Contenu archivé

L’information archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.

Bibliographie de l'Institut Maurice-Lamontagne

Esther BONNEAU

BLASCO, D., M. LEVASSEUR, E. BONNEAU, R.. GELINAS, T.T. PACKARD, 2003. Patterns of paralytic shellfish toxicity in the St. Lawrence region in relationship with the abundance and distribution of Alexandrium tamarense. Sci. Mar. (Barc.), 67(3): 261-278.

LEVASSEUR, M., J.-Y. COUTURE, A.M. WEISE, S. MICHAUD, M. ELBRACHTER, G. SAUVÉ, E. BONNEAU, 2003. Pelagic and epiphytic summer distributions of prorocentrum lima and P. mexicanum at two mussel farms in the Gulf of St.Lawrence, Canada. Aquat. Microbiol. Ecol., 30: 283-293.

BONNEAU, E., J.-Y. COUTURE, M. LEVASSEUR, 2002. Le programme de monitorage des algues toxiques de la région du Québec: un outil précieux pour le développement des connaissances. AZMP Bull. PMZA, 2: 24-25.

Cliquer pour voir tout le texte

[Résumé disponible seulement en anglais]
The Toxic Algae Monitoring Program (TAMP) of the Quebec Region covers the entire maritime area of the Gulf of St. Lawrence, with a network of 11 coastal stations sampled between May and October over the last 13 years. The primary objective of this program is to provide complementary information for the biotoxin monitoring program on shellfish that is carried out each year by the Canadien Food Inspection Agency. TAMP provides identification and counts of toxic algae and also allows the acquisition of new knowledge of new on the dynamics of these algae and on the environmental conditions that favour their growth and development. In this context, the living material and/or the data that have been obtained via TAMP have been used for many other research projects that have already produced several scientific publications. This mutually beneficial relationship between monitoring and research activities has demonstrated a great scientific efficiency and we hope that this approach will be exploited to its full potential in the future. For the Atlantic Zone Monitoring Program of the Quebec Region, TAMP represents an essential association to allow the acquisition of environmental information in the near-shore zone.

WEISE, A.M., M. LEVASSEUR, F.J. SAUCIER, S. SENNEVILLE, E. BONNEAU, S. ROY, G. SAUVÉ, S. MICHAUD, J. FAUCHOT, 2002. The link between precipitation, river runoff, and blooms of the toxic dinoflagellate Alexandrium tamarense in the St. Lawrence. Can. J. Fish. Aquat. Sci., 59: 464-473.

Les floraisons du dinoflagellé toxique Alexandrium tamarense, responsable de l'intoxication paralysante par les mollusques, sont des événements annuels récurrents dans l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent, Québec, Canada. L'analyse des données d'abondances de A. tamarense entre 1989 et 1998 à Sept-Îles, un site présumé d'initiation des floraisons dans le nord-ouest du golfe du Saint-Laurent, montre que l'initiation, la durée et l'ampleur des floraisons toxiques de A. tamarense varient d'une année à l'autre. Les données hydrologiques et météorologiques indiquent que les précipitations, le débit de la rivière Moisie et le vent sont étroitement liés au patron annuel de floraison. Les 10 années de résultats démontrent que dans ce système : (i) un débit élevé de la rivière Moisie dû à une importante crue printanière ou à de fortes précipitations durant l'été et l'automne peut déclencher des floraisons de A. tamarense, (ii) un débit élevé de la rivière Moisie combiné à une période de vents faibles (< 4 m times s-1) favorise le développement continu des floraisons et (iii) des vents > 8 m times s-1 dispersent et mettent fin aux floraisons. La salinité, qui reflète l'état général de la colonne d'eau en termes d'apport d'eau douce et de stabilité, démontre une forte corrélation négative avec la probabilité d'observer des cellules de A. tamarense à cette saison. Ce paramètre pourrait donc être utilisé comme outil pour prédire la présence de A. tamarense dans ce système.

COUTURE, J.Y., M. LEVASSEUR, E. BONNEAU, C. DESJARDINS, G. SAUVÉ, S.S. BATES, C. LÉGER, R. GAGNON, S. MICHAUD, 2001. Spatial and temporal variation of domoic acid in molluscs and of Pseudo-nitzschia spp. blooms in the St. Lawrence from 1998 to 2000. Can. Tech. Rep. Fish. Aquat. Sci., 2375, 24 p.

Cliquer pour voir tout le texte

La présence dans les mollusques de l'acide domoïque (toxine responsable de l'intoxication amnestique par les mollusques - IAM) est suivie dans l'estuaire et le nord du golfe du Saint-Laurent depuis 1997 par l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA). Les résultats indiquent une évolution spatiale et temporelle de la contamination par l'acide domoïque au cours des années 1998 à 2000. Des traces de cette toxine ont d'abord été détectées dans des gonades de pétoncles géants pêchés au large des Îles-de-la-Madeleine a l'été 1998. En 1999, les concentrations d'acide domoîque dans les glandes digestives de pétoncles géants du même secteur atteignaient 585 ug g-1, bien que les muscles adducteurs n'étaient pas contaminés. Pendant la même période, des teneurs de près de 25 ug g-1 de glande digestive étaient mesurées dans des pétoncles géants récoltés dans la lagune de Havre-aux-Maisons, alors que des concentrations traces étaient mesurées pour la première fois dans des myes communes récoltées sur la Basse Côte-Nord. En 2000, les glandes digestives des pétoncles géants des Îles-de-la-Madeleine demeuraient intoxiquées et des traces d'acide domoïque étaient mesurées dans des myes communes, moules bleues et couteaux de mer tout le long de la Côte-Nord du Saint-Laurent, de Tadoussac à Havre-Saint-Pierre. Conjointement aux données de l'inspection, le programme de monitorage des algues nuisibles de l'Institut Maurice-Lamontagne (Pêches et Océans Canada) a révélé la présence de deux espèces de diatomées potentiellement productrices d'acide domoïque dans le Saint-Laurent: Pseudo-nitzschia seriata et Pseudo-nitzschia delicatissima. L'examen des données a mis en évidence une coïncidence entre l'apparition de l'acide domoïque dans certains mollusques des Îles-de-la-Madeleine et de la Côte-Nord et la présence de P. seriata alors que des floraisons massives de P. delicatissima (en l'absence de P. seriata) n'occasionnent pas de toxicité. Les analyses en laboratoire réalisées sur une souche de P. seriata isolée de l'estuaire du Saint-Laurent lors d'un épisode de toxicité ont montré sa capacité à produire de l'acide domoïque alors que toutes les tentatives faites en ce sens avec P. delicatissima isolé d'autres régions de l'est du Canada se sont avérées négatives jusqu'à maintenant. Ces résultats récents indiquent que les floraisons de P. seriata dans le Saint-Laurent et les intoxications des mollusques par l'acide domoïque qui en résultent représentent un risque potentiel qui devra être considéré dans l'avenir.

COUTURE, J.Y., M. LEVASSEUR, E. BONNEAU, C. DESJARDINS, G. SAUVÉ, S.S. BATES, C. LÉGER, R. GAGNON, S. MICHAUD, 2001. Variations spatiales et temporelles des concentrations d'acide domoïque dans les mollusques et des abondances de Pseudo-nitzschia spp. dans le Saint-Laurent de 1998 à 2000. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat., 2375, 25 p.

Cliquer pour voir tout le texte

La présence dans les mollusques de l'acide domoïque (toxine responsable de l'intoxication amnestique par les mollusques - IAM) est suivie dans l'estuaire et le nord du golfe du Saint-Laurent depuis 1997 par l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA). Les résultats indiquent une évolution spatiale et temporelle de la contamination par l'acide domoïque au cours des années 1998 à 2000. Des traces de cette toxine ont d'abord été détectées dans des gonades de pétoncles géants pêchés au large des Îles-de-la-Madeleine a l'été 1998. En 1999, les concentrations d'acide domoîque dans les glandes digestives de pétoncles géants du même secteur atteignaient 585 ug g-1, bien que les muscles adducteurs n'étaient pas contaminés. Pendant la même période, des teneurs de près de 25 ug g-1 de glande digestive étaient mesurées dans des pétoncles géants récoltés dans la lagune de Havre-aux-Maisons, alors que des concentrations traces étaient mesurées pour la première fois dans des myes communes récoltées sur la Basse Côte-Nord. En 2000, les glandes digestives des pétoncles géants des Îles-de-la-Madeleine demeuraient intoxiquées et des traces d'acide domoïque étaient mesurées dans des myes communes, moules bleues et couteaux de mer tout le long de la Côte-Nord du Saint-Laurent, de Tadoussac à Havre-Saint-Pierre. Conjointement aux données de l'inspection, le programme de monitorage des algues nuisibles de l'Institut Maurice-Lamontagne (Pêches et Océans Canada) a révélé la présence de deux espèces de diatomées potentiellement productrices d'acide domoïque dans le Saint-Laurent: Pseudo-nitzschia seriata et Pseudo-nitzschia delicatissima. L'examen des données a mis en évidence une coïncidence entre l'apparition de l'acide domoïque dans certains mollusques des Îles-de-la-Madeleine et de la Côte-Nord et la présence de P. seriata alors que des floraisons massives de P. delicatissima (en l'absence de P. seriata) n'occasionnent pas de toxicité. Les analyses en laboratoire réalisées sur une souche de P. seriata isolée de l'estuaire du Saint-Laurent lors d'un épisode de toxicité ont montré sa capacité à produire de l'acide domoïque alors que toutes les tentatives faites en ce sens avec P. delicatissima isolé d'autres régions de l'est du Canada se sont avérées négatives jusqu'à maintenant. Ces résultats récents indiquent que les floraisons de P. seriata dans le Saint-Laurent et les intoxications des mollusques par l'acide domoïque qui en résultent représentent un risque potentiel qui devra être considéré dans l'avenir.

LEVASSEUR, M., L. BÉRARD-THERRIAULT, E. BONNEAU, S. ROY, 1998. Distribution of the toxic dinoflagellate Alexandrium ostenfeldii in the Gulf of St. Lawrence, Canada. Pages 54-57 in B. Reguera, J. Blanco, M.L. Fernandez & T. Wyatt (ed.). Harmful algae. Xunta de Galacia and Intergovernmental Oceanographic Commission of UNESCO.

BLASCO, D., M. LEVASSEUR, R. GÉLINAS, R. LAROCQUE, A.D. CEMBELLA, B. HUPPERTZ, E. BONNEAU, 1998. Monitorage du phytoplancton toxique et des toxines de type IPM dans les mollusques du Saint-Laurent : 1989 à 1994. Rapp. stat. can. hydrogr. sci. océan., 151, 117 p.

Cliquer pour voir tout le texte

Le Ministère des Pêches et des Océans réalise des programmes de monitorage de la toxicité des mollusques depuis 1984 et des algues nuisibles depuis 1989 dans le Saint-Laurent. Les algues sont échantillonnées hebdomadairement à 11 stations côtières d'avril à novembre alors que les mollusques sont récoltés dans environ 85 secteurs coquilliers de mars à novembre. Les principales algues nuisibles dénombrés sont Alexandrium tamarense (= Gonyaulax tamarensis), A. ostenfeldii, Dinophysis acuminata, D. norvegica et Phalacroma rotundatum. Les principales espèces de mollusque échantillonnées sont la moule bleue (Mytilus edulis) et la mye (Mya arenaria). Ce rapport présente une synthèse des données recueillies entre 1984 et 1994 dans le cadre de ces programmes de monitorage. Les mollusques deviennent généralement toxiques (<80 µg STX eq/100 g chair) dès que la concentration d'Alexandrium spp. (Alexandrium tamarense + A. ostenfeldii) atteint 1 000 cellules L-1. Comme il a déjà été observé dans d'autres régions, les moules sont généralement 5 fois plus toxiques que les myes à un même site. Les concentrations maximales d'Alexandrium spp. et de toxines IPM (intoxication paralysante par les mollusques) chez les moules et les myes ont été mesurées dans les régions Haute-Côte-Nord, du Bas-Saint-Laurent-Gaspésie-Nord et Gaspésie-Sud-Est. De très faibles concentrations d'Alexandrium spp. ont été mesurées dans les régions Basse-Côte-Nord et Îles-de-la-Madeleine, où la toxicité des mollusques a toujours été sous la norme de 80 µg STX eq/100 g chair. Alexandrium spp. était également peu abondant dans la région Gaspésie-Sud-Ouest, bien que la toxicité des moules ait dépassée la valeur de 80 µg STX eq/100 g chair dans cette région à quelques reprises entre 1989 et 1994. La région Moyenne-Côte-Nord est caractérisée par une augmentation d'est en ouest de l'abondance d'Alexandrium spp. et de la toxicité des mollusques. Les mollusques récoltés dans la partie ouest de cette région présentent régulièrement des valeurs de toxicité supérieures à 80 µg STX eq/100 g chair. Les résultats ne nous ont pas permis de déceler de variations inter-annuelles statistiquement significatives de l'abondance d'Alexandrium spp. aux stations échantillonnées au cours des années 1989 et 1994. La toxicité des moules a cependant varié significativement entre 1984 et 1994; les toxicités minimales et maximales ayant été mesurées en 1987-88 et 1991, respectivement.

CASTONGUAY, M., M. LEVASSEUR, J.-L. BEAULIEU, F. GRÉGOIRE, S. MICHAUD, E. BONNEAU, S.S. BATES, 1997. Accumulation of PSP toxins in Atlantic mackerel : seasonal and ontogenic variations. J. Fish Biol., 50: 1203-1213.

BEAULIEU, J.-L., M. CASTONGUAY, M. LEVASSEUR, F. GRÉGOIRE, S. MICHAUD, E. BONNEAU, S.S. BATES, 1996. Rôle des toxines IPM (intoxication paralysante par les mollusques) dans une mortalité de maquereau bleu (Scomber scombrus) en Nouvelle-Écosse en 1993 ; Role of PSP (Paralytic Shellfish Poisoning) toxins in an Atlantic mackerel (Scomber scombrus) mortality in Nova Scotia in 1993. Rapp. can. ind. sci. halieut. aquat. ; Can. Ind. Rep. Fish. Aquat. Sci., 236, 17 p.

Cliquer pour voir tout le texte

Une mortalité de maquereau bleu (Scomber scombrus) en mai 1993 au Cap Breton (N. É.) nous a incités à déterminer si les toxines IPM (intoxication paralysante par les mollusques) pouvaient en être responsables. Les toxines sont des toxines naturelles produites par des algues microscopiques appelées phytoplancton. Au moment de la mortalité, l'eau de mer et les estomacs de maquereaux morts ne contenaient pas de phytoplancton toxique et aucune toxine IPM n'a été détectée dans les chairs de maquereau. Les sept maquereaux morts trouvés sur les plages avaient une quantité de toxines IPM dans les foies similaire à celle de 57 maquereaux vivant pêchés dans la même région en même temps. De plus, la quantité de toxines du foie était la même pour des maquereaux morts et vivants provenant de trappes de la même région. L'ensemble de ces résultats indique qu'il est peu probable que les toxines IPM du foie aient été responsables de la mortalité. Nous avons réalisé un échantillonnage additionnel de maquereaux provenant de la pêche commerciale du sud et du nord du Golfe de juin à octobre 1993. La quantité totale de toxines IPM par foie augmente graduellement avec l'âge et la longueur du poisson. Ces résultats démontrent que le maquereau bioaccumule progressivement les toxines IPM dans le foie au cours de sa vie. La quantité de toxines du foie augmente aussi pendant l'été montrant que le maquereau accumule des toxines pendant son séjour estival dans le golfe du St-Laurent. En accumulant ainsi des toxines, le maquereau peut devenir une proie létale pour ses prédateurs naturels. Il ne pose cependant aucun danger pour l'homme en autant que les viscères ne sont pas consommés.

LEVASSEUR, M., M.D. KELLER, E. BONNEAU, D. D'AMOURS, W.K. BELLOWS, 1994. Oceanographic basis of a DMS-related Atlantic cod (Gadus morhua) fishery problem : blackberry feed. Can. J. Fish. Aquat. Sci., 51: 881-889 .