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Bibliographie de l'Institut Maurice-Lamontagne

Peter GALBRAITH

TAMDRARI, H., M. CASTONGUAY, J.-C. BRÊTHES, P.S. GALBRAITH, D.E. DUPLISEA, 2012. The dispersal pattern and behaviour of Atlantic Cod (Gadus morhua) in the northern Gulf of St. Lawrence : results from tagging experiments. Can. J. Fish. Aquat. Sci., 69(1): 112-121.

Nous examinons comment la répartition de la morue franche (Gadus morhua) est influencée par les facteurs abiotiques (température, salinité, profondeur, habitat convenable) et biotiques (biomasse du stock) d’après les données de marquage- recapture accumulées de 1995 à 2008 par Pêches et Océans Canada dans le nord du golfe du Saint-Laurent. Nous calculons un indice du centre de gravité et un indice de dispersion en utilisant seulement les individus recapturés plus d’un an après le marquage pendant l’été. L’indice du centre de gravité montre une expansion vers le nord et une contraction vers l'est au cours des dernières années, ce qui reflète à la fois la répartition des poissons et les changements dans l’effort de pêche. L’indice de dispersion est relié significativement à la température, à la présence d’habitats convenables et à la biomasse, mais non à la salinité, ni à la profondeur. Ces résultats indiquent que les fluctuations entre les années de la température et de l’abondance du stock influencent toutes deux les patrons de dispersion de la morue. Cette nouvelle information pourrait affecter les stratégies spatio-temporelles de la gestion des pêches des morues du nord du Golfe.©2012 NRC Research Press

CYR, F., D. BOURGAULT, P.S. GALBRAITH, 2011. Interior versus boundary mixing of a cold intermediate layer. J. Geophys. Res. (C Oceans), 116(12). Art. no C12029, 12 p.

[Résumé disponible seulement en anglais]
The relative importance of interior versus boundary mixing is examined for the erosion of the cold intermediate layer (CIL) of the Gulf of St. Lawrence. Based on 18 years of historical temperature profiles, the seasonal erosion of the core temperature, thickness and heat content of the CIL are, respectively, Tmin = 0.24 ±0.04 °C mo-1, dmin = -11 ± 2 m mo-1 and H = 0.59 ± 0.09 MJ m-3 mo-1. These erosion rates are remarkably well reproduced with a one–dimensional vertical diffusion model fed with turbulent diffusivities inferred from 892 microstructure casts. This suggests that the CIL is principally eroded by vertical diffusion processes. The CIL erosion is best reproduced by mean turbulent kinetic energy dissipation rate and eddy diffusivity coefficient of ? ≅ 2 × 10-8 W kg-1 and K ≅ 4 × 10-5 m2 s-1, respectively. It is also suggested that while boundary mixing may be significant it may not dominate CIL erosion. Interior mixing alone accounts for about 70 % of this diffusivity with the remainder being attributed to boundary mixing. The latter result is in accordance with recent studies that suggest that boundary mixing is not the principal mixing agent in coastal seas.© 2011 American Geophysical Union

GALBRAITH, P.S., J. CHASSÉ, D. GILBERT, P. LAROUCHE, D. BRICKMAN, B. PETTIGREW, L. DEVINE, A. GOSSELIN, R.G. PETTIPAS, C. LAFLEUR, 2011. Physical oceanographic conditions in the Gulf of St. Lawrence in 2010 ; Conditions océanographiques physique dans le golfe du Saint-Laurent en 2010. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2011/045, 86 p.

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Le présent document donne un aperçu des conditions d’océanographie physique qui ont prévalu dans le golfe du Saint-Laurent en 2010. Les températures de l’air moyennées de janvier à mars, d’octobre à décembre, ainsi qu’annuellement ont atteint des niveaux records. L’apport d’eau douce mensuel moyen mesuré à Québec a été normal pour l’ensemble de l’année 2010, mais a été supérieur à la moyenne au cours de l’hiver et l’automne, ce qui fut compensé par une crue printanière presque absente. Les températures de l’eau près de la surface ont été normales ou supérieures à la normale dans l’ensemble du golfe pendant tous les mois de l’année, à l’exception de la région de la cuvette de Mécatina et du chenal Esquiman au cours du mois de juin. Le volume maximal des glaces dans le Golfe s’est établi à 11 km³, une valeur minimum depuis 1969. La durée de la saison de glace 2009-2010 a été plus courte que la normale et était associée à une fonte précoce. Les entrées hivernales d’eaux froides et salées du plateau du Labrador ont rempli entièrement la cuvette de Mécatina au cours de l’hiver 2010. La propagation de cette intrusion s’est davantage limitée près du détroit de Belle Isle et de la côte nord comparativement aux conditions observées en 2009, se traduisant par un volume global plus faible (809 km³). Ce faible volume a néanmoins représenté 29 % de la couche hivernale de surface plus froide que – 1 °C. Le volume de cette couche hivernale, sélectionnée avec un critère moins strict de la température, sous 0 °C au lieu de – 1 °C, était de 13 900 km³ (excluant l’estuaire). C’est une valeur supérieure de 0,7 fois l’écart type à la moyenne de la période 1996-2009, et correspondait à 42 % du volume d’eau total présent dans le Golfe. Cependant, la couche de surface hivernale était chaude, autour de 1 °C au dessus du point de congélation. Ce fut la première fois en 15 ans de monitorage hivernal que de telles conditions ont été observées. L’indice de la CIF (couche intermédiaire froide) d’été pour 2010 s’est établi à – 0,04 °C, ce qui est comparable aux conditions observées en 2000 et représente une forte augmentation (de 0,38 °C) par rapport à l’été 2009. Sur le Plateau madelinien, aucune partie du fond n’était couverte par des eaux de température < 0 °C en septembre 2010, tel qu’observé aussi en 2005, 2006, 2007 et 2009. Les profils régionaux de la CIF d’août et de septembre indiquent que les couches où T < 1 °C et < 0 °C ont été beaucoup plus minces dans la plupart du Golfe en 2010 comparativement à 2009 et que la température minimale était en général supérieure dans l’ensemble du Golfe. Les températures dans la colonne d’eau observées en mars 2010 ont été caractérisées par une couche de surface très épaisse dans la plupart des régions, mais particulièrement chaude, et caractérisée par une épaisse intrusion d’eaux du Golfe dans l’Estuaire. Dès le mois de juin, la CIF s’était amincie vers des épaisseurs normales mais avait encore des températures minimales au dessus de la normale. Le taux de réchauffement de la CIF a semblé plus faible qu’habituellement car les températures minimales de la CIF étaient près de la normale dès le mois d’août dans certaines régions, et davantage en novembre. Les eaux profondes de l’estuaire qui étaient chaudes en 2009 ont été remplacées par des eaux plus froides que la normale dès juin 2010. Des eaux très chaudes occupaient le détroit de Cabot en juin à 250 m, la profondeur du maximum de température, et il y a des signes que la partie supérieure de ces eaux a été échantillonnée en mars. Ces eaux chaudes étaient encore présentes dans le détroit de Cabot durant les relevés d’août et de novembre. Dans l’ensemble, la température a été généralement sous la normale à une profondeur allant de 200 à 300 m, tandis que la salinité était sous la normale de 150 à 300 m. Les températures à 300 m ont globalement augmenté légèrement, mais de façon significative au détroit de Cabot (par 1 écart-type) où l’anomalie atteignait +1 écart-type. La salinité à 200 m et 300 m a diminué globalemnt de 0,6 écart-type mais a augmenté au détroit de Cabot pour atteindre +0,6 écart-type à 200 m. Les eaux profondes de l’estuaire devraient se refroidir durant les deux prochaines années, l’anomalie chaude présente en 2010 dans le détroit de Cabot qui devrait remonter le chenal Laurentien vers l’estuaire par la suite. La couche de surface était épaisse et très chaude en novembre 2010, plus chaude même que les conditions de novembre 2009 qui étaient précurseurs de l’hiver record de 2010.

BOURGAULT, D., C. HAMEL, F. CYR, J.-E. TREMBLAY, P.S. GALBRAITH, D. DUMONT, Y. GRATTON, 2011. Turbulent nitrate fluxes in the Amundsen Gulf during ice-covered conditions. Geophys. Res. Lett., 38(15): Art. no. L15602.

GALBRAITH, P.S., P. LAROUCHE, 2011. Sea-surface temperature in Hudson Bay and Hudson Strait in relation to air temperature and ice cover breakup, 1985-2009. J. Mar. Syst., 87(1) 66-78.

[Résumé disponible seulement en anglais]
Sea-surface weekly average temperatures derived from NOAA–AVHRR remote sensing data are analyzed for the period 1985–2009 for Hudson Bay and Hudson Strait, and compared to weekly ice cover data obtained from the Canadian Ice Service for the period 1971–2009 as well as to monthly average air temperature at four stations around Hudson Bay and to four around Hudson Strait. Results show a decreasing trend in the breakup date of the sea-ice in Hudson Strait of 5.6 days per decade since 1971 as well as an interannual variability of 5 °C in the Hudson Bay average SST in August between extreme years. There is good correlation in Hudson Bay between average SST in August and average air temperature anomalies at four meteorological weather stations (R2=0.80) and with the percentage of open water from June to August (R2=0.80). Climatology for SST of the warmest week of the year is presented, and the variability of different regions within Hudson Bay is discussed. One area in southwestern Hudson Bay is shown to exhibit the highest interannual variability, having nearly the warmest surface waters in some years and nearly the coldest in others. The historical observed variability of SST and ice cover is compared to expected changes in the literature that are associated with climate change.©2011 Elsevier B.V.

GALBRAITH, P.S., P. LAROUCHE, 2011. Reprint of "Sea-surface temperature in Hudson Bay and Hudson Strait in relation to air temperature and ice cover breakup, 1985-2009". J. Mar. Syst., 88(3) 463-475.

[Résumé disponible seulement en anglais]
Sea-surface weekly average temperatures derived from NOAA-AVHRR remote sensing data are analyzed for the period 1985-2009 for Hudson Bay and Hudson Strait, and compared to weekly ice cover data obtained from the Canadian Ice Service for the period 1971-2009 as well as to monthly average air temperature at four stations around Hudson Bay and to four around Hudson Strait. Results show a decreasing trend in the breakup date of the sea-ice in Hudson Strait of 5.6 days per decade since 1971 as well as an interannual variability of 5 °C in the Hudson Bay average SST in August between extreme years. There is good correlation in Hudson Bay between average SST in August and average air temperature anomalies at four meteorological weather stations (R2=0.80) and with the percentage of open water from June to August (R2=0.80). Climatology for SST of the warmest week of the year is presented, and the variability of different regions within Hudson Bay is discussed. One area in southwestern Hudson Bay is shown to exhibit the highest interannual variability, having nearly the warmest surface waters in some years and nearly the coldest in others. The historical observed variability of SST and ice cover is compared to expected changes in the literature that are associated with climate change. © 2011 Published by Elsevier B.V.

GALBRAITH, P.S., R.G. PETTIPAS, J. CHASSÉ, D. GILBERT, P. LAROUCHE, B. PETTIGREW, A. GOSSELIN, L. DEVINE, C. LAFLEUR, 2010. Physical Oceanographic Conditions in the Gulf of St. Lawrence in 2009 Conditions d’océanographie physique dans le golfe du Saint-Laurent en 2009. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2010/035, 77 p.

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Lle présent document donne un aperçu des conditions d’océanographie physique qui ont prévalu dans le golfe du Saint-Laurent en 2009. La moyenne des températures de l’air établie pour la période allant de janvier à mars a été près de la normale, ce qui a contribué à la formation d’une couverture de glace qui est demeurée juste sous la normale climatologique. En général, les températures de l’air ont été normales ou supérieures à la normale pendant le reste de l’année. L’apport d’eau douce mensuel moyen mesuré à Québec a été normal pour l’ensemble de l’année 2009, mais a été supérieur à la moyenne au cours du mois de juillet et inférieur à la normale à l’automne. Les températures de l’eau près de la surface ont été en général supérieures à la normale dans l’ensemble du golfe à l’exception du nord-ouest du Golfe et de l’Estuaire au cours des mois de juin, et partout en août. Le volume maximal des glaces dans le Golfe et sur le Plateau néo-écossais s’est établi à 65 km³, une valeur sous la normale selon de nouvelles estimations de volumes de glace pour la période s’étendant de 1971 à 2000. La durée de la saison de glace a été plus longue que la normale dans l’Estuaire, normale dans le centre du Golfe et le détroit de Cabot, et plus courte ailleurs. Ceci était associée à une variabilité dans la date d’englacement, la fin de la saison étant normale partout. Les entrées hivernales d’eaux froides et salées du plateau du Labrador ont rempli entièrement la cuvette de Mécatina au cours de l’hiver 2009. La propagation de cette intrusion s’est davantage limitée près de la côte comparativement aux conditions observées en 2008, se traduisant par un volume global plus faible (1270 km³), similaire aux valeurs observées en 2002. Le volume de la couche mélangée d’eau froide d’hiver s’est établi à 14 000 km³, une valeur supérieure de 0,7 fois l’écart type à la moyenne de la période 1996-2009, et correspondait à 42 % du volume d’eau total présent dans le Golfe. L’indice de la CIF (couche intermédiaire froide) d’été pour 2009 s’est établi à - 0,42 °C, ce qui est comparable aux conditions très froides observées en 2002, 2004, 2005 et 2007 et représente une forte augmentation (de 0,32 °C) par rapport à l’été 2008. Sur le Plateau madelinien, presque qu’aucune proportion du fond a été couverte par des eaux de température < 0 °C en septembre 2009, telle qu’observé aussi en 2005, 2006 et 2007. Les profils régionaux de la CIF d’août et de septembre indiquent que les couches où T < 1 °C et < 0 °C ont été beaucoup plus minces dans la plupart des parties du Golfe en 2009 comparativement à 2008 et que la température minimale était en général supérieure dans l’ensemble du Golfe. Dans le nord du Golfe, la superficie couverte par des eaux de faibles températures (< 1 °C) a diminuée en août 2009 par rapport à août 2008. Les températures dans la colonne d’eau observées en mars 2009 ont été caractérisées par une couche de surface froide très épaisse dans la plupart des régions, et particulièrement par une épaisse intrusion des eaux froides du Golfe dans l’Estuaire. Dès le mois de juin, l’épaisseur de la CIF s’était amincie vers des conditions normales et la tendance au réchauffement s’est maintenue jusqu’en août, plus particulièrement sur le Plateau madelinien. En octobre-novembre, les conditions de la CIF était normales presque partout, sauf dans l’Estuaire et le nord-ouest du Golfe où la CIF était profonde ainsi que la couche de surface mélangée. Dans l’ensemble, les températures et la salinité ont été généralement normales à une profondeur allant de 150 à 200 m, et sous la normale à 250 et 300 m. Les températures et la salinité à 300 m ont diminué pour une troisième année consécutive pour atteindre des valeurs sous la normale, composées d’eaux de température normale dans l’Estuaire et le nord-ouest du Golfe et à des températures plus froides dans le centre et s’écoulant dans le Golfe depuis le détroit de Cabot. Cette anomalie froide poursuivra son cours vers l’Estuaire dans les prochaines années.

DUFOUR, R., H. BENOIT, M. CASTONGUAY, J. CHASSÉ, L. DEVINE, P. GALBRAITH, M. HARVEY, P. LAROUCHE, S. LESSARD, B. PETRIE, L. SAVARD, C. SAVENKOFF, L. ST-AMAND, M. STARR, 2010. Rapport sur l'état et les tendances des écosystèmes marins canadiens en 2010. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Avis scientifique, 2010/030(révisé), 43 p.

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DUFOUR, R., H. BENOIT, M. CASTONGUAY, J. CHASSÉ, L. DEVINE, P. GALBRAITH, M. HARVEY, P. LAROUCHE, S. LESSARD, B. PETRIE, L. SAVARD, C. SAVENKOFF, L. ST-AMAND, M. STARR, 2010. 2010 Canadian marine ecosystem status and trends report. Advis. Sec. Sci. Advis. Rep. 2010/030(Revised), 38 p.

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DUFOUR, R., H. BENOIT, M. CASTONGUAY, J. CHASSÉ, L. DEVINE, P. GALBRAITH, M. HARVEY, P. LAROUCHE, S. LESSARD, B. PETRIE, L. SAVARD, C. SAVENKOFF, L. ST-AMAND, M. STARR, 2010. Ecosystem status and trends report: Estuary and Gulf of St. Lawrence ecozone. Rapport sur l’état et les tendances des écosystèmes : écozone de l’estuaire et du golfe du Saint Laurent. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche; 2010/030, 193 p.

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Le présent document a été produit dans la foulée du programme national sur l'état et les tendances des écosystèmes et traite de l'écozone de l'estuaire et du golfe Saint-Laurent. Il s'articule autour de l'état et des tendances de plusieurs espèces marines ainsi que de certaines variables physico-chimiques importantes de l'écosystème. Le rapport national sur l'état et les tendances des écosystèmes servira à établir les priorités pour un programme national sur la biodiversité et intègrera de l'information écosystémique de portée nationale et provinciale. Il traitera de nombreuses écozones terrestres et marines d'envergure.

HARVEY, M., P.S. GALBRAITH, A. DESCROIX, 2009. Vertical distribution and diel migration of macrozooplankton in the St. Lawrence marine system (Canada) in relation with the cold intermediate layer thermal properties. Prog. Oceanogr., 80(1-2): 1-21.

[Résumé disponible seulement en anglais]
Vertical distribution of various species and stages of macrozooplankton (euphausiacea, chaetognatha, cnidaria, mysidacea, amphipoda) were determined for different times of the day and related to the physical environment. Stratified sampling with the BIONESS was carried out during seven cruises in spring and fall 1998, 2000, and 2001, and fall 1999, in two different habitats in the St. Lawrence marine system: the lower St. Lawrence Estuary and the NW Gulf of St. Lawrence. Our results indicate that the various macrozooplankton species were distributed throughout the whole water column including the surface layer, the cold intermediate layer (CIL), and the deep layer at different times of day and night in both areas during all periods. Moreover, three types of migrational patterns were observed within this zooplanktonic community: (1) nocturnal ascent by the whole population, (2) segregation into two groups; one which performed nocturnal accent and another which remained in the deep, and (3) no detectable migration. We also observed that the diel vertical migration (DVM) amplitude in most of the macrozooplankton species varied as a function of physical factors, in particular the spatio-temporal variations of the CIL thermal properties, including the upper and the lower limits of the CIL and the depth of the CIL core temperature. Finally, the different DVM patterns coupled with estuarine circulation patterns and bottom topography could place animals in different flow regimes by night and by day and contribute to their retention (aggregation) and/or dispersion in different areas, time of the day, and seasons. Crown Copyright ©2008 Published by Elsevier Ltd.

HARVEY, M., P. GALBRAITH, 2009. Macrozooplankton diel migration in the Estuary and Gulf of St. Lawrence : links to abiotic factors. AZMP Bull. PMZA, 8: 28-35.

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GALBRAITH, P., R.G. PETTIPAS, J. CHASSÉ, D. GILBERT, P. LAROUCHE, B. PETTIGREW, A. GOSSELIN, L. DEVINE, C. LAFLEUR, 2009. Physical oceanographic conditions in the Gulf of St. Lawrence in 2008 ; Conditions d’océanographie physique dans le golfe du Saint-Laurent en 2008. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2009/014, 73 p.

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Le présent document donne un aperçu des conditions d’océanographie physique qui ont prévalu dans le golfe du Saint-Laurent en 2008. La moyenne des températures de l’air établie pour la période allant de janvier à mars a été près de la normale, ce qui a contribué à la formation d’une couverture de glace qui est demeurée près de la moyenne climatologique. En général, les températures de l’air ont été normales ou supérieures à la normale pendant le reste de l’année. L’apport d’eau douce mensuel moyen mesuré à Québec a été normal pour l’ensemble de l’année 2008, mais a été supérieur à la moyenne au cours de l’été et inférieur à la moyenne à l’automne. L’apport important d’eau douce en été a contribué à une stratification supérieure à la normale. Les températures de l’eau près de la surface ont été en général supérieures à la normale dans l’ensemble du golfe au cours des mois de mai, de juillet et de novembre, sur le Plateau madelinien au mois de juin ainsi que dans le nord du golfe du mois d’août au mois d’octobre. En août, les secteurs situés dans le nord du golfe ont affiché des anomalies positives, tandis que ceux situés dans le sud ont présenté des anomalies négatives. Cela a provoqué l'occurrence inhabituelle de températures plus élevées en juillet qu’en août dans les eaux entourant l’Île-du-Prince-Édouard et celles du détroit de Northumberland, en 2008. Sur le Plateau madelinien, une grande proportion du fond a été couverte par des eaux de température < 0 °C en septembre 2008, ce qui rappelle la période froide observée dans les années 1990 et contraste avec les conditions enregistrées en septembre 2005, 2006 et 2007, alors que de telles eaux froides étaient absentes. Le volume maximal des glaces dans le golfe et sur le Plateau néo-écossais s’est établi à 81 km<sup3, une valeur près de la normale selon de nouvelles estimations de volumes de glace pour la période s’étendant de 1971 à 2000. La glace est apparue tôt en saison et est demeurée plus tard que la normale (environ huit semaines de plus sur le Plateau madelinien). Les arrivées hivernales d’eaux froides et salées du plateau du Labrador ont rempli entièrement la fosse de Mécatina au cours de l’hiver 2008. La propagation de cette intrusion s’est davantage limitée près de la côte comparativement aux conditions observées en 2007, se traduisant par un volume global plus faible (1850 km3), similaire aux valeurs observées en 2001 et en 2006. Le volume de la couche mélangée d’eau froide d’hiver s’est établi à 13 700 km3, une valeur supérieure de 0,8 fois l’écart type à la moyenne de la période 1996-2008, et correspondait à 41 % du volume d’eau total présent dans le golfe. L’indice de la CIF (couche intermédiaire froide) d’été pour 2008 s’est établi à - 0,70 °C, ce qui est comparable aux conditions très froides observées en 2003 et représente une forte diminution (de 0,47 °C, par rapport à l’été 2007. Les profils régionaux de la CIF d’août et de septembre indiquent que les couches où T < 1 °C et < 0 °C ont été beaucoup plus épaisses dans la plupart des parties du golfe en 2008 comparativement à 2007 et que la température minimale était en général inférieure dans l’ensemble du golfe. Dans le nord du golfe, la superficie couverte par des eaux de faibles températures (de < -1 °C à < 1 °C) s’est accrue en août 2008 par rapport à août 2007. Les températures dans la colonne d’eau observées en juin 2008 ont été caractérisées par une CIF très épaisse et froide dans la plupart des régions, sauf dans l’estuaire, et par des eaux profondes chaudes dans l’estuaire et le nord-ouest du golfe. Ce profil global s’est maintenu en août et en septembre. En octobre et novembre, la CIF était toujours épaisse et froide, tandis que les eaux situées au-dessus de la CIF étaient anormalement chaudes. Dans l’ensemble, les températures et la salinité ont été généralement normales à une profondeur allant de 150 à 300 m, exception faite des températures légèrement inférieures à la normale (de 0,6 fois l’écart type) observées à 150 m attribuables à l’épaisseur accrue de la CIF. Les températures et la salinité dans cette gamme de profondeurs ont diminué pour une deuxième année consécutive. Les températures de l’eau étaient près de la normale dans l’ensemble du golfe à 300 m, composées d’eaux plus chaudes dans l’estuaire, à des températures près de la normale dans les secteurs du nord-ouest et du centre et à des eaux plus froides s’écoulant dans le golfe depuis le détroit de Cabot.

GALBRAITH, P.S., 2009. State of the ocean 2008 : physical oceanographic conditions in the Gulf of St. Lawrence. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Science Advisory Report, 2009/019, 19 p.

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GALBRAITH, P.S., 2009. État de l'océan en 2008 : conditions océanographiques physiques dans le golfe du Saint-Laurent. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Avis scientifique, 2009/019, 20 P.

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DUTIL, J.-D., P. DUMONT, D.K. CAIRNS, P.S. GALBRAITH, G. VERREAULT, M. CASTONGUAY, S. PROULX, 2009. Anguilla rostrata glass eel migration and recruitment in the estuary and Gulf of St Lawrence. J. Fish. Biol., 74: 1970-1984.

[Résumé disponible seulement en anglais]
This study describes catches of Anguilla rostrata glass eels and associated oceanographic conditions in the St Lawrence Estuary and Gulf. Ichthyoplankton survey data suggest that they enter the Gulf primarily in May, migrate at the surface at night, and disperse broadly once they have passed Cabot Strait. T hey arrive in estuaries beginning at about mid-June and through the month of July. Migration extends west up to Quebec City, in the freshwater zone of the St Lawrence Estuary, 1000 km west of Cabot Strait. Anguilla roslrata glass eels travel between Cabot Strait and receiving estuaries at a straight-line ground speed of c. 10–15 km day-1. Catches of fish per unit effort in estuaries in the St Lawrence system are much lower than those reported for the Atlantic coast of Canada. Low abundance of A. rostrata glass eels in the St Lawrence system may be due to cold surface temperatures during the migration period which decrease swimming capacity, long distances from the spawning ground to Cabot Strait and from Cabot Strait to the destination waters (especially the St Lawrence River), complex circulation patterns, and hypoxic conditions in bottom waters of the Laurentian Channel and the St Lawrence Estuary.©2009 The Fisheries Society of the British Isles

GALBRAITH, P., 2008. État de l’océan en 2007 : conditions océanographiques physiques dans le golfe du Saint-Laurent. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Avis scientifique, 2008/016, 13 p.

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GALBRAITH, P., 2008. State of the ocean 2007: physical oceanographic conditions in the Gulf of St. Lawrence. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Science Advisory Report, 2008/016, 19 p.

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GALBRAITH, P.S., D. GILBERT, R.G. PETTIPAS, J. CHASSÉ, C. LAFLEUR, B. PETTIGREW, P. LAROUCHE, L. DEVINE, 2008. Physical oceanographic conditions in the Gulf of St. Lawrence in 2007 ; Conditions d'océanographie physique dans le golfe Saint-Laurent en 2007. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2008/001, 59 p.

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Les conditions d’océanographie physique dans le golfe du Saint-Laurent en 2007 sont brièvement présentées. Les températures de l'air étaient généralement normales, ou inférieures à la normale, dans les parties ouest du Golfe. Par contre elles n’ont été sous les normales mensuelles qu’en avril et mai dans les parties est du Golfe. Moyennée sur toute l’année sur l’ensemble du Golfe, la température de l’air était normale. Le débit mensuel d’eau douce à Québec a été sous la normale durant toute l’année 2007. Les températures de surface de l’eau ont été plus froides en 2007 qu’en 2006. Des redoux au début janvier et encore en février ont causé des températures de surface au-dessus du point de congélation dans l'estuaire. Les maximums de température de surface estivale sont survenus plus tôt que la normale et ont été suivis d’un refroidissement plus hâtif. Les températures de surface ont alors été généralement sous la normale pour le reste de l’année sauf en octobre dans l’estuaire. Sur le Plateau madelinien, il n’y a presque pas eu d’eau plus froide que 0 °C au mois de septembre. Le volume de glace de mer durant l’hiver a été sous la normale, mais quand même beaucoup plus qu’en hiver 2006. L'intrusion hivernale d’eau froide et salée par le détroit de Belle Isle a occupé la fosse de Mecatina de la surface jusqu’au fond. L'étendue de l'intrusion était similaire à celle de 2006, bien que son volume en fût beaucoup plus grand et semblable à celui observé en 2004. Le volume de la couche mélangée d’eau froide hivernale était de 13100 km3, légèrement au-dessus de la moyenne 1997-2007, et correspondait à 39 % du volume d’eau total dans le Golfe. Cette couche mélangée plus profonde qu’en hiver 2006 s’est traduite par une baisse de 0,44 °C de l'indice de la couche intermédiaire froide (CIF) pour l’été 2007, après trois années consécutives de hausses. Celui-ci a atteint - 0,23 °C, similaire aux conditions de 2004. La distribution régionale de la CIF indique que les couches sous 1 °C et 0 °C étaient plus épaisses dans le nord du Golfe en été 2007 qu’en 2006, et que le minimum de température était aussi généralement plus froid presque partout. La distribution saisonnière et régionale de la température de la colonne d’eau montre que la période de juin était relativement près des normales climatologiques de 1971-2000 à toutes les profondeurs, exception faite de l’épaisse et froide CIF dans le chenal Anticosti et des eaux profondes chaudes dans le nord-ouest. Ce patron a persisté en août et septembre mais les conditions sont revenues à la normale à la fin de l’automne, excepté pour la couche mélangée de surface chaude dans le nord-ouest et les eaux de surface chaudes sur le Plateau madelinien et dans le détroit de Cabot. Moyennées annuellement et pour l’ensemble du Golfe, la température et la salinité de 150 à 300 m étaient normales en 2007. Spatialement, cette normale à 300 m était composée d’eaux plus chaudes que la normale dans la région de l’estuaire, d’eaux de températures normales dans le centre plus, et d’eaux froides que la normale dans le détroit de Cabot. L'épaisseur de la couche de surface froide mesurée lors de la mission de mars 2008 nous laisse prévoir des conditions estivales 2008 de la CIF légèrement plus froide qu’en 2007, avec un indice de -0,47 °C .

BOURGAULT, D., D.E. KELLEY, P.S. GALBRAITH, 2008. Turbulence and boluses on an internal beach. J. Mar. Res., 66(5): 563-588.

[Résumé disponible seulement en anglais]
In a manner similar to that of surface waves on beaches, high-frequency interfacial waves (Iws) may break when approaching the 'internal coastline,' where the undisturbed pycnocline intersects the shoaling bottom. This process has been studied previously in idealized laboratory and numerical experiments but there are few field observations to document the properties of Iws shoaling on natural internal beaches. This paper presents observations of currents, density and turbulence collected inshore of the break point of an internal beach of the St. Lawrence Estuary. A series of large- and small-amplitude complex-shaped and unorganized internal boluses was observed. The structure of these boluses is discussed, along with their role in boundary turbulence and transport.

GALBRAITH, P., 2007. State of the ocean 2006 : physical oceanographic conditions in the Gulf of St. Lawrence. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Science Advisory Report, 2007/036, 12 p.

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GALBRAITH, P.S., D. GILBERT, C. LAFLEUR, P. LAROUCHE, B. PETTIGREW, J. CHASSÉ, R.G. PETTIPAS, W.M. PETRIE, 2007. Physical oceanographic conditions in the Gulf of St. Lawrence in 2006 ; Conditions d'océanographie physique dans le golfe Saint-Laurent en 2006. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2007/024, 51 p.

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Les conditions d’océanographie physique dans le golfe du Saint Laurent en 2006 sont brièvement présentées. Les températures de l’air et des eaux de surface étaient supérieures à la normale, sauf à la fin de l’été, dans la plupart des régions du Golfe. Les températures de l’eau près du fond du Plateau madelinien ont été exceptionnellement chaudes en septembre, aucune température inférieure à 0 °C n’ayant été observée à ce moment-là. Le débit d’eau douce à Québec avait une moyenne annuelle normale, mais sa répartition mensuelle incluait une crête anormalement forte à l’automne. La superficie et le volume de glace de mer durant l’hiver ont été les plus faibles enregistrés depuis 1969. Le volume de la couche mélangée d’eau froide hivernale était le plus faible en 11 ans de relevés par hélicoptère et correspondait à 29 % du volume d’eau total dans le Golfe. Cette couche mélangée moins profonde s’est traduite par une hausse de l’indice de la CIF pour l’été 2006. Celui-ci a atteint +0,21 °C. Il s’agissait de la température la plus chaude enregistrée depuis 1983, bien qu’elle n’ait été que légèrement plus chaude qu’en 2000. La distribution régionale des températures minimales de la CIF estivale montrent que les augmentations de 2005 à 2006 ont été plus prononcées dans le chenal Laurentien qu’ailleurs. En effet, la température minimale a même diminué dans la fosse de Mécatina, causée par l’intrusion hivernale d’une épaisse couche d’eau froide et salée par le détroit de Belle Isle. La répartition spatiale de l’épaisseur de la CIF est semblable à celle de la température minimale. Le volume de la CIF (T <1 °C) observé sur le Plateau madelinien pendant le relevé multidisciplinaire de septembre a été le plus faible enregistré depuis 1982. Les températures de l’eau étaient généralement au dessus de la moyenne climatologique de 1971 à 2000 par un écart-type, à toutes les profondeurs pour une grande partie de l’année. Les exceptions comprenaient la CIF dans le chenal Esquiman et dans la fosse de Mécatina ainsi que les eaux profondes (>300 m) de la partie sud du chenal Laurentien, où les eaux ont été plus froides que la normale. En novembre, les caractéristiques les plus remarquables de la température de l’eau ont été une CIF anormalement profonde dans l’estuaire et dans la partie nord-ouest du Golfe ainsi que les eaux anormalement chaudes au-dessus de la CIF partout dans le Golfe. Les perspectives pour 2007, d’après le relevé de mars 2007, comprennent un refroidissement de 0,6 °C de l’indice de la CIF estivale par-rapport à 2006, en raison de la couche de surface froide plus épaisse en hiver 2007 et de l’apport hivernal plus important en provenance du plateau continental du Labrador via le détroit de Belle Isle.

GALBRAITH, P., 2007. État de l'océan en 2006 : conditions d'océanographie physique dans le golfe du Saint-Laurent. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Avis scientifique, 2007/036, 13 p.

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GALBRAITH, P.S., R. DESMARAIS, R. PIGEON, S. CANTIN, 2006. Ten years of monitoring winter water masses in the Gulf of St. Lawrence by helicopter. AZMP Bull. PMZA, 5: 32-35.

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Une mission océanographique héliportée a lieu à la fin de l’hiver dans le golfe du Saint-Laurent depuis maintenant dix ans. Cette mission a permis de monitorer les conditions extrêmes froides du Golfe ainsi que leurs variabilités interannuelles, et ce de façon plus représentative qu’avec les anciennes données qui étaient biaisées vers des conditions d’échantillonnage libre de glace. L’évolution des techniques d’échantillonnage est décrite, des premières années où le travail se faisait après avoir atterrie sur la glace, pour terminer avec un échantillonnage fait en grande majorité en vol stationnaire à l’aide d’un treuil électrique. L’efficacité de l’hélicoptère comme plate-forme pour ces travaux légers est sommairement discutée. Des résultats typiques de la mission sont présentés, tels que préparés pour l’examen annuel de l’état océanographique du golfe du Saint-Laurent. Ceux-ci inclus une prévision de l’indice de la couche intermédiaire froide (CIF) calculée à partir du volume total d’eau froide observé lors de la mission d’hiver. Ces données d’hiver aident à comprendre pourquoi les variations de la CIF se produisent.

GALBRAITH, P.S., 2006. Winter water masses in the Gulf of St. Lawrence. J. Geophys. Res. (C Oceans), 111, art. no C06022, 23 p.

Une mission océanographique héliportée a lieu à la fin de l'hiver dans le golfe du Saint-Laurent depuis maintenant onze ans. Cette mission a permis de monitorer les conditions extrêmes froides du Golfe ainsi que leurs variabilités interannuelles. Les neuf premières années de données sont utilisées dans cet article et démontrent des conditions plus froides que préalablement mesurées par navire, qui étaient biaisées vers des conditions d'échantillonnage libre de glace. Le total du volume d'eau froide (< -1C) occuppe une proportion importante de toutes les eaux du golfe (30-45 %), variant inter-annuellement de 10000 à 15000 km cube. Ce volume est un bon indice de prévision de l'indice de la couche intermédiaire froide de l'été à venir. Le volume des eaux froides et salées en provenance du plateau du Labrador qui a pénétré dans le golfe par le detroit de Belle Ile durant l'hiver est estimé à partir de deux critères utilisant la température et la salinité. Ce volume est beaucoup plus variable d'une année à l'autre que le volume total d'eau froide, représentant de 5 % à 30 % de toutes les eaux froides du golfe. Nous observons parfois ces eaux atteindre le fond du chenal Mecatina à plus de 200 m de profondeur, isolées du reste du golfe.

DESCROIX, A., M. HARVEY, S. ROY, P.S. GALBRAITH, 2005. Macrozooplankton community patterns driven by water circulation in the St. Lawrence marine system, Canada. Mar. Ecol. Prog. Ser., 302: 103-119.

[Résumé disponible seulement en anglais]
Six cruises were carried out in the lower St. Lawrence Estuary (LSLE) and the NW Gulf of St. Lawrence (NW GSL) in spring and fall 1998, 2000, and 2001 to study the species composition, abundance, and distribution of macrozooplankton in relation to the physical environment. Our results confirm that the LSLE and the NW GSL represent 2 different physical environments. These differences are likely due to different circulation patterns observed between the 2 regions: the estuarine circulation in the LSLE and a quasi-permanent cyclonic gyre in the NW GSL. The dominant species found in both environments (LSLE and NW GSL) is the mysid Boreomysis arctica, but we observed no significant regional and interannual variations in its abundance. In contrast, 2 distinct groups characterized the LSLE and the NW GSL when we examined the other macrozooplankton groups. Two euphausiid species, Meganyctiphanes norvegica and Thysanoessa raschii, dominated in the LSLE. Their abundances were 6 and 15 times higher in the LSLE than in the NW GSL, respectively. On the other hand, the NW GSL was dominated by chaetognaths, hyperiid amphipods, and siphonophores. These groups were twice as abundant in the NW GSL as in the LSLE. Such interregional variations were attributed to different circulation patterns and different trophic systems. Furthermore, important interannual variations in the abundance of the major macrozooplankton species were also observed between 1998 and 2001 in the LSLE and the NW GSL. In the NW GSL, the arctic and boreo-arctic species were more abundant in 1998 than in 2000 and 2001. In contrast, their abundance was lowest in 1998, and highest in 2000 and 2001 in the LSLE. We hypothesize that stronger inflow of Labrador Shelf waters in the GSL via the Strait of Belle Isle may increase the advection of macrozooplankton into the LSLE.©2005 Inter-Research

BOURGAULT, D., D.E. KELLEY, P.S. GALBRAITH, 2005. Interfacial solitary wave run-up in the St. Lawrence Estuary. J. Mar. Res., 63(6): 1001-1015.

[Résumé disponible seulement en anglais]
Density variations show evidence of interfacial solitary waves (ISW) running up the sloping boundary of an island in the St. Lawrence Estuary, confirming inferences based remote sensing. Further detail is suggested by simulations created with a two-dimensional nonhydrostatic numerical model. The simulations confirm theoretical predictions of the location of wave breaking, something that is difficult to observe in the field. Two other results of the simulations match laboratory findings: the creation of turbulent boluses that propagate upslope of the breaking zone, and the creation of an intermediate layer that transports mixed water away from the mixing site. Although our sampling could not resolve the intermediate mixing layer, it did provide evidence of boluses. In addition to ISW breaking the bolus and intrusion effects may also be important in coastal regions

GALBRAITH, P., H.I. BROWMAN, R.G. RACCA, A.B. SKIFTESVIK, J.-F. SAINT-PIERRE, 2004. Effect of turbulence on the energetics of foraging in Atlantic cod Gadus morhua larvae. Mar. Ecol. Prog. Ser., 281: 241-257.

Ce manuscrit remet en question l'ampleur de l'effet de la turbulence pour l'alimentation des larves de morue, grandement surestimé dans la littérature. Un modèle de gain énergétique est utilisé dans lequel les larves ont un champ de perception réaliste, en forme de pointe de tarte, ainsi que des formes géométriques sphérique et hémisphérique communément utilisées dans la littérature. La turbulence est ajoutée par une para métrisation très simplifiée. Les résultats démontrent que les grands effets de la turbulence perçus lors de l'utilisation des champs de perception sphérique et hémisphérique sont grandement réduits lorsqu'une géométrie réaliste est utilisée. Ceci est causé simplement parce qu'une simple réorientation de la larve l'entraîne à percevoir un nouveau volume d'eau lorsque la géométrie en pointe de tarte est utilisée, contrairement à une géométrie hémisphérique pour laquelle la turbulence bénéficie donc beaucoup plus.

STARR, M., L. ST-AMAND, L. DEVINE, L. BÉRARD-THERRIAULT, P.S. GALBRAITH, 2004. State of phytoplankton in the Estuary and Gulf of St. Lawrence during 2003 ; État du phytoplancton dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent en 2003. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2004/123, 35 p.

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Ce document présente une synthèse des variations saisonnières et interannuelles des concentrations de chlorophylle a, de nitrates et de silicates ainsi que de l’abondance des principales espèces de phytoplancton à trois stations fixes (Rimouski, gyre d’Anticosti et courant de Gaspé), de même qu’aux stations situées le long de six sections qui traversent l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent. Les auteurs ont analysés les conditions qui ont prévalue en 2003, mais ont aussi comparé ces données à celles obtenues au cours de la période s’échelonnant de 1992 à 2002. En 2003, la principale prolifération de phytoplancton observée à la station de Rimouski, dans l’estuaire maritime du Saint-Laurent, s'est produite en mai, c’est-à-dire un mois plus tôt que la moyenne. À l’exception de 2002, ceci continue une tendance qui a débuté en 1998. Les auteurs pensent que cette variation dans la synchronisation du cycle de production primaire a été occasionnée par des apports printaniers en eau douce en dessus de la normale dans le bassin du Saint-Laurent. La biomasse moyenne estivale de phytoplancton en 2003 à la station Rimouski a été également plus élevée comparativement à 1992-1994, 1996, 1998, et à 2000-2002, mais inférieure à celle de 1995, 1997 et, à 1999 en particulier. Les taux de production primaire mesurés au printemps et à l’été à cette station ont été eux aussi beaucoup plus élevés en 2003 comparativement aux trois dernières années, mais inférieurs à ceux de 1999. Aux stations de la Gyre d’Anticosti et du courant de Gaspé, les concentrations en nitrates et en silicates ont été élevées à la fin de l’hiver et faibles à la fin de l’été en raison d’une utilisation accrue par le phytoplancton. Pour ces deux stations, la réduction des éléments nutritifs dans la couche de surface au cours de la période estivale a été plus prononcée en 2003 par rapport à la période 2000-2002. Ainsi, d’après l’évolution des teneurs en sels nutritifs, la production de phytoplancton dans le nord-ouest du golfe du Saint-Laurent pourrait avoir été plus élevée en 2003 comparés aux trois années précédentes. Ceci est conforme aux données obtenues à la station Rimouski dans l'estuaire maritime du Saint-Laurent. De même, les concentrations en sels nutritifs à la fin de l’hiver 2003 ont été également plus élevées dans le sud et le nord-est du golfe du Saint-Laurent par rapport aux deux années précédentes, tandis qu’elles n’ont pas été significativement différentes au cours de l’été. Ceci suggère une fois de plus que la floraison printanière de phytoplancton dans ces régions ait été également plus intense en 2003 comparativement aux années récentes. Pour une troisième année consécutive, l'analyse de la composition de la communauté phytoplanctonique au cours de 2003 a permis de noter la présence de la diatomée Neodenticula seminae dans plusieurs secteurs du Golfe du Saint-Laurent, avec des concentrations pouvant atteindre jusqu’à 197 x 10(2) cellules par litre. Il est tout à fait exceptionnel que cette espèce soit retrouvée dans le golfe du Saint-Laurent car elle est généralement présente dans les eaux du Pacifiques Nord. Jusqu’à présent, cette espèce n’avait été signalée dans l’Atlantique que dans des sédiments datant du Quaternaire, il y a de cela 0.84 à 1.26 million d’années. Il est suggéré que cette espèce du Pacifique ait été introduite de façon naturelle dans le golfe du Saint-Laurent (en traversant l’Arctique et en descendant le courant du Labrador, pour ensuite emprunter le détroit de Belle-Isle) plutôt que par les eaux de ballast. L'invasion de N. seminae sur la côte atlantique est conforme aux observations récentes suggérant un plus grand apport des eaux du Pacifiques dans l'Océan Atlantique.

GILBERT, D., P.S. GALBRAITH, C. LAFLEUR, B. PETTIGREW, 2004. Physical Oceanographic Conditions in the Gulf of St. Lawrence in 2003 ; Conditions d’océanographie physique dans le golfe Saint-Laurent en 2003. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2004/061, 63 p.

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Nous présentons un survol des conditions d’océanographie physique dans le golfe du Saint-Laurent en 2003. Les températures de l’air et les températures de surface de l’eau étaient sous la normale pendant l’hiver et au-dessus de la normale en automne. Durant l’hiver 2003, la couverture de glace de mer à l’intérieur du Golfe était environ 10 % supérieure à la moyenne à long terme, et ce pour la première fois depuis 1995. Mais encore plus important, une quantité record de glace fut transportée hors du Golfe à travers le détroit de Cabot pendant l’hiver 2003 et le volume total de glace formée dans le Golfe fut beaucoup plus élevé que la normale. De plus, les entrées d’eau à travers le détroit de Belle Isle dans le nord-est du Golfe furent de loin les plus importantes observées parmi les 9 années de mission héliportée du mois de mars. Ces entrées d’eau froide et salée en provenance du détroit de Belle Isle ainsi que l’énorme quantité de glace produite dans le Golfe pendant l’hiver 2003 ont entraîné une forte augmentation de l’épaisseur et du volume estival d’eaux avec T < 0 °C (+300 %) et T < 1 °C (+40 %) comparativement à l’année 2002. Ceci fut accompagné d’une chute de 0,65 °C de la température minimale de la couche intermédiaire froide qui se trouve maintenant 0,54 °C sous les conditions normales de 1971-2000 et au cinquième rang des années plus froides parmi les 57 dernières années. Le débit annuel moyen du fleuve Saint-Laurent à Québec fut 13,4 % sous la normale. Cela a mené à des salinités de surface au-dessus de la normale et à une stratification de la couche de surface plus faible que la normale pendant la majeure partie de 2003. Dans la couche de 30 à 100 m, la température était plus froide que la normale tandis que la salinité était plus élevée que la normale en 2003. Dans la couche de 100 à 200 m, la température était plus froide que la normale mais la salinité était près de la normale. Enfin, dans la couche de 200 à 300 m, la température et la salinité étaient près de la normale. La concentration annuelle moyenne d’oxygène dans les eaux profondes (≥ 300 m) de l’estuaire maritime du Saint-Laurent en 2003, à 18,3 % de saturation, fut la deuxième plus basse jamais observée.

STARR, M., M. HARVEY, P.S. GALBRAITH, D. GILBERT, D. CHABOT, J.-C. THERRIAULT, 2002. Recent intrusion of Labrador Shelf waters into the Gulf of St. Lawrence and its influence on the plankton community and higher trophic levels. ICES C.M., 2002/N:16, 10 p.

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GALBRAITH, P.S., F.J. SAUCIER, N. MICHAUD, D. LEFAIVRE, R. CORRIVEAU, F. ROY, R. PIGEON, S. CANTIN, 2002. Shipborne monitoring of near-surface temperature and salinity in the Estuary and Gulf of St. Lawrence. AZMP Bull. PMZA, 2: 26-30.

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Une collaboration entre le Service Météorologique du Canada, le Ministère des Pêches et des Océans et des armateurs a permis l'installation de thermosalinographes (TSG) à bord de trois navires commerciaux et d'un navire de la Garde Côtière naviguant sur le Saint-Laurent. Ces instruments permettent le suivi en temps réel de la température des eaux près de la surface via le Système Global de Télécommunication d'Environnement Canada et l'Observatoire du Saint-Laurent. Ces données sont ensuite assimilées dans des modèles de circulation océanique permettant de prévoir l'évolution de la couverture hivernale de la glace de mer et des conditions océanographiques dans l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent. L'installation typique d'un appareil est illustrée de même que des exemples de diffusion des données. Après seulement quelques années de fonctionnement, les appareils déployés sur les navires commerciaux font déjà découvrir de nouveaux aspects de l'océanographie du Saint-Laurent.

THERRIAULT, J.-C., P.S. GALBRAITH, M. STARR, M. HARVEY, 2002. Intrusions of Labrador shelf waters into the Gulf of St. Lawrence and their potential influence on the plankton. AZMP Bull. PMZA, 2: 12-15.

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Des données hydrographiques obtenues dans le golfe du Saint-Laurent (GSL) depuis 1996 suggèrent que les années 2001 et 2002 sont caractérisées par des intrusions particulièrement importantes d'eaux denses et froides provenant des côtes du Labrador. Ces intrusions ont significativement contribué aux températures estivales particulièrement basses de la couche intermédiaire froide (CIF) dans le GSL, en dépit de conditions hivernales relativement chaudes. Plusieurs changements dans la communauté planctonique peuvent être associés à ces intrusions d'eaux froides dans le Golfe. Le plus remarquable en 2001 est sans doute la première apparition en grande abondance de la diatomée Neodenticula seminae dans presque toutes les régions du Golfe. Ceci est très inhabituel parce que cette diatomée est normalement retrouvée dans le Pacifique Nord, et non pas dans le nord Atlantique. En raison de sa présence simultanée sur la côte du Labrador et dans le Golfe, il est fort probable que cette espèce du Pacifique ait été introduite dans le Golfe via le détroit de Belle-Isle par des processus d'advection à travers l'Arctique, en empruntant le courant du Labrador. Une autre observation qui supporte l'hypothèse d'une importante intrusion d'eaux froides dans le Golfe en 2001 est l'augmentation significative de l'abondance de l'amphipode arctique Themisto libellula. En effet, leur nombre qui passe de 0.17 ind.m-2 en septembre 2000 à 10 ind.m-2 en septembre 2001, ne peut être facilement expliqué que par cette intrusion. Ces introductions régulières d'espèces planctoniques arctiques dans le GSL ont probablement un impact significatif sur les niveaux supérieurs de la chaîne trophique tel que suggéré par la relation significative observée entre l'abondance annuelle moyenne de T. libellula et sa présence relative dans la diète de la morue entre 1996 et 2001.

GALBRAITH, P.S., 2000. Le rôle de l'hiver dans la production biologique dans le golfe du Saint-Laurent. Naturaliste can., 124(1): 59-60.

GILBERT, D., B. PETTIGREW, D. SWAIN, P. GALBRAITH, K. DRINKWATER, 1998. Oceanographic conditions in the Gulf of St. Lawrence in 1997. Science, Stock Status Report, G4-01, 8 p.

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MINNETT, P.J., F. BIGNAMI, E. BÖHM, G. BUDÉUS, P.S. GALBRAITH, P. GUDMANDSEN, T.S. HOPKINS, R.G. INGRAM, M.A. JOHNSON, H.J. NIEBAUER, R.O. RAMSEIER, W. SCHNEIDER, 1997. A summary of the formation and seasonal progression of the northeast water polynya. J. Mar. Syst., 10: 79-85.

GILBERT, D., A.F. VÉZINA, B. PETTIGREW, D.P. SWAIN, P.S. GALBRAITH, L. DEVINE, N. ROY, 1997. État du golfe du Saint-Laurent : conditions océanographiques en 1995. Rapp. tech. can. hydrogr. sci. océan., 191, 113 p.

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Nous présentons un survol des conditions océanographiques dans le golfe du Saint-Laurent pour l'année 1995. Les faits saillants sont que 1) les températures de l'air en hiver étaient près des normales dans l'ouest du Golfe, mais se situaient près de 2 °C sous la normale dans l'est du Golfe; 2) l'été fut chaud et sec dans l'ouest du Golfe; 3) la couverture de glace a été légèrement supérieure à la normale, avec des conditions de glace généralement plus difficiles dans le nord-est du Golfe que dans l'ouest; 4) la température du cœur de la couche intermédiaire froide a été plus basse que la normale 5) la superficie où la température près du fond est inférieure à 0 °C a atteint un record maximal dans le sud du Golfe; 6) les couches profondes se sont refroidies par rapport à 1994, ce refroidissement étant plus intense dans la couche 100-200 m (0.9 °C) que dans la couche 200-300 m (0.3 °C); 7) la concentration d'oxygène dissous dans la couche 200-300 m était légèrement sous la moyenne de 1981-1995 aux sections du détroit de Cabot et du détroit d'Honguedo; 8) la répartition spatiale de la chlorophylle et du nitrate dans la couche de surface correspondait approximativement aux patrons dégagés des données historiques, c'est à dire un gradient de biomasse décroissant de l'ouest et du sud vers l'est et le nord et fortement inversement corrélé à la salinité; 9) dans le détroit de Northumberland, les concentrations de chlorophylle près du fond étaient beaucoup plus élevées qu'ailleurs dans le Golfe.

GALBRAITH, P., D.E. KELLEY, 1996. Identifying overturns in CTD profiles. J. Atmos. Ocean. Technol., 13: 688-702.

LAROUCHE, P., P.S. GALBRAITH, 1989. Factors affecting fast-ice consolidation in southeastern Hudson Bay, Canada. Atmos.-Ocean, 27: 367-375 .