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Bibliographie de l'Institut Maurice-Lamontagne

Mélanie BOUDREAU

BRULOTTE, S., B. THOMAS, H. BOURDAGES, M. GIGUERE, M. BOUDREAU, 2010. Captage de naissain de pétoncles sur la rive sud de la Gaspésie (Québec) de 1999 à 2004. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2889, 117 p.

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Des efforts ont été déployés au cours de la dernière décennie pour évaluer le potentiel d’élevage du pétoncle géant, Placopecten magellanicus, et du pétoncle d’Islande, Chlamys islandica, sur la rive sud de la Gaspésie. Les résultats des travaux réalisés de 1999 à 2004 traitent de la distribution du naissain de pétoncles et autres espèces associées entre la baie Tracadigache et la baie de Gaspé, leur distribution dans la colonne d’eau et leur fenêtre temporelle de captage. À cela s’ajoutent des informations sur le milieu marin (température et salinité) et l’état du développement gonadosomatique du pétoncle géant. Les stations sont regroupées en trois secteurs, soit baie Tracadigache (8 stations), baie de Gaspé (9 stations) et Centre (7 stations réparties le long de la côte entre Tracadigache et Gaspé). Des capteurs ont été immergés à la fin août, début septembre de 1999 à 2003. Ils ont été récupérés après 3, 10, 12, 14 et 22 mois d’immersion. Les résultats obtenus montrent que la ponte chez le pétoncle géant semble s’effectuer au cours des deux dernières semaines du mois d’août en Gaspésie. Des pétoncles géants et d’Islande ont été captés à toutes les stations échantillonnées. Les succès de captage des deux espèces de pétoncles diffèrent d’une station à l’autre, mais ne diffèrent généralement pas significativement d’une année à l’autre. Les stations des baies Tracadigache et de Gaspé ont été les plus favorisées pour les nombres de pétoncles captés. Le rapport entre l’abondance des deux espèces de pétoncles varie en fonction des stations et des années, toutefois, dans bien des cas, le pétoncle géant domine à Tracadigache et parfois à Gaspé. L’abondance du naissain diminue avec la durée d’immersion des capteurs. Une attrition importante est survenue dans la baie Tracadigache entre 3 et 10 mois d’immersion. Une diminution des effectifs des pétoncles géants est aussi observée entre 10 et 14 mois d’immersion à tous les secteurs. Ces pertes sont possiblement expliquées par le décrochage des pétoncles des capteurs et leur prédation. Par ailleurs, l’intensité du captage annuel ne semble pas en lien avec la hauteur des capteurs dans la colonne d’eau ou avec la thermocline, même si, dans quelques cas, les tendances observées semblent supporter cette hypothèse. Le pic de captage des pétoncles se situe probablement à la mi-octobre. La croissance des pétoncles varie en fonction de l’espèce, du site et de l’année. Elle est plus rapide chez le pétoncle géant que chez le pétoncle d’Islande et plus rapide aux secteurs Centre et Gaspé qu’à Tracadigache. Des salissures tapissent souvent les capteurs, mais leur abondance fluctue avec le temps et le secteur. Une grande diversité d’espèces est trouvée dans les capteurs, soit une quarantaine de taxons. Les espèces dominantes sont Hiatella arctica, Mytilus spp. et des hydrozoaires. Des prédateurs, dont Asterias rubens, Cancer irroratus et Hyas spp. sont observés dans les capteurs. Les étoiles sont les prédateurs les plus abondants. La fenêtre de captage de la plupart de ces espèces coïncide avec celle des pétoncles.

GIGUÈRE, M., S. BRULOTTE, M. BOUDREAU, M.-F. DRÉAN, 2008. Évaluation de huit gisements de mye commune (Mya arenaria) de la rive nord de l’estuaire du Saint-Laurent de 2002 à 2008. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2821, 101 p .

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De 2002 à 2008, des travaux ont été réalisés sur le littoral de la Haute-Côte-Nord, entre Tadoussac et Pointe-aux-Outardes, afin de décrire l’état de huit populations de mye commune (Mya arenaria). Les gisements étudiés ont été, d’ouest en est, Baie du Moulin à Baude, Baie des Petites Bergeronnes, Pointe à Émile, Baie des Chevaux, Cran à Gagnon, Anse Noire, Réserve Betsiamites Sud et Pointe-aux-Outardes. Tous ces gisements étaient situés à l’embouchure de rivières ou de ruisseaux. Les grilles d’échantillonnage, de type systématique, ont été ajustées en tenant compte de la dimension et de la forme des sites inventoriés. Le haut de chaque grille se superposait à la limite supérieure de l’étage intertidal et sa base avec le niveau correspondant au zéro des cartes marines. De 20 à 173 stations formaient la grille des différents sites étudiés. Un appareil aspirant, exploitant l’effet Venturi, a été utilisé pour récolter les organismes lorsque les sédiments étaient malléables et que la couche d’eau était supérieure à 10 cm. Dans les situations contraires, une pelle a été utilisée. Les organismes et les sédiments ont été recueillis sur une superficie de 0,25 m2 et sur une épaisseur maximale de 0,30 m. Les résultats présentés traitent de l’altimétrie, des sédiments, de la couverture végétale, des espèces benthiques présentes et dominantes ainsi que des quelques caractéristiques biologiques des populations de mye. Les sédiments dominants étaient la vase sableuse à Pointe à Émile, Baie des Chevaux, Cran à Gagnon et Anse Noire, le sable à Réserve Betsiamites Sud, le sable et le sable graveleux à Baie du Moulin à Baude et le sable graveleux à Baie des Petites Bergeronnes et Pointe-aux-Outardes. La zostère marine (Zostera marina) était généralement absente ou peu abondante sur l’ensemble des sites inventoriés. Macoma balthica était, avec la mye, l’espèce la plus fréquemment rencontrée, suivi des polychètes, de Mytilus edulis et de Mesodesma arctatum. Les densités moyennes les plus élevées, de 183 et 175 myes/m2, ont été observées respectivement à Pointe à Émile et Baie des Chevaux. Les plus faibles densités moyennes, moins de 51 myes/m2, ont été observées à Baie des Petites Bergeronnes, Pointe-aux-Outardes et Baie du Moulin à Baude. Les densités maximales ont varié de 136 myes/m2 (Baie du Moulin à Baude) à 2 204 myes/m2 (Réserve Betsiamites Sud). Les densités moyennes des myes de taille légale les plus élevées (10 à 27 myes/m2) ont été vues à Baie du Moulin à Baude, Réserve Betsiamites Sud, Pointe-aux-Outardes, Baie des Petites Bergeronnes et Cran à Gagnon. Sur les autres gisements, les valeurs ont varié de 1,6 à 9,1 myes/m2. La taille maximale des myes recueillies était plus grande à Réserve Betsiamites Sud (107 mm) et Pointe-aux-Outardes (102 mm) et plus petite à Pointe à Émile (55 mm) et Anse Noire (60 mm). Les résultats obtenus montrent que les myes de taille légale étaient généralement plus abondantes sur les battures de sable et de sable graveleux que sur les battures ayant des sédiments de type vase sableuse. Les plus grandes tailles seraient atteintes dans les habitats de sable et de sable vaseux, toutefois l’atteinte d’une grande taille ne semble pas impossible dans la vase sableuse comme à Baie des Chevaux et à Cran à Gagnon. La comparaison de nos résultats avec d’autres datant d’environ 40 ans montre que l’état de certains gisements a régressé, probablement en réaction à l’exploitation, parfois intensive, de ces populations.