Strait, Northwest Territories. Can. J. Zool., 67: 2212-2219.

La relation entre la répartition des phoques annelés (Phoca hispida) et les caractéristiques de leur habitat a fait l'objet d'une étude dans le détroit de Barrow, Territoires du Nord-Ouest. La densité des trous de respiration a été utilisée comme indice de l'abondance des phoques. Les repaires de naissance sont associés aux congères les plus importants. Ces structures sont associées à des crêtes de glace formées de morceaux de 15-25 cm d'épaisseur empilés jusqu'à une hauteur de 80 à 150 cm. En 1975 et en 1986, la date de consolidation de la glace et l'épaisseur de la couche de neige se sont révélées les principaux facteurs responsables de la répartition des trous aménagés par les phoques. Ces facteurs étaient également responsables de la répartition des repaires de naissance et des repaires de repos hors de l'eau, mais la densité des structures utilisées par les mâles ne semblait pas reliée à l'habitat. La couverture de neige et la date de consolidation de la glace n'ont pas semblé jouer un grand rôle en 1984 et en 1985, années ou la glace dans le détroit avait un tout autre aspect. Les trous de naissance n'ont pas été vus avant le 4 avril, mais leur fréquence augmentait à mesure qu'avançait la saison. Les repaires de mâles étaient présents à la fin de mars, mais ils n'ont plus été vus après le milieu de mai©1989 Conseil national de recherches Canada

HAMMILL, M.O., 1987. The effects of weather on ice conditions in the Amundsen Gulf, N.W.T. Can. Manuscr. Rep. Fish. Aquat. Sci., 1900, 10 p.

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Les saisons de formation et de dispersion de la glace dans le golfe d'Amundsen ont été examinées de 1964 à 1974. Le vent et la température sont également importants pour déterminer la date du retrait de la glace. Une forte corrélation négative a été observée entre la saison de la retraite de la glace et celle de la formation de la glace.

SMITH, T.G., M.O. HAMMILL, 1986. Population estimates of white whales, Delphinapterus leucas, in James Bay, eastern Hudson Bay and Ungava Bay. Can. J. Fish. Aquat. Sci., 43: 1982-1987 .