Contenu archivé

L’information archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.

Bibliographie de l'Institut Maurice-Lamontagne

Louise GENDRON

GENDRON, L., 2010. Rock crab of the coastal waters of Quebec in 2009. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Science Advisory Report, 2010/010, 14 p.

Cliquer pour voir tout le texte

GENDRON, L, G. SAVARD, 2010. Évaluation de l’état des stocks de crabe commun (Cancer irroratus) des eaux côtières du Québec en 2009 ; Assessment of Rock crab (Cancer irroratus) stock status in the coastal waters of Québec in 2009. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche ; DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document, 2010/069, 70 p.

Cliquer pour voir tout le texte

Au Québec, l'exploitation commerciale du crabe commun a débuté en 1988, mais ce n'est qu'à partir de 1995 que la pêche a pris un réel essor. Il est reconnu que le crabe commun constitue une proie importante pour le homard. Ainsi, dès les premières années d’exploitation du crabe commun, la pêche a été encadrée par un plan de conservation qui avait comme objectif de protéger les liens trophiques existant entre ces deux espèces. Les mesures de gestion qui sont en place visent à protéger le potentiel reproducteur en maintenant des taux d’exploitation faibles ou modérés. Le présent document de recherche décrit les données et analyses qui ont servi à produire un avis sur l’état des stocks et à élaborer des recommandations pour les saisons de pêche de 2010 à 2012 (MPO 2010). L’évaluation des stocks est basée principalement sur l’examen d’indicateurs d’abondance (débarquements et taux de capture) et d’indicateurs démographiques (taille des crabes débarqués) provenant de la pêche commerciale. L’évaluation a porté sur l’examen des tendances historiques en faisant ressortir les changements observés depuis la dernière évaluation de stock en 2006 (MPO 2007). De plus, les prises accessoires de crabe commun provenant d’un relevé de recherche sur le homard effectué annuellement aux Îles-de-la-Madeleine depuis 1995 ont été utilisées pour évaluer le recrutement. Un relevé de recherche par casiers a aussi été effectué dans la région de Gaspé-Nord en juillet 2008, afin de suivre l’évolution des populations de crabe dans des zones d’exclusion de la pêche, comparativement aux zones pêchées adjacentes. Le développement de la pêche au crabe commun en Gaspésie et aux Îles-de-la- Madeleine au cours des quinze dernières années a été fait d’une manière prudente. En 2009, en général, les indicateurs de l'état des stocks suggèrent que jusqu’à maintenant, les niveaux d'exploitation n’ont pas causé de perturbations majeures aux populations. Dans quelques cas, comme aux Îles-de-la-Madeleine et sur la Côte-Nord, de légères réductions de quota ou d’effort ont été recommandées afin de ne pas accentuer certaines baisses observées des PUE ou des diminutions de taille moyenne ou encore du nombre de crabes de grande taille. Par contre, l’objectif de maintenir des taux d’exploitation modérés pourrait être menacé par le manque de contrôle sur la pêche accessoire par les homardiers. De plus, on constate que l’effort de pêche (pêche dirigée) présentement déployé est nettement inférieur à celui autorisé par les mesures de gestion actuelles. L’effort latent est considérable et son déploiement ferait augmenter le taux d'exploitation, avec des conséquences inconnues sur la stabilité observée jusqu'à maintenant. Des recommandations pour un éliminer cet effort latent ont été faites.

GENDRON, L., E. TAMIGNEAUX, C. LEROUX, M.-J LEBLANC, 2010. Ajustements du calendrier de culture de la laminaire à long stipe (Saccharina longicruris) en Gaspésie (Québec) pour éviter la colonisation des frondes par le bryozoaire Membranipora membranacea et augmenter le nombre de récolte annuelles. Rapp. can. ind. sci. halieut. aquat., 284, 54 p.

Cliquer pour voir tout le texte

Les essais de culture de l’algue Saccharina longicruris dans la baie des Chaleurs ont jusqu’ici visé un seul cycle de production annuel, d’avril à novembre. Durant ces essais, les laminaires ont subi une importante dégradation suite à la colonisation des frondes par le bryozoaire Membranipora membranacea. La présente étude visait donc à vérifier s’il est possible de réduire les pertes dues au bryozoaire, en décalant le cycle de production de façon à éviter la culture durant les mois d’été (juillet et août). Par la même occasion, l’étude visait aussi à voir s’il était possible d’obtenir des rendements potentiellement intéressants avec trois cycles de production de quatre mois par an (cycles d’automne, d’hiver et de printemps). Les résultats indiquent que les cycles courts ne permettent pas de fournir un volume de récolte suffisant. Cependant, la mise à l’eau de plantules à la fin de l’automne et leur récolte en juillet de l’année suivante (cycle de production de 8-10 mois) pourrait constituer une bonne stratégie de culture de S. longicruris, avec des rendements de l’ordre de 3,3 kg par mètre de corde de filière, constitués d’algues de grande taille (fronde = 1m), de belle apparence et exemptes de bryozoaires.

ÉMOND, K., B. SAINTE-MARIE, L. GENDRON, 2010. Relative growth, life-history phases, and sexual maturity of American lobster (Homarus americanus). Can. J. Zool., 88: 347-358.

Les études antérieures sur la croissance relative chez les crustacés ont porté principalement sur des parties du corps qui représentent des caractères sexuels dans le but de déterminer la taille de maturité sexuelle. Nous avons examiné à nouveau la croissance relative de l’abdomen et de la pince broyeuse chez le homard américain (Homarus americanus H. Milne Edwards, 1837) dans la perspective générale du cycle vital et en utilisant une gamme étendue de tailles de homards (6–160 mm de longueur de céphalothorax (LC)). Des phases de croissance ont été mises en évidence à partir de points d’inflexion identifiés dans des diagrammes bivariés mettant en relation une mesure de partie de corps avec la LC. L’abdomen est caractérisé par trois phases de croissance chez le mâle et la femelle, alors que la pince broyeuse en comporte au moins trois chez le mâle et au moins deux chez la femelle. De plus, nous avons exploré la croissance relative du gonopode et du vas deferens chez les mâles de 35–150 mm LC. Les deux organes montrent un changement synchronisé de forte à faible allométrie positive de croissance. Les phases de croissance peuvent être associées à des événements majeurs dans le cycle vital, dont la transition d’un mode de vie cryptique à un mode de vie exposé, et le début de la maturité physiologique, fonctionnelle et morphométrique. Le début du processus de maturation morphométrique déduit à partir de la croissance relative de l’abdomen et de la pince broyeuse précède la maturité fonctionnelle chez les femelles et y succède chez les mâles.©2010 Conseil national de recherches Canada

GENDRON, L., 2010. Le crabe commun des eaux côtières du Québec en 2009. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Avis scientifique, 2010/010, 14 p.

Cliquer pour voir tout le texte

GENDRON, L., Y. GRÉGOIRE, 2009. Évaluation de l’efficacité de deux types de casiers à homard utilisés aux Îles-de-la-Madeleine en 2008. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2834, 52 p.

Cliquer pour voir tout le texte

Depuis quelques années, les pêcheurs de homard utilisent un casier avec les mêmes dimensions que le casier traditionnel hémicylindrique mais dont le sommet est carré au lieu d’être rond, ce qui en fait un casier jusqu’à 20 % plus volumineux. Des observations sur la performance de ces nouveaux casiers ont été menées au cours de la saison de pêche 2008, sur les fonds de Grande-Entrée, de Millerand et de Grosse-Île, en début, milieu et fin de saison. Un total de 54 voyages en mer a été échantillonné, à bord de six bateaux (deux par fond). Plus de 11 000 homards ont été capturés avec 3 744 casiers traditionnels et 2 931 casiers rectangulaires. Pour l’ensemble de la saison de pêche, les casiers rectangulaires ont capturé plus de homards commerciaux que les casiers traditionnels, par un facteur de 1,06, 1,09 et 1,22 pour Grande-Entrée, Millerand et Grosse-Île, respectivement. À Grosse-Île, les différences entre les deux types de casiers étaient significatives. Les différences étaient plus marquées lorsque les taux de capture étaient plus élevés, en début de saison principalement. Les casiers rectangulaires testés avaient tous un plus grand volume (13-20 %) que les casiers hémicylindriques traditionnels, mais aucun lien direct et clair n’a cependant pas pu être établi entre les rendements et le volume des casiers. L’utilisation de casiers rectangulaires peut contribuer à une augmentation de l’effort de pêche et à conférer un avantager à son utilisateur, dans un contexte de pêche compétitive.

GENDRON, L., 2009. Évaluation des populations de homard en Gaspésie (ZPH 19, 20 et 21) en 2008. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Avis scientifique, 2009/017, 14 p.

Cliquer pour voir tout le texte

GENDRON, L., 2009. Assessment of lobster stocks of the Magdalen Island (LFA 22) in 2008. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Science Advisory Report, 2009/013, 13 p.

Cliquer pour voir tout le texte

GENDRON, L., 2009. Assessment of lobster stocks of the Gaspé (LFAs 19, 20 and 21) in 2008. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Science Advisory Report, 2009/017, 13 p.

Cliquer pour voir tout le texte

GENDRON, L., P. OUELLET, 2009. Egg development trajectories of early and late-spawner lobsters (Homarus americanus) in the Magdalen Islands, Québec. J. Crust. Biol., 29(3) : 356-363.

[Résumé disponible seulement en anglais]
This study examines egg development in American lobster (Homarus americanus) ovigerous females caught off the Magdalen Islands (MI), Québec, in September 2002 and kept in tanks for 10-11 months under a simulated natural temperature cycle. The study compares egg development trajectories of 7 early-spawners (ES) that had a well-defined pigmented eye area (Perkins eye index, PEI: 190-246 μm) at the time of capture and 8 late-spawners (LS) with no visible pigmented eye at the time of capture. Eggs from ES achieved about 80 % of their development in the fall, followed by a circa 6-months rest period. Eggs from LS reached approximately 50 % development by late fall, and unlike eggs from ES, continued development during winter even at temperatures of 1.0-1.5 °C. The two groups experienced different numbers of effective (>3.4 °C) degree-days (ES: 1440.7, LS: 1308.0) for complete embryonic development and late spawning translated into late hatching. Additional observations made on a group of 72 ovigerous MI females caught in September 2006 indicate that early spawning is mainly associated to larger females, most likely multiparous, with a 2-year reproductive cycle, and late spawning mainly to smaller females, most likely primiparous, with a 1-year cycle, molting and spawning the same year. Larvae from ES/ multiparous and LS/primiparous may therefore encounter different environmental conditions for survival at hatching and during larval development. The occurrence of females having different patterns of egg development trajectories in American lobster populations can help spread larval production over time. This can be viewed as a mechanism for coping with environmental uncertainty.©2009 The Crustacean Society

GENDRON, L., SONIA DUBÉ, 2009. Évaluation des stocks de mactre de Stimpson des eaux côtières du Québec, 30 janvier 2009, Institut Maurice-Lamontagne ; Stock assessments on Stimpson's surfclam in the Quebec's inshore waters, January 30, 2009, Maurice Lamontagne Institute. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Série des comptes rendus ; DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Proceedings Series, 2009/010, 14 p.

Cliquer pour voir tout le texte

Ce document renferme le compte rendu de la réunion tenue dans le cadre du processus régional d'évaluation des stocks de mactre de Stimpson des eaux côtières du Québec suivant les saisons de pêche 2006 à 2008. Ce processus de revue s'est déroulé le 30 janvier 2009 à l'Institut Maurice-Lamontagne, à Mont-Joli. Cette rencontre réunissait quinze participants du domaine des sciences. Lors de cette rencontre, l'assemblée a revu l'état des stocks exploités commercialement dans la région du Québec. Ce compte rendu contient donc l'essentiel des présentations et des discussions tenues et fait état des principales recommandations et conclusions émises au moment de la revue

GENDRON, L., 2009. Évaluation des populations de homard de la Côte-Nord (ZPH 15, 16 et 18) et de l'île d'Anticosti (ZPH 17) en 2008. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Avis scientifique, 2009/047, 11 p.

Cliquer pour voir tout le texte

GENDRON, L., 2009. Assessment of the lobster populations of the North Shore (LFAs 15, 16 and 18) and Anticosti Island (LFA 17) in 2008. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Science Advisory Report, 2009/047, 11 p.

Cliquer pour voir tout le texte

GENDRON, L., 2009. Évaluation des populations de homard aux Îles-de-la-Madeleine (ZPH 22) en 2008. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Avis scientifique, 2009/013, 13 p.

Cliquer pour voir tout le texte

GENDRON, L., É. TAMIGNEAUX, 2008. Expériences de culture de l’algue brune Saccharina longicruris en 2007 : essais en bassin et en mer au large de Paspébiac et de Grande-Rivière (Québec). Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2820, 58 p.

Cliquer pour voir tout le texte

Les expériences de culture de l’algue brune Saccharina longicruris se sont poursuivies en 2007 pour une deuxième année consécutive. Les travaux réalisés en 2007 ont été planifiés pour tenir compte des recommandations formulées au terme des essais de 2006. Les objectifs étaient 1) de vérifier si au moment de la période de culture en bassin, la croissance des plantules était plus rapide à faible densité; 2) de modifier le calendrier de culture en mer pour éviter la colonisation des frondes par le bryozoaire envahissant Membranipora membranacea; 3) de vérifier si l’apparition du bryozoaire était récurrente à Paspébiac; 4) d’étudier l’effet de la profondeur de culture sur les rendements à Paspébiac et 5) d’installer une culture de laminaires à Grande-Rivière afin de comparer les rendements avec ceux de Paspébiac et de voir si le bryozoaire envahissant affectait les algues autant qu’à Paspébiac. Les travaux réalisés en 2007 ont permis de démontrer qu’une réduction de la densité des plantules au moment de la culture en bassin avait un effet positif significatif sur leur taille. Après une période de trois mois, la taille des algues cultivées à faible densité (3 et 10 fois moins que la densité du groupe contrôle) étaient significativement plus élevée (jusqu’à deux fois). Le fait d’atteindre des tailles plus grandes plus rapidement pourrait permettre un transfert en mer plus rapide et réduire le temps et les coûts de la phase de culture en bassin. En 2007, le transfert en mer des algues a été effectué quelques semaines plus tôt qu’en 2006. Les résultats laissent entrevoir qu’une culture en mer débutée en avril et terminée en août permettrait d’obtenir des rendements intéressants. Il est cependant nécessaire de poursuivre l’exploration de différentes fenêtres temporelles de culture qui seraient ajustées de façon à mieux bénéficier d’une période de croissance accélérée au printemps tout en évitant la colonisation et la destruction des algues par le bryozoaire au cours de l’été. Tout comme en 2006, le bryozoaire a de nouveau causé des dégâts aux algues à Paspébiac. Les algues sur le site de Grande-Rivière ont également été affectées. Le bryozoaire colonise les algues autant en surface qu’en profondeur (11 mètres). Par contre, les algues situées en profondeur sont moins soumises au brassage turbulent par les vagues que celles en surface et l’impact négatif des bryozoaires sur la survie des plants se fait sentir un peu plus tardivement. Les observations préliminaires sur l’effet de la profondeur montrent qu’il serait avantageux d’installer les filières de culture en dessous de cinq mètres de profondeur. En plus d’avoir de bons taux de croissance et des rendements élevés, cette stratégie permettrait de réduire l’érosion, les bris et le détachement des frondes dus à la turbulence en surface et de réduire également les risques que les algues soient soumises à des conditions de température et de salinité défavorables qui sont plus susceptibles d’être rencontrés dans les eaux de surface. Les deux sites de culture étudiés ont des caractéristiques environnementales relativement semblables et sont propices à la culture de S. longicruris sur filière. La réduction des sels azotés au cours de l’été amène cependant une réduction temporaire de la croissance.

HARDY, M., L. GENDRON, P. ARCHAMBAULT, 2008. Distribution spatio-temporelle du homard au large de Saint-Godefroi (baie des Chaleurs, Québec) et relation avec les activités de pêche au pétoncle. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2781, p.

Cliquer pour voir tout le texte

Cette étude a été entreprise dans le but d’analyser le rôle potentiel des activités de pêche au pétoncle dans les diminutions de rendement de la pêche au homard dans le secteur de Saint-Godefroi (sous-zone de pêche 20B6, baie des Chaleurs, Québec, Canada) depuis la fin des années 1990. Des campagnes de pêche expérimentale réalisées en 2002 et 2003 ont d’abord permis de déterminer la distribution spatiale et bathymétrique du homard dans le secteur de juillet à octobre et ainsi de déterminer l’ampleur et le moment des déplacements saisonniers de la côte vers le large. Certaines tendances quant à l’utilisation du secteur par rapport aux caractéristiques de l’habitat (température au fond, substrat et communautés benthiques) ont également pu être observées. De façon générale, le homard semble fréquenter préférentiellement les habitats structurellement plus complexes. Les positions quotidiennes de pêche au pétoncle disponibles pour la période 1998-2006 ont par la suite été utilisées afin d’évaluer le chevauchement spatio-temporel entre les activités de dragage au pétoncle et la population de homard de Saint-Godefroi, sa pêche et son habitat. D’après les résultats obtenus, le chevauchement spatio-temporel de la pêche au pétoncle et du homard semble plutôt limité. La pêche au pétoncle aurait donc peu d’impact direct sur la population de homard adulte. L’étude a permis d’identifier des lieux et habitats importants pour la croissance et la reproduction du homard dans ce secteur. Aucune activité de dragage ne semble avoir lieu dans ces habitats, ce qui protège leur intégrité. Par contre, il existe un chevauchement spatial entre la pêche au pétoncle et l’habitat fréquenté par le homard à l’automne, lors de son déplacement en profondeur. Les impacts indirects du dragage (perturbation des sédiments, diminution de la complexité du fond, changements dans les communautés) d’un habitat que le homard fréquente de façon transitoire et au cours d’une période où son activité est réduite n’ont cependant pas été évalués dans le cadre de cette étude mais mériteraient d’être considérés dans les travaux futurs.

GENDRON, L., G. SAVARD, 2008. Distribution et abondance des homards de grande taille en Gaspésie et impacts économiques et biologiques de l'instauration d’une taille maximale de capture. Rapp. can. ind. sci. halieut. aquat., 281, 43 p.

Cliquer pour voir tout le texte

Une étude a été réalisée en 2004 afin d’évaluer les impacts économiques pour les pêcheurs de homard de l’instauration d’une taille maximale légale de capture et d’examiner les bénéfices de l’établissement d’une telle mesure en termes d’augmentation de la production d’œufs. À la demande de l’industrie, trois scénarios de taille maximale de capture (longueur de la carapace LC) ont été examinés, soit 120 mm (4,75 pouces), 127 mm (5 pouces) et 140 mm (5,5 pouces). Les évaluations ont été faites à partir des nombres de homards ≥ 120, ≥ 127 et ≥ 140 mm LC recensés pendant la saison de pêche 2004 dans les différentes sous-zones de pêche, à partir d’échantillonnages en mer et en usine. L'échantillonnage s’est déroulé entre le 10 mai et le 1er juillet 2004 et a permis d’échantillonner 15555 et 13361 homards en mer et en usine respectivement. Les deux principaux éléments qui découlent de cette étude sont que l’abondance des homards de grande taille est relativement faible en Gaspésie et que ceux-ci ne sont pas distribués de manière homogène sur le territoire. Conséquemment, les bénéfices de l’instauration d’une taille maximale de capture, au chapitre de l’augmentation de la production d’œufs, ne seraient que marginaux à court terme et ne seraient significatifs qu’à long terme (15 ans) seulement. En raison de l’hétérogénéité spatiale dans la distribution des gros homards, les impacts financiers liés à cette mesure de gestion ne seront pas distribués également parmi les pêcheurs.

GENDRON, L., 2007. Évaluation des stocks de crabe commun des eaux côtières du Québec en 2006. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Avis scientifique, 2007/033, 12 p.

Cliquer pour voir tout le texte

GENDRON, L., P. GAUTHIER, G. SAVARD, 2007. Expériences préliminaires de culture de l’algue brune Laminaria longicruris en laboratoire et en mer au large de Paspébiac (Québec) en 2006. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2731, 53 p.

Cliquer pour voir tout le texte

GENDRON, L., 2007. Assessment of rock crab stocks in the coastal waters of Quebec in 2006. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Science Advisory Report, 2007/033, 12 p.

Cliquer pour voir tout le texte

GENDRON, L., 2006. Évaluation des stocks de homard de la Gaspésie (ZPH 19, 20 et 21) en 2005. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Avis scientifique, 2006/004, 12 p.

Cliquer pour voir tout le texte

GENDRON, L., B. SAINTE-MARIE, 2006. Growth of juvenile lobster Homarus americanus off the Magdalen Islands (Quebec, Canada) and projection of instar and age at commercial size. Mar. Ecol. Prog. Ser., 326: 221-233.

[Résumé disponible seulement en anglais]
Juvenile American lobster Homarus americanus were quantitatively surveyed in the southeast Baie de Plaisance, Magdalen Islands, from 1995 to 2004. Lobster were collected by SCUBA, in summer and/or early fall after the annual settlement period. Growth for up to 3 yr following settlement was assessed by modal analysis of carapace length (CL)-frequency distributions and was confirmed for the first year by in situ rearing of Stage IV lobster collected from the plankton. In every sampling year, some modes (attributed to instars) were apparent in CL-frequency distributions up to 50 mm CL (estimated to be Instar XVI on average). The mean percent molt increment declined gradually from about 23% at Instar IV to about 15% at Instar XV. Strong year-classes could be tracked reasonably well for up to 2-3 yr after settlement. From this point, we projected growth to fishery recruitment and suggest that lobster reach commercial size at a higher instar and older age than previously believed. This is the first study to explain lobster juvenile growth in such detail, and it constitutes an essential step toward the understanding of potential settler-to-recruit relationships.© 2006 Inter-Research.

GENDRON, L., 2006. Assessment of the lobster stocks of the Magdalen Islands (LFA22) in 2005. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Science Advisory Report, 2006/012, 12 p.

Cliquer pour voir tout le texte

GENDRON, L., 2006. Évaluation des populations de homard aux Îles-de-la-Madeleine (ZPH 22) en 2005. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Avis scientifique, 2006/012, 12 p.

Cliquer pour voir tout le texte

GENDRON, L., 2006. Assessment of the lobster stocks of the Gaspé Peninsula (LFAs 19, 20, and 21) in 2005. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Science Advisory Report, 2006/004, 12 p.

Cliquer pour voir tout le texte

GENDRON, L., 2005. Lobster in the Magdalen Islands (LFA 22) in 2004. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Science Advisory Report, 2005/006, 9 p.

Cliquer pour voir tout le texte

GENDRON, L., 2005. Lobster on the North Shore (LFA 15, 16 and 18) and around Anticosti Island (LFA17) in 2004. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Science Advisory Report, 2005/004, 8 p.

Cliquer pour voir tout le texte

GENDRON, L., 2005. Homard des Îles-de-la-Madeleine (ZPH 22) en 2004. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Avis scientifique, 2005/006, 9 p.

Cliquer pour voir tout le texte

GENDRON, L., 2005. Homard de la Gaspésie (ZPH 19, 20AB, 21AB) en 2004. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Avis scientifique, 2005/005, 9 p.

Cliquer pour voir tout le texte

GENDRON, L., 2005. Homard de la Cote-Nord (ZPH 15, 16 et 18) et de l'ile d'Anticosti (ZPH 17) en 2004. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Avis scientifique, 2005/004, 8 p.

Cliquer pour voir tout le texte

GENDRON, L., 2005. Impact of minimum legal size increases on egg-per-recruit production, size structure, and ovigerous females in the American lobster (Homarus americanus) population off the Magdalen Islands (Quebec, Canada): A case study. N. Z. J. Mar. Freshwat. Res., 39 (Spec. Issue 2): 661-674.

GENDRON, L., 2005. Lobster around the Gaspe Peninsula (LFAs 19, 20AB, 21AB) in 2004. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Science Advisory Report, 2005/005, 9 p.

Cliquer pour voir tout le texte

GENDRON, L., G. SAVARD, N. PAILLE, 2004. État des stocks de homard de la Côte-Nord du Québec (Zones 15, 16 et 18) en 2003. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2004/062, 48 p.

Cliquer pour voir tout le texte

Au cours des récentes années, les débarquements de homard provenant de la Côte-Nord ont constitué entre 1 % et 2 % des débarquements du Québec. Les débarquements de la zone 15 ont atteint 30 t en 2003, ce qui est comparable à 2002 et semblable à la moyenne observée entre 1984 et 1993 (35 t). Dans la zone 16, les débarquements ont atteint 8 t en 2003, ce qui est plus faible que la moyenne observée depuis 1984 (13 t). Les débarquements de la zone 18 sont très faibles et ont atteint 2 t en 2003. Les taux de capture provenant de l’échantillonnage en mer dans les zones 15 et 16 ont varié entre 0,2 et 0,4 homard par casier depuis 1993. En 2003 le taux de capture moyen était de 0,3 homard par casier, ce qui est légèrement sous la moyenne de la série (0,33 homard par casier). En 2003, la taille moyenne des homards commerciaux se situait à 87,5 mm comparativement à 83,6 mm en 1997, avant l’augmentation de la taille minimale de capture. Depuis 1998, la taille minimale de capture a été augmentée de 4 mm. Bien que les distributions des fréquences de tailles montrent à l’occasion quelques modes de gros individus, elles reflètent néanmoins des taux d’exploitation élevés. Par ailleurs, aucun jumbo (≥127 mm LC) n’a été observé dans les échantillons en 2003. Au cours des ans, des femelles oeuvées ont été observées dans les captures, principalement vers la fin de la saison de pêche, dans des proportions variant de 5  % à 35  %. Les femelles oeuvées sont cependant peu abondantes et entre 1993 et 2003, seulement 24 femelles oeuvées ont été échantillonnées en moyenne à chaque année. Leur proportion a légèrement augmenté au cours des 3 dernières années. Leur taille moyenne se situe autour de 90 mm. Les observations réalisées en 2003 dans la zone 15 indiquent que la taille à la maturité sexuelle serait atteinte autour de 93 mm. La production d’oeufs par recrue n’a pas été calculée pour les secteurs de la Côte-Nord. En raison de taux d’exploitation relativement élevés et d’une maturité sexuelle tardive, on considère que la production d’oeufs par recrue serait faible comparativement à celle d’un stock vierge. En conséquence, il est recommandé de poursuivre l’augmentation de la taille minimale de capture de façon à favoriser une plus grande production d’oeufs.

GENDRON, L., 2004. Lobster of the Inshore Waters of Quebec in 2003. Science, Stock Status Report, 2004/020, 14 p.

Cliquer pour voir tout le texte

FOGARTY, M. J., L. GENDRON, 2004. Biological reference points for American lobster (Homarus americanus) populations: limits to exploitation and the precautionary approach. Can. J. Fish. Aquat. Sci., 61: 1392-1403.

On a observé durant les dernières décennies, tant au Canada qu’aux Etats-Unis, des changements à grande échelle dans les débarquements et l’abondance du homard d’Amérique (Homarus americanus). La concordance de ces changements dans différentes régions laisse croire que des facteurs communs reliés à l’environnement ou à la pêche agissent sur de grandes surfaces de l’ouest de l’Atlantique Nord. On a émis l’hypothèse que des changements dans les facteurs abiotiques et biotiques expliquent les accroissements récents de la production de homards. L’extension d’aire des homards dans des régions antérieurement peu ou pas occupées semble être un élément important de l’accroissement de la population. Nous examinons les points de référence biologiques utilisés pour les populations du homard d’Amérique aux Etats-Unis et au Canada. Des modèles de production d’œufs par recrue ont servi à déterminer des points de référence limites (F10 % aux Etats-Unis) et des points de référence cibles (accroissement de la production d’œufs par recrue au double de sa valeur en 1995, au Canada). Les modèles de production excédentaire et de rendement par recrue ont aussi été utilisés pour fournir des règles qualitatives de gestion. Nous décrivons les sources d’incertitude dans le développement de points de référence pour le homard d’Amérique basés sur des modèles analytiques en relation avec le principe de précaution. Nous examinons finalement des indicateurs et des points de référence auxiliaires qui pourraient s’appliquer potentiellement aux stocks de homards.©2004 NRC Canada

GENDRON, L., 2004. Homard des eaux côtières du Québec en 2003. Rapport sur l'état des stocks, 2004/020, 14 p.

Cliquer pour voir tout le texte

GENDRON, L., G. SAVARD, N. PAILLE, 2004. Lobster stock status on the Quebec North Shore (LFAs 15, 16 and 18) in 2003. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document, 2004/062, 48 p.

Cliquer pour voir tout le texte

GENDRON, L., 2003. Lobster of the inshore waters of Quebec in 2002. Science, Stock Status Report, 2003/013, 16 p.

Cliquer pour voir tout le texte

GENDRON, L., 2003. Le homard des eaux cotieres du Quebec en 2002. Rapport sur l'état des stocks, 2003/013, 18 p.

Cliquer pour voir tout le texte

GENDRON, L., A.M. WEISE, M. FRECHETTE, P. OUELLET, C.W. McKINDSEY, L. GIRARD, 2003. Evaluation of the potential of cultured mussels (Mytilus edulis) to ingest state I lobster (Homarus americanus) larvae. Can. Ind. Rep. Fish. Aquat. Sci., 274, 20 p.

Cliquer pour voir tout le texte

Au Québec, la mytiliculture est en plein essor et se développe présentement dans des secteurs ou le homard est présent et ou il est probable de retrouver des larves de homard. Les pêcheurs de homard s'interrogent à savoir si la mytiliculture peut représenter un danger pour les larves de homard. Ils évoquent la possibilité que les moules puissent ingérer les larves de homard et causer leur mort. L'objectif de ce projet était d'évaluer si les larves de homard (Homarus americanus) de stade I sont capturées par les moules d'élevage (Mytilus edulis) lorsque places ensemble et de déterminer, le cas échéant, si cette ingestion pouvait tuer ou blesser la larve.

GENDRON, L., A.M. WEISE, M. FRECHETTE, P. OUELLET, C.W. McKINDSEY, L. GIRARD, 2003. Évaluation du potentiel des moules d’élevage (Mytilus edulis) à ingérer des larves de homard (Homarus americanus) de stade I. Rapp. can. ind. sci. halieut. aquat., 274, 20 p.

Cliquer pour voir tout le texte

Au Québec, la mytiliculture est en plein essor et se développe présentement dans des secteurs ou le homard est présent et ou il est probable de retrouver des larves de homard. Les pêcheurs de homard s'interrogent à savoir si la mytiliculture peut représenter un danger pour les larves de homard. Ils évoquent la possibilité que les moules puissent ingérer les larves de homard et causer leur mort. L'objectif de ce projet était d'évaluer si les larves de homard (Homarus americanus) de stade I sont capturées par les moules d'élevage (Mytilus edulis) lorsque places ensemble et de déterminer, le cas échéant, si cette ingestion pouvait tuer ou blesser la larve.

GENDRON, L., G. SAVARD, 2003. État des stocks de homard de la Gaspésie (Zone 19, 20 et 21) en 2002 ; Lobster stock status in the Gaspé (LFAs 19, 20 and 21) in 2002. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche ; DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document, 2003/059, 54 p.

Cliquer pour voir tout le texte

En 2002, les débarquements de homard en Gaspésie ont atteint 789 t, ce qui représente une diminution de 17 % par rapport à 2001. Ils étaient inférieurs de 14 % à la moyenne des années 1990 et du début des années 2000 (1990-2001). Par contre, ils étaient supérieurs de 8 % à la moyenne des vingt-cinq dernières années (1977-2001). En 2002 en Gaspésie, 94 % des débarquements provenaient de la zone 20, 4 % de la zone 19 et 2 % de la zone 21. La baisse des débarquements en 2002 peut être attribuable à une saison de pêche froide, ce qui a pu avoir un effet négatif sur la capturabilité du homard. L’augmentation de la taille minimale de capture de 1 mm peut expliquer jusqu’à 10 % de la baisse dans certains secteurs. La pêche qui a eu lieu à l’automne 2001 dans la zone 21B a prélevé une partie du recrutement de l’année, ce qui a pu affecter les débarquements le printemps suivant dans cette zone. En 2002, la PUE moyenne des homards de taille commerciale était de 0,41 h/c, soit la valeur la plus faible depuis 1986. Elle était inférieure en nombre de 28 % par rapport à la moyenne de la série (1986-2001) et de 18 % en poids. La plus grande taille des homards vient compenser en partie la diminution des nombres. Les PUE mesurées lors de la pêche d’automne de 2001 dans 21B étaient en moyenne sept fois plus élevées que celles du printemps. Avec l’augmentation de la taille minimale de capture, la taille moyenne des homards capturés s’est accrue de 4-5 mm en 2002 par rapport à 1996 dans la zone 20, alors que le poids moyen s’est accru d’environ 15 %. La proportion de homards «market» (3 83 mm) était de 82 % en 2002 par rapport à 49 % en moyenne de 1993 à 1996. Le taux d’exploitation des mâles de taille commerciale a atteint 88 % en 2001 dans la zone 20. L’augmentation de la taille minimale de capture a permis de diminuer le taux d’exploitation à environ 60 % sur la fraction de la population 3 76 mm. Dans la zone 20, les homards « jumbos » (3 127 mm LCT) ne constituaient que 0,04 % des captures (en nombre) en 2002. Dans les zones 19 et 21, la taille moyenne des homards est plus élevée que celle de la zone 20 et on y retrouve aussi plus de jumbos soit 4,5 % et 1,6 % respectivement. Selon le modèle de calcul utilisé pour évaluer la production d’oeufs par recrue, l’augmentation de la taille minimale de 5 mm (de 76 mm à 81 mm) aurait permis d’accroître la production d’O/R de 90 % par rapport à 1996. L’objectif de doubler la production d’oeufs par recrue par rapport au niveau de 1996 sera atteint avec une taille de 82 mm. L’abondance des femelles oeuvées s’est visiblement accrue au cours des dernières années. La production d’oeufs est toutefois réalisée majoritairement par des femelles qui en sont probablement à leur première reproduction (primipares). Les mesures de conservation prises depuis 1997 ont un effet tangible et positif sur les stocks de homard. La production d’oeufs a augmenté et le potentiel de croissance du homard est mieux exprimé. Le doublement de la production d’oeufs par recrue constitue une première cible pour atteindre les objectifs de conservation, qui visent aussi à répartir la production d’oeufs entre les primipares et les multipares et élargir la structure de taille des stocks. Pour le moment, les taux d’exploitation sont toujours très élevés et devraient être réduits car ils mettent la pêche dans une situation de forte dépendance du recrutement annuel. De plus, ils atténuent les bénéfices attendus de l’augmentation de la taille minimale de capture et retardent l’augmentation de la proportion de femelles multipares dans la population.

GENDRON, L., G. SAVARD, 2003. État des stocks de homard aux Îles de la Madeleine (Zone 22) en 2002 ; Lobster stock status in the Magdalen Islands (LFA 22) in 2002. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche ; DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document, 2003/058, 54 p.

Cliquer pour voir tout le texte

Les débarquements de homard aux îles de la madeleine ont atteint 2 024 t en 2002 comparativement à 2 177 t en 2001, ce qui constitue une baisse de 7 %. Le niveau des débarquements observé en 2002 était 4 % sous la moyenne des années 1985-2001 (2 110 t) qui englobent des années où des records historiques dans les débarquements ont été enregistrés. Dans une perspective à plus long terme, les débarquements de 2002 pour l’ensemble des îles de la Madeleine étaient supérieurs de 12 % à la moyenne des 25 dernières années (1977-2001) qui est de 1 812 t. La saison 2002 a été un peu plus froide que par les années passées, ce qui a pu avoir un effet sur la capturabilité. En 2002, pour l’ensemble des Îles, les taux de capture en nombre étaient inférieurs de 13 % à la moyenne de la série (1985-2001), mais supérieurs de 2 % en poids. Tant du côté nord que du côté sud, il y a eu une baisse des PUE en nombre en 2002 par rapport à 2001, mais la baisse des PUE en poids a été un peu moins marquée. La taille moyenne des homards capturés s’est accrue de 5 mm en 2002 par rapport à 1996. Les débarquements de 2002 étaient presque exclusivement (>90 %) constitués de homards «market», i.e. 3 83 mm comparativement à 54 % (sud) et 65 % (nord) en 1996. La proportion de homards de grande taille (jumbos, 3 127 mm LCT) demeure toujours faible (<1 %). Les taux d’exploitation mesurés sur les mâles de taille commerciale demeurent élevés au sud et au nord et dépassent 70 %. L’augmentation de la taille minimale de capture de 76 mm à 82 mm a permis de diminuer le taux d’exploitation à environ 45 % sur la fraction de la population 3 76 mm. Les résultats d’un modèle de simulation montrent que par rapport à 1996, le niveau de production d’oeufs par recrue se serait accru en moyenne de 75 % avec l’augmentation de la taille minimale de capture de 6 mm. L’objectif de doubler la production d’oeufs par recrue serait atteint avec une taille de 83 mm. L’abondance des femelles oeuvées s’est visiblement accrue au cours des dernières années. La production d’oeufs est toutefois réalisée majoritairement par des femelles qui en sont probablement à leur première reproduction (primipares). Les indices de recrutement à la pêche suggèrent que le niveau actuel des débarquements pourrait encore se maintenir en 2003 à un niveau similaire aux dernières années. Cependant, les indices d’abondance des prérecrues et des juvéniles ont montré une diminution lors du relevé au chalut en 2002, suggérant une baisse possible du recrutement à la pêche pour les prochaines années. Les mesures de conservation prises depuis 1997 ont un effet tangible et positif sur les stocks de homard. La production d’oeufs a augmenté et le potentiel de croissance du homard est mieux exprimé. Le doublement de la production d’oeufs par recrue constitue une première cible pour atteindre les objectifs de conservation, qui visent aussi à répartir la production d’oeufs entre les primipares et les multipares et élargir la structure de taille des stocks. Pour le moment, les taux d’exploitation sont toujours très élevés et devraient être réduits car ils mettent la pêche dans une situation de forte dépendance du recrutement annuel. De plus, ils atténuent les bénéfices attendus de l’augmentation de la taille minimale de capture et retardent l’augmentation de la proportion de femelles multipares dans la population.

GENDRON, L., J.-C. BRÊTHES, 2002. Simulations of the impact of different temporal and spatial allocations of fishing effort on fishing mortality in a lobster (Homarus americanus) fishery. Can. J. Fish. Aquat. Sci., 59: 899-909.

Un modèle spatial est proposé pour évaluer l'impact de modifications d'allocation d'effort sur la mortalité par pêche dans une pêcherie de homard d'Amérique (Homarus americanus). Un modèle à deux compartiments (zones du large et côtière) a été développé pour la saison de pêche au homard 1995 aux îles de la Madeleine (Québec). Il prend en compte la migration de l'espèce et la dynamique spatiale et temporelle de l'effort de pêche pour estimer la capturabilité en cours de saison et les taux d'échange entre les deux unités spatiales. Différents scénarios de gestion ont été simulés : réduction de l'effort nominal et modification dans le temps (durée de la saison) et dans l'espace (fermeture de zones) de l'allocation de l'effort. La capturabilité montre un fort patron temporal, étant plus élevée durant les trois premières semaines et diminuant régulièrement ensuite. Le modèle montre une migration continue du large vers la côte en cours de saison et qu'une fraction significative de la biomasse reste au large. De ce fait, réduire l'effort au début de la saison devrait avoir le maximum d'effet sur le taux d'exploitation. Diminuer l'effort au large réduirait aussi significativement ce taux d'exploitation. Concentrer l'effort à la côte, comme cela se passait il y a 25 ans, diminuerait substantiellement le taux d'exploitation. Ce modèle est une première tentative pour analyser la dynamique de la pêcherie au cours d'une saison et pourrait être utile pour évaluer plus en détail l'impact de mesures de gestion.

GENDRON, L., 2002. Lobster of the inshore waters of Quebec in 2001. Science, Stock Status Report, C4-05, 13 p.

Cliquer pour voir tout le texte

GENDRON, L., 2002. Homard des eaux côtières du Québec en 2001. Rapport sur l'état des stocks, C4-05, 14 p.

Cliquer pour voir tout le texte

GENDRON, L., 2001. Homard des eaux côtières du Québec en 2000. Rapport sur l'état des stocks, C4-05, 15 p.

Cliquer pour voir tout le texte

GENDRON, L., P. GAGNON, 2001. Impact de différentes mesures de gestion de la pêche au homard (Homarus americanus) sur la production d'oeufs par recrue. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2369, 31 p.

Cliquer pour voir tout le texte

Un modèle détaillé du cycle vital du homard pour les populations des Îles-de-la-Madeleine et de la Gaspésie, incorporant l'incertitude des paramètres mal estimés ou naturellement variables a été développé et utilisé pour évaluer l'impact de nouvelles mesures de gestion sur la production d'oeufs par recrue (POR). Les mesures de gestion envisagées incluent des restrictions additionnelles sur les tailles de capture (minimale et maximale), la réduction du taux d'exploitation et la protection accrue des femelles par marquage (encoche en V). Les résultats de ces calculs ont servi à l'élaboration des plans de gestion de la pêche mis en place au Québec depuis 1997, dans le but de doubler la POR par rapport au niveau de 1996. Nous présentons également une analyse de risque concernant la gestion de la pêche au homard fondée sur la probabilité de ne pas atteindre un niveau donné de POR.

PAILLE, N., L. GENDRON, 2001. Conception et mise en place de récifs artificiels pour le homard (Homarus americanus) : revue des essais et recommandations. Rapp. can. ind. sci. halieut. aquat., 261, 43 p.

Cliquer pour voir tout le texte

La mise en place de récifs artificiels est de plus en plus considérée comme une option acceptable pour la compensation d'habitats propices au homard qui ont été détruits ou perturbés. La construction de récifs nécessite cependant une bonne connaissance des caractéristiques biologiques et comportementales de l'espèce visée afin de répondre du mieux possible à ses besoins et ainsi favoriser son établissement sur le récif. De plus, une bonne connaissance du milieu récepteur est essentielle au succès des récifs car ultimement, ce sont les conditions qui prévalent dans le milieu qui en détermineront leur efficacité et leur pérennité. Dans ce rapport, sept récifs mis en place au cours des 35 dernières années sont décrits dans le but de faire ressortir les aspects importants à considérer dans le futur pour la conception et la mise en place de récifs artificiels spécifiques au homard. À la lumière de ces exemples, nous présentons une discussion et des recommandations sur les éléments qui devraient être pris en considération dans le choix du site, la construction du récif et pour l'évaluation de la performance du récif, afin de vérifier si les objectifs ont été atteints. La discussion sur le choix du site s'articule autour de six éléments: les conditions physico-chimiques (température, salinité, oxygène, contamination de l'eau et des sédiments), la dynamique des courants à grande et à petite échelles, la dynamique du substrat (érosion et sédimentation), les caractéristiques du substrat, la profondeur du site et la présence de congénères. Les éléments jugés importants pour la construction du récif concernent la nature des matériaux de construction, les dimensions du récif, l'arrangement spatial (déploiement et orientation du récif), le nombre, la forme, les dimensions et l'orientation des abris, ainsi que la colonisation par les autres espèces animales et algales. Au chapitre de l'évaluation de la performance du récif, nous discutons des variables à échantillonner, des techniques et stratégies d'échantillonnage à adopter ainsi que de l'effort d'échantillonnage à déployer, selon le type de récif, des objectifs visés et du degré de précision désiré. Il est certainement possible de créer des récifs artificiels pour le homard qui soient efficaces. Ceux-ci doivent fournir un habitat propice à long terme au homard, adapté aux besoins des stades benthiques successifs. Le succès d'un projet de création de récifs artificiels nécessite une planification responsable et efficace et requière une évaluation scientifiquement rigoureuse de leur performance.

GENDRON, L., P. FRADETTE, G. GODBOUT, 2001. The importance of rock crab (Cancer irroratus) for growth, condition and ovary development of adult American lobster (Homarus americanus). J. Exp. Mar. Biol. Ecol., 262: 221-241.

GENDRON, L., P. GAGNON, 2001. Impact of various fishery management measures on egg production per recruit in American lobster(Homarus americanus). Can. Tech. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2369, 31 p.

Cliquer pour voir tout le texte

Un modèle détaillé du cycle vital du homard pour les populations des Îles-de-la-Madeleine et de la Gaspésie, incorporant l'incertitude des paramètres mal estimés ou naturellement variables a été développé et utilisé pour évaluer l'impact de nouvelles mesures de gestion sur la production d'oeufs par recrue (POR). Les mesures de gestion envisagées incluent des restrictions additionnelles sur les tailles de capture (minimale et maximale), la réduction du taux d'exploitation et la protection accrue des femelles par marquage (encoche en V). Les résultats de ces calculs ont servi à l'élaboration des plans de gestion de la pêche mis en place au Québec depuis 1997, dans le but de doubler la POR par rapport au niveau de 1996. Nous présentons également une analyse de risque concernant la gestion de la pêche au homard fondée sur la probabilité de ne pas atteindre un niveau donné de POR.

GENDRON, L., 2001. Lobster of the inshore waters of Québec in 2000. Science, Stock Status Report, C4-05, 14 p.

Cliquer pour voir tout le texte

GENDRON, L., G. SAVARD, 2000. État des stocks de homard des eaux côtières du Québec en 1999 et suivi des impacts de l'augmentation de la taille minimale de capture. MPO, Secrétariat canadien pour l'évaluation des stocks, Document de recherche ; DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document, 2000/115, 84 p.

Cliquer pour voir tout le texte

Les débarquements de homard au Québec ont atteint 2921 t en 1999, comparativement à 3049 t en 1998 et 2825 t en 1997. Ils sont en baisse depuis le début des années 1990. Les débarquements sont stables depuis 3 ans aux Îles-de-la-Madeleine et se situent autour de 1900 t. Ils sont cependant inférieurs de 34 % au pic atteint en 1992. Les débarquements pour l’ensemble de la Gaspésie sont restés stables en 1999 par rapport à 1998, à environ 950 t. Ils sont au-dessus de la moyenne des 14 dernières années (695 t). Les débarquements de la Côte-Nord et de l’Île d’Anticosti ont baissé en 1999 à 32 t et 89 t respectivement. En 1999, pour l’ensemble des Îles-de-la-Madeleine, les rendements sont demeurés stables par rapport à 1998. Ils sont toutefois en baisse constante depuis 1992 du côté nord. En Gaspésie, dans les zones 20A et 20B, les rendements étaient équivalents à ceux de 1998 et sont au-dessus de la moyenne des 15 dernières années. Les rendements de la zone 21 tout comme ceux de la Côte-Nord (zones 15 et 16) sont demeurés stables en 1999 mais à des niveaux 2 à 3 fois moins élevés que dans les zones 20A et 20B. Nous n’avons pas de mesures de rendements pour les zones 17 (Anticosti), 18 (Côte-Nord) et 19 (Gaspé-Nord). En 1999, suite à l’augmentation de la taille minimale légale, la taille moyenne des homards capturés s’est accrue d’environ 3 mm par rapport à 1996 aux Îles-de-la-Madeleine et en Gaspésie et d’environ 2 mm sur la Côte-Nord. Les taux d’exploitation demeurent élevés aux Îles-de-la-Madeleine (autour de 70 %), en Gaspésie (autour de 75 %) et probablement aussi sur la Côte-Nord. Ils ont augmenté depuis 1995, malgré un contrôle de l’effort nominal, accentuant la dépendance de la pêche sur le recrutement annuel. Le taux d’exploitation est plus faible à l’Île d’Anticosti (environ 20 %). Depuis l’augmentation de la taille minimale de capture de 3 mm, le niveau de production d’œufs par recrue calculé se serait accru de 26 % aux Îles-de-la-Madeleine et de 40 % en Gaspésie par rapport à celui de 1996. Un accroissement de 100 % est visé. Aux Îles-de-la-Madeleine et en Gaspésie, les indices de prérecrues étaient à la hausse suggérant que les niveaux des débarquements en 2000 pourraient être comparables à ceux de 1999. Cependant, la précision des indices de recrutement doit encore être améliorée afin d’accroître la fiabilité des prévisions.

GENDRON, L., R. CAMIRAND, J. ARCHAMBAULT, 2000. Knowledge-sharing between fishers and scientists : towards a better understanding of the status of lobster stocks in the Magdalen Islands. Pages 56-71 in B. Neis & L.F. Felt (ed.). Finding our sea legs : linking fishery people and their knowledge with science and management. ISER Book, St. John's, Newfoundland.

GENDRON, L., 2000. Lobster of the inshore waters of Québec in 1999. Science, Stock Status Report, C4-05, 10 p.

Cliquer pour voir tout le texte

GENDRON, L., 2000. Le homard des eaux côtières du Québec en 1999. Rapport sur l'état des stocks, C4-05, 11 p.

Cliquer pour voir tout le texte

GENDRON, L., 1999. Lobster of the inshore waters of Québec in 1999. Science, Stock Status Report, C4-05, 13 p.

Cliquer pour voir tout le texte

GENDRON, L., 1999. Le homard des eaux côtières du Québec. Rapport sur l'état des stocks, C4-05, 15 p.

Cliquer pour voir tout le texte

GENDRON, L. (éd.), 1998. Proceedings of a workshop on lobster stock enhancement held in the Magdalen Islands (Québec) from October 29 to 31, 1997. Can. Ind. Rep. Fish. Aquat. Sci., 244, 135 p.

Cliquer pour voir tout le texte

Un atelier de travail sur l'ensemencement des stocks de homard a eu lieu aux Îles-de-la-Madeleine (Québec) du 29 au 31 octobre 1997 à la demande de l'Association des pêcheurs propriétaires des Îles-de-la-Madeleine (APPIM). Par cet atelier, les dirigeants de l'APPIM désiraient se mettre au fait des toutes dernières techniques utilisées dans le domaine de l'élevage larvaire, la production de juvéniles et l'ensemencement de ceux-ci sur des fonds naturels ou sur des récifs artificiels et entendre les experts se prononcer sur les problèmes rencontrés, les solutions qui ont été apportés et sur les écueils à éviter. L'APPIM désirerait recourir à ce type d'intervention dans le but de stabiliser les débarquements de homard aux Îles-de-la-Madeleine. Des experts européens du Royaume-Uni, de l'Irlande, de la France et de la Norvège ont présenté les expériences réalisées avec le homard européen Homarus Gammarus et des experts nord-américains ont présenté les essais effectués aux États-Unis et au Canada avec le homard américain Homarus americanus. Une revue de l'état de nos connaissances sur le homard des Îles-de-la-Madeleine a été faite par les scientifiques québécois et par la suite, l'APPIM a présenté son projet qui a été soumis à une discussion générale. Les conférences et les discussions ont fait le point sur de nombreuses questions techniques et ont amené les participants à jeter un regard critique sur ce type d'interventions afin d'en évaluer les bénéfices et d'en comprendre les risques et les impacts. Les connaissances acquises au cours de cet atelier aideront l'APPIM à définir et à élaborer un projet raisonné, réaliste et réalisable, conçu de façon à assurer un rendement maximal au point de vue des retombées à moyen et long terme pour l'industrie et pour la communauté des Îles-de-la-Madeleine.

GENDRON, L., 1998. Rock crab of the inshore waters of Québec. Science, Stock Status Report, C4-02, 8 p.

Cliquer pour voir tout le texte

GENDRON, L., 1998. Le crabe commun des eaux côtières du Québec. Rapport sur l'état des stocks, C4-02, 9 p.

Cliquer pour voir tout le texte

GENDRON, L., S. BRULOTTE, C. CYR, G. SAVARD, 1998. Développement de la pêche et état de la ressource de crabe commun (Cancer irroratus) en Gaspésie et aux Iles-de-la-Madeleine (Québec) de 1995 à 1997. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2248, 37 p.

Cliquer pour voir tout le texte

L'exploitation du crabe commun le long de la côte atlantique canadienne est relativement récente. Elle a débuté de façon expérimentale dans le sud du golfe du Saint-Laurent en 1974. Au Québec, le développement de marchés a été plus tardif et la pêche n'a réellement débuté qu'en 1988. Cependant, après seulement deux années d'exploitation, faute d'acheteurs, les activités de pêche ont pratiquement cessé. L'exploitation de crabe commun a cependant pris un second envol en 1995. Au tout début de l'exploitation, le Ministère des Pêches et des Océans (MPO) a mis sur pied un plan de gestion visant à contrôler le développement de cette nouvelle pêche et à maintenir le potentiel reproducteur de la population. La pêche est présentement réglementée par une taille minimale de capture fixée à 102 mm (4 po.) de largeur de carapace, l'interdiction de débarquer les femelles, l'utilisation d'un engin sélectif minimisant les captures accidentelles de homard, et la limitation du nombre de casiers. Le nombre de permis est limité et dans certains secteurs, les prises le sont également. En 1997, les débarquements de crabe commun au Québec ont atteint 1 040 t, une augmentation de 51 % par rapport à 1996. En Gaspésie, les débarquements ont totalisé 592 t, ce qui représente 57 % des débarquements du Québec. En 1997, aux Îles-de-la-Madeleine, les débarquements ont augmenté de 125 % comparativement à 1996. Ils ont atteint 448 t, comptant pour 43 % des débarquements du Québec. La pêche au crabe commun est encore en expansion et l'ouverture en 1997 de nouvelles zones de pêche a contribué à l'augmentation des débarquements. En Gaspésie, les taux de capture ont diminué depuis 1995, et ce, de façon importante dans certaines zones. Aux Îles-de-la-Madeleine, les taux de capture ont aussi diminué en 1997 par rapport à 1996, mais demeurent cependant semblables à ceux observés en 1995. La diminution des taux de capture peut refléter un effet de déplétion de la biomasse accumulée de ces stocks vierges. Elle pourrait également être due à des changements dans les patrons spatio-temporels de pêche en relation avec les déplacements saisonniers du crabe commun, ou à des changements dans les patrons d'abondance qui pourraient être cycliques. Il est présentement difficile de déceler à coup sûr des effets de l'exploitation. Nous insistons sur la nécessité de développer lentement et prudemment cette exploitation en raison des inquiétudes soulevées quant à l'impact possible de l'exploitation du crabe commun sur le homard. Les deux espèces montrent suffisamment d'interactions pour justifier une gestion serrée et prudente de la pêche au crabe commun.

GENDRON, L., 1998. Status of the Magdalen Islands lobster (Homarus americanus) stock and conservation strategy. Pages 95-99 in L. Gendron (ed.). Proceedings of a Workshop on Lobster Stock Enhancement held in the Magdalen Islands (Québec) from October 29 to 31, 1997. Dept. of Fisheries and Oceans (Can. Ind. Rep. Fish. Aquat. Sci., 244).

GENDRON, L., 1998. Lobster of the inshore waters of Québec. Science, Stock Status Report, C4-05, 12 p.

GENDRON, L. (éd.), 1998. Compte-rendu d'un atelier de travail sur l'ensemencement des stocks de homard, tenu aux Îles-de-la-Madeleine (Québec) du 29 au 31 octobre 1997. Rapp. can. ind. sci. halieut. aquat., 244, 143 p.

Cliquer pour voir tout le texte

Un atelier de travail sur l'ensemencement des stocks de homard a eu lieu aux Îles-de-la-Madeleine (Québec) du 29 au 31 octobre 1997 à la demande de l'Association des pêcheurs propriétaires des Îles-de-la-Madeleine (APPIM). Par cet atelier, les dirigeants de l'APPIM désiraient se mettre au fait des toutes dernières techniques utilisées dans le domaine de l'élevage larvaire, la production de juvéniles et l'ensemencement de ceux-ci sur des fonds naturels ou sur des récifs artificiels et entendre les experts se prononcer sur les problèmes rencontrés, les solutions qui ont été apportés et sur les écueils à éviter. L'APPIM désirerait recourir à ce type d'intervention dans le but de stabiliser les débarquements de homard aux Îles-de-la-Madeleine. Des experts européens du Royaume-Uni, de l'Irlande, de la France et de la Norvège ont présenté les expériences réalisées avec le homard européen Homarus Gammarus et des experts nord-américains ont présenté les essais effectués aux États-Unis et au Canada avec le homard américain Homarus americanus. Une revue de l'état de nos connaissances sur le homard des Îles-de-la-Madeleine a été faite par les scientifiques québécois et par la suite, l'APPIM a présenté son projet qui a été soumis à une discussion générale. Les conférences et les discussions ont fait le point sur de nombreuses questions techniques et ont amené les participants à jeter un regard critique sur ce type d'interventions afin d'en évaluer les bénéfices et d'en comprendre les risques et les impacts. Les connaissances acquises au cours de cet atelier aideront l'APPIM à définir et à élaborer un projet raisonné, réaliste et réalisable, conçu de façon à assurer un rendement maximal au point de vue des retombées à moyen et long terme pour l'industrie et pour la communauté des Îles-de-la-Madeleine.

GENDRON, L., 1998. Le homard des eaux côtières du Québec. Rapport sur l'état des stocks, C4-05, 13 p.

Cliquer pour voir tout le texte

GENDRON, L., 1997. Le homard des eaux côtières du Québec. Rapport sur l'état des stocks, C4-05, 10 p.

Cliquer pour voir tout le texte

GENDRON, L., J. ARCHAMBAULT, 1997. Change in fishing capacity in the American lobster (Homarus americanus) fishery of the Magdalen Islands (Quebec) from 1975 to 1995. Can. Tech. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2189, 16 p.

Cliquer pour voir tout le texte

Les débarquements de homard ont augmenté régulièrement entre le milieu des années 70 et le début des années 90 tant aux Iles-de-la-Madeleine que sur l'ensemble de la côte atlantique. Plusieurs hypothèses ont été avancées afin d'expliquer cette augmentation. Mis à part certains facteurs environnementaux qui auraient pu favoriser le recrutement du homard, on a aussi postulé que cette augmentation pouvait être attribuable en partie à une augmentation de la capacité de pêche de la flottille. Afin de décrire les changements apportés à l'équipement et aux pratiques de pêche depuis le milieu des années 70, nous avons interrogé directement 40 pêcheurs provenant des 12 quais de pêche des Iles-de-la-Madeleine. Les 325 pêcheurs des Iles-de-la-Madeleine qui pêchent chacun avec 300 casiers pendant les 9 semaines que dure la saison de pêche, ont depuis 1975, accru leur efficacité de pêche de manière significative. Des changements apportés aux bateaux de pêche (taille, puissance, robustesse), l'utilisation de systèmes de navigation électronique et de sondeuses couleur a rendu le pêcheur de homard beaucoup plus mobile qu'auparavant, ce qui lui a permis d'évoluer d'une stratégie de pêche d'interception à une stratégie de pêche de poursuite. Des modifications ont aussi été apportées aux casiers (taille, poids, anneau d'entrée, proportions, design) ainsi qu'au niveau de la méthode de pêche de ce casier devenu plus performant (organisation des casiers sur les lignes, positionnement stratégique), contribuant à augmenter les taux de capture. Tous ces changements se sont faits à une période qui coïncide avec l'augmentation des débarquements. L'expansion des fonds de pêche ainsi que l'adoption d'une stratégie de poursuite ont certes contribué à cette augmentation.

GENDRON, L., J. ARCHAMBAULT, 1997. Évolution de la capacité de pêche au homard américain (Homarus americanus) aux Îles-de-la-Madeleine (Québec) au cours de la période 1975-1995. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2189, 16 p.

Cliquer pour voir tout le texte

Les débarquements de homard ont augmenté régulièrement entre le milieu des années 70 et le début des années 90 tant aux Iles-de-la-Madeleine que sur l'ensemble de la côte atlantique. Plusieurs hypothèses ont été avancées afin d'expliquer cette augmentation. Mis à part certains facteurs environnementaux qui auraient pu favoriser le recrutement du homard, on a aussi postulé que cette augmentation pouvait être attribuable en partie à une augmentation de la capacité de pêche de la flottille. Afin de décrire les changements apportés à l'équipement et aux pratiques de pêche depuis le milieu des années 70, nous avons interrogé directement 40 pêcheurs provenant des 12 quais de pêche des Iles-de-la-Madeleine. Les 325 pêcheurs des Iles-de-la-Madeleine qui pêchent chacun avec 300 casiers pendant les 9 semaines que dure la saison de pêche, ont depuis 1975, accru leur efficacité de pêche de manière significative. Des changements apportés aux bateaux de pêche (taille, puissance, robustesse), l'utilisation de systèmes de navigation électronique et de sondeuses couleur a rendu le pêcheur de homard beaucoup plus mobile qu'auparavant, ce qui lui a permis d'évoluer d'une stratégie de pêche d'interception à une stratégie de pêche de poursuite. Des modifications ont aussi été apportées aux casiers (taille, poids, anneau d'entrée, proportions, design) ainsi qu'au niveau de la méthode de pêche de ce casier devenu plus performant (organisation des casiers sur les lignes, positionnement stratégique), contribuant à augmenter les taux de capture. Tous ces changements se sont faits à une période qui coïncide avec l'augmentation des débarquements. L'expansion des fonds de pêche ainsi que l'adoption d'une stratégie de poursuite ont certes contribué à cette augmentation.

GENDRON, L., 1997. Lobster of the inshore waters of Québec. Science, Stock Status Report, C4-05, 9 p.

Cliquer pour voir tout le texte

GENDRON, L., 1996. Québec lobster. DFO, Atlantic Fisheries, Stock Status Report, 96/3, 10 p.

GENDRON, L., 1996. État des stocks de homard des côtes du Québec en 1995 et analyse des mesures de conservation. MPO, Pêches de l'Atlantique, Document de recherche, 96/123, 55 p.

En 1995, les débarquements de homard au Québec ont augmenté de 6,5 % par rapport à 1994. On se rappelle qu'en 1994, les débarquements avaient diminué de 18 % par rapport à 1993. Ils ont atteint 3177 t en 1995, comparativement à 2982 t en 1994. Aux Îles-de-la-Madeleine, les captures ont augmenté de 4,6 % par rapport à l'année précédente, passant de 2007 t en 1994 à 2099 t en 1995. En Gaspésie, les captures ont augmenté considérablement en 1995, par rapport à 1994. Elles ont atteint 951 t en 1995, comparativement à 806 t en 1994, soit une augmentation de 18 %. En 1995, les PUE enregistrées au début de la saison aux Îles-de-la-Madeleine étaient assez élevées (1,44 homards/casier/jour). Elles ont suivi la même tendance que par les années passées, soit une diminution à mesure que la saison de pêche progressait. Les PUE enregistrées environ deux semaines avant la fermeture de la pêche étaient trois fois et demie plus faibles qu'en début de saison (0,42 homard/casier/jour), indiquant une raréfaction des homards disponibles à la pêche. En Gaspésie, les PUE observées en 1995 en début de saison de pêche étaient deux fois plus élevées que ce qui a été observé depuis 1988. En 1995, en début de saison, la température sur les fonds de pêche était plus chaude qu'en 1994 ce qui pourrait expliquer en partie les taux de capture élevés. Les taux de capture obtenus sur la Côte-Nord sont nettement inférieurs à ceux observés dans les autres régions. Ils se comparent à ceux obtenus en fin de saison en Gaspésie ou aux Îles-de-la-Madeleine. En 1994, aux Îles-de-la-Madeleine, le taux d'exploitation a été de 69 % dans la partie sud et de 52 % dans la partie nord. Entre 1985 et 1994 le taux d'exploitation moyen calculé dans ces deux secteurs était de 64 % et 53 % respectivement. En Gaspésie, le taux d'exploitation est généralement plus élevé. La moyenne observée entre 1986 et 1994 est de 73 %. En 1994, le taux d'exploitation était le plus faible enregistré depuis 1986, soit de 67 %. En 1995, le nombre de prérecrues estimé était plus élevé qu'en 1994 aux Îles-de-la-Madeleine et en Gaspésie, ce qui pourrait laisser présager une augmentation des débarquements pour 1996. Le Conseil pour la conservation des ressources halieutiques (CCRH) a déposé en novembre 1995 un rapport sur la conservation du homard dans lequel il propose des mesures de conservation visant entre autres à accroître le rendement en œuf par recrue à un niveau de 5 % d'un stock non pêché. Ces mesures incluent l'augmentation de la taille minimale de capture, le marquage des femelles oeuvées (V-notch), l'imposition d'une taille maximale, la réduction du taux d'exploitation, la fermeture de secteurs à la pêche et l'utilisation de casiers davantage sélectifs. Le CCRH propose par ailleurs que le choix des mesures de conservation soit laissé à l'industrie. Des calculs de rendement en œufs par recrue ont été faits pour les stocks de homard des parties nord et sud des Îles-de-la-Madeleine et de la Gaspésie afin de déterminer l'efficacité des différentes mesures de gestion proposées par le CCRH. Ces données permettront à l'industrie de guider ses choix en vue d'atteindre les objectifs de conservation.

GENDRON, L., 1996. Le crabe commun du Québec. MPO, Pêches de l'Atlantique, Rapport sur l'état des stocks, 96/5, 7 p.

GENDRON, L., 1996. Québec rock crab. DFO, Atlantic Fisheries, Stock Status Report, 96/5, 7 p.

GENDRON, L., 1996. Le homard du Québec. MPO, Pêches de l'Atlantique, Rapport sur l'état des stocks, 96/3, 11 p.

GENDRON, L., J.-P. DALLAIRE, G. SAVARD, 1995. Lobster on the Québec coast (fishing areas 15 to 22). Pages 27-54 in L. Savard (ed.). Status report on invertebrates in 1994 : crustaceans and molluscs on the Québec coast, northern shrimp and zooplankton in the estuary and Gulf of St. Lawrence. DFO (Can. Manuscr. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2323).

GENDRON, L., J.-P. DALLAIRE, G. SAVARD, 1995. Homard des côtes du Québec (zones de pêche 15 à 22). Pages 28-56 in L. Savard (éd.). Rapport sur l'état des invertébrés en 1994 : crustacés et mollusques des côtes du Québec, crevette nordique et zooplancton de l'estuaire et du golfe du Saint-Laurent. MPO (Rapp. manus. can. sci. halieut. aquat., 2323).

GENDRON, L., P. FRADETTE, 1995. Revue des interactions entre le crabe commun (Cancer irroratus) et le homard américain (Homarus americanus), dans le contexte du développement d'une pêche au crabe commun au Québec. Rapp. manus. can. sci. halieut. aquat., 2306, 47 p.

Cliquer pour voir tout le texte

Au cours des dernières années, des efforts significatifs ont été déployés au Québec afin de structurer et de mettre sur pied une exploitation dirigée sur le crabe commun. Cependant, un certain nombre de pêcheurs ont manifesté une certaine réticence à exploiter cette espèce notamment parce qu'ils appréhendent que son exploitation puisse nuire au homard. Le présent document tente de faire le point sur les interactions existant entre le crabe commun et le homard américain afin de mieux comprendre les liens qui unissent ces deux espèces. Les bénéfices et les pertes que pourraient subir les populations de homard suite à une exploitation du crabe commun sont discutés dans le document. Des impacts négatifs sur le homard pourraient être attendus seulement si la quantité de petits crabes, c'est-à-dire ceux sur lesquels les homards exercent une prédation, diminuait à tel point qu'ils deviendraient moins accessibles au homard. Le cas échéant, il est probable que le homard ait un niveau de croissance et de reproduction plus faible. La consommation de proies alternatives en quantité suffisante pourrait ne pas compenser totalement l'absence d'une proie de qualité comme le crabe commun. Il est probable aussi qu'en l'absence de crabe commun, les prédateurs friands de décapodes augmentent leur pression de prédation sur le homard. Il n'est pas possible de déterminer le niveau d'abondance de crabe commun en-deçà duquel cette ressource deviendrait limitante et occasionnerait les effets mentionnés ci-haut. Il n'est pas possible non plus de déterminer le niveau de stock parental nécessaire au maintien d'une production suffisante de crabe commun. Le crabe commun et le homard montrent suffisamment d'interactions pour justifier une gestion serrée et prudente du crabe commun afin de prévenir tout impact négatif.

LAMBERT, J.-D., L. GENDRON, 1994. Whelk on the Québec coast (fishing areas 1 to 15). Pages 71-81 in L. Savard (ed.). Status report in invertebrates 1993 : crustaceans and molluscs on the Québec coast and northern shrimp in the Estuary and Gulf of St. Lawrence. DFO (Can. Manuscr. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2257).

GENDRON, L., C. CYR, 1994. Distribution bathymétrique et saisonnière du crabe commun (Cancer irroratus) au large de l'Anse-à-Beaufils, Québec. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2014, 53 p.

Cliquer pour voir tout le texte

La distribution du crabe commun le long des côtes québécoises a été examinée dans le but de décrire son patron de migration saisonnière. Plus spécifiquement, nous voulions vérifier l'hypothèse selon laquelle le crabe commun effectuerait des déplacements bathymétriques saisonniers l'amenant à être concentré en eau peu profonde au printemps, et à se disperser au cours de l'été. Une pêche par casier a été réalisée en 1991, au large d'Anse-à-Beaufils au cours des mois d'avril, août, septembre et octobre. D'autres observations ont aussi été effectuées au printemps à Carleton, ainsi qu'à Caraquet et Ste-Marie-sur-mer au Nouveau-Brunswick. L'étude a été réalisée à l'aide de casiers de type japonais, de forme conique. Des données ont également été recueillies à l'aide d'un chalut à bâton et en plongée sous-marine. Au printemps, les crabes communs se retrouvent en grande abondance à faible profondeur (10 m), sur des substrats meubles, où ils auraient vraisemblablement passé l'hiver. Ils se disperseraient au cours de l'été vers des eaux plus profondes, possiblement supérieures à 40 m de profondeur. Les crabes se rapprocheraient des côtes de nouveau à l'automne et s'y concentreraient jusqu'au printemps suivant. L'utilisation des substrats meubles dès la fin de l'automne et jusqu'au printemps suivant présenterait certains avantages pour le crabe au moment de sa mue, au cours de laquelle il trouve une protection en s'enfouissant dans le sédiment. Bien que les densités observées à Ste-Marie-sur-mer et Caraquet étaient très faibles comparativement à Anse-à-Beaufils, on a toutefois observé que localement, les plus fortes concentrations printanières étaient toujours associées à des substrats meubles (sable-vase), situés généralement à faible profondeur. La dispersion des crabes observée pendant la saison estivale serait conditionnée par un processus d'évitement d'eaux relativement plus chaudes (> 12 °C). La période de mue étant passée, la dépendance pour un substrat meuble serait moins forte et l'on retrouverait les crabes sur différents types de substrats, selon leur disponibilité et selon leur accessibilité. Ces informations viennent s'ajouter à notre connaissance jusqu'ici incomplète de la nature et de la dynamique des stocks de crabe commun le long de nos côtes. La connaissance des patrons de distribution du crabe commun, desquels dépendent directement les rendements d'une pêche devrait permettre aux éventuels utilisateurs de cette ressource de mieux planifier leurs activités de capture.

GENDRON, L., S. ROBINSON (ed.), 1994. The development of underutilized invertebrate fisheries in Eastern Canada : workshop proceedings, Moncton, New Brunswick, 23-25 November 1993. Can. Manuscr. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2247, 129 p.

Cliquer pour voir tout le texte

Un atelier de travail a eu lieu à Moncton au Nouveau- Brunswick, du 23 au 25 novembre 1993. Les objectifs spécifiques de cet atelier étaient d'examiner les approches de gestion et de recherche concernant les espèces sous-utilisées et de discuter de la possibilité d'établir des lignes directrices pour un développement rationnel et contrôlé de ces nouvelles exploitations. Au total, 17 communications ont été présentées à l'intérieur de 5 différentes sessions, soit:(1) approches de gestion et de recherche; (2) étude de cas - Crustacés; (3) étude de cas - Mollusques et Échinodermes; (4) considérations biologiques et sociologiques liées au développement de nouvelles exploitations et finalement; (5) une table ronde sur l'établissement de lignes directrices et de recommandations pour le développement de nouvelles exploitations.

GENDRON, L., C. CYR, P. FRADETTE, 1994. Détermination du potentiel de pêche au homard (Homarus americanus) le long du versant nord de la péninsule gaspésienne. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 1980, 35 p.

Cliquer pour voir tout le texte

Des travaux ont été réalisés au cours de l'été 1993 afin de déterminer s'il y avait dans le secteur de Gaspé-Nord, entre Capucins et Gros Morne, des concentrations de homard susceptibles de supporter une pêche commerciale et le cas échéant, de déterminer le type de pêche qui pourrait y être réalisé. La pêche exploratoire s'est déroulée du 5 juillet au 7 août 1993. Dans un premier temps, la pêche s'est déroulée le long de transects déterminés, et dans un second temps, les pêcheurs déterminaient eux-mêmes les sites de pêche à l'intérieur de la zone allouée. Au cours de la première phase (pêche dirigée), 8 homards ont été capturés pour un total de 1229 casiers levés. Au cours de la seconde phase (pêche libre), il s'est capturé 216 homards, pour un total de 3381 casiers levés. Les captures ont été réalisées principalement à faible profondeur (3,6 à 10 m) dans la zone 5 (Rivière-à-Claude à Gros Morne). Les homards capturés étaient d'assez grande taille (moyenne de 95,0 et 97,7 mm LCT pour les femelles et les mâles respectivement). De façon générale, la biomasse de homard dans cette région est très faible, la croissance présumément lente et le potentiel reproducteur faible. La présence de quelques homards de petite taille (60 mm LCT) suggère qu'il pourrait y avoir recrutement local de jeunes homards. Par contre, la production locale de larves est vraisemblablement tôt au tard exportée. Le stock présent serait donc tributaire d'une production provenant d'autres régions, soit par apport larvaire ou par migration des homards au stade benthique. L'ensemble des données recueillies laisse envisager que l'exploitation qui pourrait y être pratiquée serait de faible envergure et possiblement de courte durée si le recrutement est sporadique ou très lent. La mise en place de mesures de conservation de la ressource, par le biais de la protection du potentiel reproducteur est discutable. Tout d'abord, la capacité reproductive de cette population est mise en doute et deuxièmement, ces mesures n'auraient pas d'impact local. Elles pourraient seulement être bénéfiques pour des populations qui seraient tributaires de la population de Gaspé-Nord, et il est peu probable qu'il s'en trouve.

GENDRON, L., 1994. Homard des côtes du Québec (zones de pêche 15 à 22). Pages 24-45 in L. Savard (éd.). Rapport sur l'état des invertébrés en 1993 : crustacés et mollusques des côtes du Québec et crevette nordique de l'estuaire et du golfe du Saint-Laurent. MPO (Rapp. manus. can. sci. halieut. aquat., 2257).

GENDRON, L., 1994. Lobster on the Québec coast (fishing areas 15 to 22). Pages 21-39 in L. Savard (ed.). Status report in invertebrates 1993 : crustaceans and molluscs on the Québec coast and northern shrimp in the Estuary and Gulf of St. Lawrence. DFO (Can. Manuscr. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2257).

GENDRON, L., P. FRADETTE, 1994. A review of the interactions between rock crab Cancer irroratus and lobster Homarus americanus and examination of the possible impacts of rock crab fishing on lobster resource. Pages 45-51 in L. Gendron & S. Robinson (ed.). The development of underutilized invertebrate fisheries in eastern Canada. DFO (Can. Manus. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2247).

GENDRON, L., L. SAVARD, D. BOISVERT, J.-M. NADEAU, 1994. Overview of the development of underutilized species fisheries in the Québec Region. Pages 13-17 in L. Gendron & S. Robinson (ed.). The development of underutilized invertebrate fisheries in eastern Canada. DFO (Can. Manus. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2247).

LAMBERT, J.-D., L. GENDRON, 1994. Buccin des côtes du Québec (zones de pêche 1 à 15). Pages 81-92 in L. Savard (éd.). Rapport sur l'état des invertébrés en 1993 : crustacés et mollusques des côtes du Québec et crevette nordique de l'estuaire et du golfe du Saint-Laurent. MPO (Rapp. manus. can. sci. halieut. aquat., 2257).

GENDRON, L., J.-P. DALLAIRE, G. SAVARD, 1994. État des stocks de homard des côtes du Québec et analyse des problématiques régionales. MPO, Pêches de l'Atlantique, Document de recherche, 94/7, 68 p.

Les débarquements de homard au Québec ont augmenté régulièrement au cours des 20 dernières années, atteignant 3835 t en 1992. En 1993, ils ont chuté de 7 % par rapport à l'année dernière, atteignant 3552 t. Aux Îles-de-la-Madeleine, les débarquements ainsi que les indices d'abondance provenant de l'échantillonnage en mer et des pêcheurs-repères ont montré une diminution par rapport à 1992. Malgré cette diminution, les niveaux des débarquements et de l'abondance sont encore très élevés, si l'on considère les cinquante dernières années. Les indices de recrutement obtenus de l'échantillonnage en mer, i.e. les PUE des prérecrues (67-75 mm LCT) sont plus faibles en 1993 qu'ils ne l'étaient en 1992. Une diminution de cet indice en 1993 laisse présager une diminution des débarquements pour 1994. En Gaspésie, en 1993, les débarquements ont diminué de 10 %. Les indices d'abondance obtenus du programme pêcheurs-repères ont aussi montré une diminution en 1993 par rapport à 1992. Les PUE de l'échantillonnage commercial, quoique légèrement plus élevées qu'en 1992, restent faibles en début de saison, si l'on compare à la moyenne des 8 dernières années. Les printemps ont été plus froids ces deux dernières années, ce qui a pu réduire la capturabilité du homard en début de saison. La prédiction des débarquements de homard une année à l'avance pour la Gaspésie, basée sur la relation entre le nombre de prérecrues l'année précédente ne semble pas aussi évidente qu'aux Îles-de-la-Madeleine. Il est donc difficile de prévoir ce qui se passera en 1994. On attribue l'augmentation récente des débarquements à une plus grande biomasse de homard sur les fonds. Le fait que l'augmentation des débarquements ait été observée sur l'ensemble de l'aire de distribution du homard, laisse croire à l'influence de variables communes ayant favorisé le recrutement du homard à grande échelle. On croît aussi que l'augmentation récente des débarquements peut s'expliquer en partie par une augmentation de certaines composantes de l'effort de pêche, ayant notamment permis l'exploitation de nouveaux fonds. De façon générale, les taux d'exploitation que subissent les populations de homard des côtes du Québec sont élevées et se traduisent par la dépendance du succès de la pêche sur l'abondance des homards qui atteignent la taille commerciale une année donnée. Cette situation de dépendance apparaît plus grande en Gaspésie qu'aux Îles-de-la-Madeleine. Des efforts de recherche sont présentement déployés dans le but de prévoir, plusieurs années à l'avance (1 à 4 ans), le recrutement à la pêche.

GENDRON, L., J.-P. DALLAIRE, 1992. Effet de l'augmentation de la taille des casiers sur l'effort de pêche et le taux d'exploitation des stocks de homard Homarus americanus sur les côtes du Québec. CSCPCA doc. rech., 92/117, 22 p.

GENDRON, L., 1992. Determination of the size at sexual maturity of the waved whelk, Buccinum undatum Linnaeus, 1758, in the Gulf of St. Lawrence, as a basis for the establishment of a minimum catchable size. J. Shellfish Res., 11: 1-7.

GENDRON, L., 1992. Détermination d'une taille minimale de capture pour le crabe commun Cancer irroratus dans la baie des Chaleurs, Québec, à partir d'une analyse de rendement par recrue : analyse préliminaire. CSCPCA doc. rech., 92/43, 17 p.

ENNIS, J., K. DRINKWATER, P. OUELLET, P. BRUNEL, M. FRÉCHETTE, D. GAUTHIER, L. GENDRON, J. HIMMELMAN, C. HUDON, I. McQUINN, L. SAVARD, J. WORMS, 1991. Report of the Workshop on Invertebrates. Pages 47-54 in J.-C. Therriault (ed.). The Gulf of St. Lawrence : small ocean or big estuary ? Dept. of Fisheries and Oceans (Can. Spec. Publ. Fish. Aquat. Sci., 113).

ENNIS, J., K. DRINKWATER, P. OUELLET, P. BRUNEL, M. FRÉCHETTE, D. GAUTHIER, L. GENDRON, J. HIMMELMAN, C. HUDON, I. McQUINN, L. SAVARD, J. WORMS, 1991. Rapport de l'atelier de travail sur les invertébrés. Pages 47-54 in J.-C. Therriault (éd.). Le golfe du Saint-Laurent : petit océan ou grand estuaire? Ministère des pêches et des océans (Publ. spéc. can. sci. halieut. aquat., 113).

GENDRON, L., S. HÉBERT, 1991. Rendement et sélectivité de sept différents types de casiers utilisés pour la pêche au crabe commun Cancer irroratus et caractérisation des prises incidentes de homards Homarus americanus. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 1773, 22 p.

Cliquer pour voir tout le texte

Une étude du rendement et de la sélectivité de 7 différents types de casiers utilisés pour la pêche au crabe commun Cancer irroratus a été réalisée dans la baie des Chaleurs en juin et en août 1989. En ce qui concerne les rendements en crabes, ce sont les casiers de forme conique qui en ont capturé le plus, indépendamment du type d'entrée, de la présence d'évents d'échappement ou de la pente d'accès à l'entrée du casier. La capture de mâles de taille commerciale (largeur de la carapace est plus petit ou égal à 89 mm) variait entre 20 et 27 crabes/casier/jour pour ces types de casiers. Les casiers à homard standards et modifiés ont récolté en moyenne de 6 à 11 crabes/casier/jour. Le casier à homard modifié n'a récolté aucun homard, bien que la présence de cette espèce sur le fond ait été confirmée par les captures réalisées à l'aide du casier à homard standard (4,8 homards/casier/jour en moyenne, en août sur fond de sable). Sur fond de sable, les casiers de forme conique munis d'évents d'échappement, avec un cône d'entrée placé sur le dessus, ont capturé environ 20 fois moins de homards que les casiers à homard standards. Les casiers coniques auxquels on a intégré une entrée rectangulaire (2 types différents) sont ceux qui permettent de capturer le plus de crabes tout en minimisant les captures incidentes de homards. Ces casiers sont cependant plus difficiles à manipuler. Pour des raisons pratiques, nous recommandons l'utilisation d'un casier conique avec un cône d'entrée sur le dessus, même s'ils permettent la capture d'une certaine quantité de homards. Cette quantité peut néanmoins être minimisée par l'installation d'évents d'échappement en nombre et de dimensions appropriés.

GENDRON, L., 1991. Gestion de l'exploitation du buccin Buccinum undatum au Québec : détermination d'une taille minimale de capture. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 1833, 40 p.

Cliquer pour voir tout le texte

Dans le but d'instaurer une taille minimale de capture pour la pêcherie du buccin Buccinum undatum au Québec, des travaux ont porté sur 1) la détermination de la taille de l'âge à la maturité sexuelle et 2) la sélectivité et le rendement de casiers munis de différents maillages (1/24", 1/2", 1", 2" et 3") de façon à pouvoir recommander un maillage qui permettrait de réduire la capture de buccins immatures. L'instauration d'une taille minimale de capture se situant idéalement autour de 75 mm (3'') (hauteur coquille) pour le nord du Golfe et autour de 65 mm (2-1/2") aux Iles-de-la-Madeleine est recommandée afin de protéger une partie du stock reproducteur. L'application d'une telle mesure de gestion ne pourra se faire qu'avec la participation de pêcheurs qui auront à rejeter en mer les individus dont la taille n'atteint pas celle prescrite. En effet, il n'existe pas de maillage, parmi ceux qui ont été testés, empêchant la capture de petits buccins tout en maximisant le rendement en gros buccins. Une telle mesure de gestion aura des répercussions importantes sur les activités de pêche. L'instauration d'une taille minimale de capture peut signifier dans certains cas le rejet d'une forte proportion de la capture.

GENDRON, L., 1989. Seasonal growth of kelp Laminaria longicruris in Baie des Chaleurs, Québec, in relation to nutrient and light availability. Bot. Mar., 32: 345-354.

McQUINN, I.H., L. GENDRON, J.H. HIMMELMAN, 1988. Area of attraction and effective area fished by a whelk (Buccinum undatum) trap under variable conditions. Can. J. Fish. Aquat. Sci., 45: 2054-2060.

GENDRON, L., P. BERGERON, L. GOSSELIN, 1988. Détermination d'un niveau de récolte admissible de l'algue brune Ascophyllum nodosum sur la rive sud de l'estuaire du Saint-Laurent (Anse-au-Persil, Saint-Fabien-sur-Mer et Métis). CSCPCA doc. rech., 88/15, 23 p.

GENDRON, L., 1988. Exploitation et état du stock de mactres (Spisula solidissima) des Îles-de-la-Madeleine en 1986. Rapp. manus. can. sci. halieut. aquat., 1993, 17 p.

Cliquer pour voir tout le texte

GENDRON, L., 1987. Détermination d'un niveau de récolte admissible de laminaires Laminaria longicruris dans la Baie des Chaleurs, Québec. CSCPCA doc. rech., 87/8, 22 p .