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Bibliographie de l'Institut Maurice-Lamontagne

Sylvie BRULOTTE

BRULOTTE, S., 2011. Assessment of Softshell Clam stocks in Quebec's coastal waters in 2010. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Science Advisory Report, 2011/022, 17 p.

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BRULOTTE, S., 2011. Évaluation des stocks de mye commune des eaux côtières du Québec en 2010. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Avis scientifique, 2011/022, 18 P.

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BRULOTTE, S., 2011. Évaluation des stocks de mye commune des eaux côtières du Québec ; Assessment of softshell clam stocks of Québec's coastal waters. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Document de recherche ; DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document , 2011/044, 63 p.

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L’état des stocks de mye commune (Mya arenaria) des eaux côtières du Québec est déterminé principalement à partir d’indicateurs de la pêche commerciale. Ce document présente les méthodologies et les données qui ont été présentées lors de la revue par les pairs ayant eu lieu en janvier 2011. La mye commune est présente un peu partout le long du littoral de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent et de la baie des Chaleurs. L’exploitation de la mye se fait presque exclusivement à l’aide d’outils manuels. Les régions maritimes québécoises sont divisées en trois grandes unités de gestion, soit la Côte-Nord, la Gaspésie – Bas-Saint-Laurent et les Îles-de-la-Madeleine. Depuis quelques décennies, la pêche commerciale se pratique essentiellement en Haute-Côte-Nord. Il n’y a pas eu de cueillette commerciale en provenance de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent depuis 2006. Aux Îles-de-la- Madeleine, les débarquements commerciaux sont en deçà de 1 t depuis 2005. Les débarquements de la Haute-Côte-Nord ont atteint 1 173 t en 2000 et sont à la baisse depuis. L’effort de pêche est passé de 11 585 vendeurs-jours en 2002 à 1 942 vendeursjours en 2009. L’effort était encore plus faible en 2010 en raison de la fermeture de deux usines de transformation de la mye en Haute-Côte-Nord. Les prises par unité d’effort ont généralement été faibles entre 2006 et 2008 par rapport à ce qu’elles étaient de 2002 à 2005. Les structures de taille des myes débarquées sont variables d’un secteur à l’autre. De 2008 à 2010, la taille médiane a varié entre 52 et 78 mm sur les principaux secteurs exploités avec des proportions de myes de taille sous-légale dans les débarquements entre 1 et 21 %.

BRULOTTE, S., 2010. Assessment of Atlantic Surfclam in the coastal waters of the Îles-de-la-Madeleine in 2009. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Science Advisory Report, 2010/016, 11 p.

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GIGUERE, M, S. BRULOTTE, N. PAILLE, 2010. Croissance et mortalité de trois stocks de pétoncle d’Islande (Chlamys islandica) mis en élevage à quelques sites de la Moyenne-Côte-Nord, Québec. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2910, 67 p.

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La croissance et la mortalité de pétoncles d’Islande ont été évaluées lors de transferts réciproques entre trois stocks et sites (AN, QU, CHS) de la Moyenne-Côte-Nord auxquels se sont ajoutés trois sites (CM, HAS et CHN) pour des essais d’élevage avec le stock CHS. Après un an d’élevage en paniers japonais, le taux de mortalité des pétoncles variait de 4 à 60 %, cette variable étant affectée significativement par le site et le stock. L’accroissement moyen en coquilles s’échelonnait de 1,7 à 7,6 mm. Le site affectait significativement la taille finale des pétoncles, tandis que le stock et le site influençaient significativement le poids des muscles et de la gonade. Les résultats démontrent que le transfert de pétoncles provenant de gisements où la croissance est faible vers des sites plus performants permet d’accélérer leur croissance. Toutefois, l’ampleur de la mortalité observée pourrait réduire les bénéfices biologiques et économiques de ce genre d’intervention.

BRULOTTE, S., B. THOMAS, H. BOURDAGES, M. GIGUERE, M. BOUDREAU, 2010. Captage de naissain de pétoncles sur la rive sud de la Gaspésie (Québec) de 1999 à 2004. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2889, 117 p.

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Des efforts ont été déployés au cours de la dernière décennie pour évaluer le potentiel d’élevage du pétoncle géant, Placopecten magellanicus, et du pétoncle d’Islande, Chlamys islandica, sur la rive sud de la Gaspésie. Les résultats des travaux réalisés de 1999 à 2004 traitent de la distribution du naissain de pétoncles et autres espèces associées entre la baie Tracadigache et la baie de Gaspé, leur distribution dans la colonne d’eau et leur fenêtre temporelle de captage. À cela s’ajoutent des informations sur le milieu marin (température et salinité) et l’état du développement gonadosomatique du pétoncle géant. Les stations sont regroupées en trois secteurs, soit baie Tracadigache (8 stations), baie de Gaspé (9 stations) et Centre (7 stations réparties le long de la côte entre Tracadigache et Gaspé). Des capteurs ont été immergés à la fin août, début septembre de 1999 à 2003. Ils ont été récupérés après 3, 10, 12, 14 et 22 mois d’immersion. Les résultats obtenus montrent que la ponte chez le pétoncle géant semble s’effectuer au cours des deux dernières semaines du mois d’août en Gaspésie. Des pétoncles géants et d’Islande ont été captés à toutes les stations échantillonnées. Les succès de captage des deux espèces de pétoncles diffèrent d’une station à l’autre, mais ne diffèrent généralement pas significativement d’une année à l’autre. Les stations des baies Tracadigache et de Gaspé ont été les plus favorisées pour les nombres de pétoncles captés. Le rapport entre l’abondance des deux espèces de pétoncles varie en fonction des stations et des années, toutefois, dans bien des cas, le pétoncle géant domine à Tracadigache et parfois à Gaspé. L’abondance du naissain diminue avec la durée d’immersion des capteurs. Une attrition importante est survenue dans la baie Tracadigache entre 3 et 10 mois d’immersion. Une diminution des effectifs des pétoncles géants est aussi observée entre 10 et 14 mois d’immersion à tous les secteurs. Ces pertes sont possiblement expliquées par le décrochage des pétoncles des capteurs et leur prédation. Par ailleurs, l’intensité du captage annuel ne semble pas en lien avec la hauteur des capteurs dans la colonne d’eau ou avec la thermocline, même si, dans quelques cas, les tendances observées semblent supporter cette hypothèse. Le pic de captage des pétoncles se situe probablement à la mi-octobre. La croissance des pétoncles varie en fonction de l’espèce, du site et de l’année. Elle est plus rapide chez le pétoncle géant que chez le pétoncle d’Islande et plus rapide aux secteurs Centre et Gaspé qu’à Tracadigache. Des salissures tapissent souvent les capteurs, mais leur abondance fluctue avec le temps et le secteur. Une grande diversité d’espèces est trouvée dans les capteurs, soit une quarantaine de taxons. Les espèces dominantes sont Hiatella arctica, Mytilus spp. et des hydrozoaires. Des prédateurs, dont Asterias rubens, Cancer irroratus et Hyas spp. sont observés dans les capteurs. Les étoiles sont les prédateurs les plus abondants. La fenêtre de captage de la plupart de ces espèces coïncide avec celle des pétoncles.

CHABOT, D., C. CYR, S. BRULOTTE, 2010. Compte rendu de la réunion du processus consultatif scientifique de la région du Québec portant sur l’examen du plan de suivi écologique de la ZPM Manicouagan. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Série des comptes rendus; DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Proceedings Series, 2010/044, 20 p.

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BRULOTTE, S., 2010. Évaluation des stocks de la mactre de l'Atlantique des Îles-de-la-Madeleine en 2009. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Avis scientifique, 2010/016, 12 p.

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BRULOTTE, S., 2009. Assessment of Quebec coastal waters whelk stocks in 2008. DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Science Advisory Report, 2009/028, 10 p.

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BRULOTTE, S., 2009. Évaluation des stocks de buccin des eaux côtières du Québec en 2008. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Avis scientifique, 2009/028, 10 p.

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BOURASSA, L., S. BRULOTTE, 2009. Compte rendu de l'atelier sur les indicateurs de l'état des stocks de mye (Mya arenaria), 26 octobre 2004, Institut Maurice-Lamontagne, Mont-Joli, Qc ; Proceedings of the workshop on indicators of stock status of soft-shell clam (Mya arenaria). MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Série des comptes rendus ; DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Proceedings Series, 2009/057, 14 p.

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BOURASSA, L., M. GIGUÈRE, S. BRULOTTE, C. CYR, L. PERREAULT, 2008. Évaluation de la croissance, du taux d’exploitation et du recrutement à la pêche de la mactre de Stimpson (Mactromeris polynyma) de la Moyenne-Côte-Nord, Québec. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2799, 49 p.

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Des travaux ont été menés en 2004 et 2005, en collaboration avec l’industrie, afin d'acquérir des données sur le taux de croissance de la mactre de Stimpson, d’évaluer la résilience des populations locales à des taux d’exploitation élevés et d'estimer le recrutement de l'espèce. Des relevés ont été réalisés sur le gisement naturel de mactre de Stimpson de Longue-Pointe-de-Mingan à l'aide d’une benne preneuse, d'une caméra vidéo et d’une drague hydraulique. Une expérience de marquage et recapture a également été réalisée sur deux parcelles expérimentales. L'âge estimé à partir des lignes de croissance sur le chondrophore de la coquille des mactres ainsi que les données de la croissance mesurée à partir d'individus marqués indiquent que la mactre de Stimpson est une espèce à croissance lente. Selon nos résultats, 13 à 20 années seraient nécessaires pour atteindre des longueurs respectives de 80 et 100 mm. Les prises moyennes de mactres par unité d'effort (standardisées par heure de pêche et pour une drague de 1 m de largeur) ont varié entre 292 et 442 kg/h·m sur les deux parcelles et pour les deux années d'expérimentation. L’effort déployé durant ces travaux n’a pas permis de mesurer une déplétion en mactres de Stimpson sur les deux parcelles expérimentales du gisement de Longue-Pointede-Mingan. Les taux d'exploitation estimés par le projet de marquage - recapture durant la pêche dirigée de 2004 étaient respectivement de 11 % et de 17nbsp;% sur les parcelles expérimentales M-1 et M-2. Cependant, différents facteurs (ex. mortalité, vulnérabilité, perte d'tiquette) ont probablement provoqué une sous-estimation des taux d’exploitation estimés. Les nombres moyens par unité d’effort (toutes les tailles confondues) ont été de 1 200 mactres/h·m près de la parcelle M-1 et de 1 785 mactres/h·m près de la parcelle M-2 lorsqu’une drague doublée était utilisée. Le recrutement semble plus homogène à l'échelle de la parcelle (100 à 200 m) qu'il ne l'est entre les parcelles expérimentales (2,4 km). Les résultats des travaux réalisés en 2004 et 2005 tendent à démontrer que l'acquisition des connaissances sur l'exploitation et la dynamique des populations de mactre de Stimpson est complexe. L'utilisation de méthodes alternatives, telles la benne preneuse, la caméra vidéo et la drague doublée d'un fin maillage, est nécessaire pour une meilleure connaissance de l'abondance des jeunes mactres et de l'habitat sur les fonds de pêche. Ces informations aideront à définir des stratégies d'xploitation et de conservation qui tiennent compte du faible taux de croissance de cette espèce sédentaire.

GIGUÈRE, M., S. BRULOTTE, M. BOUDREAU, M.-F. DRÉAN, 2008. Évaluation de huit gisements de mye commune (Mya arenaria) de la rive nord de l’estuaire du Saint-Laurent de 2002 à 2008. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2821, 101 p.

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De 2002 à 2008, des travaux ont été réalisés sur le littoral de la Haute-Côte-Nord, entre Tadoussac et Pointe-aux-Outardes, afin de décrire l’état de huit populations de mye commune (Mya arenaria). Les gisements étudiés ont été, d’ouest en est, Baie du Moulin à Baude, Baie des Petites Bergeronnes, Pointe à Émile, Baie des Chevaux, Cran à Gagnon, Anse Noire, Réserve Betsiamites Sud et Pointe-aux-Outardes. Tous ces gisements étaient situés à l’embouchure de rivières ou de ruisseaux. Les grilles d’échantillonnage, de type systématique, ont été ajustées en tenant compte de la dimension et de la forme des sites inventoriés. Le haut de chaque grille se superposait à la limite supérieure de l’étage intertidal et sa base avec le niveau correspondant au zéro des cartes marines. De 20 à 173 stations formaient la grille des différents sites étudiés. Un appareil aspirant, exploitant l’effet Venturi, a été utilisé pour récolter les organismes lorsque les sédiments étaient malléables et que la couche d’eau était supérieure à 10 cm. Dans les situations contraires, une pelle a été utilisée. Les organismes et les sédiments ont été recueillis sur une superficie de 0,25 m2 et sur une épaisseur maximale de 0,30 m. Les résultats présentés traitent de l’altimétrie, des sédiments, de la couverture végétale, des espèces benthiques présentes et dominantes ainsi que des quelques caractéristiques biologiques des populations de mye. Les sédiments dominants étaient la vase sableuse à Pointe à Émile, Baie des Chevaux, Cran à Gagnon et Anse Noire, le sable à Réserve Betsiamites Sud, le sable et le sable graveleux à Baie du Moulin à Baude et le sable graveleux à Baie des Petites Bergeronnes et Pointe-aux-Outardes. La zostère marine (Zostera marina) était généralement absente ou peu abondante sur l’ensemble des sites inventoriés. Macoma balthica était, avec la mye, l’espèce la plus fréquemment rencontrée, suivi des polychètes, de Mytilus edulis et de Mesodesma arctatum. Les densités moyennes les plus élevées, de 183 et 175 myes/m2, ont été observées respectivement à Pointe à Émile et Baie des Chevaux. Les plus faibles densités moyennes, moins de 51 myes/m2, ont été observées à Baie des Petites Bergeronnes, Pointe-aux-Outardes et Baie du Moulin à Baude. Les densités maximales ont varié de 136 myes/m2 (Baie du Moulin à Baude) à 2 204 myes/m2 (Réserve Betsiamites Sud). Les densités moyennes des myes de taille légale les plus élevées (10 à 27 myes/m2) ont été vues à Baie du Moulin à Baude, Réserve Betsiamites Sud, Pointe-aux-Outardes, Baie des Petites Bergeronnes et Cran à Gagnon. Sur les autres gisements, les valeurs ont varié de 1,6 à 9,1 myes/m2. La taille maximale des myes recueillies était plus grande à Réserve Betsiamites Sud (107 mm) et Pointe-aux-Outardes (102 mm) et plus petite à Pointe à Émile (55 mm) et Anse Noire (60 mm). Les résultats obtenus montrent que les myes de taille légale étaient généralement plus abondantes sur les battures de sable et de sable graveleux que sur les battures ayant des sédiments de type vase sableuse. Les plus grandes tailles seraient atteintes dans les habitats de sable et de sable vaseux, toutefois l’atteinte d’une grande taille ne semble pas impossible dans la vase sableuse comme à Baie des Chevaux et à Cran à Gagnon. La comparaison de nos résultats avec d’autres datant d’environ 40 ans montre que l’état de certains gisements a régressé, probablement en réaction à l’exploitation, parfois intensive, de ces populations.

MCQUINN, I., S. BRULOTTE, C. CYR, 2008. Évaluations des stocks de mollusques des eaux côtières du Québec en 2005, 17 et 26 janvier 2006, Institut Maurice-Lamontagne ; Stock Assessments on mollusks in Quebec coastal waters in 2005, January 17 and 26, 2006, Maurice Lamontagne Institute. MPO, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Série des comptes rendus ; DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Proceedings Series, 2008/003, 20 p.

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Ce document renferme le compte rendu des réunions tenues sur l’évaluation des stocks de mollusques dans les eaux côtières du Québec dans le cadre du processus régional d'évaluation des stocks de la région du Québec suite à la saison de pêche 2005. Ces revues se sont déroulées le 17 et 26 janvier 2006 à l'Institut Maurice-Lamontagne, à Mont-Joli. Lors de ces rencontres, l'assemblée a revu l'état des stocks de mollusques exploités commercialement et de façon récréative dans les eaux côtières du Québec ainsi que certains paramètres environnementaux qui prévalaient lors du déroulement des dernières saisons de pêche. Ce compte rendu contient donc l'essentiel des présentations et des discussions tenues et fait état des principales recommandations et conclusions émises au moment de la revue.

BRULOTTE, S., M. BOURGEOIS, M. GIGUÈRE, D. HÉBERT, J. CÔTÉ, S. DUBÉ, G. CLICHE, 2008. Évaluation de structures et de scénarios d’élevage en suspension du pétoncle géant (Placopecten magellanicus) aux Îles-de-la-Madeleine, Québec. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2808, 106 p.

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La présente étude, réalisée entre 2001 et 2004, a été menée dans les lagunes de la Grande Entrée (sites GE1 et GE2) et du Havre aux Maisons (site HAM) aux Îles-de-la-Madeleine. Les objectifs principaux étaient de comparer la survie, les pertes et la croissance de pétoncles géants mis en élevage dans cinq types de structures et d’évaluer la quantité de salissures biologiques sur ces structures. Les structures testées étaient la boucle d’oreille (BO), le filet à pochettes (FP), le panier japonais (PJ), la poche ostréicole sur table (PO) et la lanterne Wang-Joncas (WJ). À l’automne 2001, les structures FP, PJ, PO et WJ ont été mises à l’eau aux trois sites, puis échantillonnées après six mois, un an et deux ans. Une deuxième mise à l’eau a été réalisée au printemps 2002 avec les cinq types de structures et des échantillonnages ont été effectués après trois mois, un an et deux ans. Certaines structures ont été nettoyées au cours des essais. Les taux de survie après deux ans de mise en élevage étaient en deçà de 40 % à l’essai 2001 et de 30 à 58 % à l’essai 2002. Deux causes de mortalité sont présumées, une première induite par les manipulations à la mise à l’eau des pétoncles et une seconde à l’automne 2002 d’origine environnementale, plus marquée dans la lagune de la Grande Entrée. Les résultats montrent un effet significatif du site et de la structure utilisée sur la survie des pétoncles. Deux ans après la mise en élevage de 2001, les pertes de pétoncles étaient plus importantes dans les structures FP et WJ (12 à 81 %) que dans les PJ et PO (moins de 8 %). Deux ans après la mise à l’eau de 2001, la taille moyenne des pétoncles est passée de 35-41 mm à 68-84 mm, selon le site et la structure. Les tailles moyennes les plus élevées ont été obtenues dans les structures FP à GE1 et GE2 et WJ à HAM. Les pétoncles mis en élevage en 2002 sont passés d’une taille de 64 mm à 84-99 mm après deux ans de croissance au site HAM. Dans l’ensemble, les pétoncles dans les structures BO et FP ont atteint les plus grandes tailles. La croissance dans les PO a été généralement inférieure aux valeurs observées dans les structures pélagiques testées. L’effet du nettoyage des structures sur la survie, les pertes et la croissance des pétoncles a été variable et aucune tendance apparente n’a été observée après un ou deux ans d’élevage. Pour les BO, des nettoyages effectués à des moments opportuns permettraient de minimiser le décrochement dû à la forte abondance de moules. Il y a peu de salissures sur le FP, son entretien est facile et il pourrait être mécanisé. La WJ est lourde, encombrante et difficile à entretenir à cause de la forte adhérence des salissures. La structure PO, sur table benthique, est volumineuse et difficile à manipuler. L’ensemble des résultats, techniques et biologiques, tend à démontrer que les structures BO et FP seraient les plus intéressantes à utiliser pour l’élevage en milieu lagunaire aux Îles-de-la-Madeleine. La survie et la croissance des pétoncles dans ces structures sont bonnes.

GIGUÈRE, M., S. BRULOTTE, F. HARTOG, 2007. Évaluation de quelques gisements de mye commune (Mya arenaria) de la rive sud de l'estuaire du Saint-Laurent en 2005 et 2006. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2738, 107 p.

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En 2005 et 2006, un peu plus de 19 km2 de batture ont été inventoriés sur la rive sud de l'estuaire du Saint-Laurent, entre Kamouraska et Capucins. Quatorze sites ont été échantillonnés en 2005 et trois d'entre eux, soit Pointe des Riou, Rimouski et Capucins, ont été revisités en 2006. Les résultats des relevés montrent que la superficie de ces gisements varie de 0,1 à 4,5 km2. Le gisement de Rimouski est le plus grand et Kamouraska suit avec 1,8 km2. Les gisements Îlets D'Amours (0,1 km2), Anse aux Coques (0,1 km2), Baie Hâtée (0,2 km2) et Capucins (0,2 km2) n'occupent, pour leur part, que des surfaces restreintes. Les travaux réalisés à l'anse des Méchins (Petits-Méchins) n'ont pas permis de localiser un gisement de mye à cet endroit. La superficie des gisements à l'étude diffère souvent de celle présentée dans la littérature. Une partie des écarts observés pourrait s'expliquer par des différences méthodologiques ou des changements environnementaux et de l'habitat. La majorité des gisements échantillonnés se retrouvent à l'embouchure ou à proximité de cours d'eau et sont principalement exposés aux vents du nord (N.-O., N. et N.-E.). En 2005, les myes de taille légale (≥51 mm) sont absentes des gisements de Kamouraska, Anse au Persil et Îlets D'Amours. Sur les autres gisements, les densités moyennes de myes de taille légale varient entre 3,4 individus/m2 à Batture de Tobin et 32,5 individus/m2 à Capucins. Les densités maximales observées pour cette catégorie de myes varient entre 25 et 150 individus/m2. Les résultats de 2006, à Pointe des Riou, Rimouski et Capucins diffèrent sensiblement de ceux de 2005. Ces différences pourraient s'expliquer par des variations d'abondance et de la structure démographique à très petite échelle à des variations saisonnière et annuelle de ces deux paramètres ainsi qu'aux méthodologies utilisées. La taille maximale des myes est inférieure à 60 mm sur les gisements situés à l'ouest de la zone d'étude, mais atteint, à l'exception de Baie du Ha! Ha! et Anse aux Coques, près de 80 mm sur ceux localisés à l'est de Batture de Tobin. Les résultats des travaux réalisés sur quelques petites parcelles expérimentales suggèrent une croissance plus rapide à Pointe des Riou, intermédiaire à Capucins et plus faible à Rimouski. La comparaison des relations allométriques de chacun de ces trois gisements, relations déterminées à partir de spécimens recueillis sur de plus grandes superficies, suggère toutefois que pour une même longueur, les myes provenant de Rimouski ont poids entier et un poids des viscères secs plus élevés qu'aux deux autres sites. Parmi tous les sites échantillonnés en 2005 et 2006, Rimouski et Capucins se distinguent, entre autres, par leur facilité d'accès, une bonne protection aux vents, une forte abondance de myes, un pourcentage élevé de la superficie colonisée et une structure démographique où toutes les classes de tailles sont bien représentées et qui incluent une proportion non négligeable d'individus dont la taille est supérieure à la taille légale de capture.

GIGUÈRE, M., S. BRULOTTE, C. DULUC, F. HAZEL, S. PEREIRA, M. GAUDET, 2007. Recensements de l'huître américaine (Crassostrea virginica) dans le bassin aux Huîtres et la baie Clarke aux Îles-de-la-Madeleine, Québec. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2695, 46 p.

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GIGUÈRE, M., S. BRULOTTE, S. BRILLON, 2007. Essais de 12 modèles de casiers de pêche au buccin commun (Buccinum undatum) en milieu naturel et observations comportementales en bassin. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2696, 36 p.

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BRULOTTE, S., M. GIGUÈRE, 2007. Reproduction et taille à la maturité sexuelle de la mye commune (Mya arenaria) au Québec. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2698, 40 p.

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BRULOTTE, S., M. GIGUÈRE, S. BRILLON, F. BOURQUE, 2006. Évaluation de cinq gisements de mye commune (Mya arenaria) aux Îles-de-la-Madeleine, Québec, de 2000 à 2003. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2640, 92 p.

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GIGUÈRE, M., S. BRULOTTE, N. PAILLE, J. FORTIN, 2005. Mise à jour des connaissances sur la biologie et l'exploitation de la mactre de l'Atlantique (Spisula solidissima) aux Îles-de-la-Madeleine. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2587, 32 p.

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Le présent document a pour objectifs de présenter les connaissances de base sur la biologie de la mactre de l'Atlantique (Spisula solidissima, Dillwyn 1817), d'identifier sa période de reproduction aux Îles-de-la-Madeleine et de dresser un bilan de l'exploitation de cette ressource. Les informations présentées proviennent de la littérature, des résultats d'une étude du cycle de reproduction réalisée en 2003, ainsi que de l'analyse des statistiques de pêche.

GIGUÈRE, M., S. BRULOTTE, M. NADEAU, 2004. Caractérisation de quatre sites potentiels à l'ensemencement du pétoncle géant, Placopecten magellanicus, aux Îles-de-la-Madeleine, Québec. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2564, 77 p.

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Le choix du site d'ensemencement est déterminant pour assurer le succès des ensemencements commerciaux de pétoncle géant (Placopecten magellanicus). Les caractéristiques du fond marin sont d’une importance capitale pour assurer un bon taux de survie et une croissance rapide des pétoncles. Les résultats présentés visent à caractériser quatre sites soit, celui du Sud-Ouest, de la Chaîne-de-la-Passe, de Millerand et de la Pointe-du-Ouest situés aux sud et sud-ouest des Îles-de-la-Madeleine, en fonction du relief, des sédiments et de l’abondance des prédateurs. Cinq approches sont utilisées pour atteindre ces objectifs soit : 1) une couverture à 100 % des sites par sondages acoustiques multifaisceaux, 2) la classification des sédiments à l’aide d’un sondeur acoustique à faisceau unique, 3) l’échantillonnage par benne preneuse et la granulométrie des sédiments, 4) l’inventaire de la faune benthique par caméra vidéo ainsi que 5) l’analyse de données historiques provenant de relevés d’échantillonnage du pétoncle par drague. Les résultats obtenus, même si dans l’ensemble les tendances sont similaires, font ressortir les limites de chacune des méthodes d’échantillonnage utilisées pour la caractérisation du fond marin. L’approche intégrée utilisée combinant plusieurs méthodes d’échantillonnage, telles l’acoustique, la caméra vidéo, la benne et la drague, a fortement contribué à la caractérisation des fonds. Le site du Sud-Ouest est le moins profond des quatre sites étudiés. Le substrat dominant sur ce site est de type sableux. Le site de la Chaîne-de-la-Passe est le plus grand des sites étudiés. Son relief est peu accidenté et le fond est constitué principalement de sable et de gravier sableux. Le site de Millerand est le plus petit des quatre sites échantillonnés. Le substrat présent sur ce site est surtout composé de sable, de gravier sableux et de galet. Le site de la Pointe-du-Ouest est le plus profond des quatre sites étudiés et son substrat est composé d’un mélange de sable, de gravier et de galet en concentration variable. Comparativement aux autres sites, les teneurs en gravier et en galet sont plus élevées sur le site de la Pointe-du-Ouest. La surface des fonds hétérogènes (sable graveleux, gravier sableux, galet et roche) reconnus comme un habitat adéquat au pétoncle est estimé à environ 4, 39, 4 et 28 km(2) respectivement pour chacun des sites. À part le pétoncle géant, les espèces (prédateurs) les plus fréquentes sur les sites échantillonnés sont les étoiles de mer, Asterias vulgaris, Crossaster papposus et Leptasterias polaris et les crabes, Cancer irroratus et Hyas sp.

DIONNE, M., M. GIGUÈRE, S. BRULOTTE, 2004. Synthèse des méthodes de captage du pétoncle utilisées dans le monde. Rapp. manus. can. sci. halieut. aquat., 2683, 37 p.

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Les premiers essais de culture du pétoncle a des fins commerciales ont été effectues durant les années 1930-1940. Suite au succès obtenu, plusieurs autres pays ont tenté de développer la culture du pétoncle en s'inspirant des méthodes japonaises de captage et d'élevage. Cette industrie est maintenant en expansion et, au cours des dernières années, les différentes techniques de captage ont été adaptées à différentes espèces et à des conditions environnementales particulières. Ce document présente une synthèse des méthodes de captage du pétoncle utilisées dans différentes régions du monde. Il inclut non seulement les méthodes utilisées commercialement, mais aussi les techniques qui ont été testées de façon expérimentale. Les différentes techniques utilisées au niveau des capteurs du naissain de pétoncle, de leur installation et de leur temps d'immersion sont résumées tout en mentionnant leurs caractéristiques et leur niveau d'efficacité. L'influence des invertébrés qui cohabitent avec le pétoncle dans les dispositifs de captage est abordée. Finalement, l'orientation récente des pays producteurs est également discutée.

GIGUÈRE, M., S. BRULOTTE, D. LEBLANC, 2004. Aperçu de l'exploitation de la mye commune (Mya arenaria) entre la rivière Betsiamites et Baie-Trinité, Côte-Nord, Québec. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2539, 31p.

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L’exploitation commerciale de la mye commune (Mya arenaria) représente un axe de développement important sur la Haute-Côte-Nord. La ressource disponible sur la Haute-Côte-Nord est toutefois limitée par la fermeture de certains gisements en raison de la présence d’algues toxiques et d’une contamination bactérienne. Les pratiques de l’industrie qui rejettent les myes brisées, en ponte et de grande taille (70 mm et plus) font en sorte qu’une partie de la ressource disponible est gaspillée. Les objectifs généraux de ce projet sont de documenter pour la Haute-Côte-Nord la problématique des myes de grande taille (longueur supérieure à 70 mm) rejetées et non commercialisées, de localiser et d’estimer la biomasse disponible de cette catégorie de myes, de mesurer l’impact des techniques de cueillette et d’évaluer la survie des spécimens rejetés. La plupart des cueilleurs de la municipalité régionale de comté (MRC) de Manicouagan consultés pratiquent ce métier depuis moins de 5 ans. Ils fréquentent le secteur coquillier de Pointe-aux-Outardes, principalement le site Grosse Pointe. La moitié des répondants sont d’avis que la taille des myes semble avoir diminué, que les myes sont moins abondantes et que les prises par unité d'effort ont diminué au cours des dernières années sur ce site. Dans la partie ouest du secteur de Pointe-aux-Outardes (pointe du Bout), les myes sont plus grosses et plus nombreuses que celles retrouvées à Grosse Pointe. Environ le quart de la récolte serait rejeté par l’industrie, soit les myes trop grosses ou brisées. Près de la moitié des répondants ont également mentionné rejeter les myes sur le gisement même et l’autre moitié sur le lieu de la vente. Une partie de ces myes est conservée pour consommation personnelle. Au cours des dernières années, la saison de pêche dans ce secteur a été de courte durée, soit de mars à mai puis d’octobre à novembre, en raison de la fermeture des gisements en été causée par la présence d’algues toxiques et de coliformes fécaux. En 2002, sur le secteur de Pointe-aux-Outardes, il y a eu 107 jours où la cueillette a été permise pour un débarquement total de 149,6 t. La structure de taille de la population de myes du secteur ouest de Pointe-aux-Outardes (pointe du Bout) compte une grande quantité d’individus de très grande taille et peu de jeunes individus. La biomasse des myes de taille égale et supérieure à 70 mm du site de la pointe du Bout est estimée à environ 681 t et tandis que celle de la Grosse Pointe est pour l’instant imprécise. Il faudrait environ 8 ans et 13 ans pour atteindre respectivement la taille de 51 mm et 70 mm. Toutefois, avant de débarquer plus d’individus de grande taille, il faudrait connaître le mécanisme de recrutement des myes, ceci en vue d’assurer la conservation et le développement durable de cette ressource.

BRULOTTE, S., M. GIGUÈRE, 2003. Évaluation d'un gisement de mye commune (mya arenaria) de l'embouchure de la rivière Mingan. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2511, 58 p.

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Les travaux réalisés sur un gisement de mye commune (Mya arenaria) situé à l'embouchure de la rivière Mingan visaient à évaluer les superficies émergées et immergées, l'abondance, la biomasse commerciale, la structure démographique de la population de mye et la caractérisation du milieu (sédiments et espèces associées). Le second objectif était d'estimer la croissance et la survie des myes sur le gisement naturel et de celles mises en élevage en suspension. Les résultats de l'étude réalisée en 2001 montrent que les myes sont distribuées au sud et à l'ouest dans la zone intertidale échantillonnée. La superficie totale du gisement de myes est de 0,47 km2 et celle des agrégations à forte densité, soit plus de 20 myes de taille égale/m2, de 0,25 km2. L'abondance totale des myes est estimée à 24,8 millions d'individus sur le gisement, dont 11,4 millions (46 %) de myes de taille légale (≥  51mm). Le nombre de myes de taille légale présentes sur la portion du gisement à forte densité est d'environ 9,4 millions d'individus. La biomasse totale des myes est estimée à 366,4t de poids vif pour le gisement, soit 309,0 t de myes de taille légale et 57,4t de myes de taille sous-légale. La biomasse des myes de taille légale disponible sur la portion à forte densité est de 254,6t de poids vif. Le taux de croissance de la mye est estimé à environ 5 mm pour la période de juin à octobre 2001.

ROY, I., M. GIGUÈRE, S. BRULOTTE, M. GAGNON, 2003. Évaluation de douze gisements de mye commune (Mya arenaria) du sud de la Gaspésie. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2469, 140 p.

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En 2001, La Société de développement de l'industrie maricole a initié un inventaire du potentiel coquillier des secteurs suivants: le bassin de la rivière Nouvelle, Carleton (Centre, Ouest et Sud), Clapperton, Pointe Verte (Maria), Bonaventure (Est et Ouest), Port-Daniel, baie du Grand Pabos, l'estuaire de la rivière Malbaie et l'estuaire de la rivière Saint-Jean. Les principaux objectifs de ce projet étaient de répertorier à l'intérieur de chacun des secteurs les principaux gisements de mye commune (Mya arenaria), de déterminer pour chaque gisement l'abondance et la biomasse de mye, d'identifier les superficies submergées à marée basse et de décrire certains paramètres biologiques. Un premier secteur, celui de Pointe Verte a été inventorié en novembre 2001 et les 11 autres en 2002. Les 12 secteurs ont été échantillonnés de façon systématique, mais avec quelques variantes selon le type du milieu inventorié. Les quadrats ont été échantillonnés à la pelle ou avec un siphon. Le document présente une description physique des gisements inventoriés, les estimations d'abondance de mye par catégorie de taille par krigeage et selon les statistiques descriptives, les biomasses, les structures de taille et d'âge, ainsi que la présence et l'abondance de la petite macoma. Les aires décrites dans ce rapport représentent les gisements les plus considérables et les plus accessibles de mye commune.

PELLETIER, L., H. BOURDAGES, S. BRULOTTE, 2001. Estimation de la perte de poids subie par l'oursin vert (Strongylocentrotus droebachiensis) suivant sa sortie de l'eau et comparaison de deux techniques de mesure du diamètre du test. Rapp. can. ind. sci. halieut. aquat., 264, 14 p.

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L'évaluation de la perte de poids subie par l'oursin vert en fonction du temps d'entreposage a été réalisée en réponse à des demandes du groupe de travail sur l'oursin vert et d'industriels de la pêche à l'oursin du Québec. Une expérience en laboratoire utilisant des oursins d'élevage a permis d'évaluer la perte de poids qui suit la sortie de l'eau durant six jours consécutifs d'entreposage dans une chambre froide à 4 °C. Les pertes de poids observées variaient en relation avec le temps d'entreposage et le poids initial de l'oursin. Les pertes de poids moyennes quotidiennes exprimées en % du poids initial ont été plutôt stables durant toute l'expérience (de 1 à 144 heures). Pour les oursins de taille commerciale (plus grand ou égal à 50 mm de diamètre), les pertes de poids cumulées après 24, 48, 72 et 144 heures d'entreposage étaient estimées à environ 2, 5, 7, et 14 % du poids initial de l'oursin à sa sortie de l'eau. L'alimentation préalable des oursins n'avait pas d'influence sur les pertes de poids observées. Par ailleurs, deux techniques de mesure du diamètre du test à l'aide du vernier ont été comparées. Une mesure rapide sans repérage sur le test a donné des résultats comparables à ceux obtenus lorsqu'une attention particulière était portée au positionnement précis du vernier sur les plaques ambulacraire et inter ambulacraire opposées.

GIGUÈRE, M., S. BRULOTTE, 2000. Buccin des eaux côtières du Québec. Rapport sur l'état des stocks, C4-09, 7 p.

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BRULOTTE, S., A. FRÉCHET, 2000. Indice de saturation de la palangre et du filet maillant dans les relevés des Pêches Sentinelles à la morue dans le nord du golfe du Saint-Laurent ; Saturation index for longlines and gill nets in Sentinel Fisheries of cod in the Northern Gulf of St. Lawrence. MPO, Secrétariat canadien pour l'évaluation des stocks, Document de recherche ; DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document, 2000/118, 34 p.

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Les taux de capture obtenus à partir des engins fixes du programme des Pêches Sentinelles à la morue sont un outil complémentaire aux autres méthodes d'évaluation de la biomasse de la morue du nord du golfe Saint-Laurent. Des indices de saturation ont été estimés pour la palangre et le filet maillant des Pêches Sentinelles à la morue de 1994 à 1998. Les régions couvertes sont la côte ouest de Terre-Neuve et la Côte-Nord du Québec, soit 49 sites de pêche. Le protocole d'échantillonnage des Pêches Sentinelles a été conçu de manière à ce que les pêcheurs utilisent les sites, les engins et les méthodes traditionnelles de pêche, soit les mêmes pratiques qu’avant le moratoire sur la pêche à la morue. Le nombre de morues (franche et ogac) capturées a généralement été calculé à partir des échantillons de morues franches prélevés. Pour les autres espèces capturées (poisson, requin, crustacés, etc.), une estimation du poids moyen individuel a été utilisée. L'indice de saturation de la palangre a été estimé en divisant le nombre d'individus capturés par le nombre d'hameçons immergés. Pour le filet maillant l'indice de saturation a été estimé en divisant le nombre d'individus capturés par le nombre de filets utilisés. Il y a eu 2 985 sorties à la palangre de 1994 à 1998, soit 2 591 sorties provenant de Terre-Neuve et 394 sorties effectuées au Québec. De ces 2 985 sorties, il y en a eu 104 sans aucune capture, 1 113 avec seulement de la morue, 1 663 avec des captures mixtes de morues et autres espèces et finalement 105 sorties sans capture de morue mais avec d'autres espèces. La morue représente plus de 60 % des nombres capturés dans plus de la moitié des sorties (62,4 %). L'indice de saturation de la palangre (toutes les espèces) est faible pour l'ensemble des sorties, 80,8 % des sorties ont un indice compris entre 0 et 20 % de saturation. Les moyennes des indices de saturation par site de pêche suivent les mêmes tendances, la majorité ayant un indice inférieur à 20 %. Il y a eu 4 311 sorties effectuées au filet maillant de 1994 à 1998, dont 1 709 sorties à Terre-Neuve et 2 602 sorties au Québec. De ce nombre, il y a eu 81 sorties sans aucune capture, 838 sorties avec seulement de la morue, 3 192 sorties avec des captures de morues et autres espèces et 200 sorties sans capture de morue mais avec d'autres espèces. À Terre-Neuve, la proportion de morues dans les captures est similaire à celle obtenue à la palangre, dans 57,3 % des sorties la morue représente plus de 60 % des individus capturés. Tandis qu'au Québec, la proportion baisse à 30 % des sorties. À Terre-Neuve et au Québec, plus de 80 % des sorties effectuées au filet maillant ont un indice de saturation de 25 individus et moins par filet. La saturation d'un engin de pêche affecte directement sa capacité à capturer de nouveaux individus. Il en résulte donc un plafonnement des taux de capture à mesure que l'engin devient saturé. Toutefois, la majorité des indices de saturation estimés pour les Pêches Sentinelles à la palangre et au filet maillant, sont suffisamment faibles pour ne pas biaiser les taux de capture.

BRULOTTE, S., A. FRÉCHET, 2000. Saturation index for longlines and gill nets in Sentinel Fisheries of cod in the Northern Gulf of St. Lawrence. DFO, Canadian Stock Assessment Secretariat, Research Document, 2000/118, 34 p.

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Les taux de capture obtenus à partir des engins fixes du programme des Pêches Sentinelles à la morue sont un outil complémentaire aux autres méthodes d'évaluation de la biomasse de la morue du nord du golfe Saint-Laurent. Des indices de saturation ont été estimés pour la palangre et le filet maillant des Pêches Sentinelles à la morue de 1994 à 1998. Les régions couvertes sont la côte ouest de Terre-Neuve et la Côte-Nord du Québec, soit 49 sites de pêche. Le protocole d'échantillonnage des Pêches Sentinelles a été conçu de manière à ce que les pêcheurs utilisent les sites, les engins et les méthodes traditionnels de pêche, soit les mêmes pratiques qu’avant le moratoire sur la pêche à la morue. Le nombre de morues (franche et ogac) capturées a généralement été calculé à partir des échantillons de morues franches prélevés. Pour les autres espèces capturées (poisson, requin, crustacés, etc.), une estimation du poids moyen individuel a été utilisé. L'indice de saturation de la palangre a été estimé en divisant le nombre d'individus capturés par le nombre d'hameçons immergés. Pour le filet maillant l'indice de saturation a été estimé en divisant le nombre d'individus capturés par le nombre de filets utilisés. Il y a eu 2 985 sorties à la palangre de 1994 à 1998, soit 2 591 sorties provenant de Terre-Neuve et 394 sorties effectuées au Québec. De ces 2 985 sorties, il y en a eu 104 sans aucune capture, 1 113 avec seulement de la morue, 1 663 avec des captures mixtes de morues et autres espèces et finalement 105 sorties sans capture de morue mais avec d'autres espèces. La morue représente plus de 60 % des nombres capturés dans plus de la moitié des sorties (62,4 %). L'indice de saturation de la palangre (toutes les espèces) est faible pour l'ensemble des sorties, 80,8 % des sorties ont un indice compris entre 0 et 20 % de saturation. Les moyennes des indices de saturation par site de pêche suivent les mêmes tendances, la majorité ayant un indice inférieur à 20 %. Il y a eu 4 311 sorties effectuées au filet maillant de 1994 à 1998, dont 1 709 sorties à Terre-Neuve et 2 602 sorties au Québec. De ce nombre, il y a eu 81 sorties sans aucune capture, 838 sorties avec seulement de la morue, 3 192 sorties avec des captures de morues et autres espèces et 200 sorties sans capture de morue mais avec d'autres espèces. À Terre-Neuve, la proportion de morues dans les captures est similaire à celle obtenue à la palangre, dans 57,3 % des sorties la morue représente plus de 60 % des individus capturés. Tandis qu'au Québec, la proportion baisse à 30 % des sorties. À Terre-Neuve et au Québec, plus de 80 % des sorties effectuées au filet maillant ont un indice de saturation de 25 individus et moins par filet. La saturation d'un engin de pêche affecte directement sa capacité à capturer de nouveaux individus. Il en résulte donc un plafonnement des taux de capture à mesure que l'engin devient saturé. Toutefois, la majorité des indices de saturation estimés pour les Pêches Sentinelles à la palangre et au filet maillant, sont suffisamment faibles pour ne pas biaiser les taux de capture.

GIGUÈRE, M., S. BRULOTTE, P. GOUDREAU, 2000. État des stocks de pétoncles des eaux côtières du Québec. MPO, Secrétariat canadien pour l'évaluation des stocks, Document de recherche ; DFO, Canadian Science Advisory Secretariat, Research Document, 2000/086, 57 p.

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Les eaux québécoises sont subdivisées en 16 unités de gestion réparties entre les Îles-de-la-Madeleine, la Gaspésie et la Côte-Nord. En 1999, 82 permis réguliers ont été émis. Au Québec, l'exploitation commerciale porte indistinctement sur le pétoncle d'Islande (Chlamys islandica) et le pétoncle géant (Placopecten magellanicus). Les débarquements se font généralement sous forme de muscle ou en coquille. En 1999, les débarquements préliminaires du Québec totalisent près de 331 t de muscles (2 747 t en poids vif) et proviennent de la Côte-Nord (65 %), de la Gaspésie (26 %) et des Îles-de-la-Madeleine (9 %). Les débarquements des Îles-de-la-Madeleine sont d’environ 31 t en 1999, soit une baisse de 27 % par rapport à 1998. Deux nouvelles cohortes de prérecrues relativement abondantes sont présentes en 1999, lesquelles recruteront à la pêche en 2000 et 2001. Les rendements commerciaux ont atteint les plus bas niveaux historiques en 1998 et 1999. Les débarquements de la Gaspésie proviennent surtout de la baie des Chaleurs (19A) et de l’île d’Anticosti (18B et 18C). Dans 19A, les débarquements sont en augmentation depuis 1994. Ils totalisent près de 36 t de muscles en 1999. Les prises de pétoncle géant par unité d'effort sont stables mais faibles depuis 1995. En 1998 et 1999, les pêcheurs ont dirigé leur effort sur le pétoncle d'Islande en raison de la faible abondance du pétoncle géant sur les fonds de pêche. En 1999, un nouveau gisement (île Rouge) a été exploité à la limite ouest de la zone 17A. Les rendements y sont les plus élevés des eaux québécoises. Le taux d'exploitation est estimé à 15 %. Les zones 18B et 18C sont encore en développement. En 1999, les débarquements de la Côte-Nord sont d'environ 214 t de muscles. Depuis 1998 les débarquements de la zone 16A ont augmenté en raison de l'exploitation du nouveau gisement de l'île Rouge. L'état de la ressource dans les zones 16B et 16C semble stable. En 1999, les débarquements des zones 16D, 16E, 16F, 16G et 18A sont d’environ 142 t. L'exploitation des zones 16D et 16G est encore en développement. En 1999 dans la zone 16E, les débarquements sont de 57,2 t de muscles et les prises par unité d’effort sont stables. Dans la zone 16F, les débarquements sont stables, mais l'effort de pêche a augmenté en 1999 de 22 % par rapport à celui de 1998. Entre 1994 et 1997 les rendements étaient stables, mais en 1998 ils affichaient une baisse marquée. Dans la zone 18A, les débarquements et les prises par unité d'effort sont à la hausse depuis 1997. Le taux d'exploitation a été estimé à 4 % en 1999. Il y a eu peu de débarquements dans la zone 16H depuis 1996. Dans la zone 15, les débarquements ont diminué de 53 % par rapport à 1998 causés essentiellement par la baisse de l'effort.

GIGUÈRE, M., S. BRULOTTE, 2000. Whelk in Québec Coastal Waters. Science, Stock Status Report, C4-09, 7 p.

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GIGUÈRE, M., S. BRULOTTE, P. GOUDREAU, 1998. État des stocks de pétoncles des eaux côtières du Québec. MPO, Secrétariat canadien pour l'évaluation des stocks, Document de recherche, 98/73, 38 p.

Ce rapport présente les données qui ont servi pour les évaluations des populations de pétoncles des eaux côtières québécoises. Les eaux québécoises sont subdivisées en 17 unités de gestion réparties entre les Îles-de-la-Madeleine, la Gaspésie et la Côte-Nord. En 1997, 82 permis réguliers ont été émis. L'évaluation de l'état des populations de pétoncles de la Gaspésie et de la Côte-Nord est basée généralement sur les indices commerciaux. L'évaluation des Îles-de-la-Madeleine et celle de la zone 16De sur la Côte-Nord sont basées en plus sur des indices mesurés lors des relevés de recherche. Au Québec, l'exploitation commerciale porte indistinctement sur le pétoncle d'Islande (Chlamys islandica) et le pétoncle géant (Placopecten magellanicus). Les débarquements se font généralement sous forme de muscle. En 1997, les débarquements préliminaires du Québec totalisent 260 t de muscles et proviennent de la Côte-Nord (69 %), de la Gaspésie (16 %) et des Îles-de-la-Madeleine (15 %). Les débarquements des Îles-de-la-Madeleine sont d'environ 39 t, soit une baisse de 17 % par rapport à 1996. Une nouvelle cohorte de prérecrues est présente en 1997, mais elle est de faible importance. Après la saison de pêche de 1997 presque tous les gisements sont décimés, la biomasse exploitable est au plus bas niveau depuis 1984. D'ici l'an 2000, le recrutement montre peu de signes encourageants. La capacité de pêche aux Îles-de-la-Madeleine est disproportionnée par rapport à la ressource disponible. Les débarquements de la Gaspésie proviennent surtout de la Baie des Chaleurs (19A) et de l'île d'Anticosti (18B). Dans 19A, les débarquements sont stables depuis 1987, sauf en 1990 et 1997. En 1997, les débarquements ont atteint 21,4 t de muscles, ce qui est le plus haut niveau depuis 1987. Les prises par unité d'effort ont connu des fluctuations mineures pendant cette période avec une légère augmentation en 1997. L'augmentation de l'effort de pêche observée depuis quelques années risque d'être néfaste pour la population de pétoncles de la zone 19A. La situation dans les zones 17A (rive nord de la Gaspésie) et 18B n'est pas inquiétante pour l'instant compte tenu de la faible pression de pêche dirigée vers cette ressource. En 1997, les débarquements de la Côte-Nord sont d'environ 180 t de muscles. La pêche dans 16A, 16B et 16C est instable. Les résultats des explorations réalisées par le passé et l'état actuel de la pêche laissent supposer que le potentiel des zones 16A et 16B est limité. Il y a une forte augmentation de l'effort de pêche dans 16C. Il serait pertinent de mettre en place des balises à l'exploitation afin d'éviter une surexploitation. En 1997, les débarquements des zones 16Do, 16De, 16G, 16E et 18A sont d'environ 143 t et proviennent surtout de la zone 16De. Ces zones sont les plus productives du Québec. Les prises par unité d'effort ont diminué à peu près partout sauf dans 16Do et 16G. De 1993 à 1996, la mortalité naturelle a augmenté considérablement dans 16De, 16G et 18A. Mais en 1997, les taux de mortalité sont en deçà de 24 % dans toutes ces zones. Étant donné la hausse du taux de mortalité dans ces zones jusqu'en 1996 et la baisse des taux de capture dans les zones 16De, 16G et 18A, nous recommandons d'être vigilants. En 1997, les débarquements ont augmenté dans la zone 15. Il y a eu peu ou pas de débarquements dans les zones 16F et 16H en 1997. L'avenir de la pêche au pétoncle d'Islande dans la zone 15 est mitigé.

GENDRON, L., S. BRULOTTE, C. CYR, G. SAVARD, 1998. Développement de la pêche et état de la ressource de crabe commun (Cancer irroratus) en Gaspésie et aux Iles-de-la-Madeleine (Québec) de 1995 à 1997. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2248, 37 p.

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L'exploitation du crabe commun le long de la côte atlantique canadienne est relativement récente. Elle a débuté de façon expérimentale dans le sud du golfe du Saint-Laurent en 1974. Au Québec, le développement de marchés a été plus tardif et la pêche n'a réellement débuté qu'en 1988. Cependant, après seulement deux années d'exploitation, faute d'acheteurs, les activités de pêche ont pratiquement cessé. L'exploitation de crabe commun a cependant pris un second envol en 1995. Au tout début de l'exploitation, le Ministère des Pêches et des Océans (MPO) a mis sur pied un plan de gestion visant à contrôler le développement de cette nouvelle pêche et à maintenir le potentiel reproducteur de la population. La pêche est présentement réglementée par une taille minimale de capture fixée à 102 mm (4 po.) de largeur de carapace, l'interdiction de débarquer les femelles, l'utilisation d'un engin sélectif minimisant les captures accidentelles de homard, et la limitation du nombre de casiers. Le nombre de permis est limité et dans certains secteurs, les prises le sont également. En 1997, les débarquements de crabe commun au Québec ont atteint 1 040 t, une augmentation de 51 % par rapport à 1996. En Gaspésie, les débarquements ont totalisé 592 t, ce qui représente 57 % des débarquements du Québec. En 1997, aux Îles-de-la-Madeleine, les débarquements ont augmenté de 125 % comparativement à 1996. Ils ont atteint 448 t, comptant pour 43 % des débarquements du Québec. La pêche au crabe commun est encore en expansion et l'ouverture en 1997 de nouvelles zones de pêche a contribué à l'augmentation des débarquements. En Gaspésie, les taux de capture ont diminué depuis 1995, et ce, de façon importante dans certaines zones. Aux Îles-de-la-Madeleine, les taux de capture ont aussi diminué en 1997 par rapport à 1996, mais demeurent cependant semblables à ceux observés en 1995. La diminution des taux de capture peut refléter un effet de déplétion de la biomasse accumulée de ces stocks vierges. Elle pourrait également être due à des changements dans les patrons spatio-temporels de pêche en relation avec les déplacements saisonniers du crabe commun, ou à des changements dans les patrons d'abondance qui pourraient être cycliques. Il est présentement difficile de déceler à coup sûr des effets de l'exploitation. Nous insistons sur la nécessité de développer lentement et prudemment cette exploitation en raison des inquiétudes soulevées quant à l'impact possible de l'exploitation du crabe commun sur le homard. Les deux espèces montrent suffisamment d'interactions pour justifier une gestion serrée et prudente de la pêche au crabe commun.

GIGUÈRE, M., S. BRULOTTE, 1997. État des stocks de pétoncle des eaux côtières du Québec. MPO, Secrétariat canadien pour l'évaluation des stocks, Document de recherche, 97/80, 36 p.

Ce rapport présente les données qui ont servi pour les évaluations des populations de pétoncles des eaux côtières québécoises. Les eaux québécoises sont subdivisées en 17 unités de gestion réparties entre les Îles-de-la-Madeleine, la Gaspésie et la Côte-Nord. En 1996, 82 permis réguliers ont été émis. L'évaluation de l'état des populations de pétoncles de la Gaspésie et de la Côte-Nord est basée généralement sur les indices commerciaux. L'évaluation des Îles-de-la-Madeleine et de la zone 16De sur la Côte-Nord est basée sur les indices commerciaux et les indices de recherche. Au Québec, l'exploitation commerciale porte indistinctement sur le pétoncle d'Islande (Chlamys islandica) et le pétoncle géant (Placopecten magellanicus). Les débarquements se font généralement sous forme de muscle. En 1996, les débarquements préliminaires du Québec totalisent 260 t de muscle et proviennent de la Côte-Nord (71 %), des Îles-de-la-Madeleine (18 %) et de la Gaspésie (11 %). Les débarquements des Îles-de-la-Madeleine sont d'environ 46 t, soit une baisse de 23 % par rapport à 1995. Très peu de prérecrues (pétoncles < 70mm) sont présentes en 1996. Après la saison de pêche de 1996 presque tous les gisements sont décimés. La capacité de pêche aux Îles-de-la-Madeleine est disproportionnée par rapport à la quantité de pétoncles disponibles. Seule la partie est du fond de pêche de la Chaîne-de-la-Passe pourra supporter une pression de pêche réduite en 1997. D'ici 1999, le recrutement montre peu de signes encourageants. Les débarquements de la Gaspésie proviennent surtout de la Baie des Chaleurs (19A) et de l'île d'Anticosti (18B). Dans 19A, les débarquements sont stables depuis 1986. Les fluctuations des débarquements de la Gaspésie s'expliquent par l'exploitation ponctuelle du pétoncle d'Islande dans 18B. La baisse des prises par unité d'effort dans 19A depuis 1993 est à suivre. La situation dans les zones 17A (rive nord de la Gaspésie) et 18B n'est pas préoccupante pour l'instant compte tenu de la faible pression de pêche dirigée vers cette ressource. En 1996, les débarquements de la Côte-Nord sont d'environ 185 t de muscle. La pêche dans 16A, 16B et 16C sur la Haute-Côte-Nord est instable. Les résultats des explorations réalisées par le passé et l'état actuel de la pêche laissent supposer que le potentiel de ces zones est limité. La Moyenne-Côte-Nord est la plus productive du Québec. Les débarquements ont atteint un sommet de près de 300 t de muscle en 1990. En 1996, les débarquements de ce secteur sont d'environ 146 t et proviennent surtout de la zone 16De. Toutefois depuis cinq ans, la mortalité naturelle a augmenté considérablement dans 16D et 16G et les prises par unité d'effort ont chuté dans 16G. Les conditions climatiques présentes dans 16E ne favorisent pas une pêche soutenue. À l'île d'Anticosti (18A), la tendance à la hausse des prises par unité d'effort pourrait refléter le bon état des gisements. Les débarquements sont peu élevés sur la Basse-Côte-Nord. L'état du stock de pétoncle de la Basse-Côte-Nord est sûrement le plus critique du Québec. Le niveau d'effort de pêche semble dépasser les capacités de production de ces populations de pétoncle.

GIGUÈRE, M., R. MILLER, S. BRULOTTE, D. GUAY, 1995. Sea scallops and iceland scallops on the Québec coast (fishing areas 15, 16, 17, 18, 19 and 20). Pages 55-89 in L. Savard (ed.). Status report on invertebrates in 1994 : crustaceans and molluscs on the Québec coast, northern shrimp and zooplankton in the estuary and Gulf of St. Lawrence. DFO (Can. Manuscr. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2323).

GIGUÈRE, M., G. CLICHE, S. BRULOTTE, 1995. Synthèse des travaux réalisés entre 1986 et 1994 sur le captage du naissain de pétoncles aux Îles-de-la-Madeleine. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2061, 71 p.

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Plusieurs expériences ont été effectuées dans le cadre du programme de Recherche sur le Pétoncle à des fins d'Élevage et de Repeuplement (REPERE). L'objectif principal de ces études était de mieux connaître le captage du naissain de pétoncles en milieu naturel, afin de procéder à l'ensemencement et au repeuplement du pétoncle géant (Placopecten magellanicus, Gmelin) sur les fonds de pêche des Îles-de-la-Madeleine. Le site d'étude était localisé au sud-ouest des Îles-de-la-Madeleine à des profondeurs variant entre 10 et 45 m. Les données concernant le déplacement de la masse d'eau sur le site d'étude ont été recueillies à l'aide d'une bouée dérivante télémétrique et de courantomètres. Les larves de pétoncle ont été échantillonnées au moyen d'un filet à plancton et les postlarves de pétoncle ont été captées dans des collecteurs artificiels. Les géniteurs de pétoncle géant étaient situés principalement sur les fonds de pêche de la Chaîne-de-la-Passe, de l'Étang-du-Nord et du Dix-Milles. La période de la ponte s'étendait généralement sur environ deux semaines entre la mi-août et la mi-septembre. Au début septembre 1994, les densités larvaires ont atteint un maximum de 149 larves m-3 près des fonds de pêche pour ensuite se maintenir entre 0 et 30 larves m-3 jusqu'à la mi-octobre. Les larves échantillonnées mesuraient entre 105,8 et 292,5 µ et leur structure de taille était caractérisée par plusieurs modes. L'orientation dominante des courants sur le site d'étude étant du nord-est vers le sud-ouest, ceci entraînerait un mélange des larves entre les fonds de pêche. Le mouvement des courants marins suggérait deux zones de rétention présentes surtout durant le mois de septembre, l'une située dans le secteur Sud-Ouest et l'autre située dans le secteur Étang-du-Nord. Le pic de fixation du pétoncle était généralement observé en octobre. Les collecteurs ont donc été immergés vers la mi-septembre et récupérés en décembre pour minimiser la fixation des espèces indésirables comme la moule bleue (Mytilus edulis, L.) et la saxicave arctique (Hiatella arctica, L.). Plusieurs variables sont susceptibles d'affecter le succès de captage du naissain de pétoncles, notamment la proximité des géniteurs, la durée de la ponte, les courants marins, la localisation géographique des collecteurs et leur position dans la colonne d'eau. Les densités des postlarves de pétoncle variaient entre 62 et 2 071 postlarves par collecteur selon les années. Les résultats obtenus jusqu'à maintenant sur les mouvements de la masse d'eau, la localisation des géniteurs et celle des larves suggèrent que les secteurs Étang-du-Nord et Chaîne-de-la-Passe devraient être favorisés lors du captage du naissain. Toutefois, le secteur Sud-Ouest situé en amont du site d'étude semble plus propice pour le captage. L'absence d'un substrat naturel adéquat pour la fixation des larves de pétoncle dans le secteur Sud-Ouest (secteur principalement sablonneux) pourrait expliquer le succès de captage élevé dans les collecteurs artificiels. D'autre part, la profondeur optimale pour le captage semble se situer entre 16 et 25 m. Il est donc possible que les collecteurs situés dans les secteurs Étang-du-Nord et Chaîne-de-la-Passe soient trop profonds pour un captage élevé. Après des essais effectués sur différents supports, le NetronSM s'avère un support alternatif intéressant.

GIGUÈRE, M., S. BRULOTTE, R. MILLER, 1995. Distribution, croissance et mortalité du pétoncle d'Islande et du pétoncle géant entre Kegaska et Vieux-Fort sur la Basse-Côte-Nord du Québec en 1993 ; Distribution, growth and mortality of Iceland scallops and sea scallops between Kegaska and Vieux-Fort on the lower North Shore of Quebec in 1993. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat. ; Can. Tech. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2033, 27 p.

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En 1993, un recensement systématique des fonds de pétoncle situés entre Kegaska et Vieux-Fort sur la Basse Côte-Nord du Québec a été effectué. Une analyse histopathologique des tissus a été réalisée sur des échantillons de pétoncle d'Islande recueillis lors de ce recensement ainsi que sur des échantillons de pétoncle géant et de pétoncle d'Islande provenant d'une petite baie située près de l'Île Watagheistic. Lors de la pêche exploratoire, seulement 109 stations sur les 303 stations prévues ont pu être draguées compte tenu de la grande profondeur et du relief accidenté des fonds. Le pétoncle d'Islande était présent à 51 stations et aucun pétoncle géant n'a été capturé. Sept stations avaient une densité supérieure à 10 pétoncles par 100 m2. L'âge des pétoncles variait entre 2 et 21 ans avec une dominance des classes 11 et 12 ans. Les taux de mortalité naturelle se situaient entre 0.105 et 0.239, la valeur la plus élevée se trouvant près de Kegaska. Les taux de croissance et les pentes des relations linéaires entre la taille de la coquille et le poids de muscle étaient plus élevés à l'ouest du site d'échantillonnage. Dans le secteur côtier, près de l'Île Watagheistic, les densités variaient entre 0.16 et 8.99 pétoncles géants par 100 m2 et 0.14 et 6.81 pétoncles d'Islande par 1002. Par contre, les taux de mortalité étaient très élevés et atteignaient 0.823 et 0.645 pour le pétoncle géant et pour le pétoncle d'Islande respectivement. L'échantillonnage réalisé en 1993 dans le secteur côtier a confirmé un phénomène de mortalité massive qui a affecté quelques gisements de pétoncle au nord du golfe du Saint-Laurent. La présence d'infiltration d'hémocytes, d'abcès avec agrégation de cellules sanguines nécrosées et de différents parasites a été observée à maintes reprises sur les coupes histologiques de tissus des pétoncles. La prévalence des Turbellariés était généralement élevée et variait, selon la station, entre 35.7 % et 81.2 % pour le pétoncle géant et entre 5.3 % et 60.0 % pour le pétoncle d'Islande. Les branchies et la glande digestive étaient les tissus les plus fréquemment infectés. L'intensité des inclusions de Rickettsie et celle des Ciliés étaient les plus élevées avec des valeurs maximales de 17.7 et 11.1 parasites par cm2 de branchie respectivement. L'examen histopathologique des tissus n'a pas permis d'identifier la ou les causes responsables de la mortalité massive des pétoncles dans le secteur étudié.

GIGUÈRE, M., G. CLICHE, S. BRULOTTE, 1995. Cycle reproducteur du pétoncle géant, Placopecten magellanicus, et du pétoncle d'Islande, Chlamys islandica, aux Îles-de-la-Madeleine. MAPAQ, DRST, Doc. rech., 94/06, 11 p.

GIGUÈRE, M., R. MILLER, S. BRULOTTE, D. GUAY, 1995. Pétoncle géant et pétoncle d'Islande des côtes du Québec (zones de pêche 15, 16, 17, 18, 19 et 20). Pages 57-92 in L. Savard (éd.). Rapport sur l'état des invertébrés en 1994 : crustacés et mollusques des côtes du Québec, crevette nordique et zooplancton de l'estuaire et du golfe du Saint-Laurent. MPO (Rapp. manus. can. sci. halieut. aquat., 2323).

GIGUÈRE, M., G. CLICHE, S. BRULOTTE, 1994. Reproductive cycles of the sea scallop, Placopecten magellanicus (Gmelin), and the Iceland scallop, Chlamys islandica (O.F. Müller), in Îles-de-la-Madeleine. MAPAQ, DRST, Doc. rech., 94/10, 24 p.

GIGUÈRE, M., G. CLICHE, S. BRULOTTE, 1994. Reproductive cycles of the sea scallop, Placopecten magellanicus (Gmelin), and the Iceland scallop, Chlamys islandica (O.F. Müller), in Îles-de-la-Madeleine, Canada. J. Shellfish Res., 13: 31-36.

GIGUÈRE, M., S. BRULOTTE, 1994. Comparison of sampling techniques, video and dredge, in estimating sea scallop (Placopecten magellanicus, Gmelin) populations. J. Shellfish Res., 13: 25-30.

GIGUÈRE, M., G. CLICHE, S. BRULOTTE, 1994. Succès de reproduction du pétoncle géant, Placopecten magellanicus, dans la lagune de la Grande-Entrée (Îles-de-la-Madeleine, golfe du Saint-Laurent). Bull. Aquac. Assoc. Can., 94(3): 16-21.

GIGUÈRE, M., R. MILLER, S. BRULOTTE, 1994. Rapport sur l'état du pétoncle du Québec. MPO, Pêches de l'Atlantique, Document de recherche, 94/80, 61 p .

En 1993, les débarquements de pétoncle provenaient, par ordre d'importance, de la Côte-Nord (75 %), des Îles-de-la-Madeleine (21.4 %) et de la Gaspésie (4.5 %). L'effort de pêche est assez bien distribué sur l'ensemble du Nord du golfe du Saint-Laurent, sauf aux Îles-de-la-Madeleine et sur la Basse-Côte-Nord où il est très concentré. Aux Îles-de-la-Madeleine, les débarquements, l'effort de pêche et les prises par unité d'effort ont augmenté grâce à l'arrivée d'un recrutement relativement abondant. Les données de recherche ont révélé également le succès mitigé de la reproduction en 1990 et 1991. Les projections, basées sur l'indice de pré recrutement et l'indice d'abondance des post-larves, permettent d'anticiper une légère augmentation de la biomasse disponible en 1994 par rapport à celle de 1993. En Gaspésie, la tendance des débarquements des vingt dernières années démontre que le stock de pétoncle géant de la Gaspésie est surexploité. Mais la présence en 1993 d'un mode dominant de pétoncles de 80 et 90 mm permet d'espérer une hausse de la biomasse disponible en 1994. Toutefois, l'absence de prérecrues laisse présager que cette augmentation ne pourra être que passagère. Sur la Haute-Côte-Nord, l'effort de pêche est beaucoup trop élevé pour cette population et l'instabilité des taux de capture de pétoncles reflète la précarité des gisements. La baisse importante des PUE au cours des dernières années indique l'épuisement graduel de cette population. Sur la Moyenne-Côte-Nord, l'effort de pêche est en baisse depuis la mise en place de contingents individuels en 1991. La situation dans ce secteur de pêche est nettement différente de celle des autres régions du Québec. Sur la Moyenne-Côte-Nord, les stocks sont relativement abondants et l'exploitation est encore fortement alimentée par une biomasse accumulée. De plus, dans les zones 16G, 16E et 18A il reste encore plusieurs gisements vierges où les densités sont élevées mais où parfois la croissance est faible. Sur la Basse-Côte-Nord, l'augmentation progressive des tailles, l'absence de jeunes et la mortalité massive des pétoncles géants sont toutefois préoccupantes. L'effort de pêche semble trop élevé et dépasse nettement les capacités de production de cette population. Les pêches exploratoires, réalisées dans les zones 15, 18C et 18D en 1993, ont indiqué que le pétoncle d'Islande était généralement présent sur l'ensemble du territoire, mais en faible abondance. Une analyse du rendement de chair en fonction du poids total du pétoncle (facteur de conversion) a été menée dans le nord du golfe. Les résultats ont indiqué une grande variabilité interspécifique et intra spécifique. Le facteur de conversion moyen mesuré fut l'ordre de 7.8 pour le pétoncle géant et de 6.6 pour le pétoncle d'Islande.