GALBRAITH, P.S., J. CHASSÉ, D. GILBERT, P. LAROUCHE, D. BRICKMAN, B. PETTIGREW, L. DEVINE, A. GOSSELIN, R.G. PETTIPAS, C. LAFLEUR, 2011. Physical oceanographic conditions in the Gulf of St. Lawrence in 2010 ; Conditions océanographiques physique dans le golfe du Saint-Laurent en 2010. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2011/045, 86 p.
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Le présent document donne un aperçu des conditions docéanographie physique qui ont prévalu dans le golfe du Saint-Laurent en 2010. Les températures de lair moyennées de janvier à mars, doctobre à décembre, ainsi quannuellement ont atteint des niveaux records. Lapport deau douce mensuel moyen mesuré à Québec a été normal pour lensemble de lannée 2010, mais a été supérieur à la moyenne au cours de lhiver et lautomne, ce qui fut compensé par une crue printanière presque absente. Les températures de leau près de la surface ont été normales ou supérieures à la normale dans lensemble du golfe pendant tous les mois de lannée, à lexception de la région de la cuvette de Mécatina et du chenal Esquiman au cours du mois de juin. Le volume maximal des glaces dans le Golfe sest établi à 11 km³, une valeur minimum depuis 1969. La durée de la saison de glace 2009-2010 a été plus courte que la normale et était associée à une fonte précoce. Les entrées hivernales deaux froides et salées du plateau du Labrador ont rempli entièrement la cuvette de Mécatina au cours de lhiver 2010. La propagation de cette intrusion sest davantage limitée près du détroit de Belle Isle et de la côte nord comparativement aux conditions observées en 2009, se traduisant par un volume global plus faible (809 km³). Ce faible volume a néanmoins représenté 29 % de la couche hivernale de surface plus froide que – 1 °C. Le volume de cette couche hivernale, sélectionnée avec un critère moins strict de la température, sous 0 °C au lieu de – 1 °C, était de 13 900 km³ (excluant lestuaire). Cest une valeur supérieure de 0,7 fois lécart type à la moyenne de la période 1996-2009, et correspondait à 42 % du volume deau total présent dans le Golfe. Cependant, la couche de surface hivernale était chaude, autour de 1 °C au dessus du point de congélation. Ce fut la première fois en 15 ans de monitorage hivernal que de telles conditions ont été observées. Lindice de la CIF (couche intermédiaire froide) dété pour 2010 sest établi à – 0,04 °C, ce qui est comparable aux conditions observées en 2000 et représente une forte augmentation (de 0,38 °C) par rapport à lété 2009. Sur le Plateau madelinien, aucune partie du fond nétait couverte par des eaux de température < 0 °C en septembre 2010, tel quobservé aussi en 2005, 2006, 2007 et 2009. Les profils régionaux de la CIF daoût et de septembre indiquent que les couches où T < 1 °C et < 0 °C ont été beaucoup plus minces dans la plupart du Golfe en 2010 comparativement à 2009 et que la température minimale était en général supérieure dans lensemble du Golfe. Les températures dans la colonne deau observées en mars 2010 ont été caractérisées par une couche de surface très épaisse dans la plupart des régions, mais particulièrement chaude, et caractérisée par une épaisse intrusion deaux du Golfe dans lEstuaire. Dès le mois de juin, la CIF sétait amincie vers des épaisseurs normales mais avait encore des températures minimales au dessus de la normale. Le taux de réchauffement de la CIF a semblé plus faible quhabituellement car les températures minimales de la CIF étaient près de la normale dès le mois daoût dans certaines régions, et davantage en novembre. Les eaux profondes de lestuaire qui étaient chaudes en 2009 ont été remplacées par des eaux plus froides que la normale dès juin 2010. Des eaux très chaudes occupaient le détroit de Cabot en juin à 250 m, la profondeur du maximum de température, et il y a des signes que la partie supérieure de ces eaux a été échantillonnée en mars. Ces eaux chaudes étaient encore présentes dans le détroit de Cabot durant les relevés daoût et de novembre. Dans lensemble, la température a été généralement sous la normale à une profondeur allant de 200 à 300 m, tandis que la salinité était sous la normale de 150 à 300 m. Les températures à 300 m ont globalement augmenté légèrement, mais de façon significative au détroit de Cabot (par 1 écart-type) où lanomalie atteignait +1 écart-type. La salinité à 200 m et 300 m a diminué globalemnt de 0,6 écart-type mais a augmenté au détroit de Cabot pour atteindre +0,6 écart-type à 200 m. Les eaux profondes de lestuaire devraient se refroidir durant les deux prochaines années, lanomalie chaude présente en 2010 dans le détroit de Cabot qui devrait remonter le chenal Laurentien vers lestuaire par la suite. La couche de surface était épaisse et très chaude en novembre 2010, plus chaude même que les conditions de novembre 2009 qui étaient précurseurs de lhiver record de 2010.
DUFOUR, R., H. BENOIT, M. CASTONGUAY, J. CHASSÉ, L. DEVINE, P. GALBRAITH, M. HARVEY, P. LAROUCHE, S. LESSARD, B. PETRIE, L. SAVARD, C. SAVENKOFF, L. ST-AMAND, M. STARR, 2010. 2010 Canadian marine ecosystem status and trends report. Advis. Sec. Sci. Advis. Rep. 2010/030(Revised), 38 p.
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GALBRAITH, P.S., R.G. PETTIPAS, J. CHASSÉ, D. GILBERT, P. LAROUCHE, B. PETTIGREW, A. GOSSELIN, L. DEVINE, C. LAFLEUR, 2010. Physical Oceanographic Conditions in the Gulf of St. Lawrence in 2009 Conditions docéanographie physique dans le golfe du Saint-Laurent en 2009. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2010/035, 77 p.
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Lle présent document donne un aperçu des conditions docéanographie physique qui ont prévalu dans le golfe du Saint-Laurent en 2009. La moyenne des températures de lair établie pour la période allant de janvier à mars a été près de la normale, ce qui a contribué à la formation dune couverture de glace qui est demeurée juste sous la normale climatologique. En général, les températures de lair ont été normales ou supérieures à la normale pendant le reste de lannée. Lapport deau douce mensuel moyen mesuré à Québec a été normal pour lensemble de lannée 2009, mais a été supérieur à la moyenne au cours du mois de juillet et inférieur à la normale à lautomne. Les températures de leau près de la surface ont été en général supérieures à la normale dans lensemble du golfe à lexception du nord-ouest du Golfe et de lEstuaire au cours des mois de juin, et partout en août. Le volume maximal des glaces dans le Golfe et sur le Plateau néo-écossais sest établi à 65 km³, une valeur sous la normale selon de nouvelles estimations de volumes de glace pour la période sétendant de 1971 à 2000. La durée de la saison de glace a été plus longue que la normale dans lEstuaire, normale dans le centre du Golfe et le détroit de Cabot, et plus courte ailleurs. Ceci était associée à une variabilité dans la date denglacement, la fin de la saison étant normale partout. Les entrées hivernales deaux froides et salées du plateau du Labrador ont rempli entièrement la cuvette de Mécatina au cours de lhiver 2009. La propagation de cette intrusion sest davantage limitée près de la côte comparativement aux conditions observées en 2008, se traduisant par un volume global plus faible (1270 km³), similaire aux valeurs observées en 2002. Le volume de la couche mélangée deau froide dhiver sest établi à 14 000 km³, une valeur supérieure de 0,7 fois lécart type à la moyenne de la période 1996-2009, et correspondait à 42 % du volume deau total présent dans le Golfe. Lindice de la CIF (couche intermédiaire froide) dété pour 2009 sest établi à - 0,42 °C, ce qui est comparable aux conditions très froides observées en 2002, 2004, 2005 et 2007 et représente une forte augmentation (de 0,32 °C) par rapport à lété 2008. Sur le Plateau madelinien, presque quaucune proportion du fond a été couverte par des eaux de température < 0 °C en septembre 2009, telle quobservé aussi en 2005, 2006 et 2007. Les profils régionaux de la CIF daoût et de septembre indiquent que les couches où T < 1 °C et < 0 °C ont été beaucoup plus minces dans la plupart des parties du Golfe en 2009 comparativement à 2008 et que la température minimale était en général supérieure dans lensemble du Golfe. Dans le nord du Golfe, la superficie couverte par des eaux de faibles températures (< 1 °C) a diminuée en août 2009 par rapport à août 2008. Les températures dans la colonne deau observées en mars 2009 ont été caractérisées par une couche de surface froide très épaisse dans la plupart des régions, et particulièrement par une épaisse intrusion des eaux froides du Golfe dans lEstuaire. Dès le mois de juin, lépaisseur de la CIF sétait amincie vers des conditions normales et la tendance au réchauffement sest maintenue jusquen août, plus particulièrement sur le Plateau madelinien. En octobre-novembre, les conditions de la CIF était normales presque partout, sauf dans lEstuaire et le nord-ouest du Golfe où la CIF était profonde ainsi que la couche de surface mélangée. Dans lensemble, les températures et la salinité ont été généralement normales à une profondeur allant de 150 à 200 m, et sous la normale à 250 et 300 m. Les températures et la salinité à 300 m ont diminué pour une troisième année consécutive pour atteindre des valeurs sous la normale, composées deaux de température normale dans lEstuaire et le nord-ouest du Golfe et à des températures plus froides dans le centre et sécoulant dans le Golfe depuis le détroit de Cabot. Cette anomalie froide poursuivra son cours vers lEstuaire dans les prochaines années.
DUFOUR, R., H. BENOIT, M. CASTONGUAY, J. CHASSÉ, L. DEVINE, P. GALBRAITH, M. HARVEY, P. LAROUCHE, S. LESSARD, B. PETRIE, L. SAVARD, C. SAVENKOFF, L. ST-AMAND, M. STARR, 2010. Rapport sur l'état et les tendances des écosystèmes marins canadiens en 2010. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Avis scientifique, 2010/030(révisé), 43 p.
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DUFOUR, R., H. BENOIT, M. CASTONGUAY, J. CHASSÉ, L. DEVINE, P. GALBRAITH, M. HARVEY, P. LAROUCHE, S. LESSARD, B. PETRIE, L. SAVARD, C. SAVENKOFF, L. ST-AMAND, M. STARR, 2010. Ecosystem status and trends report: Estuary and Gulf of St. Lawrence ecozone. Rapport sur létat et les tendances des écosystèmes : écozone de lestuaire et du golfe du Saint Laurent. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche; 2010/030, 193 p.
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Le présent document a été produit dans la foulée du programme national sur l'état et les tendances des écosystèmes et traite de l'écozone de l'estuaire et du golfe Saint-Laurent. Il s'articule autour de l'état et des tendances de plusieurs espèces marines ainsi que de certaines variables physico-chimiques importantes de l'écosystème. Le rapport national sur l'état et les tendances des écosystèmes servira à établir les priorités pour un programme national sur la biodiversité et intègrera de l'information écosystémique de portée nationale et provinciale. Il traitera de nombreuses écozones terrestres et marines d'envergure.
HARVEY, M., L. DEVINE, 2010. Nine years of zooplankton monitoring in the St.Lawrence Marine System (2001-2009). AZMP Bull. PMZA, 10: 32-36.
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HARVEY, M., L. DEVINE, 2009. Oceanographic conditions in the Estuary and the Gulf of St. Lawrence during 2008 : zooplankton ; Conditions océanographiques dans lestuaire et le golfe du Saint-Laurent en 2008 : zooplancton. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2009/083, 60 p.
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Ce document donne un aperçu de la variabilité temporelle de la biomasse de zooplancton, l'abondance et la composition des espèces en 2008 à quatre stations fixes et sept sections du PMZA ainsi qu'un aperçu de la variabilité interannuelle de la composition spécifique, l'abondance et la biomasse du macrozooplancton dans lestuaire maritime et le nord-ouest du golfe du Saint-Laurent de 1994 à 2008. Par rapport aux années précédentes (1999–2007) létat du zooplancton aux quatre stations fixes de la région en 2008 est considéré inférieur (biomasse) et supérieure (abondance totale de zooplancton autre que copépode, abondance totale de copépodes, abondance de Calanus finmarchicus, abondance de Pseudocalanus spp.) à la normale dans la AG et GC; inférieure à la normale (biomasse de zooplancton), normale (abondance totale de zooplancton autre que copépode, abondance totale de copépodes, abondance de Pseudocalanus spp.) et supérieure à la normale (abondance de C. finmarchicus) dans la RS; et normale (biomasse de zooplancton, abondance de C. finmarchicus, abondance de Pseudocalanus spp.) et supérieure à la normale (abondance totale de zooplancton autre que copépode, abondance totale de copépodes) dans la SV. Également, des changements dans la structure de la communauté de zooplancton ont été observés en 2008. En plus dun changement au niveau de lordre dabondance des espèces dominantes à chacune des stations, de nouvelles espèces sont apparues pour la première fois parmi les 10 espèces dominantes («top 10») : appendiculaires et Temora spp. Dans la AG, Temora spp., cladodère et larves de bivalve dans le GC, Paraeuchaeta norvegica et Calanus glacialis à la SV et larves de polychète dans la RS. Les indices de biomasse de Calanus hyperboreus et du mesozooplancton observés le long des sept sections du Québec au printemps et à lautomne 2008 ont été évalués comme normal ou inférieure à la normale, excepté dans lestuaire maritime (TESL) où la biomasse de C. Hyperboreus a été évaluée supérieure à la normale. En ce qui concerne les neuf indices dabondance, la plupart ont été évalués à la normale ou supérieur à la normale au printemps 2008 excepté dans certains cas qui ont été évalués inférieure à la normale comme les nauplii de copépodes le long des sections TESL et TIDM, labondance du mésozooplancton (excluant les copépodes) dans le centre et le nord-est du golfe (TCEN, TBB) et les larves de krill dans le détroit de Cabot (TDC). Cependant, la situation a été différente pendant lautomne 2008 : quelques indices ont également été évalués à la normale ou supérieur à la normale (lensemble des copépodes, les nauplii de copépode, les petits copépodes, le zooplancton carnivore, le mésozooplancton [excluant les copépodes] et les larves de krill) et dautres à la normale ou inférieure à la normale (les larges copépodes, C. finmarchicus CIV–CV, le meroplancton). En 2008, quelques changements dans la structure de la communauté de zooplancton ont aussi été observés le long des sept sections. En plus dun changement au niveau de lordre dabondance, de nouvelles espèces sont apparues pour la première fois dans le «top 10» : Eurytemora spp. et C. glacialis le long de la section TESL; Temora spp. et les œufs de copepode dans le nord-ouest du GSL (TSI); les œufs de copépodes dans le sud-ouest de lîle dAnticosti (TASO); P. Norvegica et C. glacialis dans le centre du GSL (TCEN); C. glacialis dans le nord-est et le sud du GSL (TBB, TIDM); et Ostracoda dans le détroit de Cabot (TDC). La biomasse de mésozooplancton observée en novembre 2008 dans lestuaire maritime et le nord-ouest du GSL était 1.8 et 1.4 fois plus élevée quen 2006 et 2007 et correspond à la seconde valeur la plus élevée observée au cours des 15 dernières années dans ces deux régions. Par ailleurs, la biomasse moyenne de macrozooplancton a diminué de 15.4 g/m2 (poids humide) en 2005, à 5.9 en 2006, à 8.6 en 2007 et 6.2 en 2008. Les valeurs observées en 2006, 2007 et 2008 correspondent aux plus faibles valeurs observées au cours des 15 dernières années dans les deux régions. Un fait marquant des années 2006, 2007 et 2008 est la forte diminution de labondance de lespèce Thysanoessa raschii qui était 5.3 fois moins abondante en 2006–2008 quau cours des 15 années précédentes. Finalement, les années 2006, 2007 et 2008 correspondent aux plus faibles abondances moyennes de lamphipode pélagique Themisto libellula des 15 dernières années excepté en 2000.
GALBRAITH, P., R.G. PETTIPAS, J. CHASSÉ, D. GILBERT, P. LAROUCHE, B. PETTIGREW, A. GOSSELIN, L. DEVINE, C. LAFLEUR, 2009. Physical oceanographic conditions in the Gulf of St. Lawrence in 2008 ; Conditions docéanographie physique dans le golfe du Saint-Laurent en 2008. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2009/014, 73 p.
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Le présent document donne un aperçu des conditions docéanographie physique qui ont prévalu dans le golfe du Saint-Laurent en 2008. La moyenne des températures de lair établie pour la période allant de janvier à mars a été près de la normale, ce qui a contribué à la formation dune couverture de glace qui est demeurée près de la moyenne climatologique. En général, les températures de lair ont été normales ou supérieures à la normale pendant le reste de lannée. Lapport deau douce mensuel moyen mesuré à Québec a été normal pour lensemble de lannée 2008, mais a été supérieur à la moyenne au cours de lété et inférieur à la moyenne à lautomne. Lapport important deau douce en été a contribué à une stratification supérieure à la normale. Les températures de leau près de la surface ont été en général supérieures à la normale dans lensemble du golfe au cours des mois de mai, de juillet et de novembre, sur le Plateau madelinien au mois de juin ainsi que dans le nord du golfe du mois daoût au mois doctobre. En août, les secteurs situés dans le nord du golfe ont affiché des anomalies positives, tandis que ceux situés dans le sud ont présenté des anomalies négatives. Cela a provoqué l'occurrence inhabituelle de températures plus élevées en juillet quen août dans les eaux entourant lÎle-du-Prince-Édouard et celles du détroit de Northumberland, en 2008. Sur le Plateau madelinien, une grande proportion du fond a été couverte par des eaux de température < 0 °C en septembre 2008, ce qui rappelle la période froide observée dans les années 1990 et contraste avec les conditions enregistrées en septembre 2005, 2006 et 2007, alors que de telles eaux froides étaient absentes. Le volume maximal des glaces dans le golfe et sur le Plateau néo-écossais sest établi à 81 km<sup3, une valeur près de la normale selon de nouvelles estimations de volumes de glace pour la période sétendant de 1971 à 2000. La glace est apparue tôt en saison et est demeurée plus tard que la normale (environ huit semaines de plus sur le Plateau madelinien). Les arrivées hivernales deaux froides et salées du plateau du Labrador ont rempli entièrement la fosse de Mécatina au cours de lhiver 2008. La propagation de cette intrusion sest davantage limitée près de la côte comparativement aux conditions observées en 2007, se traduisant par un volume global plus faible (1850 km3), similaire aux valeurs observées en 2001 et en 2006. Le volume de la couche mélangée deau froide dhiver sest établi à 13 700 km3, une valeur supérieure de 0,8 fois lécart type à la moyenne de la période 1996-2008, et correspondait à 41 % du volume deau total présent dans le golfe. Lindice de la CIF (couche intermédiaire froide) dété pour 2008 sest établi à - 0,70 °C, ce qui est comparable aux conditions très froides observées en 2003 et représente une forte diminution (de 0,47 °C, par rapport à lété 2007. Les profils régionaux de la CIF daoût et de septembre indiquent que les couches où T < 1 °C et < 0 °C ont été beaucoup plus épaisses dans la plupart des parties du golfe en 2008 comparativement à 2007 et que la température minimale était en général inférieure dans lensemble du golfe. Dans le nord du golfe, la superficie couverte par des eaux de faibles températures (de < -1 °C à < 1 °C) sest accrue en août 2008 par rapport à août 2007. Les températures dans la colonne deau observées en juin 2008 ont été caractérisées par une CIF très épaisse et froide dans la plupart des régions, sauf dans lestuaire, et par des eaux profondes chaudes dans lestuaire et le nord-ouest du golfe. Ce profil global sest maintenu en août et en septembre. En octobre et novembre, la CIF était toujours épaisse et froide, tandis que les eaux situées au-dessus de la CIF étaient anormalement chaudes. Dans lensemble, les températures et la salinité ont été généralement normales à une profondeur allant de 150 à 300 m, exception faite des températures légèrement inférieures à la normale (de 0,6 fois lécart type) observées à 150 m attribuables à lépaisseur accrue de la CIF. Les températures et la salinité dans cette gamme de profondeurs ont diminué pour une deuxième année consécutive. Les températures de leau étaient près de la normale dans lensemble du golfe à 300 m, composées deaux plus chaudes dans lestuaire, à des températures près de la normale dans les secteurs du nord-ouest et du centre et à des eaux plus froides sécoulant dans le golfe depuis le détroit de Cabot.
GALBRAITH, P.S., D. GILBERT, R.G. PETTIPAS, J. CHASSÉ, C. LAFLEUR, B. PETTIGREW, P. LAROUCHE, L. DEVINE, 2008. Physical oceanographic conditions in the Gulf of St. Lawrence in 2007 ; Conditions d'océanographie physique dans le golfe Saint-Laurent en 2007. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2008/001, 59 p.
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Les conditions docéanographie physique dans le golfe du Saint-Laurent en 2007 sont brièvement présentées. Les températures de l'air étaient généralement normales, ou inférieures à la normale, dans les parties ouest du Golfe. Par contre elles nont été sous les normales mensuelles quen avril et mai dans les parties est du Golfe. Moyennée sur toute lannée sur lensemble du Golfe, la température de lair était normale. Le débit mensuel deau douce à Québec a été sous la normale durant toute lannée 2007. Les températures de surface de leau ont été plus froides en 2007 quen 2006. Des redoux au début janvier et encore en février ont causé des températures de surface au-dessus du point de congélation dans l'estuaire. Les maximums de température de surface estivale sont survenus plus tôt que la normale et ont été suivis dun refroidissement plus hâtif. Les températures de surface ont alors été généralement sous la normale pour le reste de lannée sauf en octobre dans lestuaire. Sur le Plateau madelinien, il ny a presque pas eu deau plus froide que 0 °C au mois de septembre. Le volume de glace de mer durant lhiver a été sous la normale, mais quand même beaucoup plus quen hiver 2006. L'intrusion hivernale deau froide et salée par le détroit de Belle Isle a occupé la fosse de Mecatina de la surface jusquau fond. L'étendue de l'intrusion était similaire à celle de 2006, bien que son volume en fût beaucoup plus grand et semblable à celui observé en 2004. Le volume de la couche mélangée deau froide hivernale était de 13100 km3, légèrement au-dessus de la moyenne 1997-2007, et correspondait à 39 % du volume deau total dans le Golfe. Cette couche mélangée plus profonde quen hiver 2006 sest traduite par une baisse de 0,44 °C de l'indice de la couche intermédiaire froide (CIF) pour lété 2007, après trois années consécutives de hausses. Celui-ci a atteint - 0,23 °C, similaire aux conditions de 2004. La distribution régionale de la CIF indique que les couches sous 1 °C et 0 °C étaient plus épaisses dans le nord du Golfe en été 2007 quen 2006, et que le minimum de température était aussi généralement plus froid presque partout. La distribution saisonnière et régionale de la température de la colonne deau montre que la période de juin était relativement près des normales climatologiques de 1971-2000 à toutes les profondeurs, exception faite de lépaisse et froide CIF dans le chenal Anticosti et des eaux profondes chaudes dans le nord-ouest. Ce patron a persisté en août et septembre mais les conditions sont revenues à la normale à la fin de lautomne, excepté pour la couche mélangée de surface chaude dans le nord-ouest et les eaux de surface chaudes sur le Plateau madelinien et dans le détroit de Cabot. Moyennées annuellement et pour lensemble du Golfe, la température et la salinité de 150 à 300 m étaient normales en 2007. Spatialement, cette normale à 300 m était composée deaux plus chaudes que la normale dans la région de lestuaire, deaux de températures normales dans le centre plus, et deaux froides que la normale dans le détroit de Cabot. L'épaisseur de la couche de surface froide mesurée lors de la mission de mars 2008 nous laisse prévoir des conditions estivales 2008 de la CIF légèrement plus froide quen 2007, avec un indice de -0,47 °C .
DEVINE, L., C. LAFLEUR, 2008. Quality Control of Bottle Data at Maurice Lamontagne Institute;Contrôle de qualité des données bouteilles à l'Institut Maurice-Lamontagne. AZMP Bull. PMZA, 7: 27-37.
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Cet article décrit le processus de contrôle de qualité actuellement appliqué aux analyses déchantillons deau de lInstitut Maurice-Lamontagne, préalablement à leur distribution et à leur archivage. Ce processus vérifie les métadonnées essentielles telles que la date dacquisition et la localisation, et examine les données sous plusieurs angles afin de permettre au gestionnaire de données den juger la qualité.
HARVEY, M., L. DEVINE, 2008. Oceanographic conditions in the Estuary and the Gulf of St. Lawrence during 2007 : zooplankton ; Conditions océanographiques dans l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent en 2007 : zooplancton. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2008/037, 39 p.
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L'abondance, la composition en espèces et la biomasse de zooplancton dans la région du Québec du MPO (l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent, GSL) en 2007 sont présentées en comparaison avec les conditions des huit années précédentes (1999-2006) dans la gyre dAnticosti (AG), le courant de Gaspé (GC) et la vallée de Shediac (SV) et aux deux années précédentes (2005-2006) à la station Rimouski (RS). De plus, le rapport présente une revue de la variabilité interannuelle de la biomasse de mésozooplancton et de l'abondance, la composition en espèces et la biomasse de macrozooplancton pour l'estuaire maritime et le nord-ouest du golfe du Saint-Laurent tel qu'évalué chaque année àl'automne entre 1994 et 2007. Par rapport aux années précédentes (1999-2006) l'état du zooplancton aux quatre stations fixes de la région en 2007 est considéré normal (abondance totale de zooplancton, abondance totale de copépodes) et inférieur à la normale (biomasse, abondance de C. finmarchicus) dans la AG; normale (biomasse, abondance totale de zooplancton, abondance totale de copépodes) et supérieure à la normale (biomasse, abondance de C. finmarchicus) dans le GC; et normale (abondance de C. finmarchicus), inférieure à la normale (biomasse), et supérieure à la normale (abondance totale de zooplancton, abondance totale de copépodes) dans la SV. En ce qui concerne la RS en 2007, l'abondance de C. finmarchicus a été 2.6 fois plus élevée qu'au cours des deux années précédentes (2005-2006). Également, des changements dans la structure de la communauté de zooplancton ont été observés dans la AG, le GC, la SV et la RS en 2007. En plus dun changement au niveau de l'ordre dabondance des espèces dominantes àchacune des stations, de nouvelles espèces sont apparues pour la première fois parmis les 10 espèces dominantes («top 10»): appendiculaires et Oncaea spp. Dans la AG, échinodermes et larves de bivalve dans le GC, euphausiids (ufs, nauplii, juvéniles) et Calanus glacialis à la RS et échinodermes et larves de polychète dans la SV. Finalement, la biomasse du zooplancton observée au printemps 2007 le long des sept sections a été évaluée comme supérieure à la normale dans l'estuaire maritime (TESL), le nord-ouest (TSI), le détroit de Cabot (TDC) et dans le sud du golfe (TIDM); normale au sud-ouest de l'île dAnticosti (TASO), et inférieur à la normale dans le centre (TCEN) le nord-est du golfe (TBB) du golfe. En ce qui concerne l'abondance de zooplancton, les anomalies ont toutes été au-dessus de la normale pour l'ensemble des sections à l'exception de TSI, TDC et TIDM où l'abondance de zooplancton a été évaluée comme normale. Pendant l'automne, les anomalies de la biomasse et l'abondance totale de zooplancton ont été évaluées comme normale le long de l'ensemble des régions à l'exception de TESL, TSI et TASO où les deux indices ont été au-dessus de la normale, et TCEN où la biomasse a été évaluée comme inférieur à la normale. En 2007, quelques changements dans la structure de la communauté de zooplancton ont aussi été observés le long des sept sections. En plus dun changement au niveau de l'ordre dabondance de nouvelles espèces sont apparues pour la première fois dans le «top 10»: appendiculaires, larves déchinoderme et Ostracodes dans l'estuaire maritime et le nord-ouest du golfe, C glacialis dans le nord-est du golfe, ptéropodes, et Oncaea spp. dans le sud du golfe, et ptéropodes et Metridia spp. dans le détroit de Cabot. La biomasse de mésozooplancton observée en novembre 2007 dans l'estuaire maritime et le nord-ouest du GSL était 1.4 fois plus élevée qu'en 2006 et correspond à la quatrième valeur la plus élevée observée au cours des 14 dernières années dans ces deux régions. Par ailleurs, la biomasse moyenne de macrozooplancton a diminué de 15.4 g/m² (poids humide) en 2005 à 5.9 et 8.6 g/m² en 2006 respectivement. Les valeurs observées en 2006 et 2007 correspondent aux plus faibles valeurs observées au cours des 14 dernières années dans les deux régions. Un fait marquant des années 2006-2007 est la plus faible biomasse deuphausiacés (krill) en raison dune forte diminution de l'abondance de l'espèce Thysanoessa raschii qui était 5.3 fois moins abondante en 2006-2007 qu'au cours des 14 dernières années dans les deux régions. Finalement, l'année 2007 correspond aux plus faibles abondances moyennes de l'amphipode pélagique Themisto libellula des 14 dernières années.
HARVEY, M., L. DEVINE, 2007. Oceanographic conditions in the Estuary and the Gulf of St. Lawrence during 2006 : zooplankton ; Conditions océanographiques dans lestuaire et le golfe du St-Laurent en 2006 : zooplancton. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2007/049, 40 p.
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Labondance, la composition en espèces et la biomasse de zooplancton dans la région du Québec (lestuaire et le golfe du Saint-Laurent, GSL) en 2006 sont présentées en comparaison avec les conditions des années précédentes (1999-2005). De plus, le rapport présente une revue de la variabilité interannuelle de la biomasse de mésozooplancton et de labondance, la composition en espèces et la biomasse de macrozooplancton pour lestuaire maritime et le nord-ouest du golfe du Saint-Laurent tel quévaluée chaque année à lautomne entre 1994 et 2006. Lanalyse des échantillons de zooplancton prélevés en 2006 dans les 3 stations fixes de la région du Québec indique que létat du zooplancton (biomasse, abondance totale, abondance totale de copépodes, abondance de C. finmarchicus) dans la gyre dAnticosti (GA), le courant de Gaspé (CG) et la vallée de Shédiac (VS) est comparable aux années précédentes (1999-2005) à lexception de labondance de C. finmarchicus dans la GA et de labondance totale de copépodes dans la VS, qui ont été respectivement plus élevée et plus faible que la normale. Également, des changements dans la structure de la communauté de zooplancton ont été observés dans la GA et le CG en 2006. En plus dun changement au niveau de lordre dabondance des 10 espèces dominantes (top 10) échantillonnées à chacune des stations, de nouvelles espèces sont apparues pour la première fois dans le top 10: larves déchinoderme et de larvacés dans la GA et Temora spp. Dans le CG. Finalement, la biomasse du zooplancton observée au printemps et à lautomne 2006 le long des sept sections a été évaluée comme sous la normale dans le nord-ouest (TSI) et le nord-est du golfe (TBB), normale dans lestuaire maritime (TESL) et le centre du golfe (TCEN) et au-dessus de la normale au sud-ouest de lîle dAnticosti (TASO), dans le sud du golfe (TIDM) et dans le détroit de Cabot (TDC). À lopposé, labondance totale de zooplancton a été évaluée comme au-dessus de la normale dans lensemble des régions sauf pour le nord-est du golfe où elle a été évaluée comme normale. En 2006, quelques changements dans la structure de la communauté de zooplancton ont aussi été observés le long des sept sections. En plus dun changement au niveau de lordre dabondance des 10 espèces dominantes (top 10), de nouvelles espèces sont apparues pour la première fois dans le top 10: Temora spp et Oncea sp dans lestuaire maritime (TESL); larves déchinoderme, de larvacés, et Temora spp. Dans le nord-ouest du golfe (TSI et TASO); et de cladocères dans le détroit de Cabot (TDC). La biomasse de mésozooplancton observée en novembre 2006 dans lestuaire maritime et le nord-ouest du GSL était 1.4 fois plus faible quen 2005 et correspondait à la troisième plus faible valeur observée au cours des 13 dernières années dans ces deux régions. Par ailleurs, la biomasse moyenne de macrozooplancton a diminué de 15.4 à 5.9 g/m² (poids humide) de 2005 à 2006 et la valeur de 2006 correspond à la plus faible valeur observée au cours des 13 dernières années dans les deux régions. Un fait marquant de lannée 2006 est la plus faible biomasse deuphausiacés (krill) observée au cours des 13 dernières années, dû à une forte diminution de labondance de lespèce Thysanoessa raschii qui était 4.3 fois moins abondante quau cours des 13 dernières années dans les deux régions. Finalement, lannée 2006 correspond à la plus faible abondance moyenne de lamphipode pélagique Themisto libellula des 13 dernières années.
HARVEY, M., J.-F. ST-PIERRE, L. DEVINE, A. GAGNÉ, Y. GAGNON, M.F. BEAULIEU, 2005. Oceanographic conditions in the Estuary and the Gulf of St. Lawrence during 2004 : zooplankton ; Conditions océanographiques dans lestuaire et le golfe du St-Laurent en 2004 : zooplancton. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2005/043, 22 p.
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Linformation présentée dans ce rapport décrit létat du zooplancton dans le Saint-Laurent en 2004. Ces résultats proviennent de lanalyse des données de deux stations fixes situées dans la gyre dAnticosti (GA) et le courant de Gaspé (CG) et de sept sections réparties dans lensemble de lestuaire maritime (EM) et du golfe du Saint-Laurent (GSL). Des informations additionnelles provenant dune grille de 48 stations échantillonnées depuis 1994 dans lestuaire maritime et le golfe du Saint-Laurent sont aussi présentées. Nous mettons laccent sur les conditions en 2004, que nous comparons ensuite aux observations recueillies depuis 1999 dans le cadre du programme de la zone Atlantique (PMZA) et aux observations sur le macrozooplancton recueillies de 1994 à 2004. Lannée 2004 a été particulière en ce qui concerne la fréquence déchantillonnage des 2 stations fixes de la région du Québec qui nont été échantillonnées quà 4 reprises au cours de lannée soit: en février, mars, juin et novembre 2004. Malgré cette faible fréquence déchantillonnage, nous avons observé que le patron de variation saisonnière de la biomasse de zooplancton est demeuré le même que celui observé au cours des 5 dernières années. De plus, les biomasses de zooplancton observés en février, mars, juin et novembre 2004 étaient comparables aux biomasses de zooplancton mesurées précédemment aux mêmes dates, excepté en juin et novembre dans la gyre dAnticosti, où les biomasses étaient 2 fois plus faibles que la normale. Les copépodes continuent à dominer numériquement la communauté de zooplancton pendant toute lannée aux deux stations fixes. Cependant, lanalyse de labondance des différents stades de développement de Calanus finmarchicus suggère que la production de cette espèce aurait été plus faible en 2004 quau cours des années précédentes, aux deux stations fixes. Finalement, la biomasse et labondance du zooplancton observée au printemps et à lautomne 2004 le long des six sections correspondaient aux observations faites en 2003, 2002, 2001 et 2000 dans lensemble des régions. La biomasse de mésozooplancton observée en novembre 2004 dans lestuaire maritime et le nord-ouest du GSL était 1.3 fois plus faible quen 2003 et correspond à la seconde plus faible valeur observé au cours des 10 dernières années dans ces deux régions. Par ailleurs, la biomasse moyenne de macrozooplancton était 1.2 fois plus élevé quen 2003. Le résultat le plus marquant que nous avons obtenu a été que lannée 2004 correspond à la plus faible biomasse deuphausiacés (krill) observé au cours des 10 dernières années et que pour la première fois depuis 1994, la biomasse moyenne de lamphipode pélagique Themisto libellula était plus élevé que celle des euphausiacés (krill). Finalement, nous avons observé une importante augmentation de labondance moyenne des chaetognathes Sagitta elegans ainsi que du zooplancton gélatineux (Aglantha digitale, Obelia sp. Et Boreo sp.); labondance moyenne de ces 2 groupes dorganismes était respectivement 8.5 et 10.5 fois plus élevées en 2004 quau cours des 10 dernières années
STARR, M., L. ST-AMAND, L. DEVINE, L. BÉRARD-THERRIAULT, P.S. GALBRAITH, 2004. State of phytoplankton in the Estuary and Gulf of St. Lawrence during 2003 ; État du phytoplancton dans lestuaire et le golfe du Saint-Laurent en 2003. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2004/123, 35 p.
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Ce document présente une synthèse des variations saisonnières et interannuelles des concentrations de chlorophylle a, de nitrates et de silicates ainsi que de labondance des principales espèces de phytoplancton à trois stations fixes (Rimouski, gyre dAnticosti et courant de Gaspé), de même quaux stations situées le long de six sections qui traversent lestuaire et le golfe du Saint-Laurent. Les auteurs ont analysés les conditions qui ont prévalue en 2003, mais ont aussi comparé ces données à celles obtenues au cours de la période séchelonnant de 1992 à 2002. En 2003, la principale prolifération de phytoplancton observée à la station de Rimouski, dans lestuaire maritime du Saint-Laurent, s'est produite en mai, cest-à-dire un mois plus tôt que la moyenne. À lexception de 2002, ceci continue une tendance qui a débuté en 1998. Les auteurs pensent que cette variation dans la synchronisation du cycle de production primaire a été occasionnée par des apports printaniers en eau douce en dessus de la normale dans le bassin du Saint-Laurent. La biomasse moyenne estivale de phytoplancton en 2003 à la station Rimouski a été également plus élevée comparativement à 1992-1994, 1996, 1998, et à 2000-2002, mais inférieure à celle de 1995, 1997 et, à 1999 en particulier. Les taux de production primaire mesurés au printemps et à lété à cette station ont été eux aussi beaucoup plus élevés en 2003 comparativement aux trois dernières années, mais inférieurs à ceux de 1999. Aux stations de la Gyre dAnticosti et du courant de Gaspé, les concentrations en nitrates et en silicates ont été élevées à la fin de lhiver et faibles à la fin de lété en raison dune utilisation accrue par le phytoplancton. Pour ces deux stations, la réduction des éléments nutritifs dans la couche de surface au cours de la période estivale a été plus prononcée en 2003 par rapport à la période 2000-2002. Ainsi, daprès lévolution des teneurs en sels nutritifs, la production de phytoplancton dans le nord-ouest du golfe du Saint-Laurent pourrait avoir été plus élevée en 2003 comparés aux trois années précédentes. Ceci est conforme aux données obtenues à la station Rimouski dans l'estuaire maritime du Saint-Laurent. De même, les concentrations en sels nutritifs à la fin de lhiver 2003 ont été également plus élevées dans le sud et le nord-est du golfe du Saint-Laurent par rapport aux deux années précédentes, tandis quelles nont pas été significativement différentes au cours de lété. Ceci suggère une fois de plus que la floraison printanière de phytoplancton dans ces régions ait été également plus intense en 2003 comparativement aux années récentes. Pour une troisième année consécutive, l'analyse de la composition de la communauté phytoplanctonique au cours de 2003 a permis de noter la présence de la diatomée Neodenticula seminae dans plusieurs secteurs du Golfe du Saint-Laurent, avec des concentrations pouvant atteindre jusquà 197 x 10(2) cellules par litre. Il est tout à fait exceptionnel que cette espèce soit retrouvée dans le golfe du Saint-Laurent car elle est généralement présente dans les eaux du Pacifiques Nord. Jusquà présent, cette espèce navait été signalée dans lAtlantique que dans des sédiments datant du Quaternaire, il y a de cela 0.84 à 1.26 million dannées. Il est suggéré que cette espèce du Pacifique ait été introduite de façon naturelle dans le golfe du Saint-Laurent (en traversant lArctique et en descendant le courant du Labrador, pour ensuite emprunter le détroit de Belle-Isle) plutôt que par les eaux de ballast. L'invasion de N. seminae sur la côte atlantique est conforme aux observations récentes suggérant un plus grand apport des eaux du Pacifiques dans l'Océan Atlantique.
HARVEY, M., J.-F. ST-PIERRE, L. DEVINE, A. GAGNÉ, Y. GAGNON, M.F. BEAULIEU, 2004. Oceanographic conditions in the Estuary and the Gulf of St. Lawrence during 2003: zooplankton ; Conditions océanographiques dans lestuaire et le golfe Saint-Laurent en 2003: zooplancton. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2004/061, 31 p.
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Linformation présentée dans ce rapport décrit létat du zooplancton dans le Saint-Laurent en 2003. Ces résultats proviennent de lanalyse des données de deux stations fixes situées dans la gyre dAnticosti et le courant de Gaspé et de six sections répartis dans lensemble de lestuaire maritime (EM) et du golfe du Saint-Laurent (GSL). Des informations additionnelles provenant dune grille de 48 stations échantillonnées depuis 1994 dans lestuaire maritime et le golfe du Saint-Laurent sont aussi présentées. Nous mettons laccent sur les conditions en 2003, que nous comparons ensuite aux observations recueillies en 1999, 2000, 2001 et 2002 dans le cadre du programme de la zone Atlantique (PMZA) et aux observations sur le macrozooplancton recueillies de 1994 à 2003. La biomasse et labondance de zooplancton observées dans la gyre dAnticosti (GA) et le courant de Gaspé (CG) en 2003 étaient plus élevées quen 1999, 2000, 2001 et 2002 aux mêmes stations. Labondance relative des copépodes par rapport au reste du mésozooplancton (larvacé, ostracode, mérozooplancton, etc.) a augmenté de 70 à 95 % entre 1999 et 2003 dans le CG et de 70 à 85 % entre 1999 et 2001 dans la GA. Contrairement aux années précédentes (1999 à 2002), nous navons observé aucun larvacé aux deux stations fixes (CG et GA) au cours de lannée 2003. Lespèce de copépode Calanus finmarchicus sest reproduite à deux reprises au cours de lété et de lautomne 2003 aux deux stations fixes. La première période de reproduction sest produite en juin-juillet et la seconde en septembre-octobre. Cette situation est semblable à celle observée en 2000, 2001 et 2002. De plus, 2003 représente lannée de la plus forte abondance de cette espèce dans le CG et la GA par rapport aux années précédentes (1999 à 2002). Finalement, la biomasse et labondance du zooplancton observée au printemps et à lautomne 2003 le long des six sections correspondaient aux observations faites en 2002, 2001 et 2000 dans lensemble des régions. La biomasse de mésozooplancton a légèrement augmenté dans lEM et le nord-ouest du GSL en 2003 par comparaison avec 2002 alors que la biomasse de macrozooplancton na pas varié de façon significative. Des changements importants dans labondance moyenne de certaines espèces de macrozooplancton ont cependant été observés. Nous avons observé une importante augmentation de labondance moyenne de lamphipode pélagique Themisto libellula et du mysidacé Boreomysis arctica ainsi quune diminution de labondance du chaetognath Sagitta elegans ainsi que du zooplancton gélatineux (Aglantha digitale, Obelia sp. et Boreo sp.). En 2003, labondance moyenne de lamphipode pélagique Themisto libellula a augmenté de façon importante par rapport à 2002 et la relation positive significative entre la proportion deau du plateau du Labrador qui pénètre dans le GSL pendant lhiver et labondance de T. libellula dans lestuaire maritime et le nord-ouest du golfe du Saint-Laurent mesuré depuis 1994 est demeurée hautement significative en 2003. Selon cette relation, cette espèce pourrait être considérée comme une espèce indicatrice de lintrusion massive dans le golfe du Saint-Laurent deaux froides provenant du plateau du Labrador via le détroit de Belle Isle (Harvey et al 2003).
STARR, M., L. ST-AMAND, L. DEVINE, L. BÉRARD-THERRIAULT, 2003. State of phytoplankton in the Estuary and Gulf of St. Lawrence during 2002 ; État du phytoplancton dans l'estuaire et le golfe du St-Laurent en 2002. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document ; MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche, 2003/103, 29 p.
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Ce document présente une synthèse des données sur les variations saisonnières et interannuelles des concentrations de chlorophylle a, de nitrates et de silicates ainsi que de l'abondance des principales espèces de phytoplancton à trois stations fixes (Rimouski, gyre d'Anticosti et courant de Gaspé) et sur six transects qui traversent l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent. Les auteurs se sont concentrés sur les conditions qui prévalaient en 2002, mais ont aussi comparé ces données à celles obtenues de 1992 à 2001. En 2002, à la station Rimouski, dans le bas estuaire du Saint-Laurent, la principale prolifération de phytoplancton a débuté à la fin de juin, ce qui s'approche de la date moyenne historique. La situation était très différente de 1998 à 2001, lorsque la prolifération printanière a débuté de six à huit semaines plus tôt que la normale (du début à la fin de mai). À la station Rimouski, la biomasse moyenne du phytoplancton au printemps et à l'été 2002 était légèrement supérieure à celles observées de 1992 à 1994, en 1998 et en 2000 et 2001, mais de beaucoup inférieure à celles observées en 1995, en 1997 et en 1999. Dans la gyre d'Anticosti et surtout dans le courant de Gaspé, l'appauvrissement printanier des éléments nutritifs dans la couche de surface (0-50 m) s'est produit plus tard en 2002 que de 1996 à 2001, ce qui porte à croire que la croissance du phytoplancton a débuté plus tard en 2002 que les années précédentes dans la partie nord-ouest du golfe du Saint- Laurent. L'appauvrissement printanier-estival de la couche de surface en éléments nutritifs était également un peu plus marqué en 2002 qu'en 2000 et en 2001, mais beaucoup moins qu'en 1999. Ainsi, l'évolution des concentrations d'éléments nutritifs indique que la production de phytoplancton dans le nord-ouest du golfe du Saint-Laurent pourrait avoir été plus forte en 2002 que lors des deux années précédentes, mais beaucoup plus faible qu'en 1999, ce qui est compatible avec les données de la station Rimouski dans le bas estuaire du Saint-Laurent. Pour une deuxième année consécutive, l'analyse de la composition de la communauté en 2002 a montré que la diatomée Neodenticula seminae était présente en grand nombre (concentrations atteignant 1 x 106cellules par litre) dans la plupart des régions du golfe du Saint-Laurent. Il s'agit d'un phénomène inhabituel puisque cette espèce occupe normalement le Pacifique Nord. Dans l'océan Atlantique, cet espèce n'a été observée que dans des sédiments quaternaires de moyenne à haute latitude datés de 0,84 à 1,2 million d'années. Il est proposé que cette espèce du Pacifique soit apparue de façon naturelle dans le golfe (en passant par l'océan Arctique, le courant du Labrador et le détroit de Belle Isle) plutôt qu'à la suite de son transport dans des eaux de ballast. Le retour de N. seminaeprès de la côte atlantique est compatible avec des observations récentes qui indiquent une pénétration accrue d'eaux du Pacifique dans l'Atlantique et un plus grand apport d'eau douce dans les eaux de l'Atlantique Nord. En 2002, les concentrations de chlorophylle dans le sud du golfe du Saint-Laurent à la fin du printemps et au début de l'automne étaient plus élevées que les trois années précédentes. Par contre, dans l'est du golfe, les concentrations de chlorophylle et de nitrates dans la couche de surface à la fin du printemps et au début de l'automne 2002 ne différaient pas de façon marquée de celles observées aux mêmes périodes de 1999 à 2001.
FUENTES-YACO, C., A.F. VÉZINA, T. PLATT, W.G. HARRISON, P.G. CORMIER, L.E. WAITE, L. DEVINE, 1998. Spatio-temporal distribution of phytoplankton pigments in Northumberland Strait : CZCS imagery and in situ data. Can. Tech. Rep. Hydrogr. Ocean Sci., 195, 37 p.
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Ce rapport décrit des variations spatio-temporelles des pigments phytoplanctoniques dans le sud du golfe du Saint-Laurent en utilisant des images du capteur satellitaire "Coastal Zone Color Scanner" (CZCS) et des données in situ échantillonnées à différentes périodes. Pour comparer les patrons obtenus avec ces deux méthodes, nous avons couplé les données CZCS et in situ dans des subdivisions régionales et pour lesquelles nous avons calculé des moyennes. Considérant qu'il n'y a pas de standards climatologiques pour les caractéristiques biologiques ou chimiques pour comparer avec nos données dans cette partie du golfe, nous avons suivi les régions délimités pour la gestion des pêcheries commerciales ("International Commission for Northwest Atlantic Fisheries" [ICNAF/NAFO]) de même que des subdivisions basées sur les caractéristiques physiques océanographiques (Petrie et al., 1996). Finalement, nous avons utilisé une nouvelle régionalisation, prenant en considération les analyses visuelles des images satellitaires. Les deux méthodes de travail, soit les images satellitaires ainsi que les données prises en mer, montrent de fortes variations synoptiques de la répartition spatiale des pigments. Néanmoins, les valeurs estimées avec le satellite donnent une appréciation plus détaillée. Les analyses visuelles des images du CZCS suggèrent l'identification de cinq régions. Les concentrations en pigments évaluées dans ces régions semblent varier temporellement en accord avec les données in situ suivant un cycle bi-modal. Des concentrations élevées en chlorophylle ont été observées au printemps et à la fin de l'été et au début de l'automne. En conclusion, nous suggérons : i) l'étude des liens possibles entre les données in situ de la biomasse phytoplanctonique et les caractéristiques physiques et chimiques du milieu pour chacune des régions identifiées par les images du capteur satellitaire CZCS; ii) la confirmation ou la modification de la régionalisation proposée en utilisant les nouveaux capteurs tels que le SeaWIFS, ainsi qu'à l'aide des senseurs à plus haute résolution spatiale (CASI), et finalement; iii) que la grille de stations d'échantillonnage dans les futures missions de recherche soit modifiée afin de mieux échantillonner les différentes sous-régions identifiées à partir des images CZCS.
GILBERT, D., A.F. VÉZINA, B. PETTIGREW, D.P. SWAIN, P.S. GALBRAITH, L. DEVINE, N. ROY, 1997. État du golfe du Saint-Laurent : conditions océanographiques en 1995. Rapp. tech. can. hydrogr. sci. océan., 191, 113 p.
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Nous présentons un survol des conditions océanographiques dans le golfe du Saint-Laurent pour l'année 1995. Les faits saillants sont que 1) les températures de l'air en hiver étaient près des normales dans l'ouest du Golfe, mais se situaient près de 2 °C sous la normale dans l'est du Golfe; 2) l'été fut chaud et sec dans l'ouest du Golfe; 3) la couverture de glace a été légèrement supérieure à la normale, avec des conditions de glace généralement plus difficiles dans le nord-est du Golfe que dans l'ouest; 4) la température du cur de la couche intermédiaire froide a été plus basse que la normale 5) la superficie où la température près du fond est inférieure à 0 °C a atteint un record maximal dans le sud du Golfe; 6) les couches profondes se sont refroidies par rapport à 1994, ce refroidissement étant plus intense dans la couche 100-200 m (0.9 °C) que dans la couche 200-300 m (0.3 °C); 7) la concentration d'oxygène dissous dans la couche 200-300 m était légèrement sous la moyenne de 1981-1995 aux sections du détroit de Cabot et du détroit d'Honguedo; 8) la répartition spatiale de la chlorophylle et du nitrate dans la couche de surface correspondait approximativement aux patrons dégagés des données historiques, c'est à dire un gradient de biomasse décroissant de l'ouest et du sud vers l'est et le nord et fortement inversement corrélé à la salinité; 9) dans le détroit de Northumberland, les concentrations de chlorophylle près du fond étaient beaucoup plus élevées qu'ailleurs dans le Golfe.
DEVINE, L., C. SAVENKOFF, A.F. VÉZINA, J.-P. CHANUT, S. ROY, L. COMEAU, V. DUBÉ, D. BLASCO, Y. GRATTON, 1997. Compilation des données biologiques et chimiques dans l'estuaire maritime du Saint-Laurent : programme COUPPB 1989, 1990 et 1991. Rapp. stat. can. hydrogr. sci. océan., 150, 103 p.
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Afin de mieux comprendre l'impact des structures physiques sur les processus biogéochimiques (production et minéralisation), un programme pluridisciplinaire appelé COUPPB (COUplage des Processus Physiques et Biogéochimiques) s'est déroulé de juin 1989 à juillet 1991 dans l'estuaire maritime du Saint-Laurent. Ce rapport présente les stations visitées et les mesures effectuées à ces stations pendant cinq campagnes. Les objectifs des deux premières campagnes (COUPPB89 : juin-juillet 1989; COUPPB90-1 : juin-juillet 1990) étaient un échantillonnage intensif pour résoudre des variations à méso-échelle, soit 10-20 km et 5 à 10 jours. D'autres campagnes ont été réalisés à partir des premières observations pour étudier les relations entre différentes variables physiques, chimiques et biologiques à différentes stations caractérisées par de forts contrastes hydrodynamiques (COUPPB90-2 : septembre 1990; COUPPB-91-1 : mai 1991; COUPPB91-2 : juillet 1991).
VÉZINA, A.F., S. DEMERS, I. LAURION, T. SIME-NGANDO, S. KIM JUNIPER, L. DEVINE, 1997. Carbon flows through the microbial food web of first-year ice in Resolute Passage (Canadian High Arctic). J. Mar. Syst., 11: 173-189.
GODBOUT, L., D. DOBSON, G. MOREAULT, L. DEVINE, 1995. Suspended and sedimented matter at a fixed station near Gascons, baie des Chaleurs, Québec. Can. Tech. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2058, 42 p.
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Les composantes de la matière en suspension ainsi que le taux de sédimentation du C, N et des pigments ont été mesurées à une station fixe près de Gascons (26 m), baie des Chaleurs, Québec, à des intervalles de 1 à 4 jours, entre le 16 juin et le 20 août 1992. La chlorophylle a et les phéopigments (< 5 µ, 5-153 µ, > 0.7-153 µ) ainsi que le carbone et l'azote organique ont été mesurés dans la colonne d'eau. Sauf pour la chlorophylle a plus grand que 5 µ et les phaéopigments < 5 µ (CV > 117 %), la concentration des particules en suspension a peu varié au cours de la saison (CV < 50 %). Le taux de sédimentation des diverses composantes varia peu (CV < 50 %) sauf pour celui de la chlorophylle a (CV=92 %). Le stock de chlorophylle a > 5 µ peut être prédit à partir du stock de chlorophylle a totale. Cette relation log-log a une pente de 2.25 et explique 86.5 % de la variation. Les modèles empiriques décrivant le taux de sédimentation des pigments ont une plus grande capacité de prédiction (R2=20.2 %-24.2 %). Le stock de pigments > 5 µ (R2=46.4 %) est le meilleur prédicteur du taux de sédimentation des pigments. La pente (0.41) de ce modèle log-log indique que le taux sédimentation des pigments augmente de façon non linéaire avec une augmentation du stock de pigments > 5 µ. Les inférences de ces modèles et leurs implications sur le monitorage de la baie des Chaleurs sont discutées.
VÉZINA, A.F., Y. GRATTON, N. NAVARRO, L. DEVINE CASTONGUAY, 1994. Structure thermohaline et biologique de la couche de surface de l'estuaire maritime du Saint-Laurent. II, Juin-juillet 1990. Rapp. stat. can. sci. halieut. aquat., 894(2), 79 p.
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Ce rapport présente les profils verticaux de température, de salinité, de fluroescence in vivo et de concentration en nitrate obtenus lors de missions d'échantillonnage à haute résolution menées dans l'estuaire maritime du Saint-Laurent, entre le 29 juin et le 9 juillet 1990. Les 157 profils retenus suite au dépouillage des données ont été réduits en six modes de variation par la méthode des fonctions empiriques orthogonales. Les trois premiers modes, qui expliquent au-delà de 55 % de la variation totale, sont cartographiés et illustrent de façon abrégée les changements drastiques dans la structure physique et biologique survenus entre des missions espacées d'au plus une semaine. Les variations à l'échelle quasi-synoptique furent encore plus importantes que les variations prévues et les processus responsables de ces variations feront l'objet d'études ultérieures.
VÉZINA, A.F., P. VINET, L.D. CASTONGUAY, 1992. Structure thermohaline et biologique de la couche de surface de l'estuaire maritime du Saint-Laurent. I, Juin-juillet 1989. Rapp. stat. can. sci. halieut. aquat., 894(1), 25 p .
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Ce rapport présente les profils verticaux de température, de salinité, de fluroescence in vivo et de concentration en nitrate obtenus lors de croisières d'échantillonnage à haute résolution menées dans l'estuaire maritime du Saint-Laurent, entre le 19 juin et le 14 juillet 1989. Les 255 profils retenus suite au dépouillage des données ont été réduits en six modes de variation par la méthode des fonctions empiriques orthogonales. Les trois premiers modes, qui expliquent au-delà de 55 % de la variation totale, sont cartographiés et illustrent de façon abrégée les changements drastiques dans la structure physique et biologique survenus entre des croisières espacées d'au plus une semaine. Les variations à l'échelle quasi-synoptique furent encore plus importantes que les variations prévues et les processus responsables de ces variations ne sont pas encore élucidés.