Contenu archivé

L’information archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.

Bibliographie de l'Institut Maurice-Lamontagne

Jean-Yves COUTURE

COUTURE, J.-Y., N. SIMARD, 2007. Évaluation préliminaire des risques potentiels d'introduction d'espèces non indigènes dans les eaux de la côte est canadienne par l'intermédiaire des caissons de prise d'eau des navires. Rapp. manus. can. sci. halieut. aquat., 2824, 25 p.

Cliquer pour voir tout le texte

Entre octobre 2005 et fevrier 2006, les caissons de prise d'eau et les crepines de 15 navires visitant les ports de la cote est canadienne ont ete echantillonnes afin de verifier s'ils peuvent constituer les vecteurs d'introduction d'especes non indigenes dans les eaux canadiennes. Au total, 43 especes marines ont ete repertoriees dont une espece non indigene deja introduite dans les eaux canadiennes (Membranipora membranacea), 38 especes indigenes et quatre especes non indigenes (Sargassum natans, Sargassum fluitans, Lepas pectinata et Stereotheca elongata). Bien que les probabilites de survie de ces especes dans les eaux canadiennes soient relativement faibles en raison des temperatures froides de l'eau, ces observations suggerent que des especes non indigenes peuvent etre transportees par le biais de ce vecteur et relachees dans les eaux canadiennes. Quant a l'espece non indigene deja presente, le bryozoaire M. membranacea, dont l'aire de distribution semble presentement en expansion dans les eaux de la cote est canadienne, le trafic maritime pourrait contribuer a sa dispersion par l'intermediaire des caissons de prise d'eau.

LEVASSEUR, M., J.-Y. COUTURE, A.M. WEISE, S. MICHAUD, M. ELBRACHTER, G. SAUVÉ, E. BONNEAU, 2003. Pelagic and epiphytic summer distributions of prorocentrum lima and P. mexicanum at two mussel farms in the Gulf of St.Lawrence, Canada. Aquat. Microbiol. Ecol., 30: 283-293.

BONNEAU, E., J.-Y. COUTURE, M. LEVASSEUR, 2002. Le programme de monitorage des algues toxiques de la région du Québec: un outil précieux pour le développement des connaissances. AZMP Bull. PMZA, 2: 24-25.

Cliquer pour voir tout le texte

[Résumé disponible seulement en anglais]
The Toxic Algae Monitoring Program (TAMP) of the Quebec Region covers the entire maritime area of the Gulf of St. Lawrence, with a network of 11 coastal stations sampled between May and October over the last 13 years. The primary objective of this program is to provide complementary information for the biotoxin monitoring program on shellfish that is carried out each year by the Canadien Food Inspection Agency. TAMP provides identification and counts of toxic algae and also allows the acquisition of new knowledge of new on the dynamics of these algae and on the environmental conditions that favour their growth and development. In this context, the living material and/or the data that have been obtained via TAMP have been used for many other research projects that have already produced several scientific publications. This mutually beneficial relationship between monitoring and research activities has demonstrated a great scientific efficiency and we hope that this approach will be exploited to its full potential in the future. For the Atlantic Zone Monitoring Program of the Quebec Region, TAMP represents an essential association to allow the acquisition of environmental information in the near-shore zone.

COUTURE, J.Y., M. LEVASSEUR, E. BONNEAU, C. DESJARDINS, G. SAUVÉ, S.S. BATES, C. LÉGER, R. GAGNON, S. MICHAUD, 2001. Spatial and temporal variation of domoic acid in molluscs and of Pseudo-nitzschia spp. blooms in the St. Lawrence from 1998 to 2000. Can. Tech. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2375, 24 p.

Cliquer pour voir tout le texte

La présence dans les mollusques de l'acide domoïque (toxine responsable de l'intoxication amnestique par les mollusques - IAM) est suivie dans l'estuaire et le nord du golfe du Saint-Laurent depuis 1997 par l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA). Les résultats indiquent une évolution spatiale et temporelle de la contamination par l'acide domoïque au cours des années 1998 à 2000. Des traces de cette toxine ont d'abord été détectées dans des gonades de pétoncles géants pêchés au large des Îles-de-la-Madeleine a l'été 1998. En 1999, les concentrations d'acide domoîque dans les glandes digestives de pétoncles géants du même secteur atteignaient 585 ug g-1, bien que les muscles adducteurs n'étaient pas contaminés. Pendant la même période, des teneurs de près de 25 ug g-1 de glande digestive étaient mesurées dans des pétoncles géants récoltés dans la lagune de Havre-aux-Maisons, alors que des concentrations traces étaient mesurées pour la première fois dans des myes communes récoltées sur la Basse Côte-Nord. En 2000, les glandes digestives des pétoncles géants des Îles-de-la-Madeleine demeuraient intoxiquées et des traces d'acide domoïque étaient mesurées dans des myes communes, moules bleues et couteaux de mer tout le long de la Côte-Nord du Saint-Laurent, de Tadoussac à Havre-Saint-Pierre. Conjointement aux données de l'inspection, le programme de monitorage des algues nuisibles de l'Institut Maurice-Lamontagne (Pêches et Océans Canada) a révélé la présence de deux espèces de diatomées potentiellement productrices d'acide domoïque dans le Saint-Laurent: Pseudo-nitzschia seriata et Pseudo-nitzschia delicatissima. L'examen des données a mis en évidence une coïncidence entre l'apparition de l'acide domoïque dans certains mollusques des Îles-de-la-Madeleine et de la Côte-Nord et la présence de P. seriata alors que des floraisons massives de P. delicatissima (en l'absence de P. seriata) n'occasionnent pas de toxicité. Les analyses en laboratoire réalisées sur une souche de P. seriata isolée de l'estuaire du Saint-Laurent lors d'un épisode de toxicité ont montré sa capacité à produire de l'acide domoïque alors que toutes les tentatives faites en ce sens avec P. delicatissima isolé d'autres régions de l'est du Canada se sont avérées négatives jusqu'à maintenant. Ces résultats récents indiquent que les floraisons de P. seriata dans le Saint-Laurent et les intoxications des mollusques par l'acide domoïque qui en résultent représentent un risque potentiel qui devra être considéré dans l'avenir.

LEVASSEUR, M., J.-Y. COUTURE, G. SAUVÉ, S. MICHAUD, 2001. Contamination des mollusques du Québec par les phycotoxines diarrhéiques (DSP) et amnestiques (ASP) et recherche des sources potentielles de phycotoxines DSP. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2350, 41 p.

Cliquer pour voir tout le texte

Cette étude fait suite à la détection pour la première fois de phycotoxines DSP et ASP dans des mollusques moules et pétoncles) aux Îles-de-la-Madeleine lors de l'été 1998. Nos objectifs étaient 1) de déterminer si la microalgue Prorocentrum lima pouvait être responsable de la présence de DSP dans les moules d'élevage des Îles-de-la-Madeleine et 2) d'évaluer l'étendue de la contamination des mollusques par le DSP et l'ASP dans d'autres régions du Québec. Notre échantillonnage réalisé dans deux sites mytilicoles des Îles-de-la-Madeleine a mis en évidence la présence régulière de P. lima attaché aux épibiontes se développant sur les boudins de culture de moules. P. lima se retrouvait fréquemment dans les glandes digestives des moules mais apparemment en trop faibles concentrations pour les rendre toxiques lors de notre étude. Dans les autres régions du Québec, 9,5 % des 252 mollusques analysés (principalement des moules) présentaient de faibles concentrations de DTX, le maximum atteint étant de 0,4 mug/g de glande digestive. L'échantillonnage réalisée aux Îles-de-la-Madeleine a également permis d'identifier pour la première fois dans le Saint-Laurent une autre microalgue toxique: Prorocentrum mexicanum, P. mexicanum est connu pour produire des toxines de type DSP, mais différentes que celles produites par P. lima. Ces toxines n'ont pas été mesurées lors de cette étude mais elles pourraient représenter un risque qui devra être évalué ultérieurement. Finalement, des concentrations importantes d'ASP (jusqu'à 550 mug/g) ont été mesurées dans les glandes digestives de pétoncles provenant des Îles-de-la-Madeleine. La source de ces toxines et l'importance des contaminations restent à définir.

COUTURE, J.Y., M. LEVASSEUR, E. BONNEAU, C. DESJARDINS, G. SAUVÉ, S.S. BATES, C. LÉGER, R. GAGNON, S. MICHAUD, 2001. Variations spatiales et temporelles des concentrations d'acide domoïque dans les mollusques et des abondances de Pseudo-nitzschia spp. dans le Saint-Laurent de 1998 à 2000. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2375, 25 p .

Cliquer pour voir tout le texte

La présence dans les mollusques de l'acide domoïque (toxine responsable de l'intoxication amnestique par les mollusques - IAM) est suivie dans l'estuaire et le nord du golfe du Saint-Laurent depuis 1997 par l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA). Les résultats indiquent une évolution spatiale et temporelle de la contamination par l'acide domoïque au cours des années 1998 à 2000. Des traces de cette toxine ont d'abord été détectées dans des gonades de pétoncles géants pêchés au large des Îles-de-la-Madeleine a l'été 1998. En 1999, les concentrations d'acide domoîque dans les glandes digestives de pétoncles géants du même secteur atteignaient 585 ug g-1, bien que les muscles adducteurs n'étaient pas contaminés. Pendant la même période, des teneurs de près de 25 ug g-1 de glande digestive étaient mesurées dans des pétoncles géants récoltés dans la lagune de Havre-aux-Maisons, alors que des concentrations traces étaient mesurées pour la première fois dans des myes communes récoltées sur la Basse Côte-Nord. En 2000, les glandes digestives des pétoncles géants des Îles-de-la-Madeleine demeuraient intoxiquées et des traces d'acide domoïque étaient mesurées dans des myes communes, moules bleues et couteaux de mer tout le long de la Côte-Nord du Saint-Laurent, de Tadoussac à Havre-Saint-Pierre. Conjointement aux données de l'inspection, le programme de monitorage des algues nuisibles de l'Institut Maurice-Lamontagne (Pêches et Océans Canada) a révélé la présence de deux espèces de diatomées potentiellement productrices d'acide domoïque dans le Saint-Laurent: Pseudo-nitzschia seriata et Pseudo-nitzschia delicatissima. L'examen des données a mis en évidence une coïncidence entre l'apparition de l'acide domoïque dans certains mollusques des Îles-de-la-Madeleine et de la Côte-Nord et la présence de P. seriata alors que des floraisons massives de P. delicatissima (en l'absence de P. seriata) n'occasionnent pas de toxicité. Les analyses en laboratoire réalisées sur une souche de P. seriata isolée de l'estuaire du Saint-Laurent lors d'un épisode de toxicité ont montré sa capacité à produire de l'acide domoïque alors que toutes les tentatives faites en ce sens avec P. delicatissima isolé d'autres régions de l'est du Canada se sont avérées négatives jusqu'à maintenant. Ces résultats récents indiquent que les floraisons de P. seriata dans le Saint-Laurent et les intoxications des mollusques par l'acide domoïque qui en résultent représentent un risque potentiel qui devra être considéré dans l'avenir.