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Bibliographie de l'Institut Maurice-Lamontagne

Thomas DONIOL-VALCROZE

HAMMILL, M.O., G.B. STENSON, T. DONIOL-VALCROZEL, A. MOSNIER, 2011. Northwest Atlantic harp seals population trends, 1952-2012 ; Tendances de la population de phoques du Groenland de l'Atlantique Nord-Ouest, 1952-2012. DFO, Canadian Stock Assessment Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2011/099, 31 p.

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Un modèle de population a été utilisé pour examiner les changements dans la taille de la population de phoques du Groenland entre 1952 et 2012. Le modèle intègre des informations sur les taux de reproduction, les prélèvements déclarés, les estimations des prélèvements non déclarés et les pertes dans les prises accessoires dans d'autres pêcheries pour déterminer la trajectoire de la population. Les taux de reproduction ont continué de diminuer. Des échantillons prélevés jusqu’en 2011 indiquent que les taux de reproduction des adultes ont baissé à pas plus de 0,22, taux beaucoup plus faible que l’estimation de 0.74 observée en 2008, dernière année pendant laquelle des données étaient disponibles pour l’évaluation de 2010. Le modèle a été ajusté à onze estimations périodiques de production de petits de 1952 à 2008, en utilisant deux méthodes différentes de lissage de données de reproduction et en supposant que la capacité de support peut être de 10,8 millions ou de 12 millions de phoques. La production estimée de petits en 1952 était de 500 000 (95 % IC = 500 000 à 600 000) animaux. La production de petits a diminué pendant les années 1960, pour atteindre un minimum en 1971, et a ensuite augmenté à un maximum de 1 600 000 (95 % IC = 1 400 000 à 1 800 000) en 2008. La production estimée de petits a diminué à 600 000 (95 % IC = 500 000 à 700 000) en 2011 en raison des faibles taux de gestation observés. La taille de la population totale en 1952 était de 2 300 000 (95 % IC = 2 200 000 à 2 400 000), elle a diminué à un minimum en 1971 pour ensuite augmenter de 7,9 à 8,3 millions (95 % IC = 7 300 000 à 9 000 000) en 2008, selon les hypothèses. L’estimation de 2008 est également NMax. La population de 2012 est estimée entre 7,3 et 7,8 millions. Bien que l’évaluation précédente ait indiqué qu’il serait possible de maintenir une récolte de 400 000 animaux pour le reste de la période de gestion, la récolte maximale qui respecterait le plan de gestion dans le cadre de la présente évaluation est de 300 000 animaux, en supposant que les brasseurs représentent 97 % de la récolte. La différence est attribuable au déclin important des taux de reproduction observés dans les échantillons prélevés depuis 2008. Augmenter le nombre de prises dans une composante de la population en transférant un quota nuira à cette composante, à moins d’être compensée par une réduction égale au cours des années ultérieures.

DONIOL-VALCROZE, T., M.O. HAMMILL, VÉRONIQUE LESAGE, 2011. Information on abundance and harvest of eastern Hudson Bay beluga (Delphinapterus leucas) ; Information sur l’abondance et les prélèvements de bélugas de l’est de la Baie d’Hudson (Delphinapterus leucas). DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2010/121, 31 p.

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La chasse aux bélugas à des fins de subsistance par les communautés du Nunavik vise un mélange de deux populations: le stock de l'ouest de la baie d'Hudson (OBH) et celui de l'est de la baie d'Hudson (EBH). En 2010, les prises ont été constituées de 45 bélugas tués près de Sanikiluaq (îles Belcher), de 16 dans l'est de la baie d'Hudson, de 15 dans la baie d'Ungava, de 146 dans le détroit d'Hudson au printemps et de 58 à l'automne. Depuis 2009, il est présumé, sur la base des analyses génétiques, que tous les animaux tués dans l’est de la baie d'Hudson, 10 % des animaux tués au printemps et en été dans le détroit d’Hudson, et 20 % des animaux tués dans la baie d’Ungava et en automne dans le détroit d’Hudson sont des bélugas de l’EBH. Il est également présumé que 12 % des bélugas tués par les chasseurs de Sanikiluaq appartiennent au stock de l'EBH. Selon ces proportions, la chasse de 2010 équivaut à 51 bélugas de l'EBH. Un modèle de population intégrant les statistiques de chasse les plus à jour a été ajusté à l'aide de méthodes d'inférence bayésiennes aux estimations d'abondance obtenues à partir des relevés aériens, et a permis d’évaluer la population de 1985 à 4 118 individus avec un intervalle de crédibilité (IC) de 95 % de 2200–8765. La population aurait atteint son plus bas niveau en 2001 avec un effectif de 2 977 individus (IC 95 % 1970–4674). La population de 2010 a été estimée à 3034 individus (IC 95 % 1390–6181). Aux niveaux de capture actuels, la population semble être restée stable au cours des dernières années. D'après la modélisation, la proportion de bélugas abattus mais perdus est estimée à 56 % (IC 95 % 22–144 %) et le taux d'accroissement à 2,7 % par an (IC 95 % -3,1–8,5 %). Un prélèvement de 50 individus de l'EBH dans le futur aurait un risque de 50 % d'entraîner une diminution de la population. Une diminution du prélèvement à 10 individus de l'EBH réduirait la probabilité de déclin à 25 %. Inversement, la prise de 100 individus de l'EBH aurait 75 % de chances d'entraîner un déclin. Aucun scénario de chasse ne permettrait de réduire la probabilité de déclin à 5 % car même en l'absence totale de prélèvement de bélugas de l'EBH, la population aurait quand même 18% de chances de décliner. Cependant, le nombre d’individus qui peuvent être capturés sans provoquer une diminution de la population de bélugas de l’EBH dépend de la répartition des prises entre l’est de la baie d’Hudson, la baie d’Ungava et le détroit d’Hudson de même que des proportions chassées au cours du printemps, de l’été, et de l’automne. L'examen des échantillons prélevés sur les bélugas chassés dans le détroit d'Hudson, combinant l'âge des animaux et leur population d'origine déterminée à partir d'analyses génétiques, démontrent que la structure d'âge des bélugas provenant de l'EBH est fortement biaisée en faveur des animaux plus jeunes et contient peu d'individus plus âgés. Ces résultats pourraient indiquer une prise disproportionnée des jeunes bélugas de l'EBH, une pression de chasse trop intense sur le stock de l'EBH, ou les deux.

DONIOL-VALCROZE, T., V. LESAGE, J. GIARD, R. MICHAUD, 2011. Optimal foraging theory predicts diving and feeling strategies of the largest marine predator. Behav. Ecol., 22(4): 880-888 .

[Résumé disponible seulement en anglais]
Accurate predictions of predator behavior remain elusive in natural settings. Optimal foraging theory predicts that breath-hold divers should adjust time allocation within their dives to the distance separating prey from the surface. Quantitative tests of these models have been hampered by the difficulty of documenting underwater feeding behavior and the lack of systems, experimental or natural, in which prey depth varies over a large range. We tested these predictions on blue whales (Balaenoptera musculus), which track the diel vertical migration of their prey. A model using simple allometric arguments successfully predicted diving behavior measured with data loggers. Foraging times within each dive increased to compensate longer transit times and optimize resource acquisition. Shallow dives were short and yielded the highest feeding rates, explaining why feeding activity was more intense at night. An optimal framework thus provides powerful tools to predict the behavior of free-ranging marine predators and inform conservation studies.©2011 Oxford University Press